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Par kolibri, le 19/07/2010
Un long dimanche de fiançailles de
Sébastien Japrisot
Et elle se dit que si le fil ne la ramène pas à son amant, tant pis, c'est pas grave, elle pourra toujours se pendre avec.
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Par tamara29, le 16/06/2013
La dame dans l'auto avec des lunettes et un fusil de
Sébastien Japrisot
A nouveau, ce sentiment de vivre éveillée dans le rêve de quelqu'un d'autre. Et je ne souhaite plus, moi, de toutes mes forces, que de dormir aussi - ou bien alors que celui qui rêve s'éveille, et que tout soit silencieux et paisible, que je meure, que j'oublie.
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Un long dimanche de fiançailles de
Sébastien Japrisot
En vraie femme, elle s'est parée du mieux qu'elle a pu, en blanc pour faire fraîche, un peu de rouge aux lèvres pour la circonstance, les sourcils faits, les dents éclatantes, mais surtout pas de noir pour allonger les cils, elle sait ce que ça donne quand on craque.
[...] Quand Juliette Desrochelles et Sylvain se retirent, Mathilde est à vingt pas de lui. Il a les cheveux noirs, tout bouclés. Il lui paraît plus grand qu'elle ne s'en souvenait. Il est devant une toile, sous un appentis. Elle a bien fait de ne pas se mettre du noir sur les cils.
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Un long dimanche de fiançailles de
Sébastien Japrisot
Elle en avait dix-sept quand on lui a dit qu'il était perdu. Elle a pleuré beaucoup, parce que le désespoir est femme, mais pas plus qu'il n'en fallait, parce que l'obstination l'est aussi.
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Par Hindy, le 16/12/2010
Un long dimanche de fiançailles de
Sébastien Japrisot
La première phrase qu'elle entend de lui, c'est terrible, il lui demande :
"Tu peux pas marcher ?"
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Par tamara29, le 07/06/2013
La dame dans l'auto avec des lunettes et un fusil de
Sébastien Japrisot
Les yeux des enfants me sont insupportables. Il y a toujours, derrière, la petite fille que j'étais, qui me regarde venir.
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Par Piling, le 31/07/2008
Première phrase du livre
Un long dimanche de fiançailles de
Sébastien Japrisot
incipit :
Il était une fois cinq soldats français qui faisaient la guerre, parce que les choses sont ainsi.
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Un long dimanche de fiançailles de
Sébastien Japrisot
Au soir, dans son lit, Mathilde rêve que son petit pêcheur la promène sur le chemin du lac dans la forêt et dans les rues de Cap-Breton, et les dames sur leur porte disent : "Qu'ils sont beaux, tous les deux, regardez cette amitié infectible!"
Quand elle saura, par Maman, qu'infectible n'existe pas, elle sera très déçue, elle fera dire aux dames : "Regardez cette amitié infectieuse", et, plus tard "Cet amour infecté."
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Par Hindy, le 20/12/2010
Un long dimanche de fiançailles de
Sébastien Japrisot
Le 1er janvier 1921, dans un an et quatre, elle sera majeure.
On verra bien qui, d'elle ou du monde, cédera d'abord.
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Par Choue123, le 21/06/2011
Un long dimanche de fiançailles de
Sébastien Japrisot
"Mathilde ne sait si Manech l'entendait, dans le brouhaha de son enfance, dans le fracas des grandes vagues où elle plongeait à douze ans, à quinze ans, suspendue à lui. Elle en avait seize quand ils ont fait l'amour pour la première fois, un après-midi d'avril, et se sont juré de se marier à son retour de la guerre. Elle en avait dix-sept quand on lui a dit qu'il était perdu. Elle a pleuré beaucoup, parce que le désespoir est femme, mais pas plus qu'il n'en fallait, parce que l'obstination l'est aussi. Il restait ce fil, rafistolé avec n'importe quoi aux endroits où il craquait, qui serpentait au long de tous les boyaux, de tous les hivers, en haut, en bas de la tranchée, à travers toutes les lignes, jusqu'à l'obscur capitaine pour y porter des ordres criminels. Mathilde l'a saisi. Elle le tient encore. Il la guide dans le labyrinthe d'où Manech n'est pas revenu. Quand il est rompu, elle le renoue. Jamais elle ne se décourage. Plus le temps passe, plus sa confiance s'affermit et son attention. Et puis, Mathilde est d'heureuse nature. Elle se dit que si ce fil ne la ramène pas à son amant, tant pis, c'est pas grave, elle pourra toujours se pendre avec."
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