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ISBN : 2290336777
Éditeur : Librio (2003)


Note moyenne : 3.61/5 (sur 283 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Dans la lignée d'Une nuit de Cléopâtre, Théophile Gautier a composé Le Roman de la Momie comme une rêverie orientaliste, mais fondée sur une solide documentation. Il s'est en particulier beaucoup inspiré du savant ouvrage d'Ernest Feydeau, Histoire des usages funèbres e... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par soleil23, le 01 juin 2012

    soleil23
    Je viens de lire une critique negative de ce livre sur un blog dedie a la lecture. La lectrice disait ne pas avoir aime les details trop longs et qui s'etalaient sur des pages et des pages. J'avoue que j'ai sursaute a cet avis trop injuste envers un roman magnifique. Comment trop ? Alors que, justement, ce sont les descriptions minutieuses qui font le charme de ce roman.
    Et puis comment parler de l'Egypte ancienne, celle des pharaons au faste sans pareil, celle des palais joyaux de l'architecture, des pyramides, des chambres aux tresors infinis. Comment ecrire toute cette beaute sans passer par les descriptions.
    Comment exciter l'imagination des lecteurs sans decrire les couleurs, les formes et les senteurs de la vie quotidienne en ce temps la.
    En fait, les details dans ce genre de litterature deviennent plus qu'indispensables : vitales au recit.
    Sinon a quoi ressemblerait Nefertiti sans le tableau de mots peint par les ecrivains decrivant son nez, sa bouche, ses yeux....
    Et finalement, le detail est au reve ce que le printemps est a la nature, il l'a reveille, fait eclater ses couleurs et accentue la beaute des choses.
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    • Livres 4.00/5
    Par Gwen21, le 17 octobre 2012

    Gwen21
    Challenge ABC 2012 - 2013
    3/26
    Contrairement à ce que son titre pourrait légitimement laisser croire, le "Roman de la momie" n'est pas un roman. C'est un récit qu'il faut rapprocher du conte et plus particulièrement du conte oriental. Tout y est : le voyage dans un pays enchanté comme est l'Egypte Ancienne décrite ici avec brio par Théophile Gautier, les personnages au caractère entier et passionné, à la limite du manichéisme, la magie, la vieille servante qui s'apparente à une sorcière hideuse, le couple d'amants dont l'amour est voué au désespoir, une femme aimé de trop (oui, quand il y a deux femmes pour un même homme, il y en a toujours une de trop!), les serviteurs dévoués, les sortilèges et les dieux. Bref, Théophile Gautier propose à la curiosité d'un lecteur à l'imagination fertile un conte de mille et une nuits sous le ciel étoilé de l'ancienne Thèbes, à l'époque glorieuse des Pharaons qui dominaient le monde connu.
    Alors oui, c'est vrai, je l'accorde à certains lecteurs qui se laissent facilement rebuter dès qu'une description dépasse la longueur d'une phrase, le récit est très descriptif mais j'ajoute que c'est ce perfectionnisme dans la narration qui permet de compenser une intrigue assez peu prégnante qui réserve assez peu de surprises ; c'est ce souci du détail qui permet de véritablement plonger le lecteur dans un dépaysement total, le transportant véritablement dans l'Egypte des anciens millénaires.
    Je reviens à mon fil rouge : le conte. Comme dans un conte, le lecteur trouvera plusieurs incohérences qui lui feront lever le sourcil lorsqu'il s'avérera que les explorateurs anglais venus déterrer de la momie trouveront on-ne-peut-plus facilement une tombe inviolée à exhumer, lorsqu'une humble servante juive sale, vieille et réduite en esclavage se hissera auprès de Pharaon dans son char royal, lorsque Tahoser, notre héroïne, traversera nuitamment le Nil à la nage faisant fi des crocodiles et que les rues de Thèbes, la plus grande ville orientale de l'époque, resteront désespérément vides... de même le lecteur attentif pourra s'étonner qu'un rouleau de parchemin trouvé dans une sépulture puisse, retranscrit en latin, correspondre à ce récit dont la prose est clairement inspirée du style littéraire français du XIXème siècle.
    Mais laissez là tous ces éléments sans importance, fermez juste les yeux (pas facile de lire les yeux fermés, je sais) et laissez-vous transporter dans un monde à la fois féerique et cruel où les princesses aiment avec tant de passion qu'elles abandonnent le luxe pour se faire servante, où les rois sont si épris que leur rage devient leur ruine et que l'histoire est si bien écrite que, vous, lecteur, succomberez à son sortilège envoûtant.
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    • Livres 4.00/5
    Par misspendergast, le 10 mars 2014

