ISBN : B0000DRR7X
Éditeur : Gallimard


Note moyenne : 4.5/5 (sur 6 notes) Ajouter à mes livres
Les policiers noirs, John Fossoyeur et Ed Cercueil Johnson, effectuaient leur dernière ronde dans Harlem avec le vieux coupé Plymouth à la plaque minéralogique courante qu'ils utilisaient comme leur voiture officielle. En plein jour on aurait encore pu la reconnaître, m... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 5.00/5
    Par nastasiabuergo, le 28 mars 2012

    nastasiabuergo
    Qu'on ne s'y trompe pas. Ceci n'est pas un roman policier. Bien sûr il y a des morts, des flics, des innocents, des coupables, mais à vrai dire, cela nous est bien égal. Non, ce que Chester Himes a écrit en 1969, c'est un roman social, noir dans tous les sens du terme, où il s'interroge, où il nous interroge, sur la condition noire des États-Unis de cette époque-là (n'oubliez pas que Martin Luther King, le promoteur de l'action pour le respect des droits civiques, avait été assassiné l'année d'avant dont je vous conseille au passage Minuit, quelqu'un frappe à la porte), mais, bien au-delà des frontières de Harlem, sur le sort et le brûlot que constitue n'importe quelle minorité non respectée dans un pays, par ailleurs prospère.
    Changez juste la couleur et vous aurez une vision et une analyse pénétrante du ressenti des communautés maghrébines en France, turques en Allemagne, etc. le message de Chester Himes tient sa force dans ce qu'il a d'universel (voir aussi à ce propos les articles sur le hooliganisme dans Sport et civilisation : La violence maîtrisée de Norbert Elias). Ce message, cette parabole sur le mal-être des minorités ethniques, est à méditer dans n'importe quel pays où il y a une minorité raciale, sociale ou ethnique qui se retrouve ou qui se sent méprisée, qu'on parque, qu'on entasse, qu'on mure, volontairement ou involontairement, dans des ghettos qui sentent trop fort la misère et la discrimination.
    C'est donc un regard intègre, sans parti pris, bienveillant mais lucide que nous offre Chester Himes sur les noirs de Harlem, son Harlem qu'il connaît sur le bout des doigts. Il y dépeint des noirs bourrés de défauts mais attachants, il y dépeint une situation sanitaire et sociale invivable, il y dépeint les ferments de la révolte qui, telle une cocotte-minute sans soupape risque d'exploser au visage de tous à chaque instant. Ses deux héros, presque des anti-héros, les deux flics noirs surnommés Cercueil & Fossoyeur, aux méthodes rugueuses, qui ne savent pas toujours de quel côté ils doivent se placer dans les conflits entre noirs et blancs, eux qui sont toujours là pour se prendre des coups (voir comment Cercueil s'est fait brûler le visage dans La reine des pommes) et qui commencent à se demander si tout cela en vaut vraiment la chandelle. Pour quel ordre établi bossent-il finalement?
    L'histoire est intriquée comme les rues de Harlem et l'auteur entrelace plusieurs scènes qui concourent toutes à amener la parabole finale de L'aveugle au pistolet. L'aveugle, c'est bien évidemment le peuple noir de Harlem, et le jour où il se servira de son pistolet, d'une part cela fera mal, mais d'autre part, personne ne sera à l'abri des coups lancés au hasard. Cela ne vous rappelle rien?... enfin, ce n'est là que mon avis, c'est-à-dire celui d'une pas tout-à-fait aveugle sans pistolet, autant dire pas grand chose.
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    • Livres 5.00/5
    Par maltese, le 30 septembre 2010

    maltese
    Les deux flics noirs de Himes, Ed Cercueil et Fossoyeur, sont de retour. Mais ici, nulle enquête véritable, il s'agit plutôt du portrait de Harlem et des conditions de vie du peuple noir, livré par petites touches, aux travers de mille destins, mille portraits.
    Un très bon roman tout entier rempli du cynisme des deux héros. Une chronique sans concession de la rue, avec de très belles descriptions.
    L'écriture nerveuse de Himes retranscrit parfaitement l'ambiance et le désoeuvrement de ce peuple.
    "je me suis dit là-dessus que toute violence inorganisée était comme un aveugle armé d'un pistolet." (préface de Himes)
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    • Livres 5.00/5
    Par maltese, le 18 janvier 2011

    maltese
    Les deux flics noirs de Himes, Ed Cercueil et Fossoyeur, sont de retour. Mais ici, nulle enquête véritable, il s'agit plutôt du portrait de Harlem et des conditions de vie du peuple noir, livré par petites touches, aux travers de mille destins, mille portraits.
    Un très bon roman tout entier rempli du cynisme des deux héros. Une chronique sans concession de la rue, avec de très belles descriptions.
    L'écriture nerveuse de Himes retranscrit parfaitement l'ambiance et le désoeuvrement de ce peuple.
    "je me suis dit là-dessus que toute violence inorganisée était comme un aveugle armé d'un pistolet." (préface de Himes)
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Citations et extraits

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  • Par Austral, le 16 septembre 2010

    Un clin d'oeil et t'es dépouillé, signala Ed Cercueil au Blanc qui traînait ses guêtres dans Harlem.
    Deux clins d'oeil et t'es bousillé, ajouta sèchement Fossoyeur.
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)

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Chester Himes : une Affaire de Viol
Olivier BARROT présente cette émission depuis une cour du 4ème arrondissement de PARIS. - Après un bref portrait de Chester HIMES, il présente l'intrigue de son roman "Une Affaire de Viol", paru en français aux éditions André Dimanche.








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