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> Antoine Adam (Éditeur scientifique)

ISBN : 2070423530
Éditeur : Gallimard (2002)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.83/5 (sur 198 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Tout est triste dans le château délabré du baron de Sigognac. Ce jeune homme, dernier rejeton d'une famille noble mais ruinée, s'ennuie à mourir entre son chien, son cheval et son vieux serviteur. Lorsqu'une troupe de comédiens cherche abri... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par gill, le 08 novembre 2012

    gill
    Le jeune baron de Sigognac, dernier rejeton désargenté d'une lignée jadis riche et puissante, vit seul, abandonné de tous, dans son triste château, niché entre Dax et Mont-de-Marsan.
    Lassé de cette vie sans éclat, il décide, un matin d'hiver, de suivre une troupe de baladins auxquels il avait donné l'hospitalité la veille au soir. Et voilà, notre jeune seigneur parcourant les routes et vivant les aventures souvent comiques et parfois dramatiques de cette troupe.
    Il aime Isabelle, la jeune actrice et remplace bientôt l'acteur Matamore, disparu lors d'une tempête de neige, dans le rôle du Capitaine Fracasse.
    Lors de leur passage à Poitiers, Isabelle est remarqué par le jeune duc de Vallombreuse qui n'aura de cesse que de la harceler pour obtenir ses faveurs.
    Le jeune baron de Sigognac, alias Le capitaine fracasse, devra vivre bien des péripéties et combattre, l'épée au poing, bien des spadassins au service de Vallombreuse, pour finir dans les bras de sa bien-aimée au "château de la misère" devenu par un retour de fortune inattendu "le château du bonheur".
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    • Livres 4.00/5
    Par C-Liner, le 16 février 2011

    C-Liner
    Vouloir faire une critique du Capitaine Fracasse et n'en retenir que l'aspect descriptif est - à mon sens - fort dommage ! Et préjudiciable à ce roman.
    Certes des passages sont très longs pour les lecteurs de notre siècle plus habitués à un style expéditif.
    Mais il est utile de rappeler ce roman (comme d'autres de la même époque) que nous avons aujourd'hui dans les mains d'un seul tenant était à l'époque distillés en épisodes dans les périodiques !
    Puis ces auteurs n'avaient d'autre choix que de décrire : sinon comment permettre au lecteur d'avoir la vision la plus nette et la plus précise. Impossible pour eux de ne pas rentrer dans tous les détails pour faire en sorte que tout lecteur lise bien la même histoire!
    Si je vous dis "imaginez vous un château"... chacun prendra l'image qui lui plait. Si je vous le décris en long, en large et en travers : tout le monde verra le même !
    Le feuilleton est un style à part entière qui a ses règles et ses codes; la description diluée en fait partie.
    Alors si vous n'aimez pas les grandes phrases et les chapitres entiers de description d'un lieu... n'ouvrez pas Fracasse !
    En revanche si vous aimez l'art de manier les mot... vous allez être servi !
    Pour ma part, je suis friande de feuilleton. Je ne suis pas loin du "plus c'est long plus c'est bon" et Fracasse m'a beaucoup amusée !
    On y retrouve tous les clichés du roman de cape et d'épée; la glorification de l'honneur, l'amour bouffon qui pousse le héros, la troupe de fidèles amis, le hasard qui fait toujours bien les choses... et le happy end un peu niais !
    Mais Fracasse c'est surtout le jeu des mots ! Lisez ce livre doucement, prenez le temps de sentir le plaisir de Gautier dans son écriture. Il faut savoir que Gautier écrit Fracasse en fin de carrière. L'homme est abouti, reconnu... Fracasse c'est sa récréation. Il y met tout son coeur et se redonne le plaisir de la plume.
    C'est là le sel de cet ouvrage... Lire pour lire. L'histoire n'est que la serveuse du verbe.
    Alors vous prendrez beaucoup de plaisir quand vos yeux tomberont sur des phrases telles que: "sa poignée de main était froide comme celle d'un serpent" !
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    • Livres 5.00/5
    Par Sly, le 07 juin 2011

