-
Par Merenwen, le 26/05/2009
Serpentine
de
Mélanie Fazi
Un livre que je n'ai pas encore fini, et pour cause : en lisant la première nouvelle, la plongée était tellement vertigineuse que je n'ai rien pu lire durant deux semaines. L'intensité, la poésie des mots, la trame particulière, le désir palpable, la frustration d'en vouloir plus... la liste pourrai être encore longue et pourtant elle ne décrit pas assez le sentiment qui vous prend du plus profond de vous même à la lecture de cette nouvelle. Presque un syndrome de Stendhal. Mieux vaut prendre son temps pour lire ce livre, parce qu'avec, l'expression dévorer un livre prend tout son sens : manger les mots, savourer, digérer, penser en reprendre, croire être rassasié et au bout du compte ne plus penser qu'à ça. Devenir dépendant. Ayant écouté mes instincts, je suis passée ensuite à Mémoire des herbes aromatiques et je me suis régalée. Mais là encore il faut prendre le temps, on n'en ressort pas indemne. J'ai hâte de lire la suite, et je sens déjà l'excitation me prendre à la simple idée de tenir le livre entre les main, le souvenir d'avoir été totalement ébranlée en le lisant, dans un autre monde le temps de la lecture et l'allégresse qui suit. Jamais un livre n'a autant bouleversé mes sens et m'a permis de sentir mon environnement de cette façon. Et j'en n'ai lu que deux nouvelles...
-
Par Gromovar, le 14/05/2011
Notre-Dame-aux-Ecailles
de
Mélanie Fazi
Il y a trois ans, je découvrais Mélanie Fazi à travers le superbe Serpentine. Et cela fait trois ans (j'ai peine à y croire) que je tourne autour du second volet du diptyque publié à l'époque, "Notre-Dame-aux-Ecailles". Pourquoi une si incroyable attente ? "Serpentine" a été un tel choc que j'ai eu peur de la déception. D'autant qu'était écrit partout que "Notre-Dame-aux-Ecailles" était plus adulte, moins énergique. Fallait-il alors prendre le risque de faire descendre Mélanie Fazi du piédestal où je l'avais mise ? N'écoutant que mon courage, je me suis enfin lancé dans "Notre-Dame-aux-Ecailles". J'avais tort d'avoir peur, et raison de m'inquiéter.
Lien : http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2011/05/all-we-ever-got-was-cold.html
-
Par Annaelle, le 06/04/2011
Arlis des forains
de
Mélanie Fazi
J’ai été franchement déçue par ce livre, je me suis laissé abuser par un résumé alléchant qui ne reflète pas du tout le contenu du livre.
Ça commençais pourtant plutôt bien, cette petite communauté de forain avait l’air sympathique, et au début, le petit duo m’a fait penser à celui du film « Le grand chemin » (un petit gars largué et influençable et une fille qui prend les choses en main avec son caractère bien trempé), malheureusement, à celui-ci il manque l’essentiel : il n’est pas du tout attachant.
Ici, les personnages sont au mieux sans intérêt ou pénible, quand ils ne sont pas carrément désagréable…
En plus, je trouve qu’il n’y a rien de pire que des personnages qui n’ont aucunes nuances et ne se définissent que par une seule attitude (le mou et la chieuse en l’occurrence…).
D’un côté, on a Faith, qui est vraiment une sale môme insupportable et méprisante envers tous ceux qui l’entourent. Malheureusement, on a oublié de lui ajouter un petit quelque chose de sympathique, ou faute de mieux, une raison valable à ses comportements.
De l’autre, on trouve Arlis, le petit tout mou qui se laisse indéfiniment marcher sur les pieds par la première. Pour lui, je vous laisse deviner ce qu’on a oublié de lui ajouter… Ses actes sont en complète incohérence avec ses pensées, ses réflexions montrent clairement qu’il ne supporte pas Faith et qu’il n’est pas dupe de ses manipulations, pourtant, il la suit comme un bon chien-chien à sa mémère, sans avoir jamais un mot qui soit en rapport avec ce qu’il ressent.
