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Par Lolokili, le 18/10/2011
Ils ont tous raison de
Paolo Sorrentino
Mais bon, comme disait mon père, tu as la vie devant toi. Dommage que tu ne sois pas capable de la comprendre, à dix-huit ans, cette phrase toute simple : « la vie devant soi ». Ton rapport au temps est déformé. [...] La sale vérité, c’est qu’au moment où tu comprends ce que ça voulait dire, avoir la vie devant soi, elle est déjà largement positionnée derrière.
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Par Lolokili, le 18/10/2011
Ils ont tous raison de
Paolo Sorrentino
A présent, essayez d’imaginer que du quatrième étage un lave-linge vous arrive droit dessus. C’est ce qui me tombe sur la tronche, à moi, un lave-linge avec des doigts. Une baffe, à la vitesse d’une navette spatiale, qui me fait tourner la tête en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Mon élégante tempe ridée s’en va heurter un traité de droit rédigé en son temps par un brave copiste ottoman.
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Par Lolokili, le 18/10/2011
Ils ont tous raison de
Paolo Sorrentino
Je parle de mon beau-frère là. Un mètre cinquante-six de stigmatisation. Des autres à son égard, bien sûr. Soixante-dix kilos. Trente-cinq pour le tronc et les cuisses, et les trente-cinq kilos restants pour une tête aussi grosse qu’une tortue des Galapagos. Le corps comme une grosse boîte de tomates pelées, la tête large comme un vieux Téléfunken. [...] Il a donc toujours été traité comme une merde. L’être humain ne pardonne pas le défaut physique. Et on parle de progrès. Et on attend le communisme. Alors que seul l’instinct parle, comme un ventriloque, il ne ment jamais, l’instinct, il ignore la démocratie. Il avance comme un mulet avec ses œillères et inutile de le raisonner, il ne connaît pas la raison. Il connaît juste le chemin. Jonché de sourires en coin sur le passage du mari de ma sœur.
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Par Lolokili, le 18/10/2011
Ils ont tous raison de
Paolo Sorrentino
... il faut savoir s’en contenter, quand on a plus les dents blanches et que l’expansion des masses adipeuses non désirées a fait de vous le modèle rêvé pour un peintre malade comme Bacon ou Picasso.
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Par Lolokili, le 18/10/2011
Ils ont tous raison de
Paolo Sorrentino
Ces vieilles chansons que je gueulais encore en mimant la passion étaient vraiment vieilles. Comme le Colisée. Bonnes maintenant pour les Japonais, les seuls à donner satisfaction. Les seuls encore capables de s’étonner de tout. Vierges, les Japonais, on les croirait arrivés sur terre avant-hier.
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Par Lolokili, le 18/10/2011
Ils ont tous raison de
Paolo Sorrentino
Loin de tout véhicule sexuel, mon habitacle préféré, je me suis retrouvé cultivant avec Rita quelque chose qui ressemblait à l’amitié avec une femme. Bien sûr, j’avais entendu parler de la chose mais, fétichiste comme je suis de la petite culotte, je ne l’avais pas retenue comme une voie praticable.
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Par petitours, le 21/07/2011
Première phrase du livre
Ils ont tous raison de
Paolo Sorrentino
Tout ce que je ne supporte pas a un nom.
Je ne supporte pas les vieux. Leur bave. Leurs lamentations. Leur inutilité.
Pire, ceux qui essaient de se rendre utiles. Leur dépendance.
Les bruits qu'ils font. Nombreux, répétitifs. Leur besoin
compulsif de raconter des anecdotes.
Leurs histoires autocentrées. Leur mépris pour les géné-
rations suivantes.
Je ne supporte pas les générations suivantes non plus.
Je ne supporte pas les vieux qui gueulent pour qu'on
leur laisse la place dans le bus.
Je ne supporte pas les jeunes. Cette arrogance. Cet étalage de force et de santé.
La prétention à l'invincibilité et à l'héroïsme des jeunes,
c'est pathétique
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Par Lolokili, le 18/10/2011
Ils ont tous raison de
Paolo Sorrentino
J’ai été ému, comme la fois où j’ai vu mon père se mettre à pleurer au volant de sa voiture, tout à coup.
Il avait éprouvé le poids de la circulation embouteillée en même temps que l’absence totale de sens de l’existence.
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Par yv1, le 25/08/2011
Ils ont tous raison de
Paolo Sorrentino
Je fis ce qu'aurait fait n'importe quel homme qui se retrouve avec son coeur dans sa main. Je l'attendis au bar de mon désir, qui était pour elle le bar de ses vacances (p.69
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Par yv1, le 25/08/2011
Ils ont tous raison de
Paolo Sorrentino
Maintenant c'est la peur à l'état pur, la peur comme Notre Seigneur l'avait sans doute imaginée, quand il la conçut en même temps que les dinosaures et les pierres précieuses. Et cette panique, vorace et marécageuse, se manifeste d'une manière très précise. Je sens comme des flamands roses qui me picorent le cul.
C'est ma prostate. Elle devient douloureuse.
Et on y est ! (p.56)