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Par alicejo, le 25/05/2012
Lointain souvenir de la peau de
Russell Banks
Il n'y avait évidemment aucun consensus sur l'endroit où les délinquants sexuels devaient être envoyés. C'étaient des parias absolus, les intouchables américains, une caste d'hommes classés bien au-dessous des simples alcooliques. Des hommes inaccessibles à la rédemption, aux soins et aux traitements, méprisables mais impossibles à éloigner, et donc des hommes dont la majorité des gens souhaitait simplement qu'ils cessent d'exister.
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Par THYSBE, le 27/05/2012
Lointain souvenir de la peau de
Russell Banks
Les serpents ne sont pas mauvais, pas plus qu'ils ne sont bons. Ils suivent leur nature, c'est tout. Et tant qu'on la bousille pas en les foutant dans des cages et des zoos, c'est une nature de serpent. Le bien et le mal, Kid, c'est strictement pour nous les humains. Il n'y a que la nature humaine qui se divise en bien et en mal.
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Par THYSBE, le 27/05/2012
Lointain souvenir de la peau de
Russell Banks
Il a bien l'air de quelqu'un en liste d'attente pour la crise cardiaque.
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Par alicejo, le 19/05/2012
Lointain souvenir de la peau de
Russell Banks
A dire vrai, le Kid n'a pas de style en particulier. On ne peut pas le cataloguer comme telle ou telle sorte de personne ou telle autre, sinon par son âge, sa race et son genre. C'est un Blanc âgé d'un peu plus de vingt ans. A part ça, il est presque invisible. et ça lui va bien comme ça.
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Lointain souvenir de la peau de
Russell Banks
Les théories du Professeur sur la pédophilie sont en train d'évoluer rapidement. Quand une société réifie ses enfants en les transformant en groupe de consommateurs, quand elle les déshumanise en les convertissant en un secteur économique crucial fermé sur lui-même, quand elle érotise ensuite ses produits pour les vendre, les enfants en viennent peu à peu à être perçus comme des objets sexuels par le reste de la communauté mais aussi par eux-mêmes. Et sur l'échelle du pouvoir, quand le pouvoir en vient à être interprété en termes de sexualité et non plus d'économie, les enfants se trouvent relégués à l'échelon le plus bas.
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Par caro64, le 08/05/2012
Lointain souvenir de la peau de
Russell Banks
Il fait semblant d’être seul ici. Il tourne le dos aux appentis et aux tentes en polyuréthane, aux cabanes en contreplaqué de récupération un peu plus loin, ainsi qu’aux hommes qui y vivent, debout tout autour comme des fantômes rongés d’ennui, et il contemple la baie en pensant non pas à l’endroit où il est mais à l’endroit où il aimerait être. C’est ainsi qu’il a appris à supporter de se trouver là où il est sans pleurer à chaudes larmes comme un petit garçon perdu. Ou pire: sans essayer de s’échapper de ce lieu.
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Par kathy, le 26/03/2012
La Réserve de
Russell Banks
Puis, les mains posées sur les épaules nues de l’autre, ils s’embrassèrent avec douceur, comme soulagés et reconnaissants d’être parvenus à donner cette fin pacifique à une dispute douloureusement prolongée. Ensuite, ils s’étreignirent et se caressèrent mutuellement les seins, le dos et les bras – elle avait la peau lisse, crémeuse, douce comme une soie très fine, et celle de Jordan était d’un blanc d’albâtre, bien tendue sur les muscles et les os -, puis leurs corps séparés perdirent peu à peu leurs frontières et se fondirent en un troisième corps qui, en englobant leurs différences masculines et féminines, effaçait tous leurs contrastes et inversions anatomiques.
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American Darling de
Russell Banks
Il m’a fallu plus d’une décennie avant que je ne me sente en état de retourner à Monrovia pour affronter les conséquences de cette ultime nuit. Et j’avais alors cinquante-huit ans. Pas vraiment une vieille femme, en tout cas pas selon l’échelle d’aujourd’hui, mais pas mal décatie pour ce qui est du visage et du corps. [...] Je ne suis que la coquille de ce que j’étais il y a douze ans. En vieillissant, nous devenons des animaux différents. Surtout les femmes. Et quand nous sommes devenues un animal qui n’a plus d’intérêt sexuel, les jeunes – parce qu’ils croient qu’ils ne seront jamais vieux – nous traitent comme si nous étions une autre sorte de primate. Comme si l’un de nous était un chimpanzé et l’autre un être humain.
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Par carre, le 10/04/2012
Sous le règne de bone de
Russell Banks
Maintenant, c’était comme si pour la première fois, dans cette vieille épave de car scolaire, sur ce terrain minable, j’avais trouvé un vrai foyer et une vraie famille.
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Par carre, le 21/04/2012
American Darling de
Russell Banks
Dans la nouvelle histoire de l’Amérique, la mienne n’était que celle d’une petite Américaine gâtée, et l’avait été depuis le début.