Pour finir en beauté, on le voit d’un coup devenir un autre,
[spoiler] un enfant méchant et sans aucun scrupule, qui par pur plaisir de « vengeance » rue de coups un homme à demi-mort, simplement parce qu’il n’a pas assez rendu heureuse sa mère adoptive à son goût… Geste pour lequel il n’a bien sûr aucun regret (il regrette seulement de l’avoir tué accidentellement avec le lance-pierre, mais pas de l’avoir achevé alors qu’il était à terre…), [/spoiler]
ce qui ne correspond pas du tout au personnage.
Rien de tout ça n’a de sens.
On ne croit pas du tout à ce gosse de forain qui se laisse impressionner par cette petite peste bourgeoise.
Qu’il soit attiré par le mode extérieur en raison de ses origines et de l’attrait de la différence, c’est tout-à-fait logique, mais pourquoi choisirait-il une personne comme celle-là pour l’y accompagner ? Un gosse de forain vivant au milieu de personnalité aussi fortes que celles qui l’entourent aurait forcément plus de caractère que ça…
Et même en admettant que ce soit un parti-pris de l’auteure (inverser les rôles pour nous offrir autre chose que ce à quoi on se serait attendu), apporter quelques nuances à ses personnages n’était quand même pas incompatible…
L’histoire ne vaut guère mieux que ses personnages, elle est quasi inexistante. De plus, c’est vraiment du vol, parce que la 4ième de couverture nous vend une histoire fantastique dans le monde des forains, alors qu’en réalité, il n’y a que les premières pages (et un passage vers la fin) qui s’y situent, ensuite, on retombe dans un monde tout ce qu’il y a de plus banal et sans intérêt. Et en guise de magie, il faudra pendant la plus grande partie du livre se contenter des jeux vaudou de la princesse Faith…
De plus, qu’on ne nous explique rien sur la raison des évènements « fantastiques », passe encore, mais que le personnage principal ne se pose aucune question (à part une fois vers la fin…), ce n’est pas logique, n’importe qui vivant ce genre de choses se poserait légitimement un milliard de questions…
Le dernier tiers du livre est un poil moins ennuyeux, mais tellement bourré d’incohérence qu’on y prend pas plus de plaisir, et la fin n’offre pas vraiment de surprise non plus.
Alors oui, l’écrivain a un style plutôt agréable à lire, il est tout en douceur, avec quelques pincées de poésie. Mais franchement, malgré 1 ou 2 passage qui aurait pu être sympa, l’histoire n’a absolument aucun intérêt (et surtout, ce n’est pas le genre de littérature qu’on veut nous faire croire) et les seuls personnages qui ne sont pas tout-à-fait insupportables, sont les secondaires, ceux qu’ont ne voit presque pas (remarquez, si on nous en avait laissé le temps, on les aurait peut-être détesté autant que les personnages principaux !), ce qui ne les rend pas forcément captivant pour autant...
C’est dommage, il y avait pourtant là une belle occasion de confronter ces deux univers si différents et peut-être même de les rapprocher en nous parlant de ces gens qu’ont trouve si peu dans les livres en temps normal, mais l’auteure est passée complètement à côté…
PS : C’est fou le nombre de truc qui se passe à la lisière du champ de vision d’Arlis … Elle doit bien l’aimer cette phrase…
Lien : http://l-imaginarium.forumactif.net/t177-arlis-des-forains-melanie-fazi#396
-
Par facteur84, le 12/03/2011
Serpentine
de
Mélanie Fazi
J’ai été attiré par cet auteur lors de mes recherches hasardeuses pour me mettre sous la dent de nouvelles plumes. Premier recueil de nouvelles, c’est aussi le premier livre que j’ai choisit de lire de cet auteur, pour voir justement sa capacité à écrire différentes histoires et à nous les faire partager.
