ISBN : 2070387364
Éditeur : Gallimard


Note moyenne : 3.96/5 (sur 226 notes) Ajouter à mes livres
Janvier 1917.
Cinq soldats français condamnés à mort en conseil de guerre, aux bras liés dans le dos. Toute une nuit et tout un jour, ils ont tenté de survivre. Le plus jeune était un Bleuet, il n'avait pas vingt ans. A l'autre bout de la France, Mathilde, vingt ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 26 mars 2012

    carre
    1917. cinq soldats condamnés à mort sont envoyés dans le no man 's land pour leur mise à mort.
    Mathilde la jeune fiancée paralysée de l'un d'eux ne croit pas en la version officielle et remue ciel et terre pour retrouver Jean l'amour de sa vie.
    Japrisot dénonce avec force la bétise de la guerre, à travers un épisode peu glorieux de l'armée française.Mais c'est aussi le roman d'une femme éperdument amoureuse prète à toute les audaces pour connaitre la vérité, d'une vitalité et d'un optimisme à tout épreuve. Japrisot évite tout sensiblerie, nous offrant une multitude de personnages qui donne encore plus d'épaisseur au récit.Un roman poignant, ou le bruit des canons étouffe le cri des hommes.
    Prix Interallié en 1991, Jean-Pierre Jeunet a réalisé une adaptation assez honnête, même si l'émotion du roman est bien plus forte.
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    Critique de qualité ? (23 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Malaura, le 18 août 2011

    Malaura
    Pendant la 1ère Guerre Mondiale, cinq soldats sont condamnés à mort pour mutilation volontaire.
    Un soir de Janvier 1917, ils sont conduits, poings liés, dans la zone du "no man's land" devant les tranchées ennemies.
    Nul ne sait ce qu'ils sont devenus...
    A la fin de la guerre, Mathilde, la jeune fiancée de l'un des condamnés, entreprend de faire la lumière sur ce qui s'est réellement passé.
    Et malgré le temps qui passe, elle n'aura de cesse de reconstruire cet épisode tragique qui lui a volé son unique amour.
    Prix Interallié en 1991, porté à l'écran en 2004, ce superbe roman plein de sensibilité et d'émotion dénonce la cruauté, l'inutilité, la bêtise de cette affreuse guerre, à travers le magnifique portrait d'une "veuve blanche" touchée par la perte et le deuil de son seul grand amour.
    Une reconstitution bouleversante des tourments d'une époque, portée par une écriture pleine de tendresse, que le "parler" d'autrefois des personnages rend encore plus poignant.
    Sans jamais verser dans le mélo, Sébastien Japrisot offre un livre magnifique de finesse et de sentiments; un roman qui serre le coeur et émeut aux larmes.
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    Critique de qualité ? (13 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par araucaria, le 11 mai 2012

    araucaria
    Un magnifique livre, assez différent du film avec Audrey Tautou. Nous suivons l'héroïne dans ses recherches avec le plus grand intérêt. Histoire assez captivante. Bien écrit.

    Lien : http://araucaria.20six.fr/
    Critique de qualité ? (23 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Ellcrys, le 06 février 2012

