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Par Pauline, le 05/04/2008
Lolita de
Vladimir Nabokov
" Lolita, lumière de ma vie, feu de mes reins. Mon péché, mon âme. Lo-lii-ta : le bout de la langue fait trois petits pas le long du palais pour taper, à trois reprises, contre les dents. Lo. Lii. Ta.
Le matin, elle était Lo, simplement Lo, avec son mètre quarante-six et son unique chaussette. Elle était Lola en pantalon. Elle était Dolly à l'école. Elle était Dolorès sur les pointillés. Mais dans mes bras, elle était toujours Lolita. "
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Par Malaura, le 06/04/2012
Natacha de
Vladimir Nabokov
Je sentis alors la tendresse du monde, la profonde bonté de tout ce qui m'entourait, le lien voluptueux entre moi et tout ce qui existe, et je compris que la joie que je cherchais en toi n'était pas seulement celée en toi, mais flottait partout autour de moi, dans les bruits fugitifs qui s'envolaient dans la rue, dans la jupe remontant bizarrement, dans le grondement métallique et tendre du vent, dans les nuages d'automne débordant de pluie. Je compris que le monde n'était pas du tout une lutte, n'était pas des successions de hasards rapaces, mais une joie papillotante, une émotion de félicité, un cadeau que nous n'apprécions pas.
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Par johnfool, le 16/04/2013
Vladimir Nabokov
Il faut à mon avis écrire pour plaire à un seul lecteur : soi-même.
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Par Disorder, le 16/07/2009
Lolita de
Vladimir Nabokov
"Tu sais ce qu'il y a de si affreux quand on meurt, c'est que l'on est complétement seul" et tandis que mes genoux d'automates allaient et venaient je pris soudain conscience que je ne savais absolument rien des pensées de ma doucette et que derrière ses affreux clichés juvéniles, il y avait peut-être en elle un jardin et un crépuscule, et la porte d'un palais - des régions sombres et adorables dont l'accès m'était totalement et lucidement interdit, avec mes haillons souillés et mes misérables convulsions (...).
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Par Lilly, le 03/06/2010
Lolita de
Vladimir Nabokov
Il m’a brisé le cœur. Toi, tu n’as brisé que ma vie.
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Par tamara29, le 01/05/2012
Lolita de
Vladimir Nabokov
Vous pouvez me couvrir d’injures, menacer de faire évacuer la salle –tant que je ne serai pas étranglé par vos baillons, je crierai ma pauvre vérité. L’univers saura combien j’aimais Lolita, cette Lolita, blême et polluée, et grosse de l’enfant d’un autre, mais toujours la même- avec les mêmes yeux gris, les mêmes cils fuligineux, les mêmes harmonies châtain et amande amère –oui, la même carmencita, mienne, mienne à jamais ! Changeons de vie, Carmen, allons vivre quelque part où nous ne serons jamais séparés ; l’Ohio ? Les déserts du Massachusetts ?... Peu me chaut que ses yeux s’éteignent en une myopie de poisson, qu’enflent et se craquellent les aréoles de ses seins, que se déchire et s’étiole son adorable delta, si jeune et délicat et velouté- même alors, je défaillerais de tendresse à la seule vue de ton visage aimé et pâle, au seul chant de ta jeune voix rauque, oh, ma Lolita !
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Lolita de
Vladimir Nabokov
Leur refus d'acheter le livre était dû non pas à ma façon de traiter le thème [la pornographie] mais au thème lui-même, car il y a au moins trois thèmes qui, aux yeux de la plupart des éditeurs américains, sont totalement tabous. Voici les deux autres : un mariage entre un homme de couleur et une femme blanche qui se révèle être une totale et magnifique réussite et se solde par une ribambelle d'enfants et de petits enfants ; et l'athée invétéré qui mène une existence heureuse et utile, et meurt dans son sommeil à l'âge de cent six ans.
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Lolita de
Vladimir Nabokov
"Le matin, elle était Lo, simplement Lo, avec son mètre quarante-six et son unique chaussette. Elle était Lola en pantalon. Elle était Dolly à l'école. Elle était Dolores sur les pointillés. Mais dans mes bras, elle était toujours Lolita."
V. Nabokov.
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Rire dans la nuit de
Vladimir Nabokov
Il faut que tu lui fasses vendre ces terres qu'il a en Poméranie et ses tableaux, continua Rex, ou alors une de ses maisons berlinoises. Avec un peu de ruse nous devrions y arriver. Pour l'heure, le carnet de chèques fait parfaitement l'affaire. Il signe tout comme un automate, mais son compte en banque ne va pas tarder à se tarir. En plus, il faut nous dépêcher. Ce serait bien de le laisser tomber à l'hiver, disons, et avant de partir nous lui achèterons un chien, petite attention pour exprimer notre gratitude.
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Rire dans la nuit de
Vladimir Nabokov
Il était une fois à Berlin, en Allemagne, un homme qui s’appelait Albinus. Il était riche, respectable et heureux ; un jour il abandonna sa femme pour une jeune maîtresse ; il aima ; ne fut pas aimé ; et sa vie s’acheva tragiquement.