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les deux premiers chapitre...
CHAP1
Fils unique, j'ai longtemps eu un frère. Il fallait me croire sur parole quand je servais cette fable à mes relations de vacances, à mes amis de passage. J'avais un frère. Plus beau, plus fort. Un frère aîné, glorieux, invisible.
J'étais toujours envieux, en visite chez un camarade, quand s'ouvrait la porte sur un autre qui lui ressemblait quelque peu. Des cheveux en bataille, un sourire en coin qu'on me présentait en deux mots : "?Mon frère.?"
Une énigme, cet intrus avec lequel il fallait tout partager, y compris l'amour. Un vrai frère. Un semblable dans le visage duquel on se découvrait pour trait commun une mèche rebelle ou une dent de loup, un compagnon de chambrée dont on savait le plus intime, les humeurs, les goûts, les faiblesses, les odeurs.
Une étrangeté pour moi qui régnais seul sur l'empire des quatre pièces de l'appartement familial. Unique objet d'amour, tendre souci de mes parents, je dormais pourtant mal, agité par de mauvais rêves.
Je pleurais sitôt ma lampe éteinte, j'ignorais à qui s'adressaient ces larmes qui traversaient mon oreiller et se perdaient dans la nuit. Honteux sans en connaître la cause, souvent coupable sans raison, je retardais le moment de sombrer dans le sommeil.
Ma vie d'enfant me fournissait chaque jour des tristesses et des craintes que j'entretenais dans ma solitude. Ces larmes, il me fallait quelqu'un avec qui les partager.
CHAP2
Un jour enfin je n'ai plus été seul.
J'avais tenu à accompagner ma mère dans la chambre de service, où elle voulait faire un peu de rangement. Je découvrais sous les toits cette pièce inconnue, son odeur de renfermé, ses meubles bancals, ses empilements de valises aux serrures rouillées. Elle avait soulevé le couvercle d'une malle dans laquelle elle pensait retrouver les magazines de mode qui publiaient autrefois ses dessins.
Elle avait eu un sursaut en y découvrant le petit chien aux yeux de bakélite qui dormait là, couché sur une pile de couvertures. La peluche râpée, le museau poussiéreux, il était vêtu d'un manteau de tricot.
Je m'en étais aussitôt emparé et l'avais serré sur ma poitrine, mais j'avais dû renoncer à l'emporter dans ma chambre, sensible au malaise de ma mère qui m'incitait à le remettre à sa place.
La nuit qui a suivi je pressais pour la première fois ma joue mouillée contre la poitrine d'un frère. Il venait de faire son entrée dans ma vie, je n'allais plus le quitter.
De ce jour j'ai marché dans son ombre, flotté dans son empreinte comme dans un costume trop large. Il m'accompagnait au square, à l'école, je parlais de lui à tous ceux que je rencontrais.
A la maison j'avais même inventé un jeu qui me permettait de lui faire partager notre existence : je demandais qu'on l'attende avant de passer à table, qu'on le serve avant moi, que l'on prépare ses affaires avant les miennes au moment du départ en vacances.
Je m'étais créé un frère derrière lequel j'allais m'effacer, un frère qui allait peser sur moi, de tout son poids. - Copyright © Éditions Grasset & Fasquelle
*
Voir nouveautés ches l'éditeur : http://www.grasset.fr/nouveautes/nouveau.htm
Un livre exceptionnel !
Souvent les enfants s'inventent une famille, une autre origine, d'autres parents. Le narrateur de ce livre, lui, s'est inventé un frère.
Un frère aîné, plus beau, plus fort, qu'il évoque devant les copains de vacances, les étrangers, ceux qui ne vérifieront pas... Et puis un jour, il découvre la vérité, impressionnante, terrifiante presque.
Et c'est alors toute une histoire familiale, lourde, complexe, qu'il lui incombe de reconstituer.
Une histoire tragique qui le ramène aux temps de l'Holocauste, et des millions de disparus sur qui s'est abattue une chape de silence.
Psychanalyste, Philippe Grimbert est venu au roman avec La Petite Robe de Paul.
