> J.M.G Le Clézio (Illustrateur)
> Janine Hérisson (Traducteur)

ISBN : 2070388697
Éditeur : Gallimard (1994)


Note moyenne : 4.12/5 (sur 32 notes) Ajouter à mes livres
Un jour, Sue Hubbell, biologiste de formation, ayant travaillé comme bibliothécaire, lasse de vivre en marge de la société de consommation de l'Est américain, décide de changer de vie. Avec son mari, elle part à la recherche d'un endroit où ils pourraient vivre loin des... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par keisha, le 19 août 2008

    keisha
    En ville, on m'appele la Dame aux Abeilles. Dans quel autre domaine pourrais-je acquérir un titre semblable ?(...)
    Je vis ici dans les monts Ozark, au sud du Missouri, depuis douze ans maintenant, et la plupart du temps j'ai vécu seule. J'ai appris à diriger une affaire que nous avions montée ensemble, une entreprise d'apiculture et de production de miel, occupation hasardeuse et marginale qui ne me libère jamais vraim ent des soucis financiers mais me permet de vivre dans ces collines que j'aime.(...)
    Pendant ces douze années, j'ai appris qu'un arbre a besoin d'espace pour pousser, que les coyotes chantent près du ruisseau en janvier, que je peux enfoncer un clou dans du chêne seulement quand le bois est vert, que les abeilles en savent plus long que moi sur la fabrication du miel, que l'amour peut devenir souffrance, et qu'il y a davantage de questions que de réponses.
    Dans une autre vie, Sue Hubbell était biologiste et bibliothécaire à Rhode Island jusqu'au jour où, avec son mari, elle crée une "ferme d'abeilles". Après le départ de son mari, elle reste seule sur ses quelques hectares de terres et de bois.
    De brefs chapîtres égrennent la chronique d'une vie près de la nature, au fil des saisons, une vie de travail certes, mais aussi de découverte. Des bestioles peu ou prou sympathiques à prime abord ont la vedette : les araignées recluses brunes, craintes à tort, mais qui contribuent à endiguer le flot des touristes, les vipères rouges, les aoûtats, les coyotes, les chiens , sans oublier les abeilles.
    Ce livre est une leçon de bonheur. Sue Hubbell se décrit comme une femme de cinquante ans, [qui vit] sa vie seule, en paix avec elle-même et avec le monde environnant.
    Vivre dans un monde où les réponses aux questions peuvent être si nombreuses et si valables, voilà ce qui me fait sortir du lit et enfiler mes bottes tous les matins.
    Mais l'humour n'est jamais bien loin ; ainsi selon le postier :
    "En principe, il y aura du soleil aujourd'hui et demain, évidemment j'ai entendu ça sur une de ces petites radios d'importation, alors je sais pas s'il faut le croire ou pas."
    Et cette façon de vivre si loin du stress de la ville ; chez le soudeur :
    "Il me versa une tasse de café et s'en servit une également. Nous parlâmes du temps, discutant les avantages et les inconvénients de la pluie dans le passé, le présent et l'avenir. Puis il me demanda ce que je voulais."
    Gros coup de coeur donc ! Ce livre si fin et si charmant rend véritablement plus heureux !
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    • Livres 5.00/5
    Par Folfaerie, le 07 août 2011