    misspendergast
    Le Roman De La Momie de Théophile Gautier est un roman qui m'intriguait depuis un certain temps. Ayant déjà lu un certain nombre de ses nouvelles et romans (La morte amoureuse, Jettatura, le pied de la momie, La cafetière....) j'étais curieuse de découvrir à proprement parler un roman de cet auteur que j'admire énormément! le seul roman que j'avais lu de lui étant Le capitaine Fracasse! Résultat le roman m'a charmé!
    L'histoire débute dans la vallée de Biban-el-Molouk lorsque le grec Argyropoulos accepte de ''vendre'' en quelque sorte l'endroit où se trouve une tombe inviolée au jeune Lord Evandale. Celui-ci est accompagné du docteur Rumphius dans ses pérégrinations égyptiennes.
    Qu'elle n'est pas leur surprise de trouver dans la tombe non pas une momie masculine mais une momie féminine qui garde encore toute sa fraîcheur et son teint parfait alors même que quelques 3000 années sont passées! Lord Evandale qui voulait offrir sa trouvaille au British Museum est totalement subjugué par la beauté de la pharaonne morte. Il en devient amoureux et décide de la ramener chez lui en Angleterre sur son domaine. Dès lors, le professeur Rumphius va tenter de décrypter le papyrus se trouvant au côté de la momie et c'est cette histoire qui nous sera contée.
    Je dois avouer que le début m'a laissé un peu sceptique! J'ai trouvé que les descriptions étaient trop longues, il faut attendre les 1/3 du livre avant que l'histoire ne démarre réellement. Heureusement aimant le style de Gautier et ses phrases légèrement ampoulées l'attente ne fut pas trop longue.
    Par la suite une fois que l'histoire de la belle égyptienne se nommant Tahoser commence nous sommes totalement happée par l'univers enchanteur et mystérieux de l'ancienne Égypte.
    L'histoire apparaît relativement simple, Tahoser fille du grand prêtre mort vit désormais seule dans le luxe, mais elle se meure d'amour pour le beau Poëri un jeune hébreu riche lui aussi, cependant celui-ci ne la remarque même pas. En revanche Pharaon de retour d'une guerre et qui plus est victorieux distingue la jeune fille et fera tout pour l'obtenir. Mais avant même que ce dernier ait pu la séduire, Tahoser s'enfuit de chez elle et devient servante chez Poëri sans que celui-ci sache qu'elle est en réalité la riche fille du grand prêtre de Pharaon. Cependant Poëri semble cacher un secret! Quel est-il?
    Il y a énormément de péripéties qui se déroulent dans cette histoire. L'auteur, avant que le récit démarre, vraiment nous présente à chaque fois dans un chapitre les trois protagonistes principaux. Puis les évènements s'enchaînent, on est pris de pitié pour la jeune et pauvre Tahoser et son amour à sens unique. L'histoire est plutôt dramatique et mêle habilement récit et histoire biblique puisque dans les dernier chapitres on retrouve le personnage de Moïse ainsi que l'épisode des sept plaies d'Égypte.
    Ce qui m'a plus ou moins dérangé, mais c'est sans doute plus par habitude, c'est le fait qu'ici il n' y a pas de fantastique, le monde de Lord Evandale n'est que prétexte pour raconter le récit. Ici nous ne somme pas dans La morte amoureuse.. Il n' y a aucune note de fantastique auquel nous a habitué Gautier. C'est une belle histoire, une belle histoire extrêmement triste. Aussi, le récit prédomine, ne vous attendez pas à de grands dialogue vous serez déçus.
    Seul petite déception, j'aurai aimé voir plus ce qui se passait dans le présent des archéologues et notamment comprendre la fascination de Lord Evandale pour la jeune pharaonne morte.
    Une très belle lecture que je conseille fortement!
    17/20

    Lien : http://misspendergast.eklablog.com/le-roman-de-la-momie-by-theophile..
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    • Livres 5.00/5
    Par zorazur, le 02 mai 2012

