> Thierry Arson (Traducteur)

ISBN : 2842283422
Éditeur : Le Pré aux Clercs (2008)


Note moyenne : 3.85/5 (sur 13 notes) Ajouter à mes livres
L'univers crée par Anthony Durham est un monde partagé entre des riches qui vivent dans le luxe et la liberté, et des pauvres qui subviennent à leurs besoins. Durham met en scène cette dichotomie pour présenter des personnages opposés et contrastés dont les principaux s... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Lhisbei, le 16 mars 2009

    Lhisbei
    Acacia, un empire prospère et solide mais dont les fondations reposent sur un trafic d'esclaves avec les contrées lointaines par de là les mers et sur le trafic de la brume, une puissante drogue à fumer qui maintient le peuple dans une soumission absolue.
    Acacia, une île, couverte d'acacias centenaires et siège du gouvernement de l'empire. le roi Léodan Akaran, souverain absolu, idéaliste et qui souhaite plus que tout être juste, veuf inconsolable, y vit avec ses quatre enfants. Aliver prince et futur roi, Corinn jeune princesse qui voudrait être une dame, Dariel, enfant turbulent et aventurier et Mena, garçon manqué à l'esprit affûté.
    Les Meins sont un peuple exilé sur les lointaines et glaciales terres du Nord depuis le début du règne des Akaran. La haine que les Meins vouent aux Akarans est attisée en permanence par les Tunishnevres, leurs ancêtres dont les corps restent intact en attendant le jour du Réveil et dont les âmes parlent aux vivants. le moment est venu pour Hanish Mein et ses frères de faire cesser le règne d'Acacia. Thasren Mein sacrifie sa vie pour assassiner Leodan Akaran puis Hanish et Maeander, après s'être alliés aux Numreks, une peuplade dont la barbarie atteint des sommets, partent à la conquête de l'empire Acacian. Leodan espère l'aide de son chancelier pour mettre ses enfants à l'abri aux quatre coins de l'empire.
    C'est ainsi que débute La guerre du Mein premier volet d'une trilogie de Fantasy mêlant intrigues politiques, guerres et magie. Il n'y a rien de vraiment nouveau dans ce livre : on y trouve des rois, des guildes du commerce, des pirates, un empire vaste patchwork de peuplades différentes, des intrigues de palais, des batailles, de la magie, des héros charismatiques mais traditionnels du genre. Alors pourquoi ce livre parvient-il à happer aussi sûrement le lecteur sur près de 700 pages ?
    Parce que l'auteur a du talent (talent que le traducteur n'a pas trahi). Son histoire est prenante pour qui aime les intrigues un peu plus élaborées que le Bien vs le Mal. L'envers du décor traditionnel de la fantasy (palais fastueux, belles étoffes…) est rendu de manière très réaliste par le traitement de la source des revenus de l'empire et les compromissions faites par un roi idéaliste mais au pouvoirs limités par les intérêts des puissantes guildes du commerce. le trafic d'esclave, la domination du peuple par la brume, l'exploitation du plus grand nombre pour le plaisir de quelques uns (comme par exemple dans les mines) apportent une profondeur au roman. Les précédentes œuvres de David Anthony Durham étaient des romans historiques et cela se sent dans Acacia : à défaut d'une documentation solide l'auteur a su créer de toutes pièces une monde complexe qui a donné un « background » consistant traité sur un mode réaliste plutôt que fantaisiste. L'impact du roman n'en est que plus fort. Les personnages, bien qu'archétypaux, évitent le manichéisme et sont attachants. La narration alterne les points de vue des protagonistes sans jamais perdre le lecteur ni perturber la chronologie des évènements.
    Acacia, en plus d'être un bon livre, est aussi un beau livre : police de caractère racée, maquette soignée, papier blanc éclatant, au grain très fin et doux au toucher, couverture dont le titre procure un léger relief (idem sur la tranche). On a l'impression d'avoir en main un objet luxueux (pour le prix d'un livre plus basique ce qui ne gâche rien). le lecteur est comblé sur la forme comme sur le fond. Alors pourquoi bouder son plaisir ?


    Lien : http://rsfblog.canalblog.com/
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    • Livres 2.00/5
    Par bibliomanu, le 05 février 2009

    bibliomanu
    Le royaume d'Acacia, gouverné par la famille Akaran depuis plusieurs générations, vit de sombres jours. Une attaque de grande envergure visant à le renverser est sur le point de se produire, sans que quiconque ne s'en aperçoive. Les Mein ont tout fait pour que rien ne filtre jusqu'au roi Leodan. L'heure de mettre fin au joug de la lignée Akaran a enfin sonné. Car le royaume d'Acacia, aussi florissant qu'il puisse paraître, ne tire pas sa gloire et son rayonnement dans sa capacité à fédérer les peuples ni de ses valeurs. Depuis des siècles il permet en effet le trafic d'enfants en contrepartie d'une drogue dont les Acacians sont devenus dépendants. Cette pratique, le roi Leodan était prêt à l'éradiquer mais les forces en jeu sont bien trop complexes pour y parvenir facilement. Et le temps a fini par jouer contre lui. L'assassinat dont il est victime ne lui permettra pas d'arriver à ses fins. Néanmoins, dans l'éventualité d'un tel scénario, Leodan avait prévu de séparer ses enfants pour leur assurer la survie et favoriser leur retour pour, qui sait, rétablir un ordre nouveau, plus humain.