Avec ce nouveau livre,
couronné en 2004 par le prix Goncourt des lycéens
et
en 2005 par le Grand Prix littéraire des lectrices de Elle,
il démontre avec autant de rigueur que d'émotion combien les puissances du roman peuvent aller loin dansl'exploration des secrets à l'œuvre dans nos vies.
Philippe Grimbert a précédemment publié trois essais :
Psychanalyse de la chanson (Les Belles Lettres 1996),
Pas de fumée sans Freud (Armand Colin 1999, Hachette Littérature 2001)
et Chantons sous la psy (Hachette Littérature 2002).
En lire plus...
Un beau roman, sur une période qui m'intéresse particulièrement (la 2e guerre), mais qui étonnamment ne surpasse pas spécialement le film qui en a été tiré !
Reste une histoire belle et douloureuse sur ces secrets de famille que les enfants devinent bien souvent et sur ces tragédies de l'Histoire.
Ou comment la petite histoire (une histoire de jalousie et de rivalité) rencontre la grande Histoire (la déportation des juifs de France).
A noter aussi cette question du nom de famille qui, comme le reste, est maudit et nié.
Difficile peut-être de lire un livre après en avoir vu l'adaptation ciné...
C'est la troisième fois que je lis ce roman, et à chaque fois je suis captivée par cette histoire. Grimbert a su donner à sa vie une portée universelle.
Il s'agit en effet de son histoire, même s'il l'a romancée. Petit garçon, il a vécu avec un poids en lui, un poids qui l'empêchait de grandir, de s'étoffer. Et c'est Louise (créée pour le livre) qui lui a permis de grandir.
A chaque lecture, je ne peux m'empêcher d'être touchée par ce petit garçon malingre qui peine à trouver sa place auprès de parents si parfaits et cette mère qui, telle Médée, sacrifie son enfant.
Lien : http://leiloona.canalblog.com/archives/2009/01/08/12007421.html
Philippe Grimbert raconte à travers ce roman son enfance de petit garçon chétif, fils unique d’un couple d’athlètes fous amoureux l’un de l’autre. Pour contrer sa solitude, il s’invente un frère ainé, fort et courageux, et imagine la façon dont ses parents se sont rencontrés et aimés ; jusqu’à ce qu’il apprenne le secret qui entoure sa famille : une triste histoire déroulée durant la seconde guerre mondiale…
Lien : http://ainsi-bloggait-zarathoustra.fr/2008/05/27/un-secret-de-philip..
Dans ce roman autobiographique, le narrateur, enfant chétif, s’invente un frère plus beau, plus fort qui remplit sa vie.
La première moitie du livre nous raconte sa vie avec ce frère imaginaire.
Vers 15 ans, il apprend de Louise, l’amie de ses parents et sa confidente, qu’il a effectivement un frère qui est mort.
Cela ne pourrait être qu’une banale histoire de famille à 2 détails près qui changent complètement cette histoire pour la rendre tragique : il est juif et cela se passe pendant la deuxième guerre mondiale.
L’histoire de cette famille décimée par l’holocauste est bouleversante et nous replonge dans les horreurs de cette période.
Les descriptions ne sont qu’esquissés comme secondaires. L’auteur se focalise sur la psychologie des personnages qu’il décrit en détails. Il y a une certaine distance/ froideur dans ces descriptions. Comportement du médecin ou moyen de refouler des sentiments trop forts ?
Ce livre est une réussite. Le héros, fils unique, s'imagine un frère pour combler sa solitude, en réalité il a effectivement eu un "frère", il découvrira l'histoire de ce frère et de sa famille au fur et à mesure... ou comment l'histoire avec un petit h se mêle à l'histoire avec un grand H.
