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ISBN : 2749306558
Éditeur : Vents d'Ouest


Note moyenne : 4.26/5 (sur 117 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
L'histoire d'un banc, un simple banc public qui voit défiler les gens à travers les heures, les jours, les saisons, les années... Ceux qui passent, qui s'arrêtent, d'autres qui reviennent, certains qui attendent... Le banc devient un havre, un îlot, un refuge, une scène... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par lehane-fan, le 22 février 2013

    lehane-fan
    Histoire sans paroles...
    Gonflé le gars d'oser proposer un tel concept sur plusieurs centaines de pages !
    Impression de base à la découverte des premières planches qui se tournent et offrant au lecteur la vue récurrente , presque en plan fixe , d'un banc dans son plus simple appareil : ouais , d'accord , y a comme un p'tit goût de lassitude qui devrait pas tarder à pointer le bout de son nez là...
    Puis le rythme de lecture se fait plus pressant au gré des saisons se succédant , des personnages devenant familiers , des historiettes s'égrenant dans leur bienfaisante simplicité...
    Des tableaux du quotidien empreints , tour à tour , de poésie , d'humour , de tendresse , de bêtise crasse...de tout ce qui finalement caractérise l'humain et son cortège d'humeurs .
    Un Chabouté confondant d'authenticité , artisan en noir et blanc d'un récit terriblement haut en couleur ! Usant d'un trait toujours aussi maîtrisé , l'auteur assène un concept album de toute beauté et assoit , si besoin était , une réputation d'auteur désormais incontournable !
    Un peu de bois et d'acier : à déguster dans le «  banc «  des yeux !
    http://www.youtube.com/watch?v=AFC_ATRExsA
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    • Livres 3.00/5
    Par Laurence64, le 07 janvier 2013

    Laurence64
    Un peu de bois et d'acier est la vie trépidante d'un banc public, dans un jardin public, devant un arbre public.
    Et le public passe. Ou s'assied. Ou utilise le pauvre banc à d'autres desseins. Une vie de banc, ce n'est pas une vie de bâton de chaise. C'est plus immobile et plus calme. Ce n'est pas non plus une vie de barreau de chaise. C'est moins incendiaire.
    Star inhabituelle d'un roman graphique, le banc - quelques planches et quatre pieds- se plaît à se montrer sous toutes les coutures qu'il n'a pas. Sous le crayon de Chabouté, il cabotine davantage que son copain le chien qui arrose régulièrement d'un petit jet d'urine son pied avant droit. Il n'hésite cependant pas à poser sous la pluie ou la neige, à arborer la sale mine de celui qui est bestialement taggé, à supporter avec un stoïcisme admirable les figurants humains, habitués ou pas, qui le fréquentent. Et tout muet soit-il sa présence est irremplaçable. Même un banc design à l'aspect de paquebot tarabiscoté ne saurait jouer son rôle.
    Mais…
    La vie d'un banc de bois, c'est comme la vie d'un banc de thons. C'est intéressant un moment mais un poil lassant. Même si le banc se refait de temps à autre une beauté. de toutes les façons, un acteur passe toujours par la séquence maquillage. Sauf qu'on ne lui met pas autour du cou un écriteau pour avertir que sa peinture est fraîche. Bon, il est vrai qu'on s'assied moins souvent sur un acteur que sur un banc. Pardon, Je digresse, je digresse.
    Le banc de Chabouté vaut par l'humanité qu'il attire ou qui le croise (le banc, lui, reste toujours immobile).
    Il y a le couple âgé qui partage un petit gâteau (pas le même chaque fois). le skater qui méprise l'assise. La lectrice de Cartland. L'homme sans domicile qui tente de s'y allonger lorsque le gardien cesse sa traque. L'amoureux transi aux fleurs inutiles. Pas d'amoureux à la Brassens. Ni de pigeons. Deux jolies scènes cocasses.
    Et un peu trop de bons sentiments au fur et à mesure que les saisons passent. Comme si les petits moments croqués autour de ce banc devaient se condenser en une histoire heureuse. Comme si les petits malheurs disparaissaient avec les tracas, les soucis, les contrariétés. Comme si Chabouté avait dérapé sur l'idée initiale pour conclure sur une happy end générale.
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    • Livres 5.00/5
    Par marina53, le 20 février 2013

    marina53
    Un peu de bois et d'acier raconte la vie non moins trépidante et passionnante d'un banc, adossé à un bel arbre. Et, autour de ce banc, gravitent des personnages que l'on revoit à différentes saisons de l'année et que l'on voit grandir ou vieillir.
    Certains sont là pour partager un morceau de gâteau, lire du Cartland, quotidiennement passer devant ou bien encore attendre impatiemment que leur bien-aimée arrive à l'heure au rendez-vous fixé; d'autres, comme ce SDF, viennent s'y reposer pour la nuit avant de s'y faire déloger par un policier peu scrupuleux ou bien y graver leur amour adolescent d'un coup de canif mal assuré. Ce sont des personnes que l'on croise et que l'on reconnaît, pour qui l'on se prend d'affection tellement leurs regards et leurs expressions en disent long sur ce qu'ils sont ou ce qu'ils attendent. En effet, une fois n'est pas coutume, Chabouté laisse place à un silence si magistral que cet album est parlant à lui Tout seul.
    C'est une profusion de bons sentiments tels que la tendresse, la compassion, l'humour, l'attente, la mélancolie ou l'espoir qui s'en dégage. Ce sont des instants fugaces et volés que Chabouté décrit avec virtuosité et excellence.
    Un chef d'oeuvre singulier au graphisme splendide, tout en noir et blanc, plein d'amour, d'humanité et de poésie qui nous berce au fil des pages et que l'on referme avec douceur.
    Un peu de bois et d'acier... une histoire pas ban(c)ale...
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    • Livres 5.00/5
    Par canel, le 07 mai 2013

