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EAN : 9782353460069
64 pages
L'Altiplano (15/10/2007)

Note moyenne : /5 (sur 0 notes)
Résumé :
Le travail, qu il soit une nécessité ou un « choix », tient pour beaucoup d entre nous socialisation ou convention obligent une place centrale. Si pour certains il est synonyme d épanouissement, pour d autres il rime avec précarité, chômage, licenciement, humiliations, ou tout simplement ennui... Suite erratique de scènes quotidiennes et banales gravitant autour de la planète embauche, Travail mode d emploi met en scène une aliénation aigredouce, désespérante et drô... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
http://lewebpedagogique.com/lascolaritedemesenfants/2008/04/28/livre-travail-mode-demploi/
Du fait de ma participation à l'opération Masse critique organisée par le site Babelio, j'ai reçu il y a deux mois un petit livre que j'avais choisi parmi une large sélection, et en échange duquel j'avais promis, comme tous les autres participants, de cracher une critique dans le mois qui suit. Honte sur moi, je rends ma copie en retard, ne le dites pas à mes enfants.

C'est donc un petit livre bleu. Tout mince et tout petit. Un mini-livre.

Il doit raconter une partie de la vie d'une jeune femme qui rencontre quelques déboires au début de sa vie professionnelle - début qui s'éternise.

“[…] Si pour certains [le travail] est synonyme d'épanouissement, pour d'autres il rime avec précarité, chômage, licenciement, humiliations, ou tout simplement ennui […]”, dit la quatrième de couverture.

Je m'imaginais que l'histoire recouperait celle de quelques amis, sortis (trop) diplômés de l'université, dans les années 1990-95, et condamnés à de longues années de galère, chômages, stages, re-formation, avant d'en trouver l'issue.

Histoire de lire en me disant, ah ouais, comment c'est trop vrai tout ça.

Ou alors, j'imaginais que l'auteur me raconterait les problèmes que rencontrent aujourd'hui ceux qui terminent leur scolarité, parce qu'ils sont des femmes, parce que leur nom n'a pas la bonne consonnance, parce qu'ils se sont trompés d'étude, parce que leur famille, l'école et la vie ne les ont pas formés au monde du travail.

Histoire que j'en tire des leçons pour mes enfants.

En fait non, le récit parle d'une femme, jeune, pas sous-diplômée, pas sur-diplômée, qui ne s'en tire pas si mal que ça, change de boulot pour cause de bougeotte, tombe parfois sur des cons, des connes et des machos. Pas grand chose de ce livre n'est resté gravé dans mon souvenir (car bien sûr, j'ai perdu le livre - il est si petit!). Serait-ce qu'il manque de caractère, ou que je n'ai pas su lui en trouver?

Je retiens surtout cela: le récit est raconté à la deuxième personne du pluriel. Vous. Voyons, je connais trois auteurs qui usent de ce procédé:

* Georges Perec, me semble-t-il, dans le bouquin qui se passe dans le train Paris-Rome. Damned, je ne retrouve pas le titre, ça se trouve c'est même pas de lui. N'empêche, j'avais trouvé le bouquin carrément bien.
* Nicole de Buron dans tous ses romans, d'ailleurs quand j'en ai lu un je les ai tous lu, mais ça repose et, éventuellement, ça me fait rire.
* Mais surtout Michèle Rader, parce qu'elle a écrit Maman au secours!, qu'elle a édité chez Manuscrit.com, et j'aime beaucoup son oeuvre, vraiment, pas juste parce qu'elle écrit à la deuxième personne du pluriel. Interview. Livre.

Bien. Finalement, je retiens de ce livre qu'il m'a donné envie de relire Perec et Rader. Pas mal, en fait.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
La description du poste vous est faite, jusque-là vous êtes satisfaite, puis on vous annonce que l’on attend de vous que vous travailliez plus de neuf heures par jour, à partir de là votre sourire devient rictus, on vous présente la secrétaire avec qui vous travaillerez qui confirme ces dires : elle a rarement le temps de faire une pause à midi, mange un sandwich entre deux coups de téléphone, prend des appels jusqu’à sept heures du soir où enfin, calme oblige, elle peut vaquer à ses occupations : organiser tout ce qui n’a pas pu l’être durant la journée (deux heures de plus), mais elle vous rassure que cela n’arrive pas tous les jours, seulement deux ou trois fois par semaine.
Sur ce, le « futur éventuel » employeur voudrait savoir combien vous voudriez gagner: le salaire que vous lui annoncez ne semble pas vraiment l’enchanter, c’est ainsi que vous interprétez son froncement de sourcils et son silence. Vous lui dites que pour un poste qui exige autant de conscience professionnelle, d’engagement, de sérieux, d’énergie, de compétences, de flexibilité, de motivation, comme il en a été question durant tout l’entretien, ce salaire vous paraît tout à fait approprié.
Il ne semble pas voir les choses sous le même angle. Il vous renvoie votre candidature. Vous apprendrez plus tard que ses secrétaires ne restent jamais plus de deux mois. Cela ne vous surprend pas.
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