Biographie et informations
Né(e) à : Ivry-sur-Seine , le 24 mai 1922
Biographie :
Pierre Daix, né le 24 mai 1922 à Ivry-sur-Seine, est un journaliste et écrivain, ami de Pablo Picasso, est l’auteur de plusieurs ouvrages sur Picasso, de plusieurs ouvrages d’art sur d'autres artistes, d’articles et de livres sur son expérience communiste, et sur son expérience concentrationnaire à Mauthausen et des romans.
Il adhère au Parti communiste français, à 17 ans, en 1939. En juillet 1940, Pierre Daix crée un club étudiant du Centre laïque des auberges de la jeunesse (Claj) qui servait de paravent légal aux étudiants communistes clandestins. Résistant, il est arrêté. Prisonnier des prisons vichystes, il passe de Fresnes à Clairvaux puis au camp de concentration de Mauthausen. à Mauthausen, connaissant l'allemand, Pierre Daix travaille avec l'organisation de résistance internationale clandestine et aider à sauver des résistants français sans distinction d'origine politique.
A la Libération, il est nommé chef de cabinet du ministre communiste Charles Tillon au ministère de l'Air, de l'Armement et de la Reconstruction. Il rédige un article, « Pierre Daix, matricule 59 807 à Mauthausen », paru dans les Lettres françaises, démentant qu'il y eût un univers concentrationnaire en Union soviétique. En 1950, Pierre Daix est directeur du journal communiste Ce soir, tirant quotidiennement entre 80 000 et 100 000 exemplaires.
Pierre Daix publie en 1957 une Lettre à Maurice Nadeau dans laquelle il aborde de front les crimes de Joseph Staline. Il ouvre Les Lettres françaises, dont il est le rédacteur en chef. Il y est le collaborateur de Louis Aragon de 1948 à 1972.
Il présente Une journée d'Ivan Denissovitch, d'Alexandre Soljenitsyne aux lecteurs français en 1963. Il fait un éditorial en 1968 pour dire que l'énorme majorité des étudiants du pays entrent en révolte, lors du Printemps de Prague. En 1974, il publie un livre Ce que je sais de Soljenitsyne à l'occasion de la publication de L'Archipel du Goulag et rompt avec le PCF, après une passe d'armes avec René Andrieu, rédacteur en chef de L'Humanité. En octobre 1978, dans une chronique prémonitoire parue dans Le Point, après l'élection du pape Jean-Paul II, il intitule son article L'espoir a changé de camp et décrit le séisme qui va ébranler le communisme.
Il a contribué, dès 1968, au débat sur la nouvelle critique (dans la revue La Nouvelle Critique) et l'histoire de l'art moderne. Il reçoit le prix Georges-Pompidou en 2003 pour sa contribution à la la connaissance de l'art
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Source : Wikipédia
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