    canel
    Le banc occupait déjà une jolie place dans 'Un îlot de bonheur', de Chabouté. Ici il a la vedette, il est le héros.
    Qu'est-ce qu'un banc ? "Un peu de bois et d'acier", parfois orné de graffitis. Que voit un banc ? passer des gens, se succéder les saisons. Que fait un banc ? il accueille. Des couples, des solitaires, des groupes, des lecteurs, des contemplatifs, des SDF, de bonnes nouvelles et de mauvaises, les pipis de chiens...
    Un album sans paroles, hormis quelques rares et brefs textes sur des T-shirts, des journaux.
    Sans paroles mais pas muet, très riche au contraire. On le savoure, on tourne les pages lentement, on s'attarde sur chaque vignette pour ne rien manquer, d'autant que le graphisme est superbe (exception faite des visages dont je trouve toujours les traits lourds, chez cet auteur).
    Quelques retours en arrière peuvent s'avérer nécessaires pour repérer les personnages, ils ont tendance à se ressembler. Mais on finit par les reconnaître, on s'émeut de leur sort, et on attend impatiemment d'en savoir plus sur chacun...
    Un bémol sur la fin, ultra-classique et de ce fait facile et prévisible.
    Chabouté est un poète et il a de l'humour, un humour subtil, qui attendrit et fait sourire, pas éclater de rire. Cet album est dans la même veine que 'Tout seul' - lequel restera LE chef-d'œuvre de l'auteur, difficile à détrôner, je pense.
    Je regarderai et utiliserai les bancs différemment, après cette belle lecture... si j'arrive à en trouver encore des "vieux", pas les récents conçus pour empêcher les vagabonds d'y dormir....
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    • Livres 5.00/5
    Par moertzombreur, le 26 septembre 2014

    moertzombreur
    Un simple banc public est le point de mire de l'histoire, ou plutôt, en faisant un long plan fixe sur ce banc, Chabouté échafaude une théorie de petites histoires, indépendantes, et qui s'entremêlent au fil du temps qui passe. Dès l'ouverture on pense à la célèbre chanson de Brassens. Et peu à peu on distingue deux catégories de personnages, les passants et ceux qui s'arrêtent pour s'asseoir sur le banc. L'humeur des personnages les fait parfois basculer d'une catégorie à l'autre. Cela permet à Chabouté de faire défiler une grande variété de gens, de toute génération et de toute catégorie sociale. Il construit des déclinaisons sur le thème de la rencontre, conflictuelle ou amoureuse, sur la solitude, il utilise l'ellipse de manière géniale, nous fait rire ou pleurer, il invente de purs instants de poésie, tout particulièrement dans la scène du ballon qui nous fait penser à Tati. Il écorne au passage ces ignobles cons qui mettent tant d'énergie et de bêtise à inventer des moyens d'empêcher que l'on puisse se coucher sur un banc. On retrouve avec bonheur le trait immédiatement reconnaissable de Chabouté, ce noir et blanc tout simple et qui donne un éclairage unique à son histoire entièrement muette. Ceux qui pensent qu'il ne se passe rien quand on s'assoie sur un banc, ou que l'on y perd son temps à ne rien faire, ceux-là peuvent toujours passer leur chemin, pour tout les autres, accro à la rêverie et à la contemplation des petites choses du quotidien, ils éprouveront un immense bonheur en parcourant cette petite merveille.
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Critiques presse (7)


  • BDSphere , le 12 février 2013
    (...) un album drôle et émouvant, tout en nuances, où le héros est un banc, un simple banc public, fait d’un peu de bois et d’acier, qui voit défiler des gens au gré du temps qui s’écoule. (...)
    Lire la critique sur le site : BDSphere
  • Telerama , le 31 octobre 2012
    Peu de dessinateurs savent comme Chabouté raconter et rendre palpitant ce qui se passe quand il ne se passe rien.
    Lire la critique sur le site : Telerama
  • BDSelection , le 09 octobre 2012
    Cet exercice de style drôle et singulier flirte, par moments, avec la satire sociale, puisqu’il met en exergue certains travers de notre société, tout en déroulant ces différentes bribes d’existence, sans sensiblerie mais avec humour et émotion.
    Lire la critique sur le site : BDSelection
  • BulledEncre , le 24 septembre 2012
    Un album frappant et attendrissant qui nous fait réaliser à quel point nous sommes tous matérialistes, et que chaque détail compte.
    Lire la critique sur le site : BulledEncre
  • Sceneario , le 20 septembre 2012
    Album de blanc et de noir, "marque déposée" de Chabouté, les 328 pages sont toutes grandioses. Un ouvrage plein de sensibilité, de simplicité et rempli d'humanité.
    Lire la critique sur le site : Sceneario
  • Auracan , le 18 septembre 2012
    Cet album se dévore d'abord d'une seule traite tant on a envie d’en connaître la fin, […] et puis on le reprend pour déguster et revenir sur des scènes qu'on aura trop vite passées. […] Un album incontournable.
    Lire la critique sur le site : Auracan
  • BoDoi , le 13 septembre 2012
    Sur plus de 300 pages, l’artiste déroule des bribes d’existence. En maniant l’humour et l’émotion, il installe des personnages récurrents, attachants. Pas besoin de dialogues pour plonger dans ces histoires muettes, dépeintes d’un beau noir et blanc expressif.
    Lire la critique sur le site : BoDoi

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