> Matthieu Farcot (Traducteur)

ISBN : 2081249057
Éditeur : Flammarion (2011)


Note moyenne : 3.46/5 (sur 13 notes) Ajouter à mes livres
Vingt-trois ans après la grande grève des mineurs britanniques de 1984, la fille de Mick Prentice demande à la police d'enquêter sur la disparition de son père, qui avait abandonné la lutte syndicale pour aller travailler à Nottingham. Les inspecteurs Karen Pirie et Phi... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par maevedefrance, le 17 mai 2011

    maevedefrance
    Deux intrigues, deux héroînes (l'inspecteur Karen Pirie et Anabelle Richmond, journaliste), deux lieux d'action (le Fife écossais et la Toscane italienne), deux époque (1984-85 et 2007). On pourrait se dire que c'est risqué. Et pourtant, à la fin, tout se tient d'un bloc, d'une logique implacable, d'une cohérence parfaite. Un roman complexe et fouillé.
    Il faut dire que Val McDermid, Ecossaise petite-fille de mineur, connaît son sujet. Et comme elle le dit elle-même, c'est sans doute son roman noir le plus intime, même si les personnages sont fictifs. Elle dédit d'ailleurs son livre à ses grands-parents :
    "Ce livre est dédié à la mémoire de Meg et Tom McCall, mes grands parents maternels. Ils m'ont montré ce qu'est l'amour, ils m'ont enseigné l'esprit de communauté, et ils n'ont jamais oublié l'humiliation que l'on ressent à faire la queue à la soupe populaire pour nourrir ses enfants. Grâce à ceux, j'ai appris à aimer la mer, la forêt, et les livres d'Agatha Christie. Une dette non négligeable", écrit-elle.
    En 1984-1985, les mineurs britanniques sont en grève, Thatcher les méprisera. C'est à cette époque que l'un d'entre-eux, Mick Prentice, disparaît, abandonnant sa femme et sa fille. A l'époque, tout le monde pense qu'il a trahi la communauté et qu'il est parti avec les "jaunes" (ceux qui ont abandonné la grève et ont quitté les lieux) à Glasgow. Pourtant, alors que tout semble accâbler un syndicaliste, au fur et à mesure, les pistes se multiplient puis se resserrent comme un étau autour du disparu lui-même...
    Parallèlement, Bel Richmond, journaliste en vacances en Toscane, fait une découverte dont elle comprend rapidement qu'elle peut bouleverser sa carrière car elle renvoie à une affaire non élucidée : celle des circonstances du meurtre de Catriona Maclennan Grant, jeune et très belle héritière de la plus grosse fortune d'Ecosse et de l'enlèvement de son fils. le père de la belle n'est autre que l'entrepreneur et promoteur immobilier Sir Broderick Maclennan Grant. Un nom aussi connu que Berlusconi en Italie.
    L'ensemble peut paraître sombre comme la tourbe, mais ce n'est pas le cas. L'amour est très présent dans ce roman et les meurtriers ne sont pas des psychopathes sanguinaires. Juste des gens pris dans une spirale infernale. Val McDermid réinvente ici les codes du roman noir à la Agatha Christie en ancrant sa fiction dans un contexte social fort, comme souvent dans ses romans. Elle démonte et analyse chaque rouage de la machine infernale.
    J'ai aimé le personnage de l'inspectrice Karen, une femme qui lutte comme une tigresse dans un univers de macho, malgré les bâtons dans les roues que lui tend un chef qui la déteste. Une héroïne qui a une faible pour les bons petits plats que l'écrivain décrit à merveille :
    "Devant elle reposait un pithiviers de filet de pigeon parfaitement présenté, entouré de toutes petites pommes grenailles et d'une tour de minicarottes et de minicourgettes rissolées. le Laird'o Wemyss était plus qu'à la hauteur de sa réputation." On en mangerait !!
    L'héritière tuée des années auparavant est une femme libre, malgré sa condition privilégiée. Elle sait ce qu'elle veut : vivre une vie d'artiste et vivre avec qui elle souhaite, quand elle le souhaite, quitte à contrer les siens. La journaliste Bel est par contre trop ambitieuse (le style à avoir les dents qui rayent le parquet) pour être totalement sympathique.
    Val Mcdermid creuse ses personnages au-delà des apparences et bouleverse les idées reçues et les préjugés. C'est aussi le côté intéressant du livre.
    Enfin, c'est un roman noir qui a l'accent du Fife écossais (Newton of Wemyss, East Wemyss, Kirkcaldy - où Val McDermid a passé son enfance), et où le lecteur se promène sur ses plages et dans ses grottes, entre quelques escapades en Toscane.
    C'est sans doute le roman le plus accompli de Val McDermid que j'ai lu jusqu'ici.


