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Par nadejda, le 27/08/2012
Le sermon sur la chute de Rome de
Jérôme Ferrari
Les mondes passent, en vérité, l'un après l'autre, des ténèbres aux ténèbres, et leur succession ne signifie peut-être rien. Cette hypothèse intolérable brûle l'âme d'Augustin qui pousse un soupir, gisant parmi ses frères, et il s'efforce de se tourner vers le Seigneur mais il revoit seulement l'étrange sourire mouillé de larmes que lui a jadis offert la candeur d'une jeune femme inconnue, pour porter devant lui témoignage de la fin, en même temps que des origines, car c'est un seul et même témoignage.
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Par nadejda, le 29/08/2012
Un dieu un animal de
Jérôme Ferrari
Laisse l'éternité là où elle est. Le seul moyen de la préserver est de ne pas s'en approcher, car c'est dans la perte et l'éloignement que tu te tiens au plus près de ce qui est perdu, et à jamais inaccessible. Il n'y a pas d'attente, pas de rêves, pas d'élan, mais simplement la douceur limpide de ce qui est donné par surcroît.
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Par nadejda, le 05/09/2012
Où j'ai laissé mon âme de
Jérôme Ferrari
En tout homme se perpétue la mémoire de l’humanité entière. Et l’immensité de tout ce qu’il y a à savoir, chacun le sait déjà. C’est pourquoi il n’y aura pas de pardon. p 146
(...) Bien sûr, Jeanne-Marie, quelqu’un demeure à l’abri de ton coeur aimant, là où rien ne peut l’atteindre, et aussi dans le coeur des enfants, mais ce n’est pas moi. Moi, je n’ai pas de demeure, pas même en enfer. Mes bras qui se tendent vers vous devraient tomber en cendres. Les pages du Livre saint devraient brûler mes yeux. Si vous pouviez voir ce que je suis, vous vous voileriez la face et Claudie se détournerait de moi avec horreur. C’est ainsi. Quelque chose surgit de l’homme, quelque chose de hideux, qui n’est pas humain, et c’est pourtant l’essence de l’homme, sa vérité profonde. Tout le reste n’est que mensonge. p 147
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Par cicou45, le 01/01/2013
Le sermon sur la chute de Rome de
Jérôme Ferrari
"[...] chaque monde est comme un homme, il forme un tout dans lequel il est impossible de puiser à sa guise, et c'est comme un tout qu'il faut le rejeter ou l'accepter, les feuilles et le fruit, la paille et le blé, la bassesse et le grâce."
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Par nadejda, le 26/08/2012
Le sermon sur la chute de Rome de
Jérôme Ferrari
Epigraphe
Tu es étonné parce que le monde touche à sa fin ? Etonne-toi plutôt de le voir parvenu à un âge si avancé. Le monde est comme un homme : il naît, il grandit et il meurt. (...) Dans sa vieillesse, l'homme est donc rempli de misères, et le monde dans sa vieillesse est aussi rempli de calamités. (...) Le Christ te dit : Le monde s'en va, le monde est vieux, le monde succombe, le monde est déjà haletant de vétusté, mais ne crains rien : ta jeunesse se renouvellera comme celle de l'aigle.
Saint Augustin, sermon 81, §8, décembre 410
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Par nadejda, le 26/08/2012
Le sermon sur la chute de Rome de
Jérôme Ferrari
Marcel voudrait s'extirper de sa gangue de silence, il écoute le grand vent de la révolte souffler autour de lui et il attend que ses bourrasques sanglantes arrachent les portes et les fenêtres de la maison pour y faire pénétrer l'air pur.
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Par litolff, le 21/09/2012
Le sermon sur la chute de Rome de
Jérôme Ferrari
Marcel rentra au village pour enterrer son père, puis sa mère, et il ne les pleura pas parce que la mort avait toujours été leur vocation et il était presque heureux qu'ils aient enfin pu répondre à un appel qu'ils avaient dû feindre si longtemps de ne pas entendre.
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Par litolff, le 21/09/2012
Le sermon sur la chute de Rome de
Jérôme Ferrari
Le démiurge n'est pas le Dieu créateur. Il ne sait même pas qu'il construit un monde, il fait une oeuvre d'homme, pierre après pierre, et bientôt, sa création lui échappe et le dépasse et s'il ne la détruit pas, c'est elle qui le détruit.
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Par nadejda, le 30/08/2012
Un dieu un animal de
Jérôme Ferrari
Epigraphe :
Nul éloignement pour moi après ton éloignement
Depuis que j’eus la certitude que proche et loin sont un
Car même dans l’abandon l’abandon m’accompagne
Et comment peut-il y avoir abandon quand l’amour fait exister ?
Grâce à Toi ! Tu guides dans la parfaite pureté
Un adorateur pur qui ne se prosterne que pour Toi
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Hussein Ibn Mansur El Hallaj
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Par litolff, le 05/09/2012
Où j'ai laissé mon âme de
Jérôme Ferrari
Aucune victime n'a jamais eu le moindre mal à se transformer en bourreau, au plus petit changement de circonstances