> Lena Grumbach (Traducteur)
> Marc de Gouvenain (Traducteur)

ISBN : 2742770313
Éditeur : Actes Sud (2007)


Note moyenne : 4.08/5 (sur 843 notes) Ajouter à mes livres
Que les lecteurs des deux premiers tomes de la trilogie Millénium ne lisent pas les lignes qui suivent s'ils préfèrent découvrir par eux-mêmes ce troisième volume d'une série rapidement devenue culte. Le lecteur du deuxième tome l'espérait, son rêve est exaucé : Lisbeth... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par vclayssen, le 30 septembre 2007

    vclayssen
    On achève la lecture de la trilogie de Stieg Larsson le coeur serré : non seulement il nous faut quitter des personnages qui nous ont accompagnés pendant près de 2000 pages, et auxquels on s'est attaché, forcément, mais on sait, à l'issue de la dernière page, que c'est vraiment la toute dernière qu'on lit de Stieg Larsson, qui est mort brutalement peu après la remise de son manuscrit à son éditeur.
    Quel dommage ! Non que la trilogie appelle une suite : même en étant des inconditionnels de Mickaël Blomkvist le journaliste et de Lisbeth Sanders, la hackeuse surdouée, on souhaite les laisser, à l'issue de ce troisième tome, couler des jours plus tranquilles à Stockholm. Mais de cet auteur auraient pu naître d'autres personnages, d'autres histoires, c'est certain. Il maîtrise à la perfection la construction d'un roman policier, joue parfaitement des points de vue croisés, ne sacrifie jamais l'action au récit psychologique ni ne fait l'inverse. le rythme est parfait, et, heureusement, aucun des personnages ne l'est : Larsson a compris que c'étaient leurs défauts et imperfections qui nous attachent aux héros d'un roman. Bloomkvist est plutôt égocentré, désordonné, monomaniaque, inconstant. Lisbeth enfreint la loi, Robin des Bois électronique dépouillant un riche homme d'affaires via internet, mais ommettant de redistribuer son butin aux plus pauvres. Erika, la maîtresse de Mickaël, a le goût du pouvoir. Les personnages sont nombreux, policiers, journalistes, détectives privés, hommes d'affaires, agents secrets, conspirateurs, hommes de main, juges et médecins.
    Les trois tomes s'articulent chacun autour d'une intrigue spécifique, les deux derniers étant plus solidaires entre eux qu'avec le premier. Peu à peu émerge le personnage de Lisbeth, qui prend de plus en plus d'importance au fur et à mesure de notre lecture. Petite et frêle, bardée de piercings et de tatouages, quasi muette, Lisbeth est un personnage tout à fait hors du commun, tel que la littérature policière ne nous en avait pas encore présenté. Victime et témoin de violences inouïes dans son enfance, elle est un exemple de résilience qui aurait ravi Boris Cyrulnik : un “vilain petit canard” au cerveau puissant, aux muscles déliés, déterminée, active, redoutablement habile. Comme plusieurs personnages de la trilogie, elle revendique une sexualité libre, et dispose de son corps à sa guise : avec une femme ou un homme, amoureuse ou simplement désireuse de passer un bon moment.
    Intrigue policière et sentimentale, Millénium est aussi un regard acéré sur la société suédoise. L'auteur, au fil des péripéties, nous rappelle la fragilité de la démocratie, l'impérieuse nécessité d'une presse libre, celle aussi de la séparation des pouvoirs. Journaliste, il nous entraîne dans les couloirs et les bureaux de la rédaction de deux journaux, Millenium, le petit impertinent, et le Svenska Morgon-Posten, poids lourd de la presse.
    Restent les méchants. Les méchants de Millenium sont vraiment très, très méchants. Pourris. Pervers. Violents. Sadiques. Méfiez-vous tout particulièrement de Zalachenko, dit Zala. Personnellement, je ne lui confierais pas la garde de mon poisson rouge…
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par Korto23, le 02 mars 2011