Mélanie Fazi s’est fait connaître par ses écrits fantastiques à la frontière de la réalité et du surnaturel. C’est un genre, une niche, qui est un peu oublié de nos jours.
Ce recueil présente une dizaine de nouvelles. Elles sont les récits de différents héros ou anti - héros à qui il arrive plusieurs péripéties plus ou moins tragiques et plus ou moins normales.
Mais dans la réalité, ou même quand on lit Mélanie Fazi, comment discerner ce qui est banal du surnaturel ? Où est le seuil de la réalité quand un tatouage peu changer une vie, ou quand un fantôme, porteur de message, hante votre maison ? Cela dépend de chacun… Ces histoires commencent comme un récit classique. Le surnaturel, ou si le mot est trop fort, la chose peu banale, l’élément insolite, fait son apparition très finement, sans que l’on sen rendre compte, et qui finit par être normal quand on lit. Ses mots, ses explications, son empathie nous enveloppent pour que nous ne soyons pas pris de peur, pour nous faire partager et nous habituer à son monde. Comme on dit : l’homme repousse toujours ce qu’il lui fait peur. Tous ces éléments font que l’auteur, pourtant jeune, possède un style bien à elle et reconnaissable de suite. Elle tisse sa toile et nous en enveloppe lentement mais sûrement. Elle nous explique par quelques mots bien choisit, sans toutefois nommer les choses. A nous de comprendre ce que l’on a envie…
Mis à part une ou deux nouvelles, auquel je ne me suis pas attaché, toutes m’ont plus et j’y suis rentré dedans. Pourtant elles sont toutes différentes.
Cela ne fait aucun doute que c’est un auteur que je vais suivre du mieux que je peux. J’ai encore envie de me laisser emporter par ses histoires. D’ailleurs un roman entier m’attend d’elle : « Arlis des forains ».
Je ne saurais que trop vous conseiller de découvrir ses écrits.
-
Par Gromovar, le 25/10/2010
Serpentine
de
Mélanie Fazi
Grand choc personnel que la lecture de "Serpentine". Ce recueil de nouvelles fantastique est le livre que j'ai tenté d'écrire à plusieurs reprises sans y parvenir.
Dans cette réédition d'un recueil paru en 2004 chez la défunte Oxymore, Mélanie Fazi, jeune traductrice littéraire, réunit quelques perles, rares et belles, de celles qu'on place autour des camées, camée qui orne la superbe couverture. L'esthétique est gothique, au sens le plus parfait du terme.
Ceci dit, qu'y a-t-il sous cette couverture ? Une collection de nouvelles exquises
Lien : http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2008/04/ophidienne.html
-
Par DarkGarnet, le 23/11/2009
Notre-Dame-aux-Ecailles
de
Mélanie Fazi
Je n'aime pas les nouvelles.
Je n'aime pas les nouvelles parce qu'elles sont souvent trop courtes, parce que leurs auteurs tombent facilement dans des thèmes gloomy, parce que les personnages sont dans une impasse, qu'ils vont mal, qu'il sont déprimés et que ça m'ennuie.
Habituellement, je n'aurais donc pas acheté un recueil de nouvelles. D'autant plus qu'il y a ce genre de nouvelles dans Notre-Dame-aux-Ecailles et ça m'a un peu rebuté au début. Mais je voulais vérifier par moi-même ce passage, sur la quatrième de couverture, qui dit que Mélanie Fazi est "la princesse du fantastique français".
Après lecture complète de ce recueil et malgré mon manque de culture en littérature fantastique française, je pense pouvoir confirmer ce qu'on dit de Mélanie. J'ai aimé la façon dont elle amène l'aspect fantastique dans chacune de ses nouvelles, j'ai aimé sa subtilité, la façon dont elle manie les mots et le rythme qu'elle donne à ses phrases, les thèmes qu'elle aborde et les concepts qu'elle développe.
