AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2070664791
Éditeur : Gallimard (2015)

Note moyenne : 3.62/5 (sur 432 notes)
Résumé :
Dans la lignée d'Une nuit de Cléopâtre, Théophile Gautier a composé Le Roman de la Momie comme une rêverie orientaliste, mais fondée sur une solide documentation. Il s'est en particulier beaucoup inspiré du savant ouvrage d'Ernest Feydeau, Histoire des usages funèbres et des sépultures des peuples anciens (1858).

Le Roman de la Momie parut d'abord en feuilleton dans le Moniteur universel, du 11 mars au 16 mai 1857, puis chez Hachette en 1858.
<... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.fr
Critiques, Analyses & Avis (39) Voir plus Ajouter une critique
soleil23
soleil2301 juin 2012
  • Livres 4.00/5
Je viens de lire une critique negative de ce livre sur un blog dedie a la lecture. La lectrice disait ne pas avoir aime les details trop longs et qui s'etalaient sur des pages et des pages. J'avoue que j'ai sursaute a cet avis trop injuste envers un roman magnifique. Comment trop ? Alors que, justement, ce sont les descriptions minutieuses qui font le charme de ce roman.
Et puis comment parler de l'Egypte ancienne, celle des pharaons au faste sans pareil, celle des palais joyaux de l'architecture, des pyramides, des chambres aux tresors infinis. Comment ecrire toute cette beaute sans passer par les descriptions.
Comment exciter l'imagination des lecteurs sans decrire les couleurs, les formes et les senteurs de la vie quotidienne en ce temps la.
En fait, les details dans ce genre de litterature deviennent plus qu'indispensables : vitales au recit.
Sinon a quoi ressemblerait Nefertiti sans le tableau de mots peint par les ecrivains decrivant son nez, sa bouche, ses yeux....
Et finalement, le detail est au reve ce que le printemps est a la nature, il l'a reveille, fait eclater ses couleurs et accentue la beaute des choses.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          400
Gwen21
Gwen2117 octobre 2012
  • Livres 4.00/5
Contrairement à ce que son titre pourrait légitimement laisser croire, le "Roman de la momie" n'est pas un roman. C'est un récit qu'il faut rapprocher du conte et plus particulièrement du conte oriental. Tout y est : le voyage dans un pays enchanté comme est l'Egypte Ancienne décrite ici avec brio par Théophile Gautier, les personnages au caractère entier et passionné, à la limite du manichéisme, la magie, la vieille servante qui s'apparente à une sorcière hideuse, le couple d'amants dont l'amour est voué au désespoir, une femme aimé de trop (oui, quand il y a deux femmes pour un même homme, il y en a toujours une de trop!), les serviteurs dévoués, les sortilèges et les dieux. Bref, Théophile Gautier propose à la curiosité d'un lecteur à l'imagination fertile un conte de mille et une nuits sous le ciel étoilé de l'ancienne Thèbes, à l'époque glorieuse des Pharaons qui dominaient le monde connu.
Alors oui, c'est vrai, je l'accorde à certains lecteurs qui se laissent facilement rebuter dès qu'une description dépasse la longueur d'une phrase, le récit est très descriptif mais j'ajoute que c'est ce perfectionnisme dans la narration qui permet de compenser une intrigue assez peu prégnante qui réserve assez peu de surprises ; c'est ce souci du détail qui permet de véritablement plonger le lecteur dans un dépaysement total, le transportant véritablement dans l'Egypte des anciens millénaires.
Je reviens à mon fil rouge : le conte. Comme dans un conte, le lecteur trouvera plusieurs incohérences qui lui feront lever le sourcil lorsqu'il s'avérera que les explorateurs anglais venus déterrer de la momie trouveront on-ne-peut-plus facilement une tombe inviolée à exhumer, lorsqu'une humble servante juive sale, vieille et réduite en esclavage se hissera auprès de Pharaon dans son char royal, lorsque Tahoser, notre héroïne, traversera nuitamment le Nil à la nage faisant fi des crocodiles et que les rues de Thèbes, la plus grande ville orientale de l'époque, resteront désespérément vides... de même le lecteur attentif pourra s'étonner qu'un rouleau de parchemin trouvé dans une sépulture puisse, retranscrit en latin, correspondre à ce récit dont la prose est clairement inspirée du style littéraire français du XIXème siècle.