    Sly
    Une très belle oeuvre ! Ce livre qui prenait la poussière sur mon étagère, privilégié à d'autres romans qui attisaient un peu plus ma curiosité est resté là à attendre que je veuille bien lui faire honneur.
    Et bien désormais c'est chose faite, je lui est rendu les hommages qui lui sont dû.
    Je dois dire que le style du roman tout en description, m'a un peu rebuté au début de la lecture, et oui lorsque l'on est pas habitué à ce style littéraire c'est un peu déroutant. Mais très vite je me suis laissé pénétrer par cette façon de faire vivre les décors, les personnages, leurs actions, leurs émotions.
    C'est d'ailleurs dans la qualité de ces descriptions que l'ont se rend compte du talent de Théophile Gautier. La finesse et la richesse de celle-ci est incroyable. Il est rare de trouver dans un roman une tel diversité de mots. On a l'impression que l'auteur maîtrise parfaitement l'ensemble du vocabulaire français.
    Que dire de l'histoire. Et bien l'intrigue est prenante, en effet on se prend de pitié pour le jeune baron Sigognac qui évoluera un peu plus tard ans le livre sous le nom de "Capitaine Fracasse" d'où le titre du livre. Ce jeune homme qui tente de survivre et de faire honneur aux ancêtres de sa noble famille, voit sa vie s'étioler dans les ruines de son château. Cette rencontre faite avec une troupe de comédien, va être pour lui le commencement d'une aventure qui le pousse hors de son domaine et l'emporte sur la route de Paris.
    Durant son parcours, il découvre l'amour grâce à une jeune comédienne de la troupe, Isabelle qui a su rester vierge de tout actes honteux, chose rare pour une comédienne qui justifie d'une telle beauté. le jeune baron Sigognac passé maître dans l'art de l'épée, fin bretteur, au fil des pages nous fait découvrir son talent en repoussant les tentatives de meurtre orchestrées par un autre jeune noble beau comme un dieu et très riche dont les avances sont constamment repoussées par la belle Isabelle.
    Chacun des personnages présents vient consolider les différentes péripéties dont nos deux personnages principaux sont victimes. le livre se tient du début à la fin. Les rebondissements relancent l'intrigue tout en conservant un lien avec ce qui s'est passé précédemment. La fin du roman fait honneur à l'ensemble du livre. Une fin certes quelque peu prévisible, mais qui fini tout autrement aurait pu gâter l'histoire.
    Pour conclure, une oeuvre délicate à lire, de part son style qui peut paraître un peu lourd. Mais si vous êtes un amoureux des mots, de belles descriptions, n'hésitez pas et lancez vous.
    Si vous aimez les romans de cape et d'épée, dans lesquels on parle d'honneur, courtoisie, bienséance, d'amour mis à mal part un galant jaloux encore une fois lancez-vous vous en serez pas déçus.
    C'est pour cela que j'aime lire, on est souvent déçu par nos lectures, mais parfois l'on est plus chanceux. le hasard nous fait découvrir des trésors . Ceux sont ces livres qui lorsque l'on tourne la dernière page, ont mérité le droit de prendre place sur l'étagère de nos lectures préférés.
    J'ai donc comme vous l'avez compris beaucoup appréciez cette lecture, et ne regrette pas d'avoir attendu avant de l'avoir lu. Il faut sans doute une certaine maturité pour en apprécier tout le contenu.
    J'espère vous avoir donné envie de le lire.
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  • Par raton-liseur, le 10 août 2012

