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ISBN : 2253068195
Éditeur : Le Livre de Poche (2004)


Note moyenne : 3.37/5 (sur 197 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Alors qu'il se promène dans un quartier de Paris qui n'est pas le sien, Paul, la cinquantaine, marié, est irrésistiblement attiré par une petite robe blanche de fillette, exposé dans la vitrine d'un magasin. Cet innocent vêtement dont il a fait l'acquisition va se trouv... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par canel, le 15 décembre 2012

    canel
    De passage dans une ville inconnue, Paul est fasciné par une petite robe d'enfant dans une vitrine. Bien qu'il ne connaisse pas de fillette à qui l'offrir, il ne peut s'empêcher de l'acheter, et la choisit en taille "six ans"... Mais de retour chez lui, comment expliquer à sa femme ce geste qu'il ne comprend pas lui-même ?

    Des réflexions très intéressantes sur le couple, les non-dits conjugaux, le mensonge par omission, la souffrance du trahi qui préfère parfois ignorer plutôt que questionner - quitte à élucubrer les scénarios les plus inquiétants. Il est également question de deuil, des fantômes de notre passé et de celui de nos ancêtres, des secrets de famille, et du poids des périodes anniversaires, remémorées ou gravées dans notre inconscient… Autant de thèmes passionnants qui rendent ce récit agréable à lire et captivant, bien qu'un peu trop lourd de secrets de famille, quand même. J'ai aimé le sort - beau et émouvant - finalement dévolu à la petite robe.

    De cet auteur, j'avais été déçue par 'Un garçon singulier' et 'La mauvaise rencontre', mais 'Un secret' m'avait beaucoup plu (on y retrouve un des thèmes esquissés ici). J'ai apprécié également, dans un autre registre, 'Chantons sous la psy'.
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    • Livres 5.00/5
    Par aaahhh, le 02 mai 2012

    aaahhh
    Waou! Une vraie claque! Aussi intelligent et sensible qu' "Un secret", aussi fin et profond que "La mauvaise rencontre" mais encore plus troublant, "La petite robe de Paul" est sans aucun doute le plus dérangeant des Grimbert!
    Nous plongeant dans le plus insondable de l'intimité d'un couple, l'auteur nous invite à pénétrer dans les coins les plus reculés de l'âme de ses protagonistes, où nous rencontrerons amour et tendresse, mais aussi haine, regrets, douleur, secrets et perversions.
    C'est avec un prégnant sentiment d'angoisse et de malaise que j'ai quitté ce livre, que je recommande néanmoins chaudement car si il n'est pas facile ni léger, il est intelligent et vrai, et quatre ans après ma lecture, il reste vif comme peu d'autres livres dans ma mémoire!
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    • Livres 4.00/5
    Par Marcelline, le 11 août 2012

    Marcelline
    Avec sa quatrième de couverture et le souvenir d'avoir beaucoup aimé Un secret et, à une moindre mesure, La mauvaise rencontre, ce livre-là avait tout pour me plaire et j'avais hâte de m'y plonger!... Eh bien, quoique surprise, je n'ai pas été déçue!
    Un jour, sur une impulsion qu'il ne peut lui-même s'expliquer, Paul achète une petite robe blanche. Devant la difficulté encore plus grande de pouvoir justifier son achat à sa femme, il décide de lui cacher ce qu'il vient de faire. A partir de là, la tension monte, monte...
    Philippe Grimbert est psychanalyste et, ici aussi, on ne peut pas l'ignorer: tout l'intérêt du récit réside dans l'exploration des enchevêtrements de la part consciente et de celle inconsciente qui cohabitent en chacun des personnages.
    Comment aimer, vivre honnêtement et cohabiter avec un autre quand il est déjà si difficile de se connaître soi-même, quand on ne peut soi-même pas maîtriser les conséquences de notre propre passé sur notre façon d'être?
    Lu d'une traite, ce livre devrait me laisser le souvenir d'une grande tension psychologique, juxtaposée à la description de scènes physiques tellement crues et marquantes que mon sommeil de la nuit suivante en a été bien perturbé!
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    • Livres 3.00/5
    Par Ode, le 28 juin 2012

    Ode
    Intriguée par cette petite robe blanche qui vient déchirer un couple apparemment sans histoires, j'ai dévoré ce court roman d'une traite.
    Dans ce drame intimiste, la plume lisse de Philippe Grimbert explore le thème des secrets de famille et des non-dits. Ces maux/mots que l'on croit faire disparaître en les taisant, mais qui finissent toujours par rejaillir via le corps ou l'inconscient. En témoignent la souffrance d'Irène et les rêves de Paul.
    Ecrite quelques années avant "Un secret", La Petite Robe de Paul n'en a pas encore la puissance explicative. Ici, l'auteur choisit l'ellipse et la subtilité, laissant la part belle à l'interprétation du lecteur.
    Est-ce dû à la légèreté du tissu ? La fin m'a laissée un peu sur ma faim...
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    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 10 décembre 2011

