ISBN : 2070380343
Éditeur : Gallimard (1988)


Note moyenne : 3.31/5 (sur 26 notes) Ajouter à mes livres
Sur une plage déserte, à la fin d'un bel après-midi d'été, un jeune homme tombe, blessé d'un coup de fusil en pleine poitrine. Tour à tour, les femmes qui ont compté dans sa vie racontent l'aventure qu'elles ont partagée avec lui, qui les a conduites à l'abattre. Mais q... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(1)

> Ajouter une critique

    • Livres 3.00/5
    Par Seraphita, le 04 juillet 2010

    Seraphita
    20h15. Un jeune homme titube au soleil couchant sur une plage. Il a une large tache rouge sur le torse. Près du même océan vit Emma, 20 ans. Lors de sa nuit de noce, un jeune homme la kidnappe. Elle apprend que celui-ci vient de s'évader de la citadelle où il purgeait une peine pour viol et meurtre. D'abord terrorisé par cet homme, elle se montre très vite séduite. La relâchera-t-il saine et sauve ? Doit-on croire Emma ? Que nous apportera le témoignage de 8 autres femmes sur le même jeune homme ? 21h10. Que devient le jeune homme sur la plage ?
    C'est le troisième roman de Japrisot que je lis après « la dame dans l'auto avec des lunettes et un fusil » et « Piège pour Cendrillon ». J'apprécie bien ses romans et « La Passion des femmes » m'a été recommandé lors d'une rencontre de lecteurs dans une bibliothèque.
    Voici un roman de Japrisot un peu inégal, avec un début vraiment captivant et original où culmine le mystère. le roman débute par le portrait d'un homme qui n'est plus manifestement maître de lui. On sait peu de choses de lui, on ignore même son nom. Que lui est-il arrivé ? Va-t-il, comme il le pense, mourir ? Puis survient un premier témoignage d'une jeune femme, Emma. L'auteur en dresse un portrait exhaustif. Ensuite, il nous décrit la rencontre inopinée d'Emma avec notre jeune homme qui dit se prénommer Vincent. Cette jeune femme est victime du syndrome de Stockholm, Vincent ne la laissant pas indifférente. Ce premier témoignage est vraiment passionnant : le lecteur s'attache beaucoup au sort d'Emma et aux rapports ambivalents qu'elle tisse avec l'évadé. Lorsque survient le second témoignage, le lecteur est encore davantage captivé puisqu'il comprend mieux l'histoire du jeune homme, qui porte alors un autre prénom et puisque – fait intéressant – les témoignages ne se recoupent pas entièrement. Certaines vérités sont recontextualisées. Cela a attisé ma curiosité : qui dit vrai ? Qui ment ? Quelle est la vérité ? Chaque témoignage d'une femme différente apporte la suite des pérégrinations de notre évadé et éclaire sa destinée d'une lueur nouvelle.
    Des constantes apparaissent au fil des témoignages : le jeune homme est un véritable séducteur sous le charme duquel tombe chaque jeune femme qui essaie de lui venir en aide dans son évasion. Un événement tragique clôt chaque témoignage. le prénom du jeune homme se modifie à chaque fois : identité floue, insaisissable, volonté d'abuser les jeunes femmes, de ne pas laisser une empreinte trop profonde ? Japrisot explore La Passion des femmes du point de vue d'un homme séducteur et peu fidèle. Il mêle aux sentiments des épisodes (parfois crus) de sexe. Au final, la trame peut paraître un peu lassante.
    J'ai moins aimé le témoignage de Frou-Frou, richissime actrice en croisière sur les océans du monde alors que la guerre fait rage. le discours de l'actrice me semblait convenu et un peu trop éloigné de l'intrigue et des pérégrinations du jeune homme.
    J'ai bien apprécié le témoignage de Yoko, une jeune femme japonaise qui maîtrise mal le français parlé et écrit. Japrisot a réussi un tour de force en écrivant ce témoignage : il a produit un texte rempli d'erreurs syntaxiques, de maladresses d'expression, sans que le contenu en pâtisse : d'ailleurs la forme du récit embellit le fond.
    Un mot sur le final (21h10). le procédé qu'emploie Japrisot semble un peu facile et dessert la qualité intrinsèque du roman et de l'histoire tissée au fil des 8 témoignages. Je n'ai guère apprécié ce rebondissement, mais j'avais été prévenue, aussi ma déception a été atténuée.
    Un bon roman, un peu inégal, avec un début fracassant, une écriture agréable à lire, mais une fin assez décevante qui dessert la qualité de l'ensemble.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (2)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Seraphita, le 10 juillet 2010

    Moi, je suis rien, rien du tout.
    Je vis toute mon enfance très contente avec mes parents, à Yokohama. Mon père est monsieur japonais très sévère et directeur du port et ma mère naît à Talcahuano, Chili, et elle chante tout le jour et elle rigole. Mon père dit : « Assez, femme sans cervelle ! » Mais il rigole aussi en cachant sa bouche et il est plein de contentement avec elle parce qu’elle fait de la bonne nourriture. C’est pourquoi mes yeux sont pas collés comme mes compatriotes. A l’école, des filles bourriques me disent Œil du Petit Veau, mais je suis pas haineuse, je jette par-dessus l’épaule.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par Seraphita, le 10 juillet 2010

    Le cœur des femmes est comme l’océan. Dieu sait, quand les tempêtes les plus forcenées l’agitent, la survie têtue, l’immuabilité cancérienne de ses profondeurs.
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)

> voir toutes (21)

Videos de Sébastien Japrisot

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Sébastien Japrisot

Juillet en Septembre 1988 de Sébastien Japrisot - France Dougnac -








Acheter sur Amazon

Faire découvrir La passion des femmes par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Quiz