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Par bookaure, le 17/03/2012
Deux vies de
Vikram Seth
Nous avions des façons différentes d'envisager la politesse. Une année, deux ou trois jours après avoir célébré Noël en compagnie chez eux, il m'a téléphoné pour me demander de but en blanc si j'avais besoin d'argent. J'étais interloquée. J'ai répondu que non. Il a repris en disant qu'il avait cru que je manquais des quelques pennies nécessaires à un coup de fil, tout le monde sauf moi les ayant appelés le lendemain pour les remercier. "Mais je vous ai remerciés abondamment avant de partir", ai-je dit. Et c'est vrai, nous ne sommes pas habitués à remercier les gens en écrivant ou en téléphonant le lendemain d'une réception. Mais oncle Shanti était très dépité. Il m'a demandé: "On ne t'a pas appris les bonnes manières en Inde?"
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Par bookaure, le 28/02/2012
Deux vies de
Vikram Seth
Je crois très fort que tu obtiendras ce que tu désires, mais tu dois le vouloir, pas seulement souhaiter que cela advienne.
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Par bookaure, le 05/03/2012
Deux vies de
Vikram Seth
"Eh bien, Seth, vous devez reconnaître que nous avons fait beaucoup pour eux, par, disons, bonté... Nous les avons éduqués, nous les avons entraînés, non?" Alors j'ai répondu: "Ecoutez-moi bien. Pourquoi avez-vous fait ça? Qu'est-ce que nous avons de commun? Des parents? Une langue? Une religion? Rien. Alors si vous dites: Nous sommes allés dans ce pays parce qu'ils étaient stupides, que nous voulions les assujettir et les gouverner, je vous croirai. Si vous invoquez la bonté d'âme, je le réfute, ça n'a pas de sens. Quant à nous éduquer, la culture indienne est bien plus ancienne que la culture britannique. A l'époque romaine, on envoyait les soldats en Angleterre pour le les punir - c'était le pays le moins civilisé de tous. Alors pourquoi est-ce que vous ne nous laissez pas entre nous, à nous entretuer si nous le souhaitons? Rien de tout ça n'est l'affaire de la Grande-Bretagne."
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Par bookaure, le 02/03/2012
Deux vies de
Vikram Seth
C'est ainsi qu'il abandonna ses études et entra aux chemins de fer comme employé de bureau. Je dois introduire ici une parenthèse pour dire, ou plutôt pour me rappeler avec gratitude, que son échec ne fut pas un simple incident, mais une grande chose dans l'accomplissement d'un grand dessein. Car l'événement imprima dans son esprit l'importance de l'éducation, et il ne permit pas à l'herbe de pousser sous ses pieds avant qu'il m'eut donné une éducation supérieure au prix de grands sacrifices, laquelle compensa largement son propre échec. En outre, le germe de l'amour de l'éducation s'enracina si profondément en lui qu'il fut le pionnier de celle des femmes chez les Seth.
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Par bookaure, le 11/03/2012
Deux vies de
Vikram Seth
Nous nous sentons évidemment mieux, Rose et moi, d'être de nouveau des humains, et non plus du gibier que l'on peut chasser librement. Et les bombes ont cessé de tomber. Nous pouvons nous coucher le soir sans redouter que la police secrète vienne soudain sonner à notre porte pour m'emmener, sans que les sirènes nous réveillent la nuit pour nous prévenir d'un bombardement, sûrs que, le lendemain matin, notre maison ne sera pas en flammes ou en ruine.
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Par bookaure, le 28/02/2012
Deux vies de
Vikram Seth
A Berne, je séjournai chez un diplomate indien, père de la femme du frère de la femme du frère de ma mère, et donc membre de la "famille" au sens indien du terme.
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Golden gate de
Vikram Seth
Qui a donc déclaré: "l'amour est la friction Entre elle de deux peaux?"
Depuis ce jour béni, Ils sont les esclaves de leur propre passion,
Et s'isolent gaiement dans leur monomanie.
Liz a été rebaptisé par John "Chouchou",
Et se plaît à nommer ce dernier "Mon p'tit loup".
Fait regrettable, leur diction est devenue
Une soupe incompréhensible et farfelue.
A croire que leurs cerveaux soudain se sont transformer
En mélasse sucrée à farce de caresses.
(..)
Quand la peur étend ses quartier sans retenue,
Nous cherchons un refuge au sein de l’insouciance
Et restons étonnés quand une flamme nue
Parvient à repousser l'obscurité immense,
Ne serait- ce qu'un temps, le temps de disparaître;
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Par bookaure, le 05/03/2012
Deux vies de
Vikram Seth
La paix n'est pas un phénomène statique; c'est l'exemple suprême de l'équilibre en mouvement.
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Golden gate de
Vikram Seth
Je suis jeune, ambitieux, en parfaite santé.
Autonome et sensé, solvable et sûr de moi.
Mais mes symptômes sont une calamité,
Et le Dow Jones de mon coeur est au plus bas ;
Le tournesol de ma jeunesse est tout fané.
Mes rêves d’autrefois sont gris et cabossés.
Le zoom de mon ardeur est complètement flou.
Ma vie est un roman rédigé par un fou.
A quoi attribuer ce déclin névrotique ?
Je fais beaucoup de sport et prend de la levure,
Mais chaque heure du jour me semble une imposture.
J’attends de toi, Janet, un savant diagnostic.
Je meurs ! défaille ! expire ! et pour de bon me noie !”
“Il te faudrait quelqu’un, John, cela va de soi.
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Par bookaure, le 05/03/2012
Deux vies de
Vikram Seth
Oncle Shanti m'apprit qu'en dépit de toutes ses épreuves, elle n'avait pleuré de toute sa vie que deux fois en sa présence. La première à Berlin, quand, pour plaisanter, il l'avait traitée de scorpion; elle était partie en sanglotant se plaindre à sa mère. La seconde, quand elle avait téléphoné à Shanti pour lui dire que les Arberry lui avaient donné du Marmite au petit déjeuner. Cette abomination avait brisé sa force de caractère proverbiale.
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