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Par Jumax, le 21/01/2013
Romain Rolland
Un héros est celui qui fait ce qu'il peut.
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Par gill, le 23/08/2012
Le voyage intérieur de
Romain Rolland
L'invitation au voyage
Une longue vie réfléchie est une grande expérience. Elle est même parfois le terme des expériences d'une famille ou d'une race, la réponse donnée à l'énigme de sa marche séculaire, le fruit mûr de sa lente poussée, et qui porte la marque de ses erreurs, de ses succès, de ses vertus et de ses vices.
Je voudrais éclaircir l'énigme de la mienne.
Je voudrais en dégager le sens, aux yeux des autres et aux miens.
Car je suis arrivé à l'heure où, l'apaisement venu des désirs qui s'élancent, des espoirs qui se brisent, on embrasse l'ensemble de la route parcourue, d'un regard lavé et d'un cœur détaché.
Et j'ai pris conscience, non pas de la valeur (infime) du résultat acquis, mais de l'immense effort de la mystérieuse nature, qui, par mille chemins, subtils, aigus, hardis ou contournés, s'exprime en tâtonnant, comme une liane aveugle et obstinée qui monte par les vrilles de la vigne d'une existence. ...
(extrait de l'introduction de Romain Rolland à son ouvrage "Le voyage intérieur" paru chez "Albin Michel" en 1942)
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Par gill, le 08/02/2013
Theatre de la revolution. le 14 juillet danton, les loups. de
Romain Rolland
Le 20 ventôse, an II (10 mars 1794), le Comité de Salut Public décidait :
- 1° Que le Théâtre français serait uniquement consacré aux représentations données de par et pour le peuple, à certaines époques de chaque mois ;
- 2° Que l'édifice serait orné, en dehors, de l'inscription suivante : Théâtre du Peuple, et que les sociétés d'artistes établies dans les divers théâtres de Paris seraient mises tour à tour en réquisition pour les représentations, qui devaient être données trois fois par décade.
Le 27 floréal suivant (16 mai 1794), le Comité de Salut Public appelait les poètes à "célébrer les principaux événements de la révolution française, à composer des pièces dramatiques républicaines, à transmettre à la postérité les grandes époques de la régénération des français, à donner à l'Histoire le ferme caractère qui convient aux annales d'un grand peuple conquérant sa liberté, attaquée par tous les tyrans de l'Europe".
(signé : Carnot, Couthon, Barère, Billaud-Varenne, C.A. Prieur)
La place de la révolution (place de la Concorde), convertie en cirque, devait servir aux spectacles populaires et aux fêtes nationales.
Tous ces projets d'art républicain s'écroulèrent, le 9 thermidor, avec les chefs de la République.....
(extrait de la préface signée par l'auteur et insérée en début du volume paru aux éditions "Albin Michel" en 1926)
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Par gill, le 09/05/2012
Le jeu de l'amour et de la mort de
Romain Rolland
A l'esprit fidèle qui a le patriotisme de l'Europe et la religion de l'amitié
à Stéfan Zweig
Je dédie affectueusement ce drame qui lui doit d'être écrit.
Romain Roland - Août 1924
"Le jeu de l'amour et de la mort" est un volet de mon polyptyque de la Révolution.
Voici plus de vingt-cinq ans que j'ai conçu et esquissé l'ensemble de cette épopée dramatique. Les circonstances m'ont obligé à l'interrompre. Mais je ne l'ai jamais abandonnée.
J'écrivais en 1900, tandis que je suivais aux Escholiers, les répétitions de "Danton", en composant "Le 14 juillet" :
"A mesure que j'entre dans ce monde de douleur et de puissance surhumaine, je sens que s'organise un vaste poème dramatique ; j'entends gronder l'océan soulevé : l'Iliade du peuple de France.
Jamais la porte des consciences n'a été plus violemment arrachée de ses gonds. Jamais on n'a pu se pencher plus avant sur le gouffre de l'âme. Jamais les invisibles Dieux et les monstres qui habitent les cavernes de l'esprit n'ont surgi plus nettement de la nuit qu'en cette minute superbe et terrible comme la foudre.
Ce n'est pas seulement le drame héroïque d'une époque passée que je veux tenter, mais l'épreuve des puissances et des limites de la vie."
(extrait de la préface insérée en début de l'édition parue chez "Albin Michel" en 1925)
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Par TRIEB, le 13/05/2013
Au-dessus de la mêlée de
Romain Rolland
« L’humanité est une symphonie de grandes âmes collectives ; Qui n’est capable de la comprendre et de l’aimer qu’en détruisant une partie de ses éléments, montre qu’il est un barbare(…)
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Par lavinia02, le 02/10/2012
Jean-Christophe de
Romain Rolland
La vie de la majorité des hommes repose sur des croyances religieuses, ou morales, ou sociales, ou purement pratiques - (croyance à leur métier, à leur travail, à l'utilité de leur rôle dans la vie) - auxquelles ils ne croient pas au fond. Mais ils ne ne veulent pas le savoir : car ils ont besoin, pour vivre, de ce semblant de foi, de ce culte officiel, dont chacun est le prêtre.
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Par gill, le 05/02/2013
Théâtre de la Révolution, Robespierre de
Romain Rolland
....Sans Romain Rolland, sans sa divination des sentiments humains et son prodigieux sens de la situation, "Robespierre" n'aurait pas reçu la stature qui est la sienne.
La pièce tout entière est une œuvre magnifique, peuplée de bruissements de foule et où passe authentiquement un souffle épique. La bassesse, la corruption et la cruauté y côtoient la grandeur et le sacrifice de soi, mais le tableau est si juste et si nuancé que, même dans la grandeur, apparaissent les petitesses humaines, l’ambiguïté et aussi, cette terrible ironie qui paraît exiger que les causes les plus justes traînent derrière elles les plus absurdes cortèges : la fête de de l'être suprême dans le sillage du Salut Public !......
(extrait d'un article signé Robert Merle, provenant de la revue "Europe" consacrée à Romain Rolland et parue en novembre-décembre 1965)
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Romain Rolland
En agissant, on se trompe parfois ; en ne faisant rien, on se trompe toujours.
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Textes politiques, sociaux et philosophiques choisis de
Romain Rolland
1er février 1924 : ... Je ne partageais pas les idées de Lénine et du bolchevisme russe. Mais précisément parce que je suis trop individualiste et trop idéaliste pour m'adapter au credo marxiste et à son fatalisme matérialiste, j'attache un prix extrême aux grands individualités, et j'ai pour celle de Lénine une vive admiration. Je n'en connais pas de plus puissante dans l'Europe de ce siècle. Il a enfoncé si profondément la proue de sa volonté dans le chaotique océan de la molle humanité que le sillon ne s'effacera plus de longtemps dans les flots, et que le vaisseau est maintenant lancé à toute vitesse, en dépit des tempêtes, vers le Nouveau Monde.
Jamais l'histoire européenne ne vit, depuis Napoléon, une volonté de cet acier. (...) Jamais surtout l'action humaine n'a produit un maître, des hommes, un dominateur plus résolument désintéréssé - De son vivant, il a gravé sa figure morale dans le bronze qui défie les siècles.
[p. 234-235]
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Par lavinia02, le 02/10/2012
Jean-Christophe de
Romain Rolland
Certains êtres restaient comme d'admirables violons, éternellement enfermés dans leur boite, faute de quelqu'un qui sût en jouer