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Critiques sur La commissaire n'a point l'esprit club (7)


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    • Livres 3.00/5
    Par oops le 12/10/2011


    La commissaire Viviane Lancier se voit assigner une nouvelle mission par le Tout-Puissant (son directeur) et le ministre de l'intérieur. Elle doit partir illico enquêter avec son Lieutenant favori Monot dans un club de vacances basé sur une île grecque. le Chef du Village a été retrouvé pendu le soir du 14 juillet déguisé en Napoléon. Deux jours avant, nombreux sont ceux qui l'ont entendu se disputer violemment avec sa femme, à priori le "King" accumulait les conquêtes féminines... Mauvaise farce, suicide où meurtre, elle va devoir en déterminer la cause, sans faire de vagues, incognito, car le Président de "L'Esprit Club" n'est autre que le frère d'un ancien ministre. Au moment du départ, ce n'est pas son Lieutenant favori qui embarque avec elle, mais un autre Lieutenant, un athlète musculeux latino. Déjà contrariée de se retrouver dans une ambiance club de vacances avec Karaoké, piscine, boîte de nuit où les corps n'en finissent pas de s'étaler, elle dont le corps "charpenté" ne sait pas résister aux frites...Comment ne pas être sous le charme de cette truculente commissaire tellement loin des clichés "mannequins" servis par les séries télévisées. Même si l'intrique est un peu tarabiscotée, le profil, la verve, la sensibilité du personnage principal mérite le détour. Quand à l "Esprit Club" il a comme un petit air des "Bronzés" de quoi passer un bon moment.

    critique de qualité ? (4 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par Ankya le 31/07/2011


    Viviane Lancier s'est remise de ses émotions de l'enquête des Sonnets (voir La commissaire n'aime point les vers) et se voit attribuée une nouvelle mission: partir incognito dans un village-club en Grèce afin de résoudre un meurtre dans la plus grande discrétion. Elle se fait alors passer pour une scénariste, et Monot, son beau Monot, la secondera. Or, grand malheur ! de un, elle n'est pas sociable pour un sou - et dieu sait que les scénaristes ont ce trait de caractère, de deux Monot n'est pas disponible au dernier moment et elle se voit secondée par Willy. La déception est grande car elle avait déjà imaginé 36 films différents avec sa tête d'ange.

    Notre commissaire va, dans ce roman, être un peu malmenée car elle va devoir se fondre dans une masse qu'elle a tendance à fuir: les gens à la plage, la piscine, les maillots de bain... elle va d'ailleurs devoir faire preuve de force de caractère et s'ouvrir aux autres et à elle-même. Fidèle à lui-même, Georges Flipo fait déborder son roman d'humour, parfois noir, toujours de manière bienvenue. L'enquête s'emberlificote tout en gardant de la cohérence. A un moment donné, on n'espère plus vraiment le nom du meurtrier, mais plutôt le nouvel élément, indice de l'enquête, révélation remettant tout le processus d'identification du meurtrier en cause. Et c'est de la trépignation qui agite le lecteur lorsque tout s'éclaire. Ah, si je pouvais lire plus vite et avoir tous les éléments en même temps !

    Par rapport au précédent volume des histoires de la commissaire, j'ai moins aimé. Cependant ce n'est qu'une question de contexte. Je ne suis pas fan des clubs où tout le monde veut être mon ami, où il y a toujours du bruit et des sourires factices. Vive le calme. Par contre, et soyez-en sûr, l'humour et l'enquête sont là, donnant au roman un grand attrait ! Je me suis régalée à lire ce livre. A quand la suite des aventures de la commissaire ?


    Lien : http://lacavernedankya.canalblog.com/archives/2011/04/13/20870410.html

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par liliba le 18/08/2011


    C'est avec un immense plaisir que j'ai retrouvé la commissaire Viviane Lancier, rencontrée l'année dernière dans La commissaire n'aime point les vers. ainsi que l'écriture de l'auteur, vive, alerte, et surtout bourrée d'humour.

    Notre commissaire, dont le coeur bat toujours plus que de raison pour le jeune Augustin Monot va devoir passer une semaine dans un club de vacances à Rhodes, non pour des vacances, mais plutôt pour élucider un meurtre, et surtout pour que la mort du King, le directeur du club, ne fasse pas de vagues et n'entraine pas la fermeture du club, dont le grand chef est un ami du "Tout-Puissant", le divisionnaire...

