ISBN : 2268068900
Éditeur : Le Serpent à plumes (2010)


Note moyenne : 3.25/5 (sur 4 notes) Ajouter à mes livres

Il y a d'abord une miss, belle et longiligne, qu'on retrouve mutilée sur la berge de Cotonou. Il y a ensuite une autre galante, toute aussi irrésistible, qui vient proposer à un homme d'affaires libanais d'échanger de l'argent contre une v... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 2.00/5
    Par BVIALLET, le 18 mai 2012

    BVIALLET
    A Cotonou (Bénin), le cadavre d'une prostituée est retrouvé atrocement torturé et mutilé. Cette ancienne miss a été victime d'un gang spécialisé dans toutes sortes de trafics dont celui de cocaïne, dirigé par Smaïn un homme d'affaires libanais que la morale n'étouffe pas. Ce dernier veut absolument mettre la main sur une valisette de « poussière d'ange ». Il doit négocier l'échange avec Sylvana, dite la Tigresse, une autre prostituée qui lui réclame une forte somme. Mais tout va se compliquer avec l'arrivée d'un détective privé en quête d'une affaire rentable, de deux policiers intègres, ce qui est une rareté en ces lieux et de Rockya une autre prostituée amie de la victime.
    Un roman noir écrit par un jeune auteur béninois qui a quitté son métier d'enseignant pour se consacrer uniquement à l'écriture. Bien que se déroulant dans un milieu assez particulier, l'intrigue n'a en soi rien de bien original. Les personnages sont terriblement stéréotypés au point de tourner à la caricature et même de sembler totalement improbables. Nettement plus intéressantes sont l'ambiance des bas quartiers de Cotonou faite de violence, d'égoïsme, de haine et d'absence de respect humain et surtout le style particulier de cet auteur manifestement pas très à l'aise dans le polar. Un certain humour, une gouaille, un regard détaché et quelques formules amusantes comme ces têtes de chapitre en forme de proverbes africains : « Le coassement de la grenouille n'empêche pas l'éléphant de boire » ou « Tous les coqs qui chantent ont d'abord été des oeufs » ou encore « Si tu as échappé au crocodile en te baignant, prends garde au léopard qui t'attend sur la rive » etc... On regrettera l'utilisation importante de mots de dialectes locaux pas tous traduits dans le glossaire en fin de volume. Un peu ennuyeux pour les pauvres lecteurs « batouré ».

    Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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    • Livres 5.00/5
    Par ChezLo, le 13 février 2011

    ChezLo
    Un voyage intrépide dans les rues agitées de Cotonou, voilà ce que nous offre Florent Couao-Zotti. Cotonou - ou Coto-trou - plaque tournante de la drogue, première ville des zémidjans (moto-taxi), ville du golfe du Bénin, comme Lomé sa cousine, avec ce que cela comporte de bordel, d'hommes d'affaires Libanais peu scrupuleux, de fonctionnaires corrompus, de vie, de trafics, de rues impraticables par temps de pluie.
    Ce roman est un délice plein de malice, avec une histoire entraînante grâce au talent romanesque certain de Florent Couao-Zotti et des nombreux clins d'oeil irrésistiblement drôles. C'est aussi une fresque d'une certaine Afrique contemporaine, de la vie effrénée des quartiers mal famés des capitales du golfe du Bénin. Et pour ceux qui connaissent ces pays, ce sera sans aucun doute un grand bonheur à lire et imaginer ces scènes réalistes, à se remémorer éventuellement des situations similaires, à savourer les expressions du cru sans se référer aux pages du lexique.


    Lien : http://chezlorraine.blogspot.com/2011/02/si-la-cour-du-mouton-est-sa..
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par keisha, le 11 juin 2010

    keisha
    Une valise bourrée de cocaïne et un sac plein d'argent passent de main en main, à travers tous les quartiers de Cotonou, qu'ils soient résidentiels, touristiques, dédiés à la vie nocturne ou bien envahis par les eaux abondantes de la saison des pluies.
    Au fil du roman Smaïn le Libanais, Sylvana et Rockya deux belles filles qui n'ont pas froid aux yeux, Samuel Dossou Kakpo -de l'agence Tolérance Zéro-, un privé sans trop de clients, et les policiers Santos Guidiguid et Kakanakou se cherchent, se fuient, se retrouvent par hasard, parfois se tirent dessus, dans un rythme haletant.

