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Citations de Richard Russo (5)


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  • Par le_Bison, le 27/02/2012

    Un rôle qui me convient de Richard Russo

    ...je me dirige avec hâte aux toilettes, au fond du couloir, où je me retrouve face à l’implacable miroir à attendre mes mictions. Entre-temps, trois étudiants se présentent, se déboutonnent, pissent, se reboutonnent et partent sans se laver les mains, alors que je n’ai pas bougé et que je médite ces choses de la vie que les jeunes croient acquises. J’ai tous les symptômes du vieillissement - insomnie, craquements et raideurs articulaires (dans les neurones aussi). Je sais que bien des hommes plus âgés que moi confessent veiller la nuit, solitaires et patients, assis comme de vieilles femmes sur le siège fatidique à trois heures du matin, à attendre et attendre, jusqu’à ce qu’ils s’endorment, la tête dans les mains, pour s’éveiller plus tard en sursaut au son de leurs urines. A quelques semaines de la cinquantaine, il semble que je sois bientôt membre de ce club.

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  • Par carre, le 15/05/2012

    Le pont des soupirs de Richard Russo

    Sarah comprenait peu à peu qu’il y a plusieurs façons de mentir. Certains mentaient aux autres, mais également, curieusement, à eux-mêmes. Ce qu’il fallait peut-être faire pour être convaincant. Ses propres parents étaient-ils ainsi ?

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  • Par morin, le 06/03/2011

    Les sortilèges du Cap Cod de Richard Russo

    Une vague de culpabilité déferla sur Griffin, une lame de fond qui lui coupa les jambes. Il voyait qu'elle aussi relevait chez lui les changements physiques, qui étaient encore plus prononcés. Depuis son arrivée dans la région, il se demandait s'ils allaient s'étreindre.
    .....
    et celle qui était sa femme depuis trente cinq ans se retrouva dans ses bras avant même qu'il puisse réagir .

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  • Par kathel, le 14/11/2010

    Les sortilèges du Cap Cod de Richard Russo

    Pour Griffin, qui avait maintenant cinquante-sept ans - à peu près l'âge de ses parents lorsqu'il avait épousé Joy -, les noms de localités du cap avaient gardé toute leur magie : Falmouth, Woods Hole, Barnstable, Dennis, Orleans, Harwich. Ces toponymes le ramenaient à son enfance, au siège arrière de la voiture familiale, où il avait passé une bonne partie de sa jeunesse, sans ceinture, les bras posés sur les sièges avant, à tendre l'oreille pour attraper des bribes de ce qu'ils se disaient sans jamais essayer de l'inclure dans leurs conversations. Non pas qu'elles l'aient intéressé tant que ça, mais il était conscient que se prenaient là des décisions ayant des conséquences directes sur sa vie, et, s'il les interceptait assez tôt, peut-être aurait-il l'opportunité de donner son avis. Malheureusement, le simple fait que son menton soit posé sur l'appuie-tête semblait l'exclure d'emblée. Dans l'ensemble, les informations qu'il glanait ne valaient pas tant d'efforts. "Wellfleet, disait par exemple sa mère, le nez dans un atlas routier. Pourquoi est-ce qu'on n'a jamais essayé Wellfleet ?" L'année où Griffin entra en seconde, celle de leur dernier séjour au cap, ils avaient déjà ratissé les locations saisonnières de la région. Chaque été, au moment de rendre les clés à l'agence, on leur demandait s'ils envisageaient de revenir l'année suivante. Ils répondaient toujours par la négative, et Griffin commençait à douter que cet endroit rêvé existe pour de bon. Il finit par conclure que le chercher leur suffisait peut-être.

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  • Par Jeannequebec, le 11/08/2011

    Quatre saisons à Mohawk de Richard Russo

    A ton âge un garçon a besoin d'être épaulé, m'a dit Rose. Un de ces quatre, tu vas te retrouver avec une copine enceinte, et qu'est-ce que tu feras, ce jour-là ?

    J'ai eu envie de lui expliquer que c'était moins simple que ça. Elle n'était cependant pas la seule à redouter - mal à propos - les conséquences de l'excès de liberté dont, si l'on peut dire, je jouissais. Les clients du Grill voulaient toujours savoir si je culbutais une petite quelque part, et ils m'encourageaient fortement dans ce sens. " À ton âge, je baisais tous les soirs à condition de trouver une chambre" aimait à me répéter Skinny. J'avais du mal à l'imaginer à douze ans, et encore moins passer à l'acte.

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