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Par lecassin, le 11/08/2012
Mes nuits sont plus belles que vos jours de
Raphaële Billetdoux
Toute rencontre est un risque ; à la première minute, aux premiers mots échangés, l'histoire, déjà, est en marche.
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C'est fou, une fille... de
Raphaële Billetdoux
Tout, j'aime tout de toi, même ce que tu n'aimes pas de toi, je l'aime... Je désespérais de rencontrer une femme comme toi, avant toi j'étais mort, j'étais en train de mourir, c'est une femme comme... toi que je veux, avec toi tout est différent, je t'attendais, je t'aime, j'ai envie de toi, j'ai besoin de toi, j'ai besoin de toi pour toujours, c'est fou la force que tu dégages, tu rayonnes, tu rayonnes littéralement, aucune femme avant toi ne m'avait fait cet effet-là, avec toi, c'est incroyable, je m'aime, j'ai tellement de mal à croire qu'on puisse m'aimer, il y a de la lumière, de la grandeur en toi, tu me plais, tu me rends à moi-même, je n'imaginais pas que tu pouvais être aussi douce, avec toi je suis moi, avec toi, je peux être moi, j'ai toujours cru que je n'étais pas aimable, personne n'a su, comme toi, accéder à mon intimité, une seule, une fois, peut-être, mais je ne l'aimais pas, c'est une comme toi que j'espérais, je ne veux pas passer à côté d'une femme telle que toi, je ne veux jamais te perdre, je t'aime partout, je t'aime en entier et pour toujours, tu peux faire de moi ce que tu veux, tu es une grande dame, rien ne pourra entamer un amour comme celui que je ressens, je me connais, c'est la première fois que j'aime vraiment, je n'ai jamais aimé quelqu'un comme ça, je t'aime, je suis à toi.
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Par Maito, le 16/12/2010
C'est fou, une fille... de
Raphaële Billetdoux
Difficile quand on est aussi lente à comprendre qu'on est lente à venir, de ne pas être lente, aussi, à se reprendre.
Difficile quand on a été célébré des années comme une princesse, d'être renvoyée à la rue, en dix minutes, avec prière, ordre, ordre du jour au lendemain, de plus bouger, de plus parler, plus téléphoner, plus écrire. Ordre de crever, sans bruit, dans la dignité...
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Par Maito, le 16/12/2010
C'est fou, une fille... de
Raphaële Billetdoux
Difficile quand on est gentille, sans défense, dans le noir mais totalement confiante, de comprendre que c'est fini, personne ne viendra plus dire bonsoir. Fini ce petit langage inventé à deux, jour après jour, par petits coups complices. Ce petit langage auquel elle avait commencé à s'habituer. A s'habituer et à répondre. A répondre, et à répondre bien, même...
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Par Maito, le 15/12/2010
C'est fou, une fille... de
Raphaële Billetdoux
C'est réellement exceptionnel ce qui se passe entre nous, tu sais... Je les entends, les gens, moi, toute la journée... Ce qui nous arrive à tous les deux est rarissime...
Il faudra... Promettons-nous de ne jamais laisser se dégrader une entente pareille. C'est plus qu'un devoir, quand on a cette chance.
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Par Maito, le 14/12/2010
C'est fou, une fille... de
Raphaële Billetdoux
Avoir comme dans l'enfance le temps de jouer avant de se lever. Chuchoter seul à seul pendant des heures, au mépris de ce qui attend. Se donner à boire, se taper pour rire, et se mordiller. Partager le chaud, l'été, partager le froid, l'hiver, toutes les fêtes du calendrier.
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Par Maito, le 20/12/2010
C'est fou, une fille... de
Raphaële Billetdoux
La femme en colère se tait toujours, d'abords... On a le temps de passer par tous les états de la terreur... On ne sait par où, ni comment ça va éclater, si ce sera en mots, si ce sera en cris, si ce sera en coups.
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Mes nuits sont plus belles que vos jours de
Raphaële Billetdoux
Et quand elle serait vieille encore, la marque de tous ces gestes que sur son corps il avait faits, un matin d'été - le matin où il avait voulu d'elle - , lui en cuirait encore comme autant de gifles inexpliquées.
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Par Maito, le 14/12/2010
C'est fou, une fille... de
Raphaële Billetdoux
(...) Nue, dans la position la plus vulnérable qu'il soit, se laisser limer l'intérieur jusqu'à (...) n'être plus bientôt que le lieu d'une éruption continue quasi autonome de forces internes souveraines. (...)
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Par alzaia, le 04/09/2012
C'est encore moi qui vous écris : (1968-2008) de
Raphaële Billetdoux
Lettre Jean Marc Robert 28 Décembre 2008
Ma Belle,
Je continuerai toute ma vie à t'appeler ainsi.
Bien sûr (et heureusement), je n'ai pas encore tout lu.
Je ne résiste pourtant pas à t'envoyer ces quelques lignes.
J'ai commencé hier soir à découvrir "l'extrême objet" : 1968, 69, 70, 71 jusqu'à la publication de "jeune fille en silence". Me suis couché dans un étant d'excitation terrible, cherchant en vain une sensation comparable dans ma vieille histoire avec les manuscrits (35ans!). Pas trouvé. Ni la sensation ni le sommeil. Alors, je me suis (re)levé. Direction la table de la cuisine. Dans mon cartable, ton manuscrit ne dormait pas non plus. Re passé deux avec lui, peut-être un peu plus. Suis allé jusqu'à l'Interallié, 76 donc.
"C'est encore moi qui vous écris", ma belle Marie, est, sera, un livre inimaginable. Le plus romanesque, le plus singulier de ton oeuvre. Sa force, son éclat, sa lumière, son étrange modestie, son ardeur et son innocence en font un texte plus unique encore que ce que tu étais en droit d'éspérer. Un texte universel. Jamais ton lecteur ne s'est senti indiscret, jamais largué non plus.(...)
Comme la journée va me paraître longue avant de reprendre ce soir le cours du récit. J'ai ainsi bloqué la matinée de demain, trop impatient d'atteindre les 20 premières années.
Un auteur m'a-t-il jamais fait un aussi beau cadeau ? Et une telle confiance. Je t'embrasse de tout mon coeur.
Ton frère ravie et comblé
Jean Marc
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