    raton-liseur
    Maintenant, je sais que la version que j'ai lue adolescente était une version abrégée. Et pourtant, déjà à ce moment-là les descriptions m'avaient parues fastidieuses ! Théophile Gautier arrive en effet à délayer sur près de 600 pages en version poche une histoire somme toute très simple et plus que prévisible, qu'il agrémente, surtout dans la première moitié du livre, d'une litanie d'interminables descriptions. Etrange parti-pris d'auteur pour ce qu'on a coutume de qualifier d'un roman de cape et d'épée.
    Je n'ai fini par trouver un certain intérêt à cette lecture que quand j'ai commencé à lire ce roman au second degré. Après l'avoir refermé, je préfère y voir un pastiche des grands romans à la mode à l'époque, avec des revirements de situation rocambolesques, des coïncidences tellement nombreuses qu'elles en sont de plus en plus invraisemblables, et son incontournable deus ex machina final. Gautier jours avec ses personnages, faisant de ce roman une scène de théâtre (aux indications scéniques plus développées que les dialogues !) qui met en abyme le théâtre ambulant dont ils sont les acteurs. Théâtre dans le roman, roman de théâtre, Théophile Gautier se préoccupe bien peu de rendre son histoire crédible ou de soigner la psychologie de ses personnages tout aussi caricaturaux que des pantins de la Commedia dell'arte.
    En définitive ce roman, tant par son contenu que par son style, me semble avoir bien vieilli. Son intérêt aujourd'hui me semble plus résider dans le fait qu'il est le représentant d'un moment de notre histoire littéraire que dans ses qualités intrinsèques. Bien que l'on en fasse un classique pour la jeunesse, je ne me risquerais pas à la recommander à de jeunes lecteurs, qui risqueraient fort de s'ennuyer en compagnie de ce capitaine d'opérette !
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    • Livres 2.00/5
    Par kathy, le 23 mars 2013

    kathy
    Le capitaine fracasse est un roman paru en 1863.
    Noble sans le sou, le baron de Sigognac, fils autrefois d'une grande famille, aujourd'hui ruinée, a accepté de quitter son château en ruines pour intégrer une troupe de comédiens ambulants, pour les beaux yeux d'Isabelle, la jeune ingénue.
    A la mort d'un des comédiens, il décide de reprendre le rôle de ce dernier et emprunte pour cela le pseudonyme de « Capitaine Fracasse ». La troupe fait aujourd'hui halte à Poitiers.
    C'est alors que le duc de Vallombreuse, un seigneur de la cour du roi, fier et collectionneur de conquêtes, aperçoit Isabelle à sa fenêtre. Subjugué par sa beauté, il en fait aussitôt sa proie. Il use alors de ses abondants subsides pour glaner un maximum de renseignements à son sujet. Puis il s'introduit en sa loge, juste avant une représentation et se montre très entreprenant… Heureusement pour la jeune femme, Le capitaine fracasse intervient, l'épée au poing et défie de Vallombreuse en duel le lendemain à l'aube. Or, ce dernier, croyant avoir affaire à un comédien, ne s'attend pas à devoir combattre un bretteur aguerri, qui le blesse en duel…
    Certes, ce roman comporte quelques longueurs - comme dans les romans français du XIXème siècle - car à l'époque les romans paraissaient sous forme de feuilletons. Ces feuilletons proposés dans des revues (cf. Alexandre Dumas, spécialiste du genre), était le moyen pour des auteurs payés à la page de faire durer le suspense et d'arrondir leurs fins de mois.
    Mais au final, un roman dans lequel on retrouve les clichés des romans de cape et d'épée : la célébration de l'honneur, l'amour caricatural, la solidarité au sein de la troupe de comédiens et le hasard qui fait plutôt bien les choses …
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Citations et extraits

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  • Par Sly, le 02 juin 2011

