> Maurice Couturier (Traducteur)

ISBN : 2070412083
Éditeur : Gallimard (2001)


Note moyenne : 4.07/5 (sur 395 notes) Ajouter à mes livres
" Lolita, lumière de ma vie, feu de mes reins. Mon péché, mon âme. Lo-lii-ta : le bout de la langue fait trois petits pas le long du palais pour taper, à trois reprises, contre les dents. Lo. Lii. Ta.
Le matin, elle était Lo, simplement Lo, avec son mètre quarant... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par vincentf, le 25 juin 2010

    vincentf
    Où est le scandale dans Lolita ? Il faut sans doute le chercher dans la pudeur d'un narrateur qui laisse au lecteur le soin d'élaborer lui-même quelles sont les perversions qu'il fait subir à une enfant de douze ans. le scandale de Lolita se trouve donc dans ce qui n'y est pas écris. Regardons ce qui est écrit. Il est écrit l'histoire d'un homme qui tombe amoureux et qui se laisse envahir par un amour qui va le pousser jusqu'au meurtre. Voilà qui est bien banal. Pourtant rien n'est banal dans Lolita, parce que l'on se situe d'un bout à l'autre du roman à la limite de l'émerveillement et de l'horreur, dans cette zone floue où le beau et le laid, le bien et le mal se rejoignent. Humbert Humbert est à la fois attachant et odieux, décrivant le monde qui l'entoure, ces nymphettes désirées si tendrement et si violemment, leurs corps d'enfants, les motels sordides et les routes américaines qui sont le lieu d'une épopée tragico-amoureuse, avec la sensibilité extrême d'un poète raté mais taisant, cachant derrière le vernis de sa narration, une âme ogresse monstrueusement orgueilleuse. le lecteur, souvent interpellé, se trouve le cul entre deux chaises. En même temps qu'il se laisse toucher par une confession intime qui démontre l'innocence fondamentale d'un individu qui ne fait que se soumettre à sa passion amoureuse, il a l'impression de se faire amadouer par un sinistre pédophile. Or, et c'est ce qui fait que Lolita est un roman troublant, il est impossible de déterminer si la face sombre, si sombre, du personnage l'emporte sur sa face lumineuse, si lumineuse, qui s'exprime dans un style très fin et sensuel. En plus, si les références littéraires sont nombreuses, il en est une qui frappe, c'est celle à Proust, dans cette recherche du temps perdu qu'est la dernière partie du roman, ce retour sur les lieux de la naissance de l'amour, de l'épopée et cette dernière rencontre avec une Dolly adulte, vieillie comme les personnages du bal dans Le temps retrouvé, à tout jamais autre que l'image figée, fixée par la mémoire, Lolita vieille, à dix-sept ans, personnage dont on mesure alors, malgré le narrateur, à quel point la vie a été un enfer, parce qu'elle n'a pas eu d'enfance. N'allons pas faire cependant de Lolita un roman moral. Ce serait lui ôter l'ambiguïté qui fascine le lecteur, qui se découvre en même temps capable de ressentir de la compréhension pour un pédophile, ce qui n'est pas rien dans le monde d'aujourd'hui, et de la pitié pour sa victime. Mais il me semble que je n'ai rien dit sur ce grand roman. Je suis trop fatigué et la richesse de ce texte fait de lui sans doute un puits inépuisable de commentaires, dont la plupart sont superflus. La lecture est terminée. Laissons reposer à la fois mon corps crevé par trois semaines d'armée et ce roman qui ne manquera pas de revenir sur le devant de la scène de ma réflexion.
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    • Livres 4.00/5
    Par Lordius, le 30 octobre 2011