Mais laissez là tous ces éléments sans importance, fermez juste les yeux (pas facile de lire les yeux fermés, je sais) et laissez-vous transporter dans un monde à la fois féerique et cruel où les princesses aiment avec tant de passion qu'elles abandonnent le luxe pour se faire servante, où les rois sont si épris que leur rage devient leur ruine et que l'histoire est si bien écrite que, vous, lecteur, succomberez à son sortilège envoûtant.

Challenge ABC 2012 - 2013
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          240
cmpf
cmpf17 avril 2015
  • Livres 5.00/5
Au 19ème un goût pour l'orient s'est emparé des arts. La peinture surtout a montré des odalisques et autre manifestation des fantasmes de l'occident. Beaucoup d'écrivains ont aussi fait le voyage d'orient et rapporté le récit de leurs pérégrinations. le Roman de la momie s'inscrit dans ce mouvement et a fait rêver les lecteurs contemporains de Théophile Gautier comme il nous fait encore rêver aujourd'hui. Mais il a aussi les défauts de cette époque, et si l'auteur manifeste une admiration certaine pour les Égyptiens, il relaie l'opinion de l'époque sur les africains subsahariens.
Ainsi peut-on lire : « Quelques rares esclaves de la race Nahasi, au teint noir, au masque simiesque, à l'allure bestiale, bravant seuls l'ardeur du jour, portaient chez leurs maîtres l'eau puisée au Nil dans des jarres suspendues à un bâton posé sur l'épaule » ou encore « Après la musique arrivaient les captifs barbares, à tournures étranges, à masque bestial, à peau noire, à chevelure crépue, ressemblant autant au singe qu'à l'homme, et vêtus du costume de leur pays : une jupe au-dessus des hanches et retenue par une bretelle unique, brodée d'ornements de couleurs diverses. »
Ceci dit, pour qui est sensible au style plus qu'à l'histoire c'est un pur bonheur. le vocabulaire est d'une grande richesse, outre les termes propres à l'Égypte tels calarisis qui désigne un vêtement, ou amschir, sorte d'encensoir, vous rencontrez des mots comme hiéracocéphale qui signifie à tête d'épervier. Même en dehors du contexte certains termes sont assez peu usités, j'ai appris pour ma part le sens de conculcateur ; pas sûr pour autant que je puisse le replacer dans une conversation. Les descriptions sont très nombreuses particulièrement dans le premier tiers et d'une grande précision, rejoignant l'art pictural.
Dans un prologue, l'auteur nous raconte la découverte par un Lord anglais accompagné d'un savant allemand et guidé par un « entrepreneur de fouille » grec d'une sépulture inviolée et qui contient contre toute attente, vu sa richesse, le corps d'une très jeune femme, admirablement conservée à tel point qu'on peut encore en admirer la beauté. Dans le sarcophage, un papyrus qui retrace l'histoire de cette jeune femme et la raison de sa présence dans cette vallée des rois. Il faut reconnaitre que ce texte sensé être écrit par un grammate trente-trois siècles auparavant sonne de façon étonnamment moderne. Peu importe. Ce n'est pas un roman historique mais plutôt un songe où tout est possible. Mais que d'amours contrariés dans ce récit, celui de Pharaon pour Tahoser, celui de Tahoser pour Poeri, celui d'Ahmosis pour Tahoser… et celui de Lord Evandale pour Tahoser.