"Un Secret" n'est pas un subtil roman dont la trame serait sur fond de drame familial. "Un Secret" est l'histoire de Philippe Grimbert, l'histoire d'une famille juive déchirée, mutilée par la guerre et l'Holocauste. L'histoire d'un grand frère devenu fantôme. De noms tus, de numéros enregistrés dans un registre, couchés froidement sur le papier, indiquant un lieu, une date. Une mort. Aux disparitions, déjà infiniment douloureuses, s'ajoute une tragédie, un secret douloureusement porté, ignoré de certains. Car aux atrocités commises pendant la guerre s'ajoutent des circonstances particulières, celles d'une épouse qui se sentant trompée, commet un acte impardonnable.
Je ne serai pas d'une originalité flagrante en disant que j'ai été profondément touchée par ce texte de Philippe Grimbert. Son livre, qui aurait pu être un récit larmoyant, comme cela serait compréhensible, est en réalité un récit personnel écrit avec simplicité et pudeur, sans fioritures.
Lien : http://www.myloubook.com
Un secret de Philippe Grimbert, Livre de poche
C'est l'histoire d'un enfant qui s'invente un frère, plus beau, plus fort que lui, peut-être à cause du regard teinté de déception qu'il semble lire dans les yeux de son père, peut-être parce que sa famille lui cache un terrible secret.
C'est une histoire d'amour, ou plutôt de désir, c'est une tragédie!
Comme dans le film, je n'ai pas pu retenir mes larmes, et je n'arrive toujours pas à comprendre le geste d'Hannah...
C'est le premier livre que je lis de cet auteur. Je l'ai avalé en une demie-journée.
J'ai bien aimé ce roman et je vous le recommande.
Peu importe l'écriture qu'on peut qualifier de simple ou de convenue, sans surprises. Cela se lit facilement? Au diable les fioritures langagières, cela se ressent surtout. Dans ce roman/non-roman, ce n'est pas la littérature avec un grand L qui m'accroche, ce sont les méandres de l'Homme et la leçon qu'on peut en tirer. Les mots que j'écris me sont dictés par l'émotion ressentie tout au long de la lecture mais également par les remous suscités : une histoire ou plutôt un témoignage de plus de la destruction de l'homme par l'homme sous le regard d'autres hommes, cela est dit sans jugement aucun. Quelques pages bien envoyées de cette pénible Histoire rappellent à l'ordre les mémoires déficientes ou oublieuses. Je trouve qu'on devrait donner ce livre à lire à tous les adolescents : son extrême humanité permet d'aborder cette période noire sans culpabilisation mais en pleine conscience et avec un réalisme constructeur du "jamais plus!". Le secret de l'Histoire et le secret familial ne font qu'un : quelle lourdeur pour un jeune né bien après la guerre. L'auteur s'en tire avec pudeur, respect, amour : le bien et le mal ne sont pas des opposés mais des faits réels dont il faut tirer les conséquences. Livre sépulture, ces morts deviennent un peu les nôtres et nous les tenons au chaud dans un coin de notre mémoire.
Mon avis sur ce livre a été fait sur mon blog : http://lapassiondeslivres.unblog.fr
Très beau livre émouvant où on suit l'evolution du narrateur à la decouverte de son histoire, et surtout de celle de ses parents.
Selon la recommandation d'un ami j'ai lu et prété ce livre au début de l'été.Je l'ai relu car il mérite une seconde attention, l'émotion en étant redoublée. Très beau livre pour moi. Je m'abstiendrai de voir l'adaptation ciné, mes images sont sans doute plus belles.
Philippe Grimbert nous raconte son enfance et son adolescence oû étant fils unique, il s'invente un frère plus beau, plus fort, plus sportif que lui. Il nous parle de ses parents qui forment un couple si parfait et si amoureux mais qui reste silencieux sur leur passé. Jusqu'au jour oû le narrateur découvre la vérité et qu'il lui incombe de lever le voile sur le secret qui empoisonne sa famille. Un secret qui le ramènera au temps tragique de l'holocauste.
Pour préserver le plaisir de lecture, il n'est pas souhaitable de raconter en quoi consiste ce secret de famille. Par contre je peux vous dire que c'est un récit très émouvant, poignant et remarquablement construit. Ce n'est pas un livre supplémentaire sur l'Holocauste, c'est plus que cela. L'auteur dissèque les sentiments humains en ces temps sombres sans pour autant porter de jugement. On sort de ce livre assommé et profondément marqué .