    Korto23
    Mon sentiment est assez mitigé quant à ce dernier tome de la série « Millenium ». J'étais assez content de pouvoir continuer à lire les aventures de Lisbeth et de Mickael mais je me disais que c'était la dernière fois que je les rencontrerais. Donc, c'est avec joie et tristesse que j'ai attaqué le troisième volume et je peux vous dire tout de suite que je n'ai réellement pas aimé !
    Contrairement au premier tome, « La Reine dans le palais des courants d'air » est vraiment la suite de « La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette » et serait incompréhensible sans avoir lu celui-ci. Rien qu'avec le titre, j'ai déjà une chose à dire : je n'ai rien compris au titre ! Dans les deux premiers tomes, on trouvait une signification grâce à la lecture et ce n'est pas mon cas pour ce dernier tome de la trilogie !
    Comme précédemment, les événements s'enchainent à une vitesse folle et on se plonge dans une histoire toujours très sombre. Pourtant, j'avais prévu chaque événement plusieurs pages à l'avance… Je n'ai eu aucune réelle découverte ! De plus, on rentre dans une affaire juridique / affaire d'état / … et ce n'est pas ma tasse de thé !
    Autre point négatif, la traduction française laisse encore à désirer ! Paix à l'âme de Stieg Larsson qui avait débuté l'écriture d'un quatrième tome, mais je pense que je ne l'aurai pas lu…
    L'histoire est lente à démarrer comme d'habitude… Etant donné que l'on reste sur notre fin avec le deuxième tome, je pensais qu'on garderait le rythme des événements précédents. ET NON ! La première partie concernant l'état de santé de Lisbeth se passe assez rapidement. Elle est emmenée à l'hôpital où les médecins font tout ce qu'ils peuvent pour la sauver. Même si j'ai dévoré ce passage, je savais pertinemment qu'elle allait s'en sortir ! Et c'est une fois que l'on apprend cette vérité déduite plus tôt, que le frein est enclenché !
    Cet à de moment là que la « Section » entre en scène avec ses protagonistes. C'est cette « Section » (organisation un peu trop secrète à mon goût) qui a protégée Zalachenko au détriment de Lisbeth car elle est un témoin trop gênant ! Et le coup de hache donné au père de Lisbeth ne les enchante guère car ils craignent que ça leur retombe dessus comme un effet papillon. Cette partie est très ennuyeuse à lire…
    Enfin, le rythme revient dès que Mikael comprend qu'on espionne ses collaborateurs du Millenium et lui-même ! Il possède un plan qui nous est dévoilé petit à petit et on comprend les implications, ainsi que les rôles de chaque personnage au fil de l'histoire. Pour finir, on arrive au fameux procès de Lisbeth où la vérité éclatera au grand jour ! Dans ce passage, j'ai énormément apprécié le passage d'Annika (je la veux comme avocate !).
    La fin du livre est presque parfaite. On pense que tout est fini mais Larsson gardait encore quelques surprises.
    Je n'aurai presque rien à dire quant aux personnages de Mickael et de Lisbeth car ils sont censés être connu par chaque lecteur ; et mon attachement pour Lisbeth a été grandissante ! Elle devient plus mature et plus adulte.
    Dans ce tome, on retrouve la bonne plume de Stieg Larsson. Chaque apparition d'un nouveau personnage est habillement amenée au lecteur et s'il y en a un, c'est parce qu'il a vraiment un rôle à jouer dans l'histoire. Cette touche de Stieg Larsson est un vrai confort de lecture. L'intrigue est assez lente mais les événements se mettent en place tel un puzzle. Une carte qu'il arrive à jouer parfaitement est qu'il arrive à donner à son histoire un côté réaliste.
    Pour résumer tout cela, je suis quand même content d'avoir lu cette trilogie même si elle ne restera pas gravée dans mon cœur.

    Lien : http://bibliodekorto.blogspot.com/2011/02/stieg-larsson-la-reine-dan..
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Pascaline59, le 24 avril 2011

