-
Limonov de
Emmanuel Carrère
" [...] un des aspects les plus pernicieux du système soviétique, c'est qu'à moins d'être martyr on ne pouvait pas être honnête."
-
Par carre, le 10/02/2012
Un roman russe de
Emmanuel Carrère
Un petit garçon ou une petite fille qui prononce le mot “papa” devrait être certain que Papa est un héros, un preux, et un père qui n’est pas capable d’apparaître ainsi aux yeux de ses enfants n’est pas digne d’être appelé Papa.
-
Par carre, le 10/02/2012
Un roman russe de
Emmanuel Carrère
Un type qui se trouve tout en bas de l’échelle, humilié de tous, trouve habituellement du réconfort à en trouver un autre encore plus bas que lui, et à l’humilier à son tour.
-
Par Chrys, le 25/11/2010
D'autres vies que la mienne de
Emmanuel Carrère
P156:
" ...je suis terriblement choqué par les gens qui vous disent qu'on est libre, que le bonheur se décide, que c'est un choix moral. Les professeurs d'allégresse pour qui la tristesse est une faute de goût, la dépression une marque de paresse, la mélancolie un péché. Je suis d'accord, c'est un péché, c'est même le péché mortel, mais il y a des gens qui naissent pécheurs, qui naissent damnés, et que tous leurs efforts, tout leur courage, toute leur bonne volonté n'arracheront pas à leur condition. Entre les gens qui ont un noyau fissuré et les autres, c'est comme entre les pauvres et les riches, c'est comme la lutte des classes, on sait qu'il y a des pauvres qui s'en sortent mais la plupart, non, ne s'en sortent pas, et dire à un mélancolique que le bonheur est une décision, c'est comme dire à un affamé qu'il n'a qu'à manger de la brioche."
> lire la suite
-
Par Chrys, le 25/11/2010
D'autres vies que la mienne de
Emmanuel Carrère
P238: J'en ai marre!
" C'est une phrase très simple mais extrêmement importante, parce que c'est une phrase qu'on s'interdit. On s'interdit de la prononcer, mais autant que possible de la penser. Parce que si on commence à penser: "J'en ai marre", on se retrouve assez vite à penser: "ce n'est pas juste" et : "je pourrais avoir une autre vie". Or ces pensées-là sont insupportables. Si on commence à se dire: "ce n'est pas juste", on ne peut plus vivre. Si on commence à se dire que la vie pourrait être différente, qu'on pourrait courir comme tout le monde pour attraper le métro ou jouer au tennis avec les enfants, la vie est pourrie. (...) Il n'empêche que ce sont des pensées qui existent et que cela ne fait pas de bien non plus d'employer toute son énergie à faire comme si elles n'existaient pas. C'est compliqué, de s'accommoder de ces pensées-là."
> lire la suite
-
Limonov de
Emmanuel Carrère
"Le cancer ne respecte pas l'argent. Offre-lui des milliards, il ne reculera pas."
-
Par LUKE59, le 31/01/2012
La Moustache de
Emmanuel Carrère
Il gloussa nerveusement, saisi par l'appréhension classique du malade qui, dans l'antichambre du médecin, craint de voir disparaître les symptômes qu'il s'apprêtait à lui soumettre.(p109)
-
Par Chrys, le 25/11/2010
D'autres vies que la mienne de
Emmanuel Carrère
P181: Le surendetté "passif" (à distinguer du surendetté "actif")
"A celui-ci, on ne peut pas faire grief de consommer avec excès et d'user sans discernement du crédit, tout simplement parce qu'il est pauvre, très pauvre, et qu'il n'a d'autre choix qu'emprunter pour remplir son caddie de paquets de nouilles. C'est le RMIste de plus de cinquante ans, ou la femme seule avec des enfants, au chômage, sans qualification, sans autre perspective, dans le meilleur des cas, que de trouver un emploi à temps partiel, précaire et mal payé, avec l'effet pervers classique que travailler, si elle y arrive, sera finalement moins avantageux pour elle que vivoter des aides à quoi elle peut prétendre. ceux-là n'ont que des dettes et rien pour les payer. Leurs dossier se retrouvent en piles sur le bureau du juge d'instance."
> lire la suite
-
Par nanet, le 19/11/2010
D'autres vies que la mienne de
Emmanuel Carrère
Patrice vit dans le présent. Ce que les sages de tous les temps désignent comme le secret du bonheur, être ici et maintenant, sans regretter le passé ni s'inquiéter de l'avenir, il le pratique spontanément.
-
Par keatty, le 31/01/2012
Je suis vivant et vous êtes morts de
Emmanuel Carrère
La rencontre de Dieu est à la maladie mentale ce que la mort est au cancer: l'aboutissement logique d'un processus morbide