Le plus drôle c'est que j'ai failli ne pas lire ce livre a cause de la couverture (j'avoue je n'aime pas beaucoup Patrick Bruel en temps qu'acteur ni chanteur d'ailleurs) mais heureusement Canel, par son avis positif, m'a fait changer d'avis. Je l'en remercie car c'est un des plus beaux livres que j'ai lu .
En résumé un très bon livre qui se lit d'une traite (180 pages, c'est faisable) et qui restera dans ma mémoire.
Ma note sera de 9/10.
A noter que je ne suis pas le seul a avoir aimé ce livre puisqu'il a obtenu le Prix Goncourt des Lycéens en 2004 et Le Grand Prix des lectrices de Elle en 2005.
Lien : http://desgoutsetdeslivres.over-blog.com/
Très belle découverte de cet auteur qui parle d'une période trouble de notre histoire. Période qui a laissé des traces dans les familles, certaines en parlent, d'autres préfèrent garder le secret. Grâce à une amie de la famille, l'auteur va se libérer d'un secret en révélant sans haine, ni rancune un pan dramatique de son histoire familliale. Poignant.
Les parents du narrateur (Tania et Maxime) sont deux superbes athlètes. Tout leur temps libre est consacré au sport et à la recherche de la perfection physique. A leur grand dam, leur fils ne leur ressemble absolument de ce point de vue là : petit et malingre, sa mère passe son temps à l'emmener de consultation en consultation mais aucun succès. De son côté le petit garçon est fasciné par les corps musclés et majestueux de ses parents. C'est leur fils unique et il sent souvent le regard déçu de son père sur lui. Alors pour essayer de comprendre sa différence, il s'invente un frère plus grand et plus fort que lui. Et toutes les nuits il lutte avec ce frère qui l'écrase et l'étouffe de toutes ses forces. Puis à l'âge de 15 c'est le choc : par l'intermédiaire de Louise, son amie fidèle, il découvre le secret que sa famille lui a toujours caché. Le narrateur nous fait ainsi partager ce secret, qui une fois découvert, lui a permi de se construire à la fois physiquement et psychologiquement et de devenir homme.
(Clickez sur le lien pour lire la suite)
Lien : http://aufildeslivres.over-blog.com/article-13740045.html
"Fils unique, j'ai longtemps eu un frère"... C'est par cette phrase loin d'être anodine que débute ce roman.
Enfant mélancolique, de fragile constitution, le narrateur est l'opposé de ses parents, tous deux athlètes, beaux, magnifiques.
Et qu'est ce que je fais moi maintenant ? Je ne peux pas vous raconter l'histoire et vous livrer sur un plateau "le secret". Ce serait passer à côté de grands moments émotionnels, je ne peux pas vous faire ça.
Alors je vais juste tenter de vous donner envie de découvrir ce roman, pour ceux et celles qui ne l'ont pas encore lu.
On y parle d'occupation allemande pendant la 2nd guerre mondiale. On y parle d'antisémitisme. On y parle de secrets de famille, bien gardés. Je donnerai mon avis sur l'histoire du roman proprement dite suivant les commentaires et les réactions que ce billet entraînera.
"Un secret" : titre emprunt de sobriété, de simplicité. Cela résume l'écriture de Philippe Grimbert. Pas de mots superflus. Uniquement de la subtilité, de la modestie, du réalisme, de la pudeur même. Et ceci explique cela. C'est un récit autobiographique que nous offre Philippe Grimbert. Oui, qu'il nous offre comme un cadeau involontaire. Pour exorciser de vieux fantômes qui le poursuivent inlassablement. Il est devenu par la suite psychanalyste et on ne choisit pas ce métier par hasard, quoiqu'on en dise.
Voilà, j'ai preque terminé. A vous de voir maintenant ou de lire...
Une citation de Philippe Grimbert : "Grandir, c'est cesser de lutter contre soi-même pour ne plus être son pire ennemi".
