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Par Carosand, le 16/05/2012
Les femmes qui lisent sont dangereuses de
Laure Adler
Lire est une initiation et un encouragement à la vie, mais confondre la lecture avec la vie elle-même, c'est lui ôter tout pouvoir thérapeutique et faire d'une passion une source de souffrance.
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Par Carosand, le 17/05/2012
Les femmes qui lisent sont dangereuses de
Laure Adler
Les docteurs peuvent prescrire des pilules contre la mélancolie, les femmes, elles, savent, comme les sourcières, sorcières, trouver sous le corps du texte l'essence même de leur être.
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Par Carosand, le 17/05/2012
Les femmes qui lisent sont dangereuses de
Laure Adler
Elle est en suspension de lecture. Ce qu'elle a lu l'a tellement questionnée qu'elle lâche le livre et, sur son visage, s'inscrit la profondeur de la brèche que peut constituer, pour soi, à l'intérieur de soi, un mot, une phrase, une page.
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Par Aela, le 29/12/2011
Les femmes qui lisent sont dangereuses de
Laure Adler
En 1931, le grand peintre américain Edward Hopper peint Hotel Room, une toile de grand format.
Une femme est assise en sous-vêtements sur un lit d'hôtel.
Elle n'a pas encore déballé son sac de voyage ni sa valise.
La femme, dont les traits du visage sont plongés dans l'ombre, est en train de lire un dépliant, probablement une carte routière.
Elle semble indécise, presque désemparée, sans secours.
La mélancolie des gares et des chambres d'hôtel anonymes, du voyage infini et sans destination, enveloppe cette scène figée.
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Par Carosand, le 17/05/2012
Les femmes qui lisent sont dangereuses de
Laure Adler
Le vide du réel se remplit par la fiction. Le roman est un support de l'imaginaire que le réel ne suffit pas à fournir.
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Par Carosand, le 16/05/2012
Les femmes qui lisent sont dangereuses de
Laure Adler
Lire ne se réduit plus à chasser l'ennui mais devient une expérience de liberté individuelle.
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Les femmes qui lisent sont de plus en plus dangereuses de
Laure Adler
Lire, c'est disparaître.
Lire c'est faire corps avec soi-même.
Lire, c'est éteindre le bruit des autres pour tenter d'atteindre sa propre mélodie.
Lire c'est se mettre en retrait du monde - pour pouvoir mieux y rentrer quand cela nous chante
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Par Chrisdu26, le 17/04/2012
Les femmes qui lisent sont dangereuses de
Laure Adler
Dès l'instant où elles envisagent la lecture comme une possibilité de troquer l'étroitesse du monde domestique contre l'espace illimité de la pensée, de l'imagination, mais aussi du savoir, les femmes deviennent dangereuses.
En lisant, elles s'approprient des connaissances et des expériences auxquelles la société ne les avait pas prédestinées
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Par sylvie, le 18/12/2007
Les femmes qui lisent sont dangereuses de
Laure Adler
Car les livres ne sont pas des objets comme les autres pour les femmes; depuis l'aube du christianisme jusqu'à aujourd'hui, entre nous et eux circule un courant chaud, une affinité secrète, une relation étrange et singulière tissée d'interdits,d 'appropriations, de réincorporations"....
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Par IzaBzh, le 27/04/2010
Les femmes qui lisent sont dangereuses de
Laure Adler
La lecture entre femmes, écrite par des femmes pour des femmes, tisse, en effet, un lien de solidarité qui inquiète bien des hommes - hommes de loi, hommes d'hygiène, hommes de moeurs, hommes d'Eglise. Tous à leur manière, ils vont s'alarmer des femmes qui lisent, avant de les marginaliser, de les désigner comme différentes, atteintes de névroses diverses, affaiblies, exténuées par un excès de désirs artificiels, propres à succomber, proies rêvées d'un monde décadent et déliquescent, mais si vénéneux et si puissant érotiquement qu'il pourrait entraîner un brouillage d'identité sexuelle, une dévalorisation des codes moraux, une destabilisation de la place assignée à chacun dans un monde où le propriétaire est le père, le bourgeois, l'époux.
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