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Jean Anouilh
La vie c'est un livre qu'on aime, c'est un enfant qui joue à vos pieds, un outil qu'on tient bien dans sa main, un banc pour se reposer le soir devant sa maison.
(Antigone).
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Par Nibelheim, le 12/08/2007
Antigone de
Jean Anouilh
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Comprendre... Vous n'avez que ce mot-là dans la bouche, tous, depuis que je suis toute petite. Il fallait comprendre qu'on ne peut pas toucher à l'eau, à la belle et fuyante eau froide parce que cela mouille les dalles, à la terre parce que cela tache les robes. Il fallait comprendre qu'on ne doit pas manger tout à la fois, donner tout ce qu'on a dans ses poches au mendiant qu'on rencontre, courir, courir dans le vent jusqu'à ce qu'on tombe par terre et boire quand on a chaud et se baigner quand il est trop tôt ou trop tard, mais pas juste quand on en a envie ! Comprendre. Toujours comprendre. Moi, je ne veux pas comprendre. Je comprendrai quand je serai vieille. (Elle achève doucement.) Si je deviens vieille. Pas maintenant. "
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Jean Anouilh
Il y a des fois où il ne faut pas trop réfléchir.
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Jean Anouilh
Mais je veux profiter de mes dernières années et rire un peu. J'ai cru pendant 60 ans qu'il fallait prendre la vie au sérieux. C'est beaucoup trop.
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Antigone de
Jean Anouilh
C'est bon pour les hommes de croire aux idées et de mourir pour elles.
(N. B. : Tiens, ça me rappelle une chanson de Brassens...)
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Par She_Night, le 18/10/2010
Antigone de
Jean Anouilh
La vie n'est pas ce que tu crois. C'est une eau que les jeunes gens laissent couler sans savoir, entre leurs doigts ouverts. Ferme tes mains, ferme tes mains, vite. Retiens-là. Tu verras, cela deviendra une petite chose dure et simple qu'on grignotte assis au soleil.
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Par Lucile-, le 19/04/2013
Jean Anouilh
On a presque toujours quelque chose de mieux à faire que de mourir.
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Antigone de
Jean Anouilh
"C'est propre, la tragédie. C'est reposant, c'est sûr... (...) Dans la tragédie on est tranquille. D'abord, on est entre soi. On est tous innocents en somme ! Ce n'est pas parce qu'il y en a un qui tue et l'autre qui est tué. C'est une question de distribution. Et puis, surtout, c'est reposant, la tragédie, parce qu'on sait qu'il n'y a plus d'espoir, le sale espoir"
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Par LydiaB, le 24/01/2013
Antigone de
Jean Anouilh
ANTIGONE
Je ne me moque pas. Cela me rassure ce matin, que tu sois belle. Quand j'étais petite, j'étais si malheureuse, tu te souviens ? Je te barbouillais de terre, je te mettais des vers dans le cou. Une fois, je t'ai attachée à un arbre et je t'ai coupé tes cheveux, tes beaux cheveux… (Elle caresse les cheveux d'Ismène) Comme cela doit être facile de ne pas penser de bêtises avec toutes ces belles mèches lisses et bien ordonnées autour de la tête !
ISMÈNE, soudain.
Pourquoi parles-tu d'autre chose ?
ANTIGONE, doucement, sans cesser de lui caresser les cheveux.
Je ne parle pas d'autre chose…
ISMÈNE
Tu sais, j'ai bien pensé, Antigone.
ANTIGONE
Oui.
ISMÈNE
J'ai bien pensé toute la nuit. Tu es folle.
ANTIGONE
Oui.
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Jean Anouilh
C'est beau un jardin qui ne pense pas encore aux hommes.