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Par Nanne, le 03/05/2010
Le poisson mouillé de
Volker Kutscher
Plus que trois jours et la situation allait devenir critique. Le 1er Mai tombait le mercredi suivant et malgré l'interdiction de manifester décrétée par Zörgiebel, le préfet de police de Berlin, les communistes avaient prévu de défiler dans les rues. La police était nerveuse. Des rumeurs concernant un coup d'État circulaient : on disait que les bolcheviks voulaient jouer à la révolution et faire de l'Allemagne un bastion soviétique, avec dix ans de retard. Au sein du 220e poste de police, on était encore plus nerveux que dans les autres circonscriptions. Neukölln était un quartier ouvrier. Avec Wedding, c'était l'un des quartiers les plus rouges de Berlin.
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Par Nanne, le 03/05/2010
Le poisson mouillé de
Volker Kutscher
N'y avait-il pas des choses plus importantes dont la police devait s'occuper ? Comme faire respecter l'ordre et le calme, par exemple, et agir pour que les meurtriers paient pour leurs crimes ? Du temps où il était à la Criminelle, il avait su pourquoi il travaillait pour la police. Mais aux Mœurs ? Qui se souciait de quelques photos porno de plus ou de moins ? Ceux qui se voulaient les apôtres de la morale avaient réussi à trouver leur place au sein de la République peut-être, mais il ne faisait pas partie de ces gens-là.
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Par Eric75019, le 24/05/2011
La mort muette de
Volker Kutscher
- Et à vos yeux, les films parlants ne sont pas de l'art ?
- Comment pourraient-ils jamais l'être ? (Il a parlé légèrement trop fort, elle le regarde, plus surprise qu'effrayée, et il baisse le ton de sa voix.) Le cinéma parlant tue l'art, c'est une mode technique qui ramène le cinéma à son statut de spectacle alors qu'il avait connu un apogée artistique. Il le réduit à ce qu'il était à ses débuts, lorsque le cinéma n'était rien de plus qu'un phénomène de foire. Mais vous, vous êtes une artiste. Vous devez refuser de participer à ce spectacle, vous n'avez rien à faire sur un champ de foire !
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Le poisson mouillé de
Volker Kutscher
Les Russes : « Il était pourtant persuadé qu'un homme comme Alexeï Kardakov venait dans ce quartier quand il se sentait nostalgique, qu'il avait envie de mélancolie, d'alcool et de voir des compatriotes. C'était toujours à Charlottenburg que les Russes de Berlin se rencontraient. Ils s'étaient construit leur propre univers avec leurs librairies, leur coiffeurs et leurs cafés, un univers où il n'était pas nécessaire de parler allemand. Les Berlinois appelaient cette société parallèle 'Charlottengrad' » (page 99).
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Le poisson mouillé de
Volker Kutscher
Le journaliste : « Un bobard dont tout le monde parle n'est pas vraiment un bobard. » (page 464).
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Le poisson mouillé de
Volker Kutscher
Les nationalistes : « Il y avait tellement de jeunes gens prêts à se battre. Nous aurions pu gagner la guerre ! Si seulement les criminels de novembre ne nous avaient pas trahis ! » (page 176).
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Le poisson mouillé de
Volker Kutscher
La police : « Tu savais que nous possédons plus de machines à écrire que d'armes ? » (page 104).