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Par canel, le 24/05/2013
Zarbie les yeux verts de
Joyce Carol Oates
(...) les atlas [papillons de nuit de 15 à 17 cm de long] (...) passent 5 ANS dans leur cocon et ne vivent que 3 JOURS comme papillons de nuit. Ils naissent avec un système reproductif, mais sans système digestif. Une fois qu'ils sont sortis de leur cocon, ils n'ont que quelques jours pour s'accoupler avant de se flétrir et de mourir.
(p. 218)
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Par canel, le 24/05/2013
Zarbie les yeux verts de
Joyce Carol Oates
Étais-je triste de ne plus raconter à ma mère ce qui me tenait à coeur ? [Mon amie] Twyla m'avait dit que c'était la même chose pour elle :
- Soudain, un jour, je me suis entendue mentir à ma mère. Sans aucune raison particulière, simplement parce que je n'avais plus envie qu'elle sache ce qui se passait en moi.
(p. 73)
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Par canel, le 24/05/2013
Zarbie les yeux verts de
Joyce Carol Oates
D'abord, ils vous jurent qu'il n'y a "personne d'autre". Ensuite, vous apprenez que non seulement il y a "quelqu'un d'autre", mais que c'est ce "quelqu'un d'autre" qui est à l'origine de leur conduite bizarre : disputes, pleurs, bousculades, ivresse à tomber par terre. De quoi avoir honte de connaître ces gens, et plus encore quand ce sont vos parents ! Et puis, bien sûr, ça se termine par un divorce. Ca traîne en longueur. Ca n'en finit jamais, parce que c'est entré en vous, aussi. On emporte cette angoisse avec soi où que l'on aille, comme une tortue qui porte sa carapace de travers.
Voilà ce que certaines de mes amies m'avaient raconté. Des filles (...) dont les parents avaient divorcé. Je les avais entendues, et je m'étais dit "mais pas les Pierson. Nous ne sommes pas comme les autres."
(p. 101)
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Par canel, le 24/05/2013
Zarbie les yeux verts de
Joyce Carol Oates
Certaines personnes s'intéressent tellement aux autres, avec une telle acuité, que si vous ne vous considérez pas comme quelqu'un d'exceptionnel, elles vous mettent mal à l'aise.
(p. 146)
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Par Ode, le 11/11/2012
Blonde de
Joyce Carol Oates
Lorsque je suis née, le 1er juin 1926, dans la salle commune de l'hôpital du comté de Los Angeles, ma mère n'était pas là.
Où elle était, personne ne le savait !
Plus tard des gens l'ont trouvée qui se cachait et, choqués et désapprobateurs, ils ont dit : "Vous avez un beau bébé, madame Mortensen, est-ce que vous ne voulez pas prendre votre beau bébé dans vos bras ? C'est une petite fille, il est temps de l'allaiter." Mais ma mère a tourné son visage vers le mur. De ses seins gouttait un lait comme du pus, mais pas pour moi.
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Par canel, le 25/05/2013
Zarbie les yeux verts de
Joyce Carol Oates
Oui. Il me semble que je les ai entendus [se disputer], quelquefois.
Jamais devant nous. Presque toujours dans leur chambre, la porte fermée.
Mon père se met facilement en colère. Je pensais que c'était ma mère qui le provoquait, mais j'avais tort, j'en voulais à ma mère d'être maltraitée.
Elle portait des écharpes, des manches longues pour cacher les marques sur sa peau. Mais je savais ce que c'était.
Je crois que c'est parce que j'avais terriblement peur. C'était plus facile de la détester.
(p. 265)
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Par canel, le 24/05/2013
Zarbie les yeux verts de
Joyce Carol Oates
[Francesca, 15 ans]
Je crois que je lui en voulais de m'inquiéter pour elle. Une mère est censée s'inquiéter pour vous, et pas le contraire !
(p. 60)
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Par canel, le 24/05/2013
Zarbie les yeux verts de
Joyce Carol Oates
Lorsque quelque chose arrive "pour la dernière fois", on ne s'en rend pas toujours compte. C'est comme le "passage" d'un territoire connu à un territoire inconnu, qui se produit parfois sans que l'on s'en aperçoive. (p. 169)
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Par Ode, le 21/11/2012
Blonde de
Joyce Carol Oates
Pourquoi faire souffrir quelqu'un d'autre ? Souffrir soi-même suffit.
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La fille du fossoyeur de
Joyce Carol Oates
Des heures. Tous les jours au piano. Au conservatoire et chez lui. Et toute la nuit aux prises avec la musique qui courait dans son cerveau paralysé par le sommeil avec la puissance terrible d’une eau se précipitant vers des chutes. […] Cette odeur de vieil ivoire, de beau bois et de cire, c’était un poison. A d’autres moments, cependant, loin du piano, sachant qu’il devait s’en détacher pour sa santé mentale dans ces moments-là et même à l’air libre dans le parc Delaware et en présence de quelqu’un d’autre (Zack était amoureux, peut-être) une sensation d’impuissance le submergeait, la peur panique d’étouffer s’il ne pouvait achever un morceau de musique qui cherchait à se frayer un chemin en lui sauf que ses doigts ne servaient à rien sans le clavier et donc il lui fallait revenir au clavier s’il ne voulait pas étouffer.
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