    Lordius
    Paru en 1955, Lolita, de Vladimir Nabokov a connu le scandale, la censure puis un immense succès : plus de 50 millions d'exemplaires vendus en 50 ans (source). Sa notoriété est si forte qu'une Lolita désigne dans le langage courant une nymphette, une préadolescente délurée.
    le sujet est d'une audace marquante : la pédophilie. La hardiesse sulfureuse a payé : le vent des critiques de moralité a attisé le brasier de la notoriété. Et pourtant, seuls des lecteurs primaires peuvent y voir un éloge de la pédophilie. le narrateur et héros, Humbert Humbert, souffre de graves troubles psychiques. Avant de connaître (bibliquement) sa Lolita de 12 ans, il a été plusieurs fois interné : c'est un malade mental, déprimé et paranoïaque.
    Dans les années 50, le sujet est passé « à l'arrache ». Je suis persuadé qu'en 2011, il serait bloqué à la fois par le politiquement correct, père d'une pensée unique appauvrissante, et par la psychose de la pédophilie qui tourne parfois à la chasse aux sorcières.
    Un des thèmes du roman est l'ambivalence du double rôle de Humbert Humbert, à la fois père (adoptif) et amant (passionné). La tragédie devient touchante quand on s'aperçoit que sauf au début où elle se donne volontiers, Lolita n'éprouve pas d'amour pour son amant, elle ne fait que subir. D'autres femmes traversent la vie du narrateur, elles l'aiment sincèrement mais lui est obsédé par la « nymphescence », en pauvre malade qu'il est. Cette capacité à émouvoir est propre à l'œuvre d'art littéraire.
    le style est flamboyant. Nabokov possède une richesse de vocabulaire époustouflante surtout quand on songe qu'il a écrit en anglais tandis que sa langue maternelle est le russe. de nos jours, son style apparaît si soutenu qu'il vire au précieux, mais peut-être faudrait-il dépoussiérer la traduction qui date d'un demi-siècle. Il y a quelques longueurs lors de digressions, inévitables dans une œuvre de 500 pages au format poche.
    le récit ne manque pas d'humour corrosif. le narrateur décrit au vitriol les personnages qu'il croise. Son œil est à la fois lucide et médisant. Voici comme il dépeint par exemple sa première femme :
    « Bientôt, Humbert eut sur les bras une massive et bedonnante baba, avec une poitrine ballonnée, des jambes trop courtes et un cerveau quasi inexistant. »
    Et lorsqu'il décrit le « corps » médical, avec lequel il n'est jamais tendre :
    « Étranges créatures que ces infirmières fessues qui sont toujours si pressées et font si peu de choses. »
    Quel est le message ? La morale ? Nabokov répond : « (…) Lolita ne contient aucune leçon morale. À mes yeux, un roman n'existe que dans la mesure où il suscite en moi ce que j'appellerai crûment une volupté esthétique, à savoir un état d'esprit qui rejoint (…) d'autres états d'esprit dans lesquels l'art – c'est-à-dire la curiosité, la tendresse, la charité, l'extase – constitue la norme. de tels livres sont rares. Tous les autres ne sont que des fadaises de circonstance. » Fin de citation.
    http://lordius1er.blogspot.com/

    Lien : http://lordius1er.blogspot.com/2011/10/roman-marquant-lolita-de-nabo..
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    Critique de qualité ? (13 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par kathy, le 16 juin 2011

    kathy
    Road-movie erratique d'un professeur de littérature-écrivain pervers, concupiscent, immoral et d'une nymphette aguichante, espiègle, insouciante, ainsi pourraient se résumer les 550 pages de cette histoire. Pourtant en dépit de son sujet sulfureux, qui provoqua à sa sortie scandale et censure, ce roman est intéressant, à l'heure actuelle, à double titre.
    Tout d'abord parce que c'est un libre superbement bien écrit : il faut donc absolument le lire pour entendre la musique de ses mots.
    Ensuite, parce qu'au delà d'une histoire malsaine et condamnable, il a le mérite de nous alerter (parents et professionnels de l'enfance) sur des sujets sociétaux d'actualité : la pédophilie et les Lolitas.
    Que penser en effet, d'un homme comme Humbert Humbert et de son sentiment de toute-puissance ? Seul à décider des événements ne cherche-t-il pas à glorifier son Moi réduisant ainsi les autres à de simples marionnettes, réduisant Lolita à SA chose ?
    Par ailleurs, que penser du phénomène Lolita ? Il est sans doute ancien, mais la société actuelle ne l'exploite-t-elle pas de manière excessive ?
    Le Sociologue Pierre Bourdieu, qui a passé une semaine dans la peau d'une Lolita pour une étude ethnographique a pu nous rapporter que les activités des Lolitas s'organisaient entre les trois axes directeurs de leur vie à savoir : le maquillage et les fringues, les bogoss et la copulation. Ainsi, les Lolita ne jouent plus à la poupée mais à l'enfant-femme. Dès 10 ans déjà, elles travaillent leur look. Elles portent des tops qui dévoilent leur nombril. On peut parfois apercevoir un string qui dépasse des jeans taille basse. Elles fréquentent (Dallas) des salons de beauté destinés aux enfants.
    On peut alors se demander jusqu'où peut aller le paradoxe d'une société qui, d'un côté lutte contre la pédophilie et de l'autre encourage, par médias interposés, l'image de la petite fille sexy. le marché s'est emparé de ces poupées vivantes. Les émissions de télé mettent en scène des stars de plus en plus jeunes. Amour, gloire et beauté à 12 ans ! Il suffit d'être découverte. Les castings se multiplient, la compétition à l'apparence est ouverte. Faisons confiance au bon sens de nos adolescentes. Ne dramatisons pas outre mesure une situation qui dépasse le contexte individuel mais restons vigilants.
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    • Livres 4.00/5
    Par Outis, le 21 octobre 2007