    zorazur
    C'est un roman que j'ai dévoré enfant avec passion et précipitation. Ce fut pour la gamine que j'étais la fabuleuse découverte de l'Egypte ancienne, d'un épisode marquant bien que fortement adapté de l'histoire biblique, d'une histoire d'amour hors du commun - que dis-je, de plusieurs histoires d'amour - et surtout, surtout, de ce que l'écriture permet de faire, des merveilles d'évasion qu'elle recèle. Gamine je suis ainsi descendue dans les galeries souterraines, attentive à chaque détail, j'ai partagé des repas, j'ai parcouru des palais, j'ai revêtu des atours fabuleux, j'ai dansé au son d'instruments étranges, je me suis glissée dans la cohorte infinie des Hébreux en fuite, j'ai tenté de barrer chemin à l'armée de Pharaon. Chaque ligne était pour moi la découverte d'une matière, d'une couleur, d'une pierre, d'un fruit, d'un art, d'une arme. J'ai rêvé, je m'y voyais. J'en rêve encore.
    Alors faites rêver les enfants, parlez leur de la momie, de son roman, de sa découverte, de cette vie imagée, et s'ils rechignent à lire le livre, faites les s'asseoir par terre autour de vous et commencez à leur lire...
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    • Livres 5.00/5
    Par stcyr04, le 17 janvier 2013

    stcyr04
    Le roman s'ouvre sur un prologue circonstancié, narration des conditions de la découverte de la fameuse momie, par un lord anglais et un docteur allemand spécialiste d'antiquités égyptiennes, récit donnant prétexte à une série de descriptions fabuleuses et fastueuses, pleines d'un art consommé pour la mise en scène et de goût pour l'archéologie (science alors en plein développement et inspiratrice d'artistes de toutes sortes) et l'exotisme.
    Passé cette introduction, c'est un saut de 3500 ans en arrière que nous faisons, télé transportés que nous sommes, à Thèbes, à l'époque où vécut Tahoser, notre momie. Égyptienne de haut rang, elle a remarqué et s'est éprise d'un jeune Hébreux, Poëri, intendant des jardins du roi. Mais, durant le défilé triomphal de ses troupes, le pharaon a posé les yeux sur elle, et ce que le souverain désir, il doit l'obtenir...
    Plutôt qu'un roman, cette oeuvre m'a fait l'effet - à l'image de salammbô de Flaubert - d'une longue description, riche, somptueuse, exotique; les images se succédaient dans mon esprit, sollicitant mon imagination et ma fantaisie. Je ne sais à quel point est exacte du point de vue archéologique l'évocation de l'Egypte pharaonique par l'auteur, mais je dois avouer que Le roman de la momie m'a captivé. La fin est particulièrement suggestive, avec les plaies d'Égypte, l'endurcissement de pharaon et la traversée de la mer Rouge.

    L'édition folio de cette oeuvre de Théophile Gautier est accompagnée d'une préface très intéressante, replaçant l'oeuvre dans le contexte de la vogue pour l'égyptologie et l'archéologie en général qui caractèrisa le milieu du 19e siècle, et est agrémentée magistralement d'un essai de reconstitution de la physionomie de la ville de Thèbes sous la 19e dynastie par Ernest Feydeau, document dont c'est très certainement inspiré l'artiste pour ses riches descriptions.
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Citations et extraits

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  • Par Cielvariable, le 06 avril 2013

    Tahoser attendit en vain Pharaon et régna sur l'Égypte, puis elle mourut
    au bout de peu de temps. On la déposa dans la tombe magnifique
    préparée pour le roi, dont on ne put retrouver le corps, et son histoire,
    écrite sur papyrus avec des têtes de chapitre en caractères rouges, par
    Kakevou, grammate de la double chambre de lumière et gardien des
    livres, fut placée à côté d'elle sous le lacis des bandelettes.
    Était-ce Pharaon ou Poëri qu'elle regrettait ? Le grammate Kakevou ne
    le dit pas, et le docteur Rumphius, qui a traduit les hiéroglyphes du
    grammate égyptien, n'a pas osé prendre sur lui de décider la question.
    Quant à Lord Evandale, il n'a jamais voulu se marier, quoiqu'il soit le
    dernier de sa race.
    Les jeunes misses ne s'expliquent pas sa froideur à l'endroit du beau
    sexe ; mais, en conscience, peuvent-elles imaginer que Lord Evandale
    est rétrospectivement amoureux de Tahoser, fille du grand prêtre
    Pétamounoph, morte il y a trois mille cinq cents ans ? Il y a pourtant
    des folies anglaises moins motivées que celle-là.
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  • Par Cielvariable, le 06 avril 2013