    Si vous avez lu La commissaire n'aime point les vers, vous vous souvenez sans doute que Viviane était la seule femme de la brigade et qu'elle manageait ses hommes d'une main de fer, dans un gant de velours. En effet, pour elle "tout était si simple : elle était la femme, ils étaient les hommes. Pourquoi ne comprenait-on pas cela à l'extérieur ? Certes, elle les aimait d'un amour possessif, elle les menait à la baguette, mais était-elle leur maman ? Bon, oui, un peu. Et même un peu plus dans le cas d'Augustin Monot, sa dernière recrue."

    Viviane n'a pas changé. Elle est toujours mal dans sa peau et se trouve peu, voire pas du tout sexy, elle est bourrée de complexes. "Un pantalon gris informe, une chemisette blanche à manches courtes que la chaleur de la mi-juillet décorait d'une zone sombre sous les bras, et des mocassins avachis" : voilà sa tenue habituelle et elle se rend bien compte que "le contenu était tout aussi chagrinant que l'emballage : un corps qui paraissait encore plus petit que son mètre soixante et un, plus vieux que ses trente-sept ans, et surtout trop lourd : elle avait repris tous les kilos qu'elle avait réussi à perdre lors de l'affaire du sonnet, trois mois plus tôt. Quant à son visage fatigué où languissaient des yeux gris, il semblait dessiné à la hâte : trop rond, un peu bouffi. Elle avait des cheveux châtains coupés court, mais pas de coiffure. Elle ne se plaisait pas ; à qui aurait-elle pu plaire ?"

    Voilà donc les pensées qui l'assaillent pendant que le Tout-Puissant lui décrit sa nouvelle mission. Elle se plaît à rêver, un peu... Ces quelques jours au soleil seront l'occasion d'un tête à tête avec son cher Augustin qui peut s'avérer fort agréable, et cette mission semble être de tout repos... Il partageront le même bungalow, une certaine intimité... peut-être devra-t-elle même lui enduire le dos de crème pour le soulager de coups de soleil...

    Dans ses bagages, un seul livre, qu'elle a eu bien du mal à choisir, puisqu'elle a demandé à la libraire un ouvrage de poésie "classique, mais plutôt moderne", "du facile, mais quand même intellectuel"... Elle se retrouve donc avec Alcools d'Appolinaire, car "elle se devait d'emporter quelque belle lecture, qui lui vaudrait la considération du lieutenant Monot". Mais le hasard lui joue des tours, et c'est Willy, un tout jeune policier, qui devra l'accompagner. Dès le début, ce Monsieur Muscle, qui sent le vétiver à plein nez, l'horripile, bien qu'il ait "une personnalité forte, un coeur simple". Elle va lui en faire baver pour un peu se venger...

    Viviane se retrouve donc à l'Esprit Club, là où "vos vacances ont l'esprit club", justement. Un club un peu particulier dont la description m'a fait rire aux éclats, surtout quand on sait que l'auteur s'est volontairement immergé une semaine dans un club du même genre afin de peaufiner la rédaction de son roman. Ici, les vacanciers sont les Chéris, les Cocos et les Kikis, les animateurs et animatrices du club. Comme feu King n'arrivait jamais à retenir les prénoms du personnel travaillant pour lui, il les a baptisés selon leur fonction : Coco l'Anime, chargé de l'animation, Coco Clown, qui fait les sketches, mari de Kiki Piqûre, l'infirmière et aussi "Coco Picole qui gère le bar et la boite de nuit, Kiki Muscule, la responsable de la gym, Coco Vent-Debout, le moniteur de voile, Kiki Plouf préposée à la piscine, Coco Tournevis, pour la maintenance et Coco Cuistot, le cuisinier." Les intérimaires quant à eux s'appellent les Hétoilàs. Mais il y a aussi le gardien, surnommé le Turc puisqu'il ne parle que cette langue, et son fils un peu étrange, sourd et muet. C'est ainsi que Irène, la veuve toute fraîche, explique le fonctionnement du club et décrit ses habitants aux deux flics fraîchement débarqués.

    Et dire que Viviane va devoir jouer à la touriste avec cet assistant qu'on lui colle dans les pattes ! Ils sont officiellement scénaristes et cherchent à écrire une fiction sur un club de vacances, ce qui va leur permettre de se mêler aux vacanciers, de parler aux animateurs, et de poser discrètement des questions à tout le monde.