    Lien : http://millelectures.canalblog.com
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    • Livres 4.00/5
    Par litolff, le 13 mai 2011

    litolff
    Excellent polar dans lequel l'auteur met en scène la grève de 1984-1985 en Ecosse, qui opposa Margaret That­cher et les syndicats de mineurs.
    La recherche de personnes disparues au moment de ce conflit majeur permet de découvrir la puissance d'une culture ouvrière aujourd'hui disparue, sa solidarité dans l'épreuve, la rudesse d'une région, l'Ecosse, et la dureté d'un conflit qui a plongé toute la population minière dans la misère.
    L'héroïne, un inspecteur (une inspectrice ?) pugnace, décidé et bourré d'humanité, n'est pas sans rappeler la Barbara Havers d'Elisabeth George !
    Très bon polar !
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    • Livres 4.00/5
    Par fdm, le 18 septembre 2011

    fdm
    Fan de Val McDermid, j'attendais ce livre avec impatience et je n'ai pas été déçue. L'inspecteur Karen Pirie est amenée à enquêter sur un mineur qui a disparu il y a ... 22 ans pendant les grèves de 1984 au Royaume-Uni. En parallèle, son supérieur la charge d'une enquête concernant l'enlèvement de la fille et du petit-fils de sir Broderick un très influent homme d'affaires écossais. le livre est très bien construit et j'ai pris beaucoup de plaisir à le lire.
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    • Livres 4.00/5
    Par cathrawlinson, le 26 mars 2012

    cathrawlinson
    un bon polar sacrément bien ficelé. Alternance entre le passé et le présent qui ne dérange en aucun cas pour suivre l'évolution de l'enquête.
    Mon premier Mc Dermid qui sera certainement suivi par d'autres.
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    • Livres 4.00/5
    Par wakinasimba, le 24 août 2011

    wakinasimba
    On se doute bien qu'il y a un lien entre ces deux affaires, mais lequel ? Franchement, il n'est pas évident, et c'est tant mieux.

    La fin montre que même l'amour engendre la perversité, et qu'une fois que l'on a pris goût au crime, difficile de s'en passer.

    Une historie qui nous plonge dans les grêves de mineurs des années 1984-1985 en Angleterre et dont on a peu entendu parlé en France - beaucoup moins, en tout cas que le Band-Aid pour sauver les petits africains alors que des enfants de mineurs avaient à peine, eux aussi, de quoi manger en Europe. Et c'est là qu'on se dit que Margaret Tatcher était un fin stratège, il faut bien le reconnaître, car la grêve fut fort dure.

    Revenons-en au roman : des personnages intéressants et bien campés, même ceux que l'on ne revoit pas ; une intrigue menée au cordeau ; une écriture fluide ; et un intérêt historique ; bref, un très bon moment de lecture.

    L'image que je retiendrai :

    Celle des enfants de mineurs à qui un fond de solidarité distribue un petit déjeuner les jours d'école. Les autres jours, ils ne déjeunaient pas.

    Lien : http://motamots.canalblog.com/archives/2011/08/23/21322192.html
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Citations et extraits

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  • Par maevedefrance, le 17 mai 2011

    Ce livre est dédié à la mémoire de Meg et Tom McCall, mes grands parents maternels. Ils m'ont montré ce qu'est l'amour, ils m'ont enseigné l'esprit de communauté, et ils n'ont jamais oublié l'humiliation que l'on ressent à faire la queue à la soupe populaire pour nourrir ses enfants. Grâce à ceux, j'ai appris à aimer la mer, la forêt, et les livres d'Agatha Christie. Une dette non négligeable.
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  • Par litolff, le 14 mai 2011

    Les mineurs avaient un terme pour décrire la part la plus facile de n'importe quelle tâche : 'la tâche du chef'. Cela semblait assez inoffensif, mais dans un milieu ou chaque membre d'une équipe savait que sa vie dépendait de ses collègues, l'expression traduisait un mépris immense.
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  • Par maevedefrance, le 17 mai 2011

    Dès la première fois où elle avait ouvert la bouche, le jour où on s'est rencontrés dans les bois, j'avais compris qu'on n'était pas de la même classe sociale, mais cet après-midi là, il ne semblait pas y avoir une grande différence
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Val talking about some of the challenges women faced in the media in the past and challenges women still face in the publishing industry.
Non sous-titré.








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