    « Qu'as-tu, chère maîtresse, pour être triste et malheureuse ? N'es-tu
    pas jeune, belle à faire envie aux plus belles, libre, et ton père, le grand
    prêtre Pétamounoph, dont la momie ignorée repose dans un riche
    tombeau, ne t'a-t-il pas laissé de grands biens dont tu disposes à ton
    gré ? Ton palais est très beau, tes jardins sont très vastes et arrosés
    d'eaux transparentes. Tes coffres de pâte émaillée et de bois de
    sycomore contiennent des colliers, des pectoraux, des gorgerins, des
    anneaux pour les jambes, des bagues aux chatons finement travaillés;
    tes robes, tes calasiris, tes coiffures dépassent le nombre des jours de
    l'année ; Hôpi-Mou, le père des eaux, recouvre régulièrement de sa vase
    féconde tes domaines, dont un gypaète volant à tire-d'aile ferait à peine
    le tour d'un soleil à l'autre ; et ton coeur, au lieu de s'ouvrir
    joyeusement à la vie comme un bouton de lotus au mois d'Hâthor ou de
    Choïack, se referme et se contracte douloureusement. » Tahoser
    répondit à Nofré :
    « Oui, certes, les dieux des zones supérieures m'ont favorablement
    traitée ; mais qu'importent toutes les choses qu'on possède, si l'on n'a
    pas la seule qu'on souhaite ? Un désir non satisfait rend le riche aussi
    pauvre dans son palais doré et peint de couleurs vives, au milieu de ses
    amas de blé, d'aromates et de matières précieuses, que le plus
    misérable ouvrier des Memnonia qui recueille avec de la sciure de bois
    le sang des cadavres, ou que le nègre demi-nu manoeuvrant sur le Nil sa
    frêle barque de papyrus, à l'ardeur du soleil de midi. »
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  • Par Cielvariable, le 06 avril 2013

    Tahoser, encouragée par la phrase amicale de Poéri, quitta sa pose
    suppliante et se releva. Une vive couleur rose avait envahi ses joues
    tout à l'heure si pâles : la pudeur lui revenait avec l'espoir ; elle
    rougissait de l'action étrange où l'amour la poussait, et, sur ce seuil
    que ses rêves avaient franchi tant de fois, elle hésita : ses scrupules de
    vierge, étouffés par la passion, renaissaient en présence de la réalité.
    Le jeune homme, croyant que la timidité, compagne du malheur,
    empêchait seule Tahoser de pénétrer dans la maison, lui dit d'une voix
    musicale et douce où perçait un accent étranger :
    « Entre, jeune fille, et ne tremble pas ainsi ; la demeure est assez
    vaste pour t'abriter. Si tu es lasse, repose-toi ; si tu as soif, mes
    serviteurs t'apporteront de l'eau pure rafraîchie dans des vases d'argile
    poreuse ; si tu as faim, ils mettront devant toi du pain de froment, des
    dattes et des figues sèches. » La fille de Pétamounoph, encouragée par
    ces paroles hospitalières, entra dans la maison, qui justifiait
    l'hiéroglyphe de bienvenue inscrit sur sa porte.
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  • Par Cielvariable, le 06 avril 2013

    « Ce que mon luxe n'a pu faire, ma misère le fera-t-elle ?
    Peut-être, après tout, suis-je laide, et Nofré est-elle une flatteuse
    lorsqu'elle prétend que, de la source inconnue du Nil jusqu'à l'endroit où
    il se jette dans la mer, il n'y a pas de plus belle fille que sa maîtresse...
    Non, je suis belle : les yeux ardents des hommes me l'ont dit mille fois,
    et surtout les airs dépités et les petites moues dédaigneuses des
    femmes qui passaient près de moi. Poëri, qui m'a inspiré une si folle
    passion, m'aimera-t-il jamais? Il eût reçu tout aussi bien une vieille
    femme au front coupé de rides, à la poitrine décharnée, empaquetée de
    hideux haillons et les pieds gris de poussière. Tout autre que lui aurait
    reconnu à l'instant, sous le déguisement d'Hora, Tahoser, la fille du
    grand prêtre Pétamounoph ; mais il n'a jamais abaissé son regard sur
    moi, pas plus que la statue d'un dieu de basalte sur les dévots qui lui
    offrent des quartiers d'antilope et des bouquets de lotus. »
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  • Par genou, le 17 septembre 2013

    Oui, certes, les dieux des zones supérieures m'ont favorablement traitée ; mais qu'importent toutes les choses qu'on possède, si l'on n'a pas la seule qu'on souhaite ? Un désir non satisfait rend le riche aussi pauvre dans son palais doré et peint de couleurs vives, au milieu de ses amas de blé, d'aromates et de matières précieuses, que le plus misérable ouvrier des Memnonia qui recueille avec de la sciure de bois le sang des cadavres, ou que le nègre demi-nu manoeuvrant sur le Nil sa frêle barque de papyrus, à l'ardeur du soleil de midi.
    > lire la suite

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