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Une année à la campagne de
Sue Hubbell
Dans l’herbe autour du chalet, les abeilles sont très occupées à butiner les pissenlits dorés, et ne prêtent aucune attentions aux houstonies et aux violettes. Les violettes pourpres, bleues et blanches, poussent à telle profusion que l’air est embaumé de leur parfum. La brise apporte l’odeur sucrée des fleurs de pruniers sauvages qui poussent dans les bois sur la colline. Les abeilles aiment les fleurs des pruniers sauvages et moi aussi.
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Par LN, le 15/08/2010
Une année à la campagne de
Sue Hubbell
« Nous sommes toutes deux [l’araignée tisseuse de toiles et Sue] des amalgames animés de produits chimiques communs à tous les êtres vivants : carbone, hydrogène, oxygène, azote, soufre et phosphore. Toutes deux sommes confrontées à une série de problèmes posés par notre chimie et notre sensibilité propre, entre autres comment grandir et comment gagner notre vie. Ce sont là de grandes questions et comme c’est souvent le cas avec les Grandes Questions, nous avons trouvé des réponses différentes. (…)
Vivre dans un monde où les réponses aux questions peuvent être si nombreuses et si valables, voilà ce qui me fait sortir du lit et enfiler mes bottes tous les matins. » (p. 85)
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Une année à la campagne de
Sue Hubbell
P 211 Tous autant que nous étions, facteurs ruraux compris, nous comptions tous sur une bonne pluie pour tasser la boue. C’est le règne de la boue. Après l’hiver rigoureux, où le sol est resté gelé sur trente centimètres ou plus, le temps est devenu brusquement chaud et ensoleillé et la terre s’est très vite réchauffée. Les cristaux de glace contenus dans le sol argileux ont fondu et par endroits sur les routes secondaires dépourvues d’assises en pierre ou en gravier, l’argile s’est transformée en une matière qui évoque un pudding au chocolat. Nous disons que les routes ont perdu leur fondement. I
Il faut une bonne pluie pour tasser la boue. Je me rappelle, la première année où j’ai habité ici, avoir trouvé cette affirmation étrange. Je ne sais toujours pas très bien comment opère toute cette chimie, mais rien de tel que des trombes d’eau pour stabiliser les routes et les transformer les plaques de pudding au chocolat en surfaces dures ;
En cette période boueuse, les facteurs ruraux sont obligés de renoncer à une partie de leur tournée et certaines personnes sont aussi isolées que par la neige.
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Par luocine, le 15/07/2009
Une année à la campagne de
Sue Hubbell
Pendant ces douze années, j’ai appris qu’un arbre a besoin d’espace pour pousser, que les coyotes chantent près du ruisseau en janvier, que je peux enfoncer un clou dans du chêne seulement quand le bois est vert, que les abeilles en savent plus long que moi sur la fabrication du miel, que l’amour peut devenir souffrance, et qu’il y a davantage de questions que de réponses.
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Par pyrouette, le 07/10/2010
Une année à la campagne de
Sue Hubbell
"Je me demande parfois où nous autres femmes d'un certain âge nous situons dans le réseau social une fois que la construction du nid a perdu de son charme. Il y a une génération, Margaret Mead, qui avait une assez bonne réponse personnelle à cette question, s'interrogeait aussi à ce sujet et faisait remarquer qu'en d'autres temps et dans d'autres cultures, nous avons joué un rôle..."
"A l'époque où nous étions deux ici à nous nourrir et à travailler, j'avais un grand jardin entre les plaqueminiers et la vieille route le long de la rivière. J'aimais le travail nécessaire pour produire, vers le milieu de l'été. Les rangées bien droites de haricots et de betteraves, les carottes, les pommes de terre, la maïs, les tomates, les cardons, les oignons, les laitues au goût exquis et aux couleurs stupéfiantes. Je semais des petits pois le long du grillage et fleurissaient, donnant ensuite des cosses bien tendres. Et dans tout le potager je faisais pousser des soucis orange vif et jaunes. Ils protégeaient les légumes des insectes qui détestent l'odeur des fleurs et les évitent, épargnant ainsi les légumes..."
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Par leluez, le 09/05/2012
Une année à la campagne de
Sue Hubbell
Depuis lors ont débarqué par vagues des gens qui trouvaient les villes trop compliquées et rêvaient d'une existence simple. Ce qu'ils n'ont pas encore découvert, c'est que la simplicité ou la complexité de l'existence tient à celui qui la mène et que ceux qui trouvaient la vie harassante à la ville la trouveront pire ici où il est beaucoup plus difficile de subvenir à ses besoins
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Par Folfaerie, le 07/08/2011
Une année à la campagne de
Sue Hubbell
Un autre événement important a eu lieu, que je dois au semi-abandon dans lequel je laisse mon domaine. Un soir, vers la fin de l'automne, j'étais allée dîner chez des amis et je rentrais tard. Lorsque j'arrêtais la voiture devant la grange, la nuit fourmillait d'yeux (...) J'éteignis les phares, descendis sans bruit de la camionnette. Je me trouvais au milieu de troupeau de cerfs. C'était une nuit sans lune mais à la lueur des étoiles, leur silhouette se détachait assez clairement et, n'étant plus aveuglés par les phares, ils se détendirent et se remirent à brouter l'herbe et le trèfle encore verdoyants qui avaient poussé autour de la grange et en-dessous
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Par luocine, le 10/07/2009
Une année à la campagne de
Sue Hubbell
Pendant ces douze années, j’ai appris qu’un arbre a besoin d’espace pour pousser, que les coyotes chantent près du ruisseau en janvier, que je peux enfoncer un clou dans du chêne seulement quand le bois est vert, que les abeilles en savent plus long que moi sur la fabrication du miel, que l’amour peut devenir souffrance, et qu’il y a davantage de questions que de réponses.