Théophile Gautier a toujours été très attiré par l'Orient, il écrit à Gérard de Nerval : « On n'est pas toujours du pays qui vous a vu naître, et, alors, on cherche à travers tout sa vraie patrie […] moi, je suis Turc, non de Constantinople, mais d'Égypte. Il me semble que j'ai vécu en Orient. ». le roman est dédié à Ernest Feydeau, (père de Georges) dont L Histoire des usages funèbres et des sépultures des peuples anciens l'a beaucoup inspiré.
Lu dans le cadre du challenge XIXè siècle 2015
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          190
aouatef79
aouatef7902 février 2016
  • Livres 5.00/5
Amoureux de l' Orient,Théophile Gautier a visité l' Egypte et
cette visite a coincidé avec l' inauguration du Canal de Suez.
" le roman de la momie n' est pas un livre historique mais
avant de l' écrire, l' auteur s' est bien documenté auprès de
son futur ami,Ernest Feydeau qui est à la fois écrivain et
archéologue. Ce dernier a écrit un ouvrage intitulé:"Une
histoire des usages funèbres et des sépultures chez les
peuples anciens, consacré à l' Egypte ancienne"
L' auteur a situé le déroulement de cette fiction à l' époque
où les Hébreux étaient persécutés et maltraités par les
Pharaons.
L' héroine du livre est Tahoser,fille d' un grand prêtre
d' Egypte. Cette jeune femme est très belle. Elle a été remar-
-qué par Pharaon et ce dernier a jeté son dévolu sur elle. IL
l' a fait recherché dans toute l' Egypte.
Commenter  J’apprécie          230
zorazur
zorazur02 mai 2012
  • Livres 5.00/5
C'est un roman que j'ai dévoré enfant avec passion et précipitation. Ce fut pour la gamine que j'étais la fabuleuse découverte de l'Egypte ancienne, d'un épisode marquant bien que fortement adapté de l'histoire biblique, d'une histoire d'amour hors du commun - que dis-je, de plusieurs histoires d'amour - et surtout, surtout, de ce que l'écriture permet de faire, des merveilles d'évasion qu'elle recèle. Gamine je suis ainsi descendue dans les galeries souterraines, attentive à chaque détail, j'ai partagé des repas, j'ai parcouru des palais, j'ai revêtu des atours fabuleux, j'ai dansé au son d'instruments étranges, je me suis glissée dans la cohorte infinie des Hébreux en fuite, j'ai tenté de barrer chemin à l'armée de Pharaon. Chaque ligne était pour moi la découverte d'une matière, d'une couleur, d'une pierre, d'un fruit, d'un art, d'une arme. J'ai rêvé, je m'y voyais. J'en rêve encore.
Alors faites rêver les enfants, parlez leur de la momie, de son roman, de sa découverte, de cette vie imagée, et s'ils rechignent à lire le livre, faites les s'asseoir par terre autour de vous et commencez à leur lire...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          210
Citations & extraits (62) Voir plus Ajouter une citation
cmpfcmpf12 avril 2015
Je vous révélerai une tombe qui jusqu’ici a échappé aux investigations des chercheurs, et que nul ne connaît hors moi ; c’est un trésor que j’ai précieusement gardé pour quelqu’un qui en fût digne.
– Et à qui vous le ferez payer fort cher, dit le lord en souriant.
– Ma franchise m’empêche de contredire Votre Seigneurie : j’espère retirer un bon prix de ma découverte ; chacun vit, en ce monde, de sa petite industrie : je déterre des Pharaons, et je les vends aux étrangers. Le Pharaon se fait rare, au train dont on y va ; il n’y en a pas pour tout le monde. L’article est demandé, et l’on n’en fabrique plus depuis longtemps.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          160
PiertyMPiertyM31 mai 2016
Les sages ont, depuis longtemps, renoncé à expliquer le cœur des femmes, ils possèdent l'astronomie, l'astrologie, l'arithmétique...(...)...mais ils ignorent entièrement pourquoi une femme préfère un homme à un autre, un misérable Israélite à un Pharaon illustre.