    brigittelascombe
    Un roman comme je les aime, une trame psychologique très fouillée, l'amour d'un couple qui scelle les fragilités de chacun et un secret qui plane comme une plume d'ange, une aube d'enfant à la blancheur immaculée, celle, ici, de la petite robe de Paul.
    Un registre émotionnel très riche et une histoire aussi forte que Un secret (couronné de lauriers et adapté au cinéma), munie d'un détonateur prêt à exploser.
    Paul, très amoureux de sa femme, dont il a une grande fille indépendante à présent, éprouve un jour l'irrésistible envie d'acheter une robe de fillette "respirant la fraicheur" taille 6 ans. Pris de culpabilité, il la cache. S'en suit un malentendu lorsque sa femme la trouve: A-il une double vie? Elle se tait.
    Cet achat anodin va bouleverser leur paisible existence en faisant ressurgir de douloureux souvenirs car chacun possède dans son enfance une fillette en robe blanche, plus une ébauche commune.
    Et si cette robe était un linceul?
    Seule une catharsis pourra dénouer les noeuds des fils enchevétrés du passé !
    Un livre à tiroirs qui laisse la porte ouverte à plusieurs réflexions:Connait-on vraiment l'autre? Selon quels critères d'attachement se base la complicité d'un couple? L'amour de l'autre comble-t-il un manque? Les secrets de famille sont-ils toujours déstructurants?
    Philippe Grimbert, l'un de mes auteurs préférés, écrit vrai et ses romans sonnent juste puisqu'il est psychanalyste.
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Citations et extraits

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  • Par canel, le 13 décembre 2012

    Paul prit conscience de l'insurmontable difficulté pour lui de mettre en mots ses sentiments. Tout relevait de l'impalpable : regards échangés, sourires, main posée sur un bras en témoignage de tendresse, mais rien qui puisse précisément se dire, encore moins s'écrire. Il n'avait encore jamais songé à quel point l'opacité [de son père] lui interdisait tout recours à la parole. Pourtant, ce dernier était loin d'être inconsistant, il était une figure centrale de son histoire, un personnage emblématique, aurait-il pu dire. (p. 85-86)
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  • Par LARA-CONTEUSE, le 23 décembre 2014

    C'est à ce moment qu'elle s'était réveillée, les yeux grands ouverts dans l'obscurité.
    Paul était collé à elle, couché en chien de fusil, épousant étroitement son dos et l'arrière de ses cuisses. Elle eut le sentiment d'être encombrée d'un corps qui pesait sur le sien, soufflant dans ses cheveux une haleine chargée de sommeil. Elle dut se contenir pour ne pas le repousser brutalement hors du lit. Edith lui avait parlé de certains malades atteints d'une hémiplégie à la suite d'une hémorragie cérébrale qui les premiers mois éprouvaient cette terrible sensation : rendus inconscients d'une moitié d'eux-mêmes par l'accident vasculaire ils demandaient avec insistance au personnel de l'hôpital de les débarrasser de cet intrus couché à leurs côtés qui leur imposait sa présence inerte.
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  • Par Chrystaalle, le 06 juillet 2012

    Tout relevait de l'impalpable : regards échangés, sourires, main posée sur bras en témoignage de tendresse, mais rien qui ne puisse précisement se dire, encore moins s'écrire. Il n'avait encore jamais songé à quel point l'opacité de Moritz lui interdisait tout recours à la parole.

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  • Par Ode, le 28 juin 2012

    Levant les yeux il aperçut la petite robe. Une seule robe, accrochée à un cintre au centre de la vitrine sur un fond de papier vert d'eau. Une robe d'enfant, parfaitement blanche, taillée comme une chasuble, avec trois roses à l'empiècement, semblables à celles qui émergeaient des pots. Trois boutons délicats qui donnaient naissance à des plis plats poursuivant leur chemin jusqu'à l'ourlet du bas. Le tissu avait la légèreté et la transparence d'un voile de lin, il en respirait la fraîcheur.
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  • Par nirvana10, le 27 septembre 2012

    Mais sous l'enveloppe Chiffon était bien à sa place, déposée sur ses anciens cahiers d'écolière. Tellement moins jolie que dans son souvenir, tellement moins vivante aussi, comme si l'exil prolongé dans le débarras l'avait fanée, privée de la chaleur des bras qui l'avaient bercée et vidée des rêves de l'enfant dont elle avait partagé l'intimité.
    Mais dès qu'elle la saisit, Irène en retrouva aussitôt sous ses doigts la consistance familière et balbutiant des mots sans suite elle la serra contre son coeur.
    Dans ce moment précis elle se reconnut, c'était bien elle la petite fille de la photographie: elle était et elle serait à jamais cette petite fille morte le jour où ses parents l'avaient abandonnée pour un voyage sans retour.
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Vidéo de Philippe Grimbert

Autour d'un verre avec Philippe Grimbert .
"J'ai réellement eu Rudolf Noureev en analyse", confie Philippe Grimbert. Info ? Intox ? L'auteur d'"Un secret" ne triche pas quand il plonge dans les profondeurs de la création pour l'expliquer à l'occasion de la sortie de "Rudik, l'autre Noureev" (Plon, coll Miroir).








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