    Folfaerie
    Encore un coup de coeur et cette fois pour mon challenge Nature Writing ! Je dois la découverte de cette perle du NW à Touloulou qui m'a harcelée pour que je le lise. Et comme j'ai bien fait... Une fois de plus, la préface, délicieuse, est signée par Le Clézio (c'est lui qui avait écrit celle de l'Almanach du comté des sables d'Aldo Leopold).
    A la fin du livre, ma première réflexion fut : qu'est-ce que j'aimerai la rencontrer ! Sue Hubbell a eu un parcours comme je les aime, imaginez un peu, à la fois biologiste et bibliothécaire !!
    Un beau jour, elle décide d'aller vivre à la campagne, dans le sud du Missouri, plus précisément dans les monts Ozark. Bien que parfaitement ignorante en matière d'élevage ou d'agriculture, Sue se lance avec un bel enthousiasme dans le métier d'apicultrice. Contre toute attente, elle réussit dans ce domaine, sans doute car elle est une femme à l'intelligence vive, toujours en éveil, grande observatrice, douée de patience et surtout sans cesse émerveillée par la nature qui l'entoure. Ses réflexions et observations témoignent de son intérêt et de son amour pour toutes les autres créatures vivantes, même celles parmi les moins aimées de ses contemporains : les serpents et cafards, les araignées et les coyotes...
    Je craignais de m'ennuyer un peu en lisant les passages consacrés aux abeilles, il n'en fut rien. Sue Hubbell a un talent remarquable de conteuse, qui sait donner de l'importance à de menus faits ou à des observations scientifiques. Il émane une paix certaine de ses constatations qui permet au lecteur de se couler dans son mode de vie. Travailler en accord avec sa terre, regarder passer les saisons, nourrir ses réflexions, s'accommoder des petits tracas de l'existence, tirer les leçons de diverses expériences...
    Elle savait parfaitement se débrouiller en de nombreux domaines, la menuiserie, bricoler un poulailler, scier un arbre et même réparer une voiture et un tracteur. Qui a dit que les intellectuels ne savent rien faire de leurs dix doigts ?
    J'ai autant adoré le récit de cette formidable expérience autant que le ton et le style de l'auteur.
    Un récit nostalgique et empreint d'espoir car il me semble qu'une telle vie simple est à la porté de tous, à la condition de se montrer tolérant, humble et ouvert d'esprit, envers toutes les autres créatures qui nous côtoient. Un immense coup de coeur, pour le livre et pour cette femme écrivain.
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    • Livres 5.00/5
    Par Glacha, le 26 avril 2012

    Glacha
    Après la lecture de ce livre, nous ne pouvons qu'y repenser encore et encore... En regardant les abeilles butiner, en entendant les oiseaux chanter ou en sentant l'odeur d'une tarte en train de cuire au four. Sue Hubbell nous amène avec elle, durant une année, en pleine campagne et nous fait découvrir la nature grâce à nos cinq sens. le détail des descriptions naturalistes et sa façon de conter les petits plaisirs simples ne peuvent qu'enchanter un lecteur ayant envie de s'évader...
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    • Livres 5.00/5
    Par Carosand, le 16 décembre 2010

    Carosand
    J'ai lu ce livre il y a longtemps, désireuse comme aujourd'hui d'une vie simple au contact de la nature, je suis tombée par hazard sur ce livre et je l'ai adoré car il décrit tout de la vie telle qu'elle devrait être. Ce livre qui pourrait être ennuyeux ne l'est pas du tout, on vit avec l'héroïne en ressentant la chaleur ou le froid du climat capricieux de la nature. Une découverte fabuleuse qui me reste encore en mémoire.
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    • Livres 2.00/5
    Par maylibel, le 08 août 2011

    maylibel
    Sue Hubbell a accompli ce que beaucoup ont rêvé de faire un jour : lâcher son travail et sa vie en ville pour s'installer à la campagne, dans une ferme du Missouri où elle vit désormais de l'élevage d'abeilles et de la production de miel. Elle nous raconte sa vie rythmée par les saisons.
    J'attendais probablement trop de ce livre, dont j'avais entendu beaucoup de bien et qui bénéficie d'une belle préface de JMG le Clézio. Or je ne me suis absolument pas attachée à Sue Hubbell. Ses anecdotes m'ont laissé froide. Surtout, j'ai été franchement agacée par ses longues et nombreuses digressions sur la vie des animaux, dont l'accumulation m'a donné l'impression de suivre un cours de biologie. Bien qu'il m'ait permis de découvrir nombre de faits concernant la faune et la flore américaines, ce récit m'a donc rapidement lassée. Décevant.
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Citations et extraits

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  • Par veronique55, le 12 septembre 2010