Un film avec le beau Patriiiick Bruel et Cécile de France a été réalisé par Claude Miller.
Lien : http://fanyoun.over-blog.net/article-28955280.html
Jean-Paul Dubois met en scène Paul Blick : Fils d'un concessionnaire Simca et d'une mère correctrice de presse, Paul passe son enfance à Toulouse, obsédé par la mort de son frère décédé à l'âge de 10 ans d'une péritonite. Études médiocres de sociologie, brève ambition musicale, initiation sexuelle surprenante, Paul est un enfant de la Vème république et le récit de sa vie, jusqu'à ses cinquantes ans, nous le prouve. Les chapitres sont découpés selon les évènements historiques de cette période : De Gaulle, Mai 68, Pompidou, Giscard, Mitterrand et au final Chirac. Ce sont ces évènements qui rythment le roman de manière très anedoctique avec beaucoup de réalisme.
Aparté : A chaque chronique que j'écris, un dilemme s'empare de moi : Dois-je raconter l'histoire ? Personnellement, je ne suis pas pour et je préfère vous laisser le choix et privilégie mes émotions de lectrice (de toute façon, rien ne vous empêche d'aller sur le net pour en savoir plus).
Adéquation parfaite du titre avec le récit de Jean-Paul Dubois, les personnages sont communs, n'ont rien d'héroïque et nous ressemblent. L'écriture de l'auteur, que j'ai découverte avec ce roman, est à la fois mordante et pétillante, sarcastique sur divers thèmes politico-sociologiques, tendre et émouvante également notamment un passage où Paul nous parle de sa passion presque amoureuse pour les arbres et la nature.
Jean-Paul Dubois est un excellent écrivain qui nous montre "la richesse de la vie tout en soulignant son absurdité, sa lâcheté et sa bêtise". "C'est un portrait contemporain et lucide d'un homme d'aujourd'hui, bousculé par ses contradictions intimes et son mal de vivre". Son écriture est effectivement magnifique.
Je ne me suis cependant pas prise d'affection pour Paul... que je ne n'aime beaucoup, il faut le dire. J'ai lu ce roman avec intérêt mais sans fièvre livresque. Il mérite cependant d'être lu même le héros n'attire, à mes yeux, pas vraiment pas la sympathie.
Lien : http://fanyoun.over-blog.net/article-29511252.html
On sait combien il est difficile d'être un enfant unique. Très fréquemment, ces enfants s'inventent une fratrie invisible, une histoire familiale revue et corrigée d'eux seuls connue, des secrets partagés à jamais enfouis. Le narrateur a toujours su qu'il avait un frère. Plus qu'un désir, une certitude venue d'on ne sait où, née de l'inconscient. C'est une vieille peluche flétrie qui va lui permettre de matérialiser cette relation. Son frère, il le veut - et le sent - comme un être fort, supérieur, triomphant, dominant toutes les disciplines où il échouait. Lui qui était né malade, frêle, fragile et malingre, voulait son double sportif, sain, résistant.
Lien : http://dunlivrelautredenanne.blogspot.com/2009/01/le-poids-du-passe...
Très bon livre qui approche d'une façon différente la Seconde Guerre mondiale et les Juifs. Déjà, c'est grâce à un retour en arrière qu'on apprend l'histoire de Philippe Grimbert. Ensuite, le thème principal n'est pas la Seconde Guerre Mondiale ou les Juifs, c'est plutôt l'histoire d'une famille : la famille Grimbert, et de son secret. Un secret dont ils se souviendront toute leur vie.
A lire.
Effectivement, il s'agit d'un secret. Et pas n'importe lequel, un vraiment moche, de ceux qui pèsent très lourd au sein d'une famille. C'est dur et très bien écrit par un auteur également psychanalyste, les personnages sont donc extrèmement fouillés et l'histoire très finement relatée.
http://laetitiaberanger.over-blog.com/article-11640136.html
Quelques mots sur mon blog :
http://figuresdestyle.canalblog.com/archives/2007/11/16/6674011.html