    Viviane découvre ce qu'est un club et qu'elle ne connaissait que par oui-dire. Sa première impression l'affole : "Des corps. Elle ne vit d'abord que des corps. Des corps et des chairs de toutes les nuances, du blême mortuaire au rouge thermidor. Hébétée, elle se planta sur la terrasse qui surplombait les deux piscines cernées par la masse humaine. Que venaient faire là tous ces Chéris ? Rien. Ils étaient venus avec un objectif précis : ne rien faire. Ils ne nageaient pas, ne s'agitaient pas. Ils étaient." et elle se demande bien comment elle va supporter ce séjour et tous ces gens qui l'entourent. La promiscuité, le copinage lui sont insupportables : "Elle n'avait jamais supporté ces tu, encore moins ceux qu'on élidait. Elle vouvoyait tout le monde dans son travail et là, le premier barbu venu, pour la simple raison qu'il était du bon coté du bar en tee-shirt jaune fluo, allait lui infliger du tu? Elle savait que beaucoup d'estivants, dans les clubs, se faisaient un devoir de se tutoyer. Il ne fallait pas compter sur elle pour de telles familiarités : on commence comme ça, et on finit par dire tu à ses hommes, comme dans les films policiers."

    Alors elle est d'une humeur de dogue, notre commissaire. Elle rudoie le pauvre Willy qui veut bien faire, mais commet bêtise sur bêtise, puis se sent coupable : "être la commissaire ne lui suffisait pas, elle éprouvait toujours le besoin de jouer à la commissaire." Elle se jette aussi sur la nourriture, comme toujours sa compensation première en cas de stress (et il n'y a pas ici ses barres chocolatées préférées...). Au buffet : "Des frites ? Viviane avait liquidé son assiette de hors-d'oeuvre et sentit se réveiller un faim impérieuse. On proposait huit plats principaux. Mais le plus alléchant, c'était ces frites. Depuis combien de temps n'en n'avait-elle plus mangé ? Elle avait réussi à reprendre du poids au printemps sans même avoir cédé à la tentation des frites, il y avait là une injustice qu'il était urgent de réparer. Elle en goûterait juste une. Ou deux."Cela ne l'empêche pas de mener discrètement son enquête, même si elle se sent abominablement mal dans ce club, totalement à coté de la plaque, ringarde, alors que le beau Willy, lui, est si à l'aise, si pleinement vivant... Elle se force pourtant et s'inscrit même à la séance de gym et à la natation, courageuse petite commissaire...

    Mais elle est là pour résoudre une énigme et en bonne professionnelle, elle ne l'oublie pas. Elle se fait expliquer par Irène l'histoire du club, les habitudes de chacun, les faits et gestes des uns et des autres ce fameux jour où l'on retrouva le King mort, une fois qu'on se fut rendu compte que ça n'était pas une blague, mais un vrai cadavre... La veuve n'est pas éplorée, c'est le moins qu'on puisse dire. Elle est lucide, sait très bien que King la trompait avec des Kikis ou des Hétoilàs, pas plus tard que la semaine précédente d'ailleurs, elle savait son mariage peu réussi et déclare avec lucidité à Viviane : "on a pour moi un peu de pitié et beaucoup de méfiance : j'étais la plus grande cocue du royaume, mais j'étais la femme du roi". Mais elle ne semble pas coupable, elle avoue d'ailleurs au cours d'une conversation : "Puisque mon mari est décédé le premier, il n'y aura plus d'héritage : vous ne trouverez jamais de veuve plus attristée que moi par la mort d'un époux."

    Il faut dire que le roi en question semble avoir été un drôle de type : "Il était comme ça, mon mari : lui, le roi, et, en dessous, la cour et les nains." Il régnait en despote sur ses sujets-salariés, et avait même décidé tout récemment, après avoir refait les comptes du club, que les dépenses devaient être réduites. Des licenciements venaient d'être annoncés... Viviane va devoir bientôt suspecter tout le monde : l'assistant du King, qui reprend la charge du club et ne cache pas sa fierté ("Coco devenu co-chef ! Presque roi !"), mais aussi tous les autres, dont elle découvre qu'ils se livrent chacun à de petites magouilles pour arrondir leurs fins de mois. Grappillage par ci, trucage par là, les inventaires sont falsifiés, les bons produits gardés pour les collègues et la viande avariée servie aux clients, il semblerait même que de l'alcool et peut-être de la drogue circulent sous le manteau...

    L'enquête va se compliquer bien vite, avec quelques morts et disparitions supplémentaires auxquelles personne ne s'attendait et qui font rugir le Tout-Puissant, qui voulait une affaire discrète et rondement menée, et pas une tuerie... La commissaire se fait remonter les bretelles par sa hiérarchie, elle est censée calmer le jeu et plutôt dissimuler les indices, que remue-t-elle donc comme boue pour que les morts fleurissent aussi vite que les fleurs sous ces cieux ensoleillés qui devraient être aussi paradisiaques que le vente la publicité ?

