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Par Elisanne, le 14/05/2010
Leurs mains sont bleues de
Paul Bowles
C’est une sensation unique qui n’a rien à voir avec le sentiment d’être seul car il présuppose une mémoire. Ici dans ce paysage entièrement minéral, éclairé par les étoiles comme par des feux, même la mémoire disparaît ; il ne reste que votre respiration et les battements de votre cœur. Un processus de réintégration de soi étrange, qui n’a rien d’agréable, commence en vous, et vous avez le choix entre le combattre et tenir à rester la même personne que vous avez été, ou bien lui laisser libre cours. Car personne, après un certain temps au Sahara, n’est plus tout à fait le même
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Par Elisanne, le 14/05/2010
Un thé au Sahara de
Paul Bowles
Beaucoup de jours plus tard, une autre caravane passe et un homme voit quelque chose sur la plus haute dune. Et quand ils montent voir, ils trouvent Outka, Mimouna et Aïcha qui sont toujours là, dans la même position. Et les trois verres sont pleins de sable. C’est comme ça qu’elles ont pris leur thé au Sahara.
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Par Elisanne, le 14/05/2010
Un thé au Sahara de
Paul Bowles
Beaucoup de jours plus tard, une autre caravane passe et un homme voit quelque chose sur la plus haute dune. Et quand ils montent voir, ils trouvent Outka, Mimouna et Aïcha qui sont toujours là, dans la même position. Et les trois verres sont pleins de sable. C’est comme ça qu’elles ont pris leur thé au Sahara.
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Par amartia, le 01/03/2011
L'éducation de Malika de
Paul Bowles
Cette nuit-là, allongée dans l'obscurité, attentive aux hurlements des sirènes de police, elle fut assaillie à nouveau par la sensation qui s'était emparée d'elle dans l'avion, celle d'être partie trop loin et d'avoir perdu tout possibilité de retour.
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Par amartia, le 01/03/2011
L'éducation de Malika de
Paul Bowles
L'aspect de Los Angeles confirma Malika dans son idée qu'elle avait laissé derrière elle tout ce qui était compréhensible, et qu'elle se trouvait à présent dans un endroit complètement différent, dont elle ne pouvait saisir les règles
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Par LUKE59, le 02/10/2011
Un thé au Sahara de
Paul Bowles
Les petits cireurs de souliers,à demi nus ,regardaient le trottoir,accroupis sur leurs boîtes,trop inertes pour avoir l'énergie de chasser les mouches qui grouillaient sur leurs visages.A l'intérieur du café,l'air était plus frais,mais immobile et chargé de relents d'urine et de vin suri.
A une table,dans le coin le plus sombre,étaient assis trois Américains:deux hommes et une jeune femme.Ils bavardaient tranquillement,à la façon de ces gens qui ont toute la vie devant eux.