    Outis
    Mon premier est un homme d'âge mûr, personnage principal et narrateur du roman. Immigré de fraîche date aux États-Unis, Humbert Humbert, pétri de la culture classique du vieux continent, recherche mollement du travail. De l'humour, de l'érudition, des jeux d'esprit à hautes doses. A ce point, ça finit par étourdir le public, lecteur y compris. Ajoutons une touche de névrose, de civilité presque timorée et, bien sûr, de sa légendaire perversité « douce ». Parce que sa pédophilie n'a rien à voir avec la version agressive des Dutroux et consorts. Il insiste sur ce point. Pédophile, sans doute, mais pas violeur…
    Ma deuxième se nomme Dolorès Haze, alias Lolita ou Lo. Jeune fille d'environ onze ou douze ans dont le père décédé la laisse seule avec sa mère. Encore pré-pubère, elle possède le charme fluet et gracile d'une « nymphette ». Mot fétiche d'Humbert pour qualifier le type de beauté, dépourvu des atours « dégoûtants » de la féminité épanouie, qui le magnétise et met le feu à sa libido. D'un point de vue non passionnel, nous dirons que Lolita ressemble à quelqu'un d'un peu vulgaire, inculte, impertinent, indolent. Tendance laconique et onomatopées à foison. « Ma Lo fit « Pouah ! » et se laissa choir dans un fauteuil, les quatre membres étendus, telle une étoile de mer, en une parodie de dégoût et d'épuisement… ». Cool donc.
    Mon tout débute aux environs des années 1940 dans une vague banlieue d'un état de l'est des États-Unis. Après le mariage de complaisance d'Humbert avec Mme Haze senior et ensuite le décès de celle-ci, l'errance du duo clandestin père putatif-amant et fille abusée à demi consentante, commence tous azimuts. S'il n'y a aucun doute à propos du désir de Lola pour son tuteur, il est difficile d'en percer les secrets. Seul Humbert nous accorde ses confidences. Certain, par contre, qu'elle apprécie peu les manifestations physiologiques du désir de son amant. Que dire de l'attitude du « père » ? Que le personnage, pour peu banal qu'il soit, reste attachant. Que sa faiblesse même, son délire, sa psychopathologie le rend humain. Latitude littéraire. Magie de la littérature. Petit à petit, la relation se délite, la fin semble inéluctable, le couple devient de plus en plus bancal, la paranoïa justifiée d'Humbert mêlée de lucidité débouchera sur la fuite de Lolita. Enfin ! Car, franchit le cap de la première partie, le lecteur devra faire preuve de persévérance.
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    • Livres 5.00/5
    Par Akeera, le 07 octobre 2011

    Akeera
    J'ai mis le temps mais ça y est j'ai terminé ce fameux roman qui me faisait de l'œil depuis un moment: Lolita de Nabokov! Gros morceau!
    Bon, déjà je plante le décor: Humbert est un mec super distingué, et assez sexy avec ça, mais il a un tout "petit" défaut...il est juste un peu pédophile! Oui je sais, dis comme ça, ça surprend un peu, mais c'est pourtant comme ça que ça commence! Humbert est complètement accro à une certaine race de gamines qu'il appelle les nymphettes. Un jour son chemin croise par hasard celui de Lolita, ou plutôt Dolorès de son vrai prénom, mais qui répond à beaucoup d'autres surnoms que lui donnera son pervers adorateur. Dès lors il lui voue une passion sans borne, dans ses yeux la jeune ado est une déesse, et forcément il ne rêve que d'une chose, qu'elle soit sienne!
    Je ne vous en dit pas plus sur l'histoire, l'extrait de 90 livres cultes à l'usage des personnes pressées le fait déjà très bien! Bon bien sûr ça ne se résume pas à ça mais bon un peu d'humour ne fait pas de mal ^^
    Bref...c'est un livre étrange et difficile mais en même temps complètement génial. Déjà je préviens les gens qui s'attendraient à des scènes de sexes bien crues, il n'y en a pas! Sur les 500 pages du bouquin, il doit y avoir 3-4 allusions directes aux rapports de sexuels de Lolita et Humbert, le reste est sous-entendu ou exprimé de manière terriblement subtile. Même les pensées d'Humbert qui pourtant sont déviantes et condamnables sont exprimées de manière poétique et passionnées, plus que de la perversité, il y a aussi de l'amour dans le regard qu'il porte sur Lolita.
    Etrange et difficile parce que forcément, on se retrouve directement projeté dans la tête d'un pédophile sérieusement atteint qui fantasme sur une gamine, forcément avec tout ce qu'on a pu voir ces dernières décennies on est tout de suite mal à l'aise et dégoûtés...mais en même temps intrigués! On se prend très vite au jeu parce qu'au delà de ça, l'écriture de Nabokov est tout simplement prodigieuse! Truffé d'allusions littéraires (heureusement qu'il y a les notes en bas de page pour tout comprendre...) et de jeux de mots plutôt fins, on en vient même à admirer Lolita à travers toutes les descriptions magnifiques qu'en fait Humbert, à la foi vil et pervers mais aussi complêtement subjugué par la beauté de cette gamine qui le tient totalement en son pouvoir.
    Je ne pense pas avoir tout saisi du bouquin parce qu'un tel sujet est forcément difficile à traiter, et je pense pas avoir tout compris du message que Nabokov essaie de faire passer ici, mais en tout cas Lolita est un régal à lire, une perle de littérature subversive, dérangeante et hypnotisante!
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Citations et extraits