    P 211 Tous autant que nous étions, facteurs ruraux compris, nous comptions tous sur une bonne pluie pour tasser la boue. C’est le règne de la boue. Après l’hiver rigoureux, où le sol est resté gelé sur trente centimètres ou plus, le temps est devenu brusquement chaud et ensoleillé et la terre s’est très vite réchauffée. Les cristaux de glace contenus dans le sol argileux ont fondu et par endroits sur les routes secondaires dépourvues d’assises en pierre ou en gravier, l’argile s’est transformée en une matière qui évoque un pudding au chocolat. Nous disons que les routes ont perdu leur fondement. I
    Il faut une bonne pluie pour tasser la boue. Je me rappelle, la première année où j’ai habité ici, avoir trouvé cette affirmation étrange. Je ne sais toujours pas très bien comment opère toute cette chimie, mais rien de tel que des trombes d’eau pour stabiliser les routes et les transformer les plaques de pudding au chocolat en surfaces dures ;
    En cette période boueuse, les facteurs ruraux sont obligés de renoncer à une partie de leur tournée et certaines personnes sont aussi isolées que par la neige.
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  • Par LN, le 15 août 2010

    « Nous sommes toutes deux [l’araignée tisseuse de toiles et Sue] des amalgames animés de produits chimiques communs à tous les êtres vivants : carbone, hydrogène, oxygène, azote, soufre et phosphore. Toutes deux sommes confrontées à une série de problèmes posés par notre chimie et notre sensibilité propre, entre autres comment grandir et comment gagner notre vie. Ce sont là de grandes questions et comme c’est souvent le cas avec les Grandes Questions, nous avons trouvé des réponses différentes. (…)
    Vivre dans un monde où les réponses aux questions peuvent être si nombreuses et si valables, voilà ce qui me fait sortir du lit et enfiler mes bottes tous les matins. » (p. 85)
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  • Par pyrouette, le 07 octobre 2010

    "Je me demande parfois où nous autres femmes d'un certain âge nous situons dans le réseau social une fois que la construction du nid a perdu de son charme. Il y a une génération, Margaret Mead, qui avait une assez bonne réponse personnelle à cette question, s'interrogeait aussi à ce sujet et faisait remarquer qu'en d'autres temps et dans d'autres cultures, nous avons joué un rôle..."


    "A l'époque où nous étions deux ici à nous nourrir et à travailler, j'avais un grand jardin entre les plaqueminiers et la vieille route le long de la rivière. J'aimais le travail nécessaire pour produire, vers le milieu de l'été. Les rangées bien droites de haricots et de betteraves, les carottes, les pommes de terre, la maïs, les tomates, les cardons, les oignons, les laitues au goût exquis et aux couleurs stupéfiantes. Je semais des petits pois le long du grillage et fleurissaient, donnant ensuite des cosses bien tendres. Et dans tout le potager je faisais pousser des soucis orange vif et jaunes. Ils protégeaient les légumes des insectes qui détestent l'odeur des fleurs et les évitent, épargnant ainsi les légumes..."

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  • Par ivredelivres, le 25 septembre 2010

    Dans l’herbe autour du chalet, les abeilles sont très occupées à butiner les pissenlits dorés, et ne prêtent aucune attentions aux houstonies et aux violettes. Les violettes pourpres, bleues et blanches, poussent à telle profusion que l’air est embaumé de leur parfum. La brise apporte l’odeur sucrée des fleurs de pruniers sauvages qui poussent dans les bois sur la colline. Les abeilles aiment les fleurs des pruniers sauvages et moi aussi.
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  • Par luocine, le 15 juillet 2009

    Pendant ces douze années, j’ai appris qu’un arbre a besoin d’espace pour pousser, que les coyotes chantent près du ruisseau en janvier, que je peux enfoncer un clou dans du chêne seulement quand le bois est vert, que les abeilles en savent plus long que moi sur la fabrication du miel, que l’amour peut devenir souffrance, et qu’il y a davantage de questions que de réponses.
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