    Regardez-moi bien. je suis la terreur de l'univers, l'ami de la Camarde, la providence des fossoyeurs ; où je passe, il pousse des croix. C'est à peine si mon ombre ose me suivre, tellement, je la mène en des endroits périlleux. Si j'entre, c'est par la brèche ; si je sors, c'est par un arc de triomphe ; si j'avance, c'est pour me fendre ; si je recule, c'est pour rompre ; si je traverse une rivière, elle est de sang, et les arches du pont sont faites avec les côtes de mes adversaires. Je me roule, avec délice, au milieu des mêlées, tuant, hachant, massacrant, taillant d'estoc et de taille, perçant de la pointe. Je jette les chevaux en l'air avec leurs cavaliers, je brise comme fétus de paille les os des éléphants. Aux assauts j'escalade les murs, en m'aidant de deux poinçons, et je plonge mon bras dans la gueule des canons pour en retirer les boulets. Le vent seul de mon épée renverse les bataillons comme gerbes sur l'aire. Quand Mars me rencontre sur un champ de bataille, il fuit, de peur que je ne l’assomme, tout dieu de la guerre qu'il est ; enfin ma vaillance est si grande, et l'effroi que j'inspire est tel, que jusqu'à présent, apothicaire du Trepas, je n'ai pu voir les braves que par le dos.
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  • Par darkon31, le 19 décembre 2010

    Un vieux chat noir, maigre, pelé comme un manchon hors d’usage et dont le poil tombé laissait voir par places la peau bleuâtre, était assis sur son derrière aussi près du feu que cela était possible sans se griller les moustaches, et fixait sur la marmite ses prunelles vertes traversées d’une pupille en forme d’I avec un air de surveillance intéressée. Ses oreilles avaient été coupées au ras de la tête et sa queue au ras de l’échine, ce qui lui donnait la mine de ces chimères japonaises qu’on place dans les cabinets parmi les autres curiosités, ou bien encore de ces animaux fantastiques à qui les sorcières, allant au sabbat, confient le soin d’écumer le chaudron où bouillent leurs philtres.

    Ce chat tout seul, dans cette cuisine, semblait faire la soupe pour lui-même, et c’était sans doute lui qui avait disposé sur la table de chêne une assiette à bouquets verts et rouges, un gobelet d’étain, fourbi sans doute avec ses griffes tant il était rayé, et un pot de grès sur les flancs duquel se dessinaient grossièrement, en traits bleus, les armoiries du porche, de la clef de voûte et des portraits.

    Qui devait s’asseoir à ce modeste couvert apporté dans ce manoir sans habitants ? Peut-être l’esprit familier de la maison, le genius loci, le Kobold fidèle au logis adopté ; et le chat noir à l’oeil si profondément mystérieux attendait sa venue pour le servir la serviette sur la patte.
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  • Par Sly, le 31 mai 2011

    En effet, le théâtre n'est-il pas la vie en raccourci, le véritable microcosme que cherchent les philosophes en leurs rêvasserie hermétiques ? Ne renferme-t-il pas dans son cercle l'ensemble des choses et les diverses fortunes humaines représentées au vif par fictions congruentes ? Ces tas de vieilles hardes usées, poussiéreuses, tachées d'huile et de suif, passementées de faux or rougi, ces épées à l'antique au fourreau de cuivre, à la lame de fer émoussé, ces casques et diadèmes de forme grégoise ou romaine ne sont-il pas comme la friperie de l'humanité où se viennent revêtir de costumes pour revivre un moment, à la lueur des chandelles, les héros des temps qui ne sont plus ? Un esprit ravalé et bourgeoisement prosaïque n'eût fait qu'un cas fort médiocre de ces pauvres richesses, de ces misérables trésors dont le poète se contente pour habiller sa fantaisie et qui lui suffisent avec l'illusion des lumières jointe au prestige de la langue des dieux à enchanter les plus difficiles spectateurs.
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  • Par Sly, le 05 juin 2011

    Dans cette promenade au jardin, où vous écartiez les ronces devant moi, vous m'avez cueilli une petite rose sauvage, seul cadeau que vous pussiez me faire ; j'y ai laissé tomber une larme avant de la mettre dans mon sein, et, silencieusement, je vous ai donné mon âme en échange.

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  • Par darkon31, le 19 décembre 2010

    Au même instant, un craquement se fit entendre, suivi bientôt d'un fracas horrible; la fenêtre, comme si elle eût reçu par dehors le coup de genou d'un géant, tomba avec un tintamarre de carreaux pulvérisés dans la chambre, où pénétrèrent des masses de branches formant une sorte de catapulte chevelu et de pont volant.

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