    Ellcrys
    J'avais ce roman depuis une éternité dans ma PAL et, bien qui me tentait beaucoup, j'étais toujours accaparée par une autre lecture. Alors quand ma copinaute Laety m'a proposé cette lecture commune je n'ai pas hésité. Et finalement, j'ai bien fait, car j'ai adoré !
    Nous sommes en 1917, pendant la grande guerre. Hiver 1917, plus précisément. Nous découvrons cinq hommes, cinq soldats qui sont condamné à mourir, dans le no man's land (zone entre deux lignes ennemis) parce qu'ils se sont mutilés. Condamné parce qu'ils sont des hommes, condamné parce qu'il refusait cette guerre...
    Parmi ces cinq soldats, il y a Manech, dit le Bleuet qui n'a pas encore vingt ans.
    Ensuite nous faisons la connaissance de Mathilde qui aime Manech. Manech l'aime aussi... Un amour passionné, vrai et sincère. Elle l'aime tellement qu'elle refuse sa mort. C'est elle qu'on va suivre, tout le long du roman.
    Mathilde est une jeune femme passionnée et tenace. Quand elle a une idée en tête, elle va jusqu'au bout, peu importe ce qu'on lui dit. Ce personnage est fragile et fort à la fois et, je peux vous dire que je me suis complètement glissée dans sa peau. Tout au long de ces pages, j'ai été Mathilde et, j'ai vécu cette histoire comme si c'était la mienne.
    Elle se refuse à vivre sans Manech, sans son amour. Elle remue ciel et terre pour essayer de comprendre, essayer de connaitre la vérité et retrouver son amour, son tendre amour...
    Les mutineries dont il est question dans ce texte ont vraiment existé. En 1917, la guerre était immobile. La vie dans les tranchées était horrible ; elle usait les hommes tant physiquement que psychologiquement. Les positions restaient figées... Les combats s'enlisaient. Ce roman dépeint réellement ce qu'était ces tranchées, ce no man's land, ces mutineries... Ce roman parle avec justesse de l'absurdité de cette guerre.
    Comme vous le savez, cette guerre, comme celle de 39-45, m'obsède et, ce livre m'a beaucoup ému, beaucoup touché.
    Je ne connaissais pas du tout Sébastien Japrisot, mais ce livre est vraiment bien écrit, avec beaucoup de sensibilité et de justesse dans l'analyse des caractères et des sentiments. Ici, pas de "chichi" , on se cherche pas seulement à émouvoir le lecteur. Ce qui compte avant tout c'est de raconter l'horreur de cette guerre, la connerie de cette guerre via l'amour de Mathilde pour Manech.
    Un film a été tourné par Jean-Pierre Jeunet, qui raconte cette histoire. J'avoue hésité à le voir. Peut-être que j'ai peur de ne pas retrouver à travers les images la puissance des mots de Sébastien Japrisot, pour raconter l'horreur d'une guerre ayant fait des millions de victimes (morts ou blessés). Toujours est-il que ce roman est magnifique et bouleversant ; je vous invite à le découvrir.
    Merci à Laety, qui a partagé cette lecture avec moi. Vous pouvez lire son avis, qui est positif, ici.
    Merci beaucoup pour cette belle LC.

    Lien : http://soifdeliredellcrys.blogspot.com/2012/01/un-long-dimanche-de-f..
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    • Livres 4.00/5
    Par isallysun, le 24 septembre 2011

    isallysun
    +Écriture -Fin
    Wow, quel petit bijou m'a fait découvrir Thoxana grâce au challenge ABC. J'avais déjà emprunté ce livre, mais n'avait point eu le temps de le lire :( Quelle erreur! J'aurais dû commencer par lui. Ce livre est excellent, le style l'est tout autant. L'enquête est approfondie jusqu'au bout et on s'attache aisément à la quête de Mathilde. On se demande ce qui s'est passé et on se demande comment cela va finir; on se questionne sur le fait qu'un mort n'était pas celui qu'il pensait trouver comme l'a dit un soldat! Bien qu'on parle de guerre, Japrisot réussit à faire des tournures de phrase qui sont d'une exceptionnelle beauté. Bien sûr, les soldats ont peut-être un peu trop de surnoms où l'on se perd. Malgré cela et le fait que j'aurais fini le livre à l'avant-dernier chapitre (ou fait un autre développement pour le dernier), ce livre a été une excellente façon de découvrir Sébastien Japrisot et de me redonner l'envie de le lire!
    RÉSUMÉ:
    Cinq soldats français condamnés à mort en conseil de guerre, aux bras liés dans le dos. Cinq soldats qu'on a jetés dans la neige de Picardie, un soir de janvier 1917, devant la tranchée ennemie, pour qu'on les tue. Toute une nuit et tout un jour, ils ont tenté de survivre. le plus jeune était un Bleuet, il n'avait pas vingt ans.
    À l'autre bout de la France, la paix venue, Mathilde veut savoir la vérité sur cette ignominie. Elle a vingt ans elle aussi, elle est plus désarmée que quiconque, mais elle aimait le Bleuet d'un amour à l'épreuve de tout, elle va se battre pour le retrouver, mort ou vivant, dans le labyrinthe où elle l'a perdu. Tout au long de ce qu'on appellera plus tard les années folles, quand le jazz aura couvert le roulement des tambours, ses recherches seront ses fiançailles. Mathilde y sacrifiera ses jours, et malgré le temps, malgré les mensonges, elle ira jusqu'au bout de l'espoir insensé qui la porte.
    Plus intensément que jamais, l'auteur de L'été meurtrier, de La Dame dans l'auto, de La Passion des femmes, vous donne rendez-vous avec l'émotion, la dérision, le bonheur et la magie de l'écriture. Et surtout on découvre dans ce livre, obstinée et fragile à la fois, attachante, bouleversante, une Mathilde qui prendra place dans le coeur parmi les héroïnes les plus mémorables de l'univers romanesque.
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Citations et extraits