    C'est vrai que cet ouvrage avait tout pour plaire : un effet « buzz » pas mal ficelé, des critiques élogieuses qui appuyaient sur le fait que non, nous n'étions pas dans une histoire aux clichés retentissants, que l'écriture était agréable... De quoi redonner envie de lire de la fantasy à celui qui aurait subi des déceptions à répétition quand il s'agissait de renouer avec le genre.
    Mais...non.
    L'histoire est assez prenante dès le début, c'est vrai, on se plaît à ne pas retrouver cette lutte archi-manichéenne dont on connaît à l'avance les tenants et les aboutissants avant d'avoir tout lu. Les enfants du roi Leodan sont attachants dans ce qu'ils offrent de diversité et de profondeur. Mais j'avoue avoir été désarçonné par la longueur de l'ouvrage, et, surtout, par le nombre de points de vues narratifs adoptés qui s'imposent par la force des choses: les enfants exposés tour à tour, Hanish Mein, l'intendant du roi, sans parler de tous les autres protagonistes qui s'inscrivent dans cette histoire. Pas de quoi en perdre son latin pour autant, mais ce processus pourra en gêner certains.
    Et puis, tout simplement, je crois ne plus être sensible à l'univers médiéval, aux batailles, à l'aspect stratégico-politique qui touchent à ce genre d'ouvrages.
    En revanche, pour ceux qui apprécient vraiment la Fantasy, je ne doute pas qu'ils trouveront en Acacia, un livre prenant et bien fait.

    Lien : http://bibliomanu.blogspot.com
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    • Livres 5.00/5
    Par cerisia, le 20 janvier 2009

    cerisia

    Premier tome d'une trilogie.
    J'ai passé un moment génial de lecture. Ce premier tome est excellent, les personnages, les espoirs, les tyrannies, les croyances, tout est parfaitement dit, tout est cohérent. Nous découvrons Acacia et le monde connu petit à petit, ses faiblesses, son histoire, une hiérarchie particulière dans ce monde, mais justement ce monde, quel est-il au delà du monde connu ?
    Que vont devenir les Akaran ? Comment vont-ils réagire à la trahison d'un proche ?
    Je regrette la disparition d'un des personnages, même de deux....j'ai hâte très très hâte de lire le tome 2. Ce tome est très prenant, il se passe beaucoup de choses. A lire absolument!
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    • Livres 4.00/5
    Par Theoma, le 29 novembre 2010

    Theoma
    Le Roi Leodan fait régner la paix dans l'empire. Veuf, il tente d'être présent au mieux pour ses quatre enfants qui ignorent le prix à payer de ce calme apparent. Peu à peu, la révolte gronde et plus rien ne sera jamais pareil.
    Le début du livre souffre de quelques répétitions et longueurs. Chaque chapitre raconte un personnage et comme ils sont nombreux, il n'est pas évident de rapidement les identifier. Une fois l'intrigue mise en place, j'ai été emportée par le souffle de cette belle saga.
    Vous aimez les échecs et les jeux de stratégie ? La magie n'est pas votre tasse de thé, les petits elfes vous gavent et vous ne lisez pas de fantasy ? Acacia devrait vous plaire ! David Anthony Durham signe un premier opus surprenant et audacieux. Il n'hésite pas à prendre des risques en maltraitant ses personnages, en les poussant à des extrémités que le lecteur était persuadé de constater au final. le suspense, très bien maîtrisé, interdit de lâcher la dernière partie avant de connaitre le dénouement.
    J'ai particulièrement apprécié la profondeur des personnages. Aucun manichéisme, rien n'est acquis et la réalité est bien plus complexe qu'il n'y parait. Les colonisés colonisent à leur tour. Les esclaves libérés prennent leur revanche, les héros se fourvoient au nom de la liberté.
    Bien évidemment, suite il y a. Bon point supplémentaire accordé à l'auteur pour avoir su allécher le lecteur tout en terminant ce premier opus.

    Lien : http://www.audouchoc.com/article-acacia-la-guerre-du-mein-david-anth..
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    • Livres 4.00/5
    Par Iluze, le 23 mai 2010

    Iluze
    J'ai mis du temps pour lire cet opus. L'histoire est lente à démarrer mais ça peut se comprendre. L'auteur veut nous aider à avoir une vision complète du monde dans lequel évoluent nos protagonistes. Il nous les présente, montre leurs personnalités, leurs relations et les paysages qui les entourent.

    Les chapitres sont très courts (moins de 10 pages). A chaque chapitre, on change d'endroit, on s'intéresse à d'autres personnages. De ce fait, j'ai mis du temps à m'attacher aux enfants acacians (les grands héros de cette histoire). Petite exception: Mena. C'est une adolescente très charismatique et très intelligente. Je me suis immédiatement identifiée à elle. Pour ses frères et soeurs, il m'a fallu plusieurs centaines de pages.

    Lien : http://iluze.over-blog.com/article-david-anthony-durham-acacia-tome-..
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Citations et extraits

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  • Par Theoma, le 29 novembre 2010

    Il repensa à tout ce que lui-même avait perdu, et il se demanda pourquoi c'était ce qu'une personne avait perdu – pouvait perdre – qui la définissait plus que ce qu'elle possédait encore.
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