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  • Par Madimado, le 26 janvier 2012

    Je présume que le lecteur parcourt cet ouvrage, sous sa forme imprimée; dans les premières années du troisième millénaire.
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  • Par Madimado, le 26 janvier 2012

    J’y découvris, en effet, l’enchantement capiteux et inépuisable que l’on éprouve à mystifier les psychiatres. Le jeu consiste à les mener habilement en bateau, en leur cachant avec soin que l’on connaît toutes les ficelles du métier.
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  • Par Madimado, le 26 janvier 2012

    Je suis assez fier de savoir quelques petites choses pour avoir la modestie d’admettre que je ne sais pas tout.
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  • Par csapin, le 16 mai 2011

    On notera que j'exprime en termes de temps et non d'espace. J'aimerais, en fait, que le lecteur considère ces deux chiffres, "neuf" et "quatorze", comme les frontières - les plages miroitantes et les roches roses - d'une île enchantée, entourée d'une mer immense et brumeuse, que hantent les dites nymphettes. Toutes les enfants entre ces deux âges sont-elles des nymphettes ? Bien sûr que non. Le seraient-elles que nous aurions depuis longtemps perdu la raison, nous qui sommes dans le secret, nous les voyageurs solitaires, les nympholeptes. Qui plus est, la beauté ne constitue nullement un critère ; et la vulgarité, ou du moins ce que l'on nomme ainsi dans une communauté donnée, n'amoindrit pas forcément certaines caractéristiques mystérieuses, cette grâce fatale, ce charme insaisissable, fuyant, insidieux, confondant, qui distingue la nymphette de telle ou telle de ses congénères qui sont infiniment plus dépendantes de l'univers spatial des phénomènes synchrones que de cet îlot intangible de temps enchanté où Lolita s'ébat avec ses semblables. Entre ces âges limites, le nombre des nymphettes authentiques est notoirement inférieur à celui des fillettes provisoirement sans charme, ou simplement accortes, ou "mignonnes", ou même encore "délicieuses" et "séduisantes", ordinaires, grassouillettes, informes, froides de peau, ces fillettes intrinséquement humaines, avec leurs nattes et leur ventre rebondi, qui deviendront ou ne deviendront pas des femmes d'une grande beauté (songez à ces affreuses gamines boulottes, en bas noirs et chapeaux blancs, qui se métamorphosent en stars éblouissantes à l'écran). Présentez à un homme normal la photographie d'un groupe d'écolières ou de girl-scouts en le priant de désigner la plus jolie d'entre elles : ce n'est pas nécessairement la nymphette qu'il choisira. Il vous faut être un artiste doublé d'un fou, une créature d'une infinie mélancolie, avec une bulle de poison ardent dans les reins et une flamme supra-voluptueuse brûlant en permanence dans votre délicate épine dorsale (oh, comme il vous faut rentrer sous terre, vous cacher !), pour discerner aussitôt, à des signes ineffables - la courbe légèrement féline d'une pommette, la finesse d'une jambe duveteuse, et autres indices que le désespoir et la honte et les larmes de tendresse m'interdisent d'énumérer -, le petit démon fatal au milieu de ces enfants en bonne santé ; aucune d'entre elles ne la reconnaît et elle demeure elle-même inconsciente du fantastique pouvoir qu'elle détient.
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  • Par Pauline, le 05 avril 2008

    " Lolita, lumière de ma vie, feu de mes reins. Mon péché, mon âme. Lo-lii-ta : le bout de la langue fait trois petits pas le long du palais pour taper, à trois reprises, contre les dents. Lo. Lii. Ta.
    Le matin, elle était Lo, simplement Lo, avec son mètre quarante-six et son unique chaussette. Elle était Lola en pantalon. Elle était Dolly à l'école. Elle était Dolorès sur les pointillés. Mais dans mes bras, elle était toujours Lolita. "
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