Commenter  J’apprécie          240
aouatef79aouatef7910 février 2016
Elle se tut quelques minutes, hésitant entre la réligion et l' amour ; l' amour l' emporta, et elle dit :
" Tu m' expliqueras ton Dieu, et je tâcherai de le comprendre .
- C' est bien, dit Poétri, tu seras ma femme ; reste ici, car le Pharaon, sans doute amoureux de toi, te fait
chercher par ses émissaires ; il ne te découvrira pas sous cet humble toit, et dans quelques jours nous
serons hors de sa puissance. Mais la nuit s' avance, il faut que je parte . "
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          130
CielvariableCielvariable06 avril 2013
« Qu'as-tu, chère maîtresse, pour être triste et malheureuse ? N'es-tu
pas jeune, belle à faire envie aux plus belles, libre, et ton père, le grand
prêtre Pétamounoph, dont la momie ignorée repose dans un riche
tombeau, ne t'a-t-il pas laissé de grands biens dont tu disposes à ton
gré ? Ton palais est très beau, tes jardins sont très vastes et arrosés
d'eaux transparentes. Tes coffres de pâte émaillée et de bois de
sycomore contiennent des colliers, des pectoraux, des gorgerins, des
anneaux pour les jambes, des bagues aux chatons finement travaillés;
tes robes, tes calasiris, tes coiffures dépassent le nombre des jours de
l'année ; Hôpi-Mou, le père des eaux, recouvre régulièrement de sa vase
féconde tes domaines, dont un gypaète volant à tire-d'aile ferait à peine
le tour d'un soleil à l'autre ; et ton coeur, au lieu de s'ouvrir
joyeusement à la vie comme un bouton de lotus au mois d'Hâthor ou de
Choïack, se referme et se contracte douloureusement. » Tahoser
répondit à Nofré :
« Oui, certes, les dieux des zones supérieures m'ont favorablement
traitée ; mais qu'importent toutes les choses qu'on possède, si l'on n'a
pas la seule qu'on souhaite ? Un désir non satisfait rend le riche aussi
pauvre dans son palais doré et peint de couleurs vives, au milieu de ses
amas de blé, d'aromates et de matières précieuses, que le plus
misérable ouvrier des Memnonia qui recueille avec de la sciure de bois
le sang des cadavres, ou que le nègre demi-nu manoeuvrant sur le Nil sa
frêle barque de papyrus, à l'ardeur du soleil de midi. »
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
CielvariableCielvariable06 avril 2013
Tahoser attendit en vain Pharaon et régna sur l'Égypte, puis elle mourut
au bout de peu de temps. On la déposa dans la tombe magnifique
préparée pour le roi, dont on ne put retrouver le corps, et son histoire,
écrite sur papyrus avec des têtes de chapitre en caractères rouges, par
Kakevou, grammate de la double chambre de lumière et gardien des
livres, fut placée à côté d'elle sous le lacis des bandelettes.
Était-ce Pharaon ou Poëri qu'elle regrettait ? Le grammate Kakevou ne
le dit pas, et le docteur Rumphius, qui a traduit les hiéroglyphes du
grammate égyptien, n'a pas osé prendre sur lui de décider la question.
Quant à Lord Evandale, il n'a jamais voulu se marier, quoiqu'il soit le
dernier de sa race.
Les jeunes misses ne s'expliquent pas sa froideur à l'endroit du beau
sexe ; mais, en conscience, peuvent-elles imaginer que Lord Evandale
est rétrospectivement amoureux de Tahoser, fille du grand prêtre
Pétamounoph, morte il y a trois mille cinq cents ans ? Il y a pourtant
des folies anglaises moins motivées que celle-là.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
Videos de Théophile Gautier (28) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Théophile Gautier
Théophile GAUTIER, Contes Humoristiques
autres livres classés : egypteVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Le pied de momie

Le narrateur de la nouvelle est :

un parisien
un marchand
un prince

10 questions
22 lecteurs ont répondu
Thème : Le pied de momie et autres récits fantastiques de Théophile GautierCréer un quiz sur ce livre