Ce recueil est, à mon sens, un bon support pour découvrir l'univers et le style de Mélanie Fazi. Maintenant, j'aimerais en lire davantage et voir comment elle développe une histoire et des personnages sur plus que quelques dizaines de pages.
-
Par vallery73, le 12/06/2009
Serpentine
de
Mélanie Fazi
Un livre classé nouvelle, mon deuxième de ce style. Cette fois je ne suis pas déçue. Mélanie Fazi a une façon d’écrire ces recueils de manière soignés et envoutante. Elle nous transporte dans une ambiance mystérieuse, inquiétante et étrange. Serpentine est à la fois bien écrit mais surtout bouleversant.
Dix recueils fantastiques, mais ce livre n’est pas que pour les lecteurs de fantastique, il y a surement une lecture qui comme moi vous donnera de forte émotion.
Après la lecture de serpentine, je n’étais pas sure de bien saisir, j’étais dans le doute. Élégie m’a profondément touché et saisie (peut-être parce que je suis une mère), mais j’ai ressentie la douleur et le désarroi de ce texte. Rêves de cendre et Matilda deux textes très touchant et poignant, a mon avis il ne faudrait pas être un ado en mal de vivre au moment de cette lecture.
Au total 10 recueils qui ont un petits quelques choses d’étranges et de terrifiants qui ne vous laisseront pas indifférents. Au programme une gamme d’émotions troublantes qui changeront à chacun des textes.
-
Par Efery, le 08/11/2011
Arlis des forains
de
Mélanie Fazi
Il est rare que je prenne la plume – façon de parler – pour dénigrer un livre que j’ai pris la peine d’acheter, et d’achever. Pourtant, la lecture d’Arlis des Forains m’a été bel et bien pénible.
J’ai acquis ce roman après avoir lu les deux recueils de nouvelles de Mélanie Fazi, qui s’avère être une jeune auteure reconnue et appréciée. Ses compères ne tarissent pas d’éloges à son sujet, et je ne nie pas avoir été envoûtée par Serpentine, voire d’avantage par Notre-Dame-aux-Ecailles. Mais là n’est pas la question. « Arlis des forains est un petit bijou. » me chuchotait la quatrième de couverture, or mon esprit critique me crie désormais tout le contraire.
Déçue par l’intrigue, par les personnages et par la Chute. Le style de l’auteur, qui a su m’emballer lors de mes précédentes lectures, n’a fait ici que m’effleurer, sans réussir à m’enthousiasmer. J’avais, au contraire, l’impression de m’enliser dans la narration à mesure que je lisais. Pour un ouvrage au format de poche de 300 pages, le résultat s’avère quelque peu décevant.
Les personnages, quoique dépeints minutieusement, n’ont pas su éveiller ma sympathie : que ce soit la troupe de forains ou les deux jeunes héros. Ces deux derniers m’ont particulièrement frustrée. Arlis incarne l’orphelin par excellence. Agé d’une dizaine d’année, ce héros-là est réservé, tiraillé par son absence de repères, et une perpétuelle quête identitaire. Faith, la fille du pasteur de Bailey Creek, où se déroule l’histoire, est présentée comme une petite effrontée, qui n’a pas froid aux yeux et qui s’enivre de rites insolites au nez et à la barbe de son père.
Seulement voilà, la sauce ne prend pas. Le personnage de l’orphelin est trop focalisé sur lui-même. La troupe des forains, qui est présentée comme sa seule famille, se délite au fur et à mesure, et les rares individus qu’Arlis apprécie sont décrits continuellement. Cela alourdit le récit, ralentit l’intrigue – et la lecture. Les personnages, à force de répétitions, deviennent inintéressants. L’auteur ne lésine pourtant pas sur le suspense, mais à force de trop tirer sur le fil narratif, celui-ci se détend. Et les évènements qui finissent par arriver ne comblent pas l’attente provoquée.
