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Par Ode, le 11/11/2012
Blonde de
Joyce Carol Oates
Lorsque je suis née, le 1er juin 1926, dans la salle commune de l'hôpital du comté de Los Angeles, ma mère n'était pas là.
Où elle était, personne ne le savait !
Plus tard des gens l'ont trouvée qui se cachait et, choqués et désapprobateurs, ils ont dit : "Vous avez un beau bébé, madame Mortensen, est-ce que vous ne voulez pas prendre votre beau bébé dans vos bras ? C'est une petite fille, il est temps de l'allaiter." Mais ma mère a tourné son visage vers le mur. De ses seins gouttait un lait comme du pus, mais pas pour moi.
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Par pyrouette, le 08/05/2013
Hantises : Histoires grotesques de
Joyce Carol Oates
Comment mesurer le pouvoir que nous exerçons autrement que dans le regard de l'autre ?
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Par Ode, le 21/11/2012
Blonde de
Joyce Carol Oates
Pourquoi faire souffrir quelqu'un d'autre ? Souffrir soi-même suffit.
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Nous étions les Mulvaney de
Joyce Carol Oates
« Longtemps vous nous avez enviés, puis vous nous avez plaints. » (p. 13)
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Par Ode, le 14/11/2012
Blonde de
Joyce Carol Oates
Le beau-frère du Président nous avait présentés : Marilyn, avait-il dit, j'aimerais vous faire rencontrer un de vos admirateurs ; et je l'avais vu lui, mon Prince, qui me regardait en souriant, un homme que les femmes adorent, cet air d'assurance et de légèreté d'un homme qui se sait adoré des femmes, son désir même pareil à une flamme que les femmes attiseront, et éteindront, attiseront, et éteindront, une vie entière. Et j'ai ri ; d'un seul coup j'étais la Fille-du-dessus. Je n'étais pas Roslyn Tabor, je n'étais pas une divorcée. Je n'étais pas une veuve. Je n'étais pas une mère en deuil qui avait perdu son bébé en tombant dans l'escalier de la cave. Je n'étais pas une mère qui avait tué son bébé. Je n'avais pas été la Fille depuis longtemps, mais en peignoir éponge blanc et les jambes nues je suis redevenue le Fille-du-dessus sur la grille de métro.
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La fille du fossoyeur de
Joyce Carol Oates
« Bravo mon enfant. Si tu joues Czerny comme Mozart, comment joueras-tu Mozart ?"
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Par Lapkast, le 15/05/2013
Le Mystérieux Mr Kidder de
Joyce Carol Oates
Katya sentit quelque chose tressaillir dans son coeur : un spasme de douleur, d'envie. « C'est si beau, monsieur... » Elle semblait avoir oublié le nom de Mr Kidder. Ce n'était pas sa faute si son accent nasal et moncorde du Sud-Jersey prenait une intonation accusatrice, même quand il se voulait admiratif.
Avec courtoisie, Mr Kidder dit que la beauté était une question de « regard » - « regarder avec un oeil neuf, l'oeil de la jeunesse ». Il avait passé de si nombreux étés dans cette maison, enfant, puis adulte, de juin à octobre, qu'il ne voyait plus ce qu'il était.
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La fille du fossoyeur de
Joyce Carol Oates
Lorsque Gallagher faisait son apparition, elle était obligée de manifester à la fois plaisir et étonnement. Son visage devait s’éclairer. Elle devait aller au-devant de lui sur ses talons hauts, se laisser serrer la main. Elle ne pouvait pas faire autrement. Elle ne pouvait pas le blesser. C’était l’homme qui avait payé son déménagement à Watertown, qui lui avait prêté de l’argent pour beaucoup de choses, y compris la caution de son appartement (« Prêté » sans intérêt. Et sans qu’elle ait à le rembourser avant longtemps.)
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Les Chutes de
Joyce Carol Oates
On a envie de leur faire du mal, parfois. A ceux qui vous aiment trop.
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Par pyrouette, le 11/05/2013
Hantises : Histoires grotesques de
Joyce Carol Oates
La souffrance est infinie et ne diminuera jamais.