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  • Par malimor1, le 18 mai 2012

    ... qu'on prend ce qui vient, au moment où ça vient, qu'on ne lutte ni contre la guerre, ni contre la vie, ni contre la mort, on fait semblant, que le seul maître du monde, c'est le temps
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  • Par MarieAlice, le 03 décembre 2010

    En vraie femme, elle s'est parée du mieux qu'elle a pu, en blanc pour faire fraîche, un peu de rouge aux lèvres pour la circonstance, les sourcils faits, les dents éclatantes, mais surtout pas de noir pour allonger les cils, elle sait ce que ça donne quand on craque.
    [...] Quand Juliette Desrochelles et Sylvain se retirent, Mathilde est à vingt pas de lui. Il a les cheveux noirs, tout bouclés. Il lui paraît plus grand qu'elle ne s'en souvenait. Il est devant une toile, sous un appentis. Elle a bien fait de ne pas se mettre du noir sur les cils.
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  • Par Choue123, le 21 juin 2011

    "Mathilde ne sait si Manech l'entendait, dans le brouhaha de son enfance, dans le fracas des grandes vagues où elle plongeait à douze ans, à quinze ans, suspendue à lui. Elle en avait seize quand ils ont fait l'amour pour la première fois, un après-midi d'avril, et se sont juré de se marier à son retour de la guerre. Elle en avait dix-sept quand on lui a dit qu'il était perdu. Elle a pleuré beaucoup, parce que le désespoir est femme, mais pas plus qu'il n'en fallait, parce que l'obstination l'est aussi. Il restait ce fil, rafistolé avec n'importe quoi aux endroits où il craquait, qui serpentait au long de tous les boyaux, de tous les hivers, en haut, en bas de la tranchée, à travers toutes les lignes, jusqu'à l'obscur capitaine pour y porter des ordres criminels. Mathilde l'a saisi. Elle le tient encore. Il la guide dans le labyrinthe d'où Manech n'est pas revenu. Quand il est rompu, elle le renoue. Jamais elle ne se décourage. Plus le temps passe, plus sa confiance s'affermit et son attention. Et puis, Mathilde est d'heureuse nature. Elle se dit que si ce fil ne la ramène pas à son amant, tant pis, c'est pas grave, elle pourra toujours se pendre avec."
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  • Par MarieAlice, le 27 novembre 2010

    Au soir, dans son lit, Mathilde rêve que son petit pêcheur la promène sur le chemin du lac dans la forêt et dans les rues de Cap-Breton, et les dames sur leur porte disent : "Qu'ils sont beaux, tous les deux, regardez cette amitié infectible!"
    Quand elle saura, par Maman, qu'infectible n'existe pas, elle sera très déçue, elle fera dire aux dames : "Regardez cette amitié infectieuse", et, plus tard "Cet amour infecté."
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  • Par kolibri, le 19 juillet 2010

    Et elle se dit que si le fil ne la ramène pas à son amant, tant pis, c'est pas grave, elle pourra toujours se pendre avec.
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Juillet en Septembre 1988 de Sébastien Japrisot - France Dougnac -








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