Le récit est mené à la première personne du singulier, à travers le point de vue d’un garçon de onze ans, et perd de sa force. De sa crédibilité. Ce n’est là qu’un point de vue subjectif, bien entendu mais Arlis, dont le nom m’avait charmée, n’a pas su me convaincre. Je suis restée sur ma fin, avec un goût d’inachevé.
L’histoire, malgré sa galerie de personnages, me paraît donc trop ambitieuse et inaboutie.
-
Par maltese, le 23/09/2010
Notre-Dame-aux-Ecailles
de
Mélanie Fazi
On tient là un des grands auteurs français actuels de fantastique (et au passage, une traductrice de talent).
Ce recueil de 12 nouvelles de grande qualité recoupe plusieurs thèmes du fantastique: la lycanthropie, les monstres variés, les fantômes...
Le corps dans tous ses états tient une place centrale: qu'il se métamorphose, soit malade, habité par une entité étrangère, se fonde avec une maison..., l'auteur le met de nombreuses fois en scène.
La ville est également à plusieurs reprises un élément primordial, personnage à part entière qui forge les êtres, que ce soit Venise et ses canaux, La Nouvelle-Orléans après l'ouragan Katrina ou cette cité non nommée de "Noces d'écume" (nouvelle aux accents lovecraftiens).
"Le train de nuit" est une belle trouvaille, parenthèse possible dans une vie lourde à porter, instant suspendu comme le sont les voyages en général.
J'avoue une préférence pour "Villa Rosalie" et "Le noeud Cajun" (même si, je le répète, l'ensemble est très bon): la première histoire est un récit de maison "vivante" (thème qui m'est cher) et la seconde un accouchement sans fin, cauchemar horrible dans un coin perdu des Etats-Unis.
A lire sans hésitation si l'on est amateur de fantastique.
-
Par Senora, le 11/09/2008
Serpentine
de
Mélanie Fazi
Dans chacune de ces nouvelles, l'ambiance glisse de la réalité au surnaturel et l'on a parfois l'impression que le côté fantastique vient de l'imagination du personnage plutôt que de l'histoire en elle-même.
Une des nouvelles que j'ai beaucoup aimées est "Nous reprendre à la Route". On y découvre les mystères d'une simple aire d'autoroute, endroit où l'on ne fait que passer mais qui peut pourtant être un lieu peuplé de personnes dont on ne soupçonne pas ou plus l'existence...
Ce recueil, tout comme l'écriture de son auteur, est magnifique!
-
Par BlackWolf, le 17/08/2011
Serpentine
de
Mélanie Fazi
En Résumé : De nouveau la plume de Mélanie Fazi a réussi a me surprendre et a me happer dans ses histoires vraiment originales et surprenantes. L'auteur à véritablement une plume magnifique pleine de poésie et de magie qui traite de sujet vraiment sombre mais sans jamais tomber dans le sensationnel ou l'horrible. L'univers mis en place est vraiment dense et passionnant. Une auteur qui mérite d'être découverte. Par contre j'ai trouvé Serpent un petit peu moins bon que Notre Dame Aux Ecailles.
Retrouver ma chronique complète sur mon blog.
Lien : http://blog-o-livre.over-blog.com/article-serpentine-melanie-fazi-81717833.html
-
Par BlackWolf, le 28/01/2011
Arlis des forains
de
Mélanie Fazi
En Résumé : Un livre fantastique qui risque de vous faire rêver à travers la quête d'identité d'un enfant de onze ans avec des personnages vraiment captivants, humains et parfaitement bien retranscris et surtout une plume magnifique et poétique qui vous entraînera à travers un voyage d'une grande finesse.
Chronique complète sur mon blog.
Lien : http://blog-o-livre.over-blog.com/article-arlis-des-forains-melanie-fazi-6598...
