Le goût du paradis, le premier livre de Nine Antico, pourrait se lire comme une version moderne des Mémoires d’une jeune fille rangée, transposées dans une banlieue du 93. Comment trouver sa place quand on est une gentille fille à papa, blanche de surcroît, tiraillée en... > voir plus
J'avais pour habitude d'apprécier le travail de Lucie Durbiano, Pauline Martin, Nancy Pena, Aude Picault... Je peux maintenant ajouter celui de Nine Antico... Certes, un certain buzz entoure cette auteure, et une allure parisienne l'éloigne parfois de nombreux lecteurs... Mais il faut reconnaitre que le travail de cette jeune dessinatrice est portée par une esthétique très personnelle, nourrie de véracité. Derrière ce récit autobiographique, rempli d'anecdotes faussement anodines, elle ne cache de ses expériences ou rencontres "constructives", ni du "décor social" dans lequel elle a vécu : un univers typiquement 90's et bourré de bêtises ou de complexités en suspend.
Vraiment une très belle bande dessinée ! J'ai pris "plaisir" à suivre les tourments d'une jeune femme se trouvant somme toute terriblement banale et évoluent entre détestation de ses parents, goût naissant pour les garçons et vie dans un environnement ne cessant de se dégrader... Rien de mécanique dans ce livre : les cases ressemblent à des bulles et l'auteur emprunte aux Barbie (grand passage, vraiment) et à la télévision cette vision de l'enfance et de l'âge adulte dans laquelle il semble bien délicat de se glisser.
C'est un récit autobiographique dans lequel l'auteure parle de son enfance et de son adolescence en racontant des anecdotes qui l'ont marquée. Parfois, les anecdotes peuvent sembler anodines mais pourtant elle s'en rappelle c'est qu'il y a bien une raison ! En plus, moi aussi je me suis reconnue dans ses expériences et je suis certaine que toutes les filles vont se reconnaître au moins une fois ! J'ai aimé son honnêteté (enfin je pense) ; elle parle de cette époque comme une ado, sans se juger, sans le recul qu'elle a maintenant. Par contre, le graphisme ne m'a pas plu. Les dessins sont en noir et blanc mais j'avais parfois du mal à reconnaître certains personnages... Ça n'a pas gâché ma lecture pour autant. Je viens d'apprendre que "Les Requins Marteaux" commençaient à se relancer un peu, mais si vous aussi vous avez envie de les aider, rien de plus simple : essayer leurs bds ! Pour ma part, je crois que je vais retenter l'expérience avec Pinocchio de Winshluss. Cette BD fut une agréable découverte, j'ai découvert un style vif que j'apprécie mais les dessins ne m'ont pas convaincue.
Je n'irai pas par quatre chemins, je n'ai pas du tout aimé lire cette bd. Autant, suite à la recommandation de Pénélope Bagieu, j'avais été infiniment séduite par le Vacance de Cati Baur, autant l'emphase de Mademoiselle Jolicoeur concernant Le goût du paradis me semble un poil exagérée. Alors certes, l'on se reconnaît dans nombre des épisodes adolescents enfantins/adolescents de l'auteur mais je n'ai pas du tout adhéré au style. Si je n'ai rien à dire concernant le dessin - même si je ne peux pas dire que j'adore -, il y a à mon goût un gros gros travail à faire du côté du texte.
Je n'ai ni envie de mettre la table, ni de débarrasser, ni de bouffer des plats en sauce, ni de leur parler.
J'ai envie de faire des tresses au fauteuil.
Dans la cour, je demande à mes copines de me tirer fort par la main, et de courir. Comme ça, moi, ça me donne l'air très demandée et ma jupe vole. Ensuite on se met contre l'arbre, et on regarde les garçons qu'on aime bien. Jusqu'à ce qu'ils nous regardent aussi.