    Viviane commence à en avoir
    ... Suite sur Les Lectures de Liliba


    Lien : http://liliba.canalblog.com/archives/2011/04/01/index.html

    critique de qualité ? (1 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par wakinasimba le 07/06/2011


    Où l'on retrouve Viviane Lancier toujours autant de mauvaise humeur, son lieutenant Monot resté à Paris pour cause d'émission de télévision et son nouvel adjoint Willy.

    Willy est le contraire de Viviane : sportif, discutant et se liant facilement avec tout le monde, mais un brin court dans ses réflexion sur les meurtres.

    Dans cet épisode, ce ne sont pas les barres chocolatés qui trinquent, mais le couscous et les brochettes, après tout, la commissaire est en vacances au soleil.

    L'incipit est un délice, et tout est à l'avenant, plein d'humour.

    J'ai appris qu'il vaut mieux commander du vin italien que du vin grec, mais également que dans les "clubs de vacances", il faut prévoir un sujet de discussion à épuiser à chaque repas avec la tablée (du genre : les fractures et l'hôpital, etc.).

    Un roman a déguster comme un petit vin d'été, à l'ombre d'un parasol, pour le plaisir.

    La commissaire n'a peut-être pas l'esprit "club de vacances", mais elle a pris l'esprit "club de gym". Pas de troisième opus prévu ?...

    L'image que je retiendrai :

    Celle de Viviane en paréo et maillot de bain, elle se lâche, la commissaire.


    Lien : http://motamots.canalblog.com/archives/2011/05/08/20935799.html

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    • Livres 4.00/5
    Par yv1 le 02/05/2011


    Retour de Viviane Lancier, après La commissaire n'aime point les vers. Et ça commence tout pareil : Viviane a repris du poids, ne se sent pas vraiment sexy, ni désirable, s'habille n'importe comment et mange de tout en dépit du bon sens, celui qui voudrait qu'elle s'alimentât plus légèrement pour tenter de retrouver une ligne plus fine. Mais Viviane ne résiste pas à un plat lourd et copieux. Beaucoup d'humour dans la première partie du livre, notamment lors de la réception en l'honneur du retour d'Augustin Monot : "Viviane soupira, heureuse. On ne lui avait pas proposé de siège, ses escarpins lui faisaient mal aux pieds, les miettes de macaron grattaient sa gorge, le champagne lui donnait un léger hoquet, le foie gras remontait avec un goût aigre, mais c'était vraiment une belle soirée." (p.22)

    Puis, la commissaire et Willy Cruyff arrivent au Club. Lui, très beau, corps d'athlète, toujours prêt à ouvrir la conversation avec les autres, il réussit même à se faire des connaissances dans les files d'attente ! Elle, coincée, complexée, incapable d'aller vers autrui, totalement paralysée à l'idée de passer quelques jours dans un Club de "Bronzés". Comme je la comprends Viviane : je frémis à l'idée de passer une semaine dans un Club, entouré de "cocos" et de "kikis"(respectivement les animateurs et les animatrices), obligé de me coltiner le karaoké, les repas-buffets de maigre qualité ! Et c'est là que le livre à l'instar de son héroïne, devient plus nostalgique ; l'humour est moins tranchant et l'on sent beaucoup plus la véritable détresse de Viviane. Ou alors, c'est moi qui, redoutant cette terrible épreuve et voyant Viviane la vivre si douloureusement, me suis totalement projeté et n'ai alors plus ressenti l'humour de Georges Flipo. Mais si je dis que je trouve ce deuxième tome moins drôle, je ne le considère pas moins bon. Différent, mais ressemblant tout de même. Suis-je clair ?

    Dans tout le milieu du livre, la commissaire a du mal à prendre sur elle-même pour avancer. Elle aimerait tant avoir son lieutenant Monot à ses côtés. Monot, l'intellectuel, Monot le littéraire -qui, soit dit en passant, lui lira quelques passages de poèmes érotisants d'Apollinaire au téléphone, puisque pour se mettre à niveau, Viviane se lance dans la lecture de ce poète ! Mais elle n'est pas insensible non plus au charme de Cruyff. Cruyff, le sportif, Cruyff, l'adepte du beau corps. Un intellectuel et un sportif, à eux deux, l'homme parfait pour Viviane. Au(x)quel(s) elle céderait volontiers, mais de concours de circonstances en pudeur mal placée et d'aléas en retenues, Viviane... sautera-telle -si je puis m'exprimer ainsi- le pas ? Vous le saurez, en lisant La commissaire...