-
Par TwiTwi, le 09/06/2010
Serpentine
de
Mélanie Fazi
Ce recueil est avant tout une ambiance, un peu triste, un peu malsaine, nostalgique aussi. S'en dégage un sentiment de malaise. Pas de grands renforts d'effets spéciaux de la part de l'auteure pour nous oppresser de la sorte : les lieux sont très réels, voire triviaux (le métro parisien, un restaurant grec, une aire d'autoroute, une maison de vacances ...). On se croirait dans un bon film réalisé avec un petit budget.
C'est avec sa plume que Mélanie Fazi rend ces lieux ordinaires angoissants. Plus que les histoires c'est son style qui me parle. C'est beau, c'est juste. Elle renoue avec un fantastique proche du fantastique des origines : est-ce vrai, est-ce un rêve, est-ce de la folie ?
Toutes les nouvelles ne m'ont pas plu mais elles ont chacune un petit quelque chose qui pourra titiller l'inconscient du lecteur. Celles qui ont davantage touché ma corde sensible :
• Élégie, ou le désespoir indescriptible d'une mère qui a perdu ses enfants.
• Rêves de cendre, histoire d'une jeune adolescente irrémédiablement attirée par le feu. Est-elle folle ?
• Petit théâtre de rame, qui donne un regard d'étrangeté au métro parisien.
Mélanie Fazi est assurément une auteure à découvrir, française qui plus est.
Lien : http://ledragongalactique.blogspot.com/2010/06/serpentine-melanie-fazi.html
-
Par Lelf, le 05/06/2010
Serpentine
de
Mélanie Fazi
Serpentine est un recueil d’une grande cohérence par son ambiance. Les textes présentent des instantanés de vie, épreuves particulières, symboliques, un tournant dans des destins souvent abîmés. L’ambiance est pesante, étouffante, souvent angoissante. Noire. A la frontière entre fantastique et folie, il est difficile d’identifier les périls réels et les issues. Le chemin est toujours sans retour, les personnages se faisant aspirer par une spirale mentale infernale.[...]
Lien : http://www.imaginelf.com/2010/05/serpentine-melanie-fazi/
-
Par maltese, le 24/07/2011
Serpentine
de
Mélanie Fazi
"Serpentine" est le premier recueil de nouvelles de Mélanie Fazi.
On y trouve 10 histoires fantastiques aux tons différents dans lesquelles les fantômes et autres esprits sont en nombre
J'avoue une préférence pour "Mémoire des herbes aromatiques" et la façon dont est revisitée la mythologie grecque; "Petit théâtre de rame" et ses points de vue qui se relaient; ainsi que pour "Ghost town blues" et ses vampires particuliers.
A prolonger avec l'autre recueil de l'auteur (à ce jour), "Notre-Dame-aux-écailles", que j'estime d'un cran supérieur à celui-ci.
-
Par BlackWolf, le 20/05/2011
Notre-Dame-aux-Ecailles
de
Mélanie Fazi
En Résumé : Voila un recueil de nouvelles vraiment originale et travaillé qui nous plonge dans un univers captivant et parfois angoissant et sombre et dont je suis ressortie de ma lecture captivé. Mélanie Fazi a une plus vraiment magnifique qui ne m'a pas laissé indifférent et qui arrive à me faire rêver et me transporter. Parfois l'auteur en fait un peu trop, mais franchement pas de quoi déranger la lecture.
Retrouvez ma chronique complète sur mon blog.
Lien : http://blog-o-livre.over-blog.com/article-notre-dame-aux-ecailles-melanie-faz...
-
Par Anassete, le 07/05/2011
Notre-Dame-aux-Ecailles
de
Mélanie Fazi
Je me suis plongée dans ce recueil un peu à reculons parce que j'ai beaucoup de mal avec les nouvelles. Ça aura été plus la découverte d'un univers que d'une écriture et j'ai été agréablement surprise. Mention spéciale pour "Le Train de Nuit", mon chouchou.
Je conseille ce livre à tous ceux qui préfèrent des récits lents et savoureux à des intrigues détonantes dont on connaît de suite la chute. Même les amoureux du roman peuvent y trouver leur compte. Le recueil alterne les nouvelles courtes et les longues.