    L'assasin de la belle Saadath est connu dès le début, les trafiquants de poudre aussi, mais ce polar très très noir et parfois violent est une belle occasion de découvrir l'ambiance de la ville de Cotonou avec ses zems, ses quartiers et ses rues parfois inondés, la musique et la bière dans les bars, ainsi qu'une langue vivante, jubilatoire, inventive.
    Des proverbes servent de titres aux chapitres, tels
    "Tous les coqs qui chantent ont d'abord été des oeufs
    Les oreilles ont beau être grandes, elles ne dépassent jamais la tête
    Il n'y a que le ciel qui voit le dos de l'épervier"

    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-si-la-cour-du-mo..
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    • Livres 4.00/5
    Par Livrespourvous, le 09 mars 2010

    Livrespourvous
    Voilà un roman « barré » à souhait, qui vous colle aux doigts, aussi poisseux que le monde qu'il décrit.

    Un monde de fous où se mélangent racisme, drogue, crimes, passage à tabac, libanais, béninois, prostituées, le tout saupoudré d'un érotisme africain parfaitement épicé.

    Il est question d'une prostituée qui a dérobé une valisette de drogue, d'un libanais qui cherche à la récupérer.
    D'une autre prostituée tabassée à mort. Des deux seuls flics de Cotonou qui ne sont pas encore ripoux. D'un ex-policier devenu détective et qui vient en aide à une métisse blanchie.

    Vous en voulez encore ? Ca castagne ! ça balance ! c'est jouissif ! Toute le la mélasse de Cotonou pète à la gueule.

    On sort de cette lecture, de cette aventure béninoise, exténué, rincé, harassé, quelque peu malmené mais quel voyage !

    Le talent de Florent Couao-Zotti mérite une vraie reconnaissance, un vrai succès !

    Lien : http://livrespourvous.centerblog.net
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Citations et extraits

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  • Par ChezLo, le 13 février 2011

    Dèkoungbé, un des quartiers de Godomey, ville de la banlieue de Cotonou. De simple bourgade au début des années quatre-vingt, il était devenu, en l'espace d'une décennie, l'une des zones les plus populeuses et les plus tumultueuses, à mi-chemin entre village, brousse et foutoir. Foutoir, surtout lorsque arrivent les pluies, la saison dite des chiens.
    D'ailleurs, avec l'orage d'il y a deux jours, la crue ne s'était pas fait prier pour s'installer. Les eaux débordaient de partout. Elles sinuaient dans les rues, croupissaient dans les maisons, faisaient gonfler les ordures en même temps qu'eles arrachaient aux latrines leurs sympathiques contenus.
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  • Par Erzuli_Capote, le 14 mars 2012

    "D'ailleurs d'être en face de ce cadavre avait déjà ouvert la vanne à palabres. Ils se déchiraient en conjectures sur la personnalité de la jeune femme, sur les circonstances du meurtre, se demandaient ce qu'il fallait que la société fasse de cette nouvelle race de gamines qui s'accordent tous les risques avec le diable pourvu qu'on leur offre des bibelots, du cosmétiques et même du chou blanc, quelle génération!"
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  • Par Erzuli_Capote, le 14 mars 2012

    "Cette nouvelle génération de filles a quelque chose de véritablement spécial. Des amazones du cru. Jamais froid aux yeux. Capable d'utiliser le dévergondage comme on entre en religion. Rien à voir avec leurs aînées ou leurs mamans qui, mis à part deux ou trois fêlées, ne connaissaient que les contours de leurs cuisines ou l'intérieur de leurs trousses à bijoux."
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