    Pascaline59
    Dernier tome de la cultissime trilogie Millenium, j'avais commencé La Reine dans le palais des courants d'air avec plusieurs appréhensions : ma première crainte était de me retrouver face à un début extrêmement long, caractéristique des deux tomes précédents, ma seconde crainte, et pas des moindres, était de rester sur ma faim. En effet, Stieg Larsson, l'auteur, avait prévu pas moins de sept tomes à sa série, mais celui-ci décéda après avoir rendu le troisième opus.
    Heureusement, j'ai été vite rassurée. Il faut dire que ce volume est la suite directe de « La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette » et comme le tome deux s'est fini un peu... brusquement. le roman final a au moins le mérite de nous replonger directement dans l'histoire Salander. En effet, nous avions fini le tome deux avec une Lisbeth entre la vie et la mort (avoir une balle dans le cerveau et être enterrée vivante n'est pas de tout repos). Mais, je vous rassure, Lisbeth est vivante ! Si sa vie ne semble pas en danger, sa liberté semble compromise. La jeune femme a, en effet été interpelée par la police. le complot autour de Zalachenko se précise et Super Blomkvist enquête pour libérer Salander. Une chose est sûre : des têtes vont tomber en Suède, et ça va faire mal !
    Parmi les trois tomes, « La Reine dans le palais des courants d'air » est celui auquel j'ai le plus facilement accroché. Pas de fioritures, ou du moins, très peu, Larsson nous livre un roman complet et abouti. J'avais parfois l'impression de lire un récit documentaire tant l'intrigue est bien ficelée. D'ailleurs, les termes économiques ou l'organisation politique de Suède me sont restés plutôt mystérieux. L'économie ou la politique sont déjà à la base compliquées, rajoutez à cela un vocabulaire suédois et cela devient un véritable casse-tête à comprendre. Pourtant, on se laisse volontiers entraîner par ce dernier volume. On retrouve les personnages des deux tomes précédents : Lisbeth Salander même si elle est moins présente dans le tome. Il faut dire que la jeune femme est enfermée dans une chambre d'hôpital et qu'il est difficile de lui donner un rôle prépondérant dans l'enquête. Mais même si Salander est moins présente, j'ai apprécié chacune de ses apparitions. J'y retrouve ma Lisbeth associale, à l'humour grinçant, la hacker qui m'impressionne.
    Le personnage de l'histoire, c'est Blomkvist, Super Blomkvist. Après trois romans, je reste partagée. Il a tout du personnage que je pourrais apprécier : le côté journaliste curieux, il n'a aucun scrupule à fouiller, il sait ce qu'il veut et fera tout pour l'obtenir. Qu'est-ce qui cloche, alors ? La réponse est simple : ce qui m'exaspère, c'est le côté tombeur de Mickael. Pourquoi est-il obligé de mettre toutes les femmes dans son lit ? Et s'il n'y avait eu que le côté sexe, ça passerait, mais non, il faut qu'elles tombent toutes amoureuses de lui. On ne l'appelle pas Super Blomkvist pour rien, apparemment !
    La bonne surprise de ce tome, au niveau personnage, c'est Annika Giannini, l'avocate de Lisbeth –et accessoirement sœur de Mickael. J'ai eu peur à l'introduction du personnage : on avait une parfaite potiche aux ordres de Blomkvist, et c'est ce qu'elle est jusqu'au procès de Lisbeth. Heureusement, le plaidoyer la révèle et je dois même dire que c'est, à mon sens, le moment le plus jouissif du roman. Je pensais même que ce passage marquerait la fin du livre, une fin forte, en apothéose, et pourtant, l'auteur a préféré rajouter un épilogue ce qui a complètement cassé la fin. Certes, avec le procès de Lisbeth, j'ai tout de suite pensé que l'affaire Niedermann passait à la trappe (et que ça aurait été l'histoire du fameux tome quatre). Mais non, un épilogue vient répondre brièvement aux interrogations laissées en suspens. La Reine dans le palais des courants d'air remplit donc parfaitement son rôle de dernier volume mais la fin en est presque trop facile.

    Lien : http://alittlematterwhatever.skyrock.com/2995603811-La-reine-dans-le..
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    • Livres 5.00/5
    Par Hugo, le 24 mars 2010

    Hugo
    Franchement la couverture ne m'attirait pas des masses, ni l'origine de l'auteur ( cliché quand tu nous tiens).
    Finalement je me suis lancé dans l'aventure, un premier et un second tomes déments, personnages, histoire, décors bref une très belle surprise, n'importe quoi une ENORME surprise (mais quelle tache pourquoi j'ai hésité si longtemps, ah oui il était premier des ventes et comme je suis un original bah je l'achète pas).
    Je suis tombé amoureux de "Lisbeth" ( non mais bon elle est "bi" aussi, un sacré fantasme chez nous les mecs... Je sais mon originalité a ses limites).
    Plus sérieusement, elle est énorme "métaphoriquement parlant", sexy et charismatique, un personnage si complexe qu'il est difficile de pas l'apprécier. Pour le reste c'est pareil sauf que je suis pas spécialement attiré par "super Blomkvist" ( Je suis Hétéro moi), ceci étant il est énorme aussi "métaphoriquement parlant"...
    Dans l'ordre de mes préférences :
    2 ème tome
    1 er tome
    3 ème tome
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    • Livres 5.00/5
    Par cicou45, le 09 juillet 2011