Les ambiances générales sont travaillées et dégénèrent au fur et à mesure de la lecture. Certains nouvelles m'ont donné du mal, d'autres m'ont réjouie. Dans l'ensemble, ça reste un recueil que je conseille à tous les amis du fantastique. Dans le même genre j'ai tout de même préféré Yokô Ogawa, mais peut-être est-ce trop subjectif ?
Lien : http://anassete.blogspot.com/2011/05/notre-dame-aux-ecailles-de-melanie-fazi....
-
Par shaya, le 17/03/2011
Arlis des forains
de
Mélanie Fazi
C'est un roman de fantastique, qui prend son temps pour en paraître vraiment un.
Rapidement, on apprend à connaître les personnages qu'on va côtoyer le temps du roman. Arlis bien sûr, qui raconte l'histoire, Lindy, sa mère adoptive, Emmett, l'amant de Lindy, et le reste de la troupe. Chaque membre de la troupe a sa petite histoire, son caractère, et il est très aisé de se les représenter mentalement, et d'en avoir l'idée d'une troupe de forains. On fait aussi la connaissance de Faith, qui m'a parue plutôt antipathique, enfant trop gâtée qui prétend connaître un tas de choses.
Lien : http://parchmentsha.blogspot.com/2010/10/arlis-des-forains-de-melanie-fazi.html
-
Serpentine
de
Mélanie Fazi
...
Le style littéraire est très très beau. On sent que Mélanie Fazi maîtrise sa plume mieux que tout ce que je pourrais espérer pour ma pauvre personne. Jouant des phrases et du langage pour nous emmener dans les limbes de l'humanité. En cela rien à dire.
Mais pour ce qui est des histoires, certaines m'ont plues. D'autres pas. C'est un recueille de nouvelles me direz-vous! Certes, mais j'ai eu du mal à le terminer. Et je pense que le fait qu'il soit une lecture commune du Cercle d'Atuan m'a aider à le porter jusqu'à la dernière page.
Un mauvais livre? Je ne pense pas pour autant. Il conviendra à certains. Et pas à d'autres. Et je crois que je fais partie de ce dernier lot. Désolé Mlle Fazi. Une autre fois peut-être?
(article complet voir lien)
Lien : http://naufragesvolontaires.blogspot.com/2010/06/serpentine-de-melanie-fazi.html
-
Par SEcriture, le 14/05/2010
Serpentine
de
Mélanie Fazi
Cet avis ne concerne que la seconde nouvelle "Elégie" du recueil "Serpentine" et non toute l’œuvre.
***
L’Histoire d’une mère :
Il s’agit de la léthargie d’une mère qu’on croit folle, Déborah, qui a perdu la chair de sa chair : ses enfants Anna et Adam. Par une nuit sombre, ils ont tous deux disparus. Alors, enlevés par une tiers personne ou partis de leur plein gré comme entraînés par une voix sorti des cieux ? Que sais-je ? Cette mère est seule et abandonnée. On ne peut juger de sa folie ou de sa lucidité. La douleur l’emporte sur la raison, la pitié l’emporte sur le besoin de juger.
L’Histoire d’un arbre :
Déborah entretient une conversation avec un arbre. Pas vraiment en arbre en fait, plutôt un esprit, un demi-dieu sans doute, qui, du haut de sa colline, épie et pille le monde d’en bas, celui des hommes. Ces hommes trop aveugles et trop sourds pour ne serait-ce qu’entendre et voir, pour répondre aux appels de l’Arbre.
L’Histoire d’un style :
Mélanie Fazi manie avec aisance la langue de Molière. Avec sa plume aiguisée, elle triture et torture nos esprits, les titille de chatouillis grinçants.
En bref : un récit touchant et une écriture ravageuse.
Lien : http://s.ecriture.over-blog.com/article-elegie-de-melanie-fazi-50347134.html