    Venons-en maintenant à l'intrigue : un vrai casse-tête, digne -ou inspiré- du Mystère de la chambre jaune. Elle tient bien la route, met à jour les pratiques douteuses au sein du Club. Sans être haletante, elle m'a étonné jusqu'au bout : je ne m'attendais pas à cette fin.


    Lien : http://lyvres.over-blog.com/

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    • Livres 3.00/5
    Par SD49 le 28/04/2011


    Je crois que je n'ai pas non plus l'esprit club, je n'ai pas tellement aimé cette fausse ambiance de vacances qui nous emmène à Rhodes avec la commissaire et un jeune lieutenant trois mois après l'enquête précédente. Tous ces kikis, ces cocos, ces chéris, ces hétoilas m'ont laissée de marbre, je sais que ça se passe comme ça dans les clubs (j'ai testé une fois .....), on sent que l'auteur en connaît un rayon sur la question.

    Willy, le lieutenant, marche à fond dans ce système contrairement à Viviane, je l'ai trouvé marrant ce Willy et même assez sympa. En revanche Viviane m'a un peu énervée avec ses éternels soucis avec la nourriture, ses fantasmes sur les hommes (et surtout les lieutenants de police d'ailleurs !).

    L'enquête nous emmène sur différentes pistes, encore une fois tout n'est pas cousu de fil blanc, et ça c'est bien. Les surprises s'enchaînent jusqu'au bout et il aurait été bien difficile de deviner le fin mot de l'histoire.



    Lien : http://pages.de.lecture.de.sandrine.over-blog;com

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  • Par keisha le 02/04/2011


    de l'incursion de la commissaire Viviane Lancier dans un club de vacances de l'ile de Rhodes, je sors confirmée dans mon manque total d'envie de connaître les joies des activités obligatoires, l'initiation aux danses de salon, les soirées "où on rigole" sous la houlette d'un animateur et les buffets tentateurs... L'auteur a vécu cela huit jours (animateurs plus sympathiques, mais public "d'une terrible réalité"). On espère cependant qu'aucun cadavre pendu n'a été retrouvé durant ce laps de temps...



    Car Viviane Lancier, qui est passée depuis le précédent opus des barres Mars aux KinderBueno, d'un tailleur rose à un ensemble vert olive, de Baudelaire à Apollinaire, et surtout du lieutenant Augustin Monot au lieutenant Willy Creuillif, est là en mission : découvrir l'assassin de King, le chef du club de vacances.



    Rapidement le cercle des suspects est restreint et on retrouve une bonne vieille enquête classique avec fausses pistes, tâtonnements et autres échauffement des petites cellules grises policières. Mis à part la cachette de la seconde bouteille, je n'avais rien trouvé, mais c'est le but du jeu, non?



    Cependant, ceux qui ont fait connaissance de Viviane dans La commissaire n'aime point les vers attendaient le bel, blond et littéraire Augustin. Viviane, contre son gré, se retrouve avec Willy, sosie d'Antonio Banderas, vice-champion de France de décathlon. Et elle se plaint. Elle mériterait quelques baffes... Mal dans sa peau, se trouvant grosse (moi je pense qu'en taille 44, celle de Marylin Monroe, on n'est pas monstrueux, quand même...), malmenant son adorable lieutenant toujours de belle humeur, elle est souvent antipathique ou pathétique. Mais lâchez-vous, Viviane!



    "Elle avait réussi à reprendre du poids au printemps sans même avoir cédé à la tentation des frites, il y avait là une injustice qu'il était urgent de réparer. Elle en goûterait juste une. Ou deux. Tant pis s'il fallait faire la queue. Elle dut attendre cinq bonnes minutes et se servit une grande platée, histoire de ne pas avoir patienté pour rien."

    Que celle qui n'a jamais fait une entorse à son régime lui jette le premier rocher au praliné...



    Le ton du roman demeure vif, acerbe parfois, souvent humoristique (mais je m'étais plus amusée avec les deux romans précédents), et j'ai une petite préférence pour les moments de grâce, avec le tango ("et Viviane était heureuse") ou le saut en hauteur ("Viviane l'observait, fascinée : c'était beau et lent comme une danse nuptiale").



    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-la-commissaire-n..

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