    cicou45
    Voilà le troisième volet de le célèbre trilogie terminé et je ressens comme une déception que le dénouement de cette prodigieuse série ait été aussi rapide. Je n'ai vraiment pas été déçue de m'être laissée influencé par les conseils de mes amis qui m'incitaient à venir découvrir ce remarquable auteur mais je ressens comme une frustration que cette trilogie n'ait pas de suite. L'écriture est envoûtante et l'intrigue captivante. Dès le début, je me suis tout de suite attachée au personnage de Lisbeth Salander et je n'ai jamais pu imaginer un seul instant qu'elle était réellement folle. Je me suis même un peu identifiée à elle par moments car si par folie, on peut inclure la différence et la difficulté de s'ouvrir au monde extérieur en refusant parfois de confier ses sentiments et d'accorder sa confiance à quelqu'un car on a trop souvent été déçu et qu'on a peur de souffrir à nouveau, alors je suis aussi folle qu'elle....A lire !
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Citations et extraits

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  • Par bioki, le 31 janvier 2012

    bioki
    Lars Beckam savait parfaitement que Michael Blomkvist était l'amant de sa femme. Leur relation existait avec son aval et son assentiment.
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  • Par toto, le 06 février 2008

    Annika avait noté aussi que Lisbeth Salander paraissait par moments plongée dans une profonde dépression et ne manifestait apparemment pas le moindre intérêt pour résoudre sa situation et son avenir. On aurait dit qu'elle ne comprenait tout simplement pas, ou se foutait complètement que la seule possibilité d'Annika de lui procurer une défense satisfaisante était d'avoir accès aux faits. Elle ne pouvait pas travailler dans le noir.
    Lisbeth Salander était butée et renfermée. Elle faisait de longues pauses pour penser et formulait ensuite avec exactement le peu qu'elle disait. Souvent elle ne répondait pas du tout, et parfois elle répondait subitement à une question qu'Annika avait posée plusieurs jours auparavant. Pendant les interrogatoires de la police, Lisbeth Salander était restée assise dans son lit sans dire un mot, le regard dirigé droit devant elle.
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  • Par Spilett, le 15 février 2010

    Elle constata que l'infirmière prit à gauche dans le couloir et qu'elle fit 17 pas avant d'arriver à destination, puis que le visiteur parcourut la même distance en seulement 14 pas. Cela donnait une valeur moyenne de 15,5 pas. Elle estima la longueur des pas à 60 centimètres, ce qui, multiplié par 15,5, signifiait que Zalachenko se trouvait dans une chambre située à 930 centimètres à gauche dans le couloir. OK, disons 10 mètres. Elle estima que sa chambre faisait environ 5 mètres de large, ce qui signifierait que Zalachenko se trouvait à deux portes d'elle.
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  • Par newaquarelle.klenoel, le 08 octobre 2011

    Recette pour écrire Millénium 3 :
    Prendre entre 300 à 500 personnages ( de préférence des prénoms que personne ne peut mémoriser) , parmi eux :
    - des gentils
    - des méchants
    - des très, très méchants (limite sadiques)
    - des flics ( si vous en avez des pourris, vous pouvez les mettre aussi)
    Mélanger le tout.
    Lancer en l'air.
    Attendre que çà retombe tout seul et écrire une histoire sans queue ni tête ( donc sans intérêt) dans l'ordre ou tous les personnages sont tombés.
    Karine.

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  • Par cicou45, le 26 juin 2011

    "Elle était étonnée d'être en vie. Elle nota qu'elle se sentait étrangement peu concernée, qu'en fait elle s'en foutait. Si la mort était le vide noir d'où elle venait juste d'émerger, alors la mort n'avait rien d'inquiétant. Elle ne remarquerait jamais de différence."
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Bande annonce Millenium : Les hommes qui n’aimaient pas les femmes, De David Fincher sortie le 18 janvier 2012. Avec Daniel Craig et Rooney Mara








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