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ISBN : 2253029491
Éditeur : Le Livre de Poche


Note moyenne : 3.72/5 (sur 1431 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Paris en 1941 n'est plus la capitale d'une terre d'asile qui arbore pour devise au fronton de ses mairies « Liberté, Egalité, Fraternité ». Paris est une ville occupée où l’ennemi nazi impose ses lois d'exception et le port de l'étoile jaune à tous les Juifs. Leur mère ... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par lecassin, le 14 avril 2013

    lecassin
    Paris, 1941, les juifs sont pourchassés…Et parmi eux, Maurice et Joseph qui partiront rejoindre leurs frères à Menton. Joseph, dix ans, raconte…
    Il raconte leur départ de la gare d'Austerlitz vers le sud, et les difficultés rencontrées pour atteindre leur destination ; quelques affaires à régler et les parents les rejoindront plus tard… tout au moins en font-ils le projet…
    « Un sac de billes », c'est le roman de l'exil, plus touchant encore que beaucoup d'autres sur le même sujet : il s'agit d'enfants ; d'enfants plongés dans la tragédie à l'âge de l'insouciance, à l'âge ou on joue aux billes…
    « Un sac de billes » n'est sans doute pas le meilleur ouvrage sur le sujet. Il s'agit néanmoins d'un témoignage (un de plus diront les grognons) très largement autobiographique, et par conséquent très authentique ; touchant plein d'humour parfois… du vécu.
    Loin des propos moralisateurs, Joseph Joffo nous décrit une France qui s'est quelque peu perdue pendant cette période d'occupation qui reste une tache sur notre devise : « Liberté », « Egalité », mais surtout « Fraternité ».
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    • Livres 5.00/5
    Par MissMarty, le 22 mai 2012

    MissMarty
    Une belle autobiographie de Joseph Joffo qui raconte sa jeune existence de petit juif dont le jour où, son frère et lui, reçurent l'étoile jaune, fut celui qui marqua un tournant dans leurs vies. Les voici partis en cavale dans presque toute la France pour échapper aux nazis qui les traquaient.
    C'était la fin prématurée de leur enfance et de leur innocence et ils devaient faire face à toute sorte de dangers pour survivre.
    J'invite à tous ceux qui ne l'ont pas lu, à suivre les grandes cavales des frères Joffo, ballottés d'un bout à l'autre de la France, cachés en permanence des nazis, faisant des pieds et des mains pour s'en sortir.
    Quelques mots pour qualifier cette autobiographie : cash, cruelle, véridique, complète en informations du contexte historique, à lire absolument pour ceux qui veulent en savoir plus sur la vie pendant la seconde guerre mondiale !
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    • Livres 2.00/5
    Par Bunee, le 05 juin 2008

    Bunee
    Un sac de billes" raconte l'enfance de Joseph Joffo, de confession juive, pendant la Seconde Guerre mondiale.
    Nous nous situons en en 1941. Les allemands occupent Paris et les juifs sont mis progressivement au ban de la société.
    A un tel point que Joseph et son frère ne sont même plus tolérés à l'école. Bientôt traqué leur père les envoie en cavale afin d'échapper aux persécutions.
    Après une course à travers la france occupée, émaillée de péripéties, nos héros passent en zone libre.
    Ils parviennent à retrouver de la famille à Nice, mais les lieux sont à leur tour envahis par les allemands quelques mois plus tard. Les arrestations se succèdent.
    A leur tour ils sont arrétés, mais ils parviennent à être libérés avec la complicité d'un homme d'église. Et à nouveau, la fuite.
    Après plusieurs années cachés, les enfants ils retournent à Paris. Mais le père est mort.
    Récit classique, émouvant mais plein d'humour, faisant partie du paysage de la mémoire.
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    • Livres 5.00/5
    Par Bonheur_Lecture, le 01 février 2015

    Bonheur_Lecture
    « Un sac de billes » est pour moi une relecture. Effectivement, lu il y a quelques années, je me suis aperçue que je n'avais jamais écris une critique digne de ce nom sur ce qui est pourtant un « classique » de la Seconde Guerre Mondiale. Ayant un véritable penchant pour ce sujet si atroce, me voilà lancer dans cette lecture, à toute vitesse, sans pouvoir m'arrêter… Et malgré mes yeux un peu plus « adultes » que lorsque je l'ai lu pour la première fois, j'en reste tout autant charmée…
    Pour vous remettre dans le contexte, nous sommes à Paris, en 1941. Joseph a alors dix ans. Qui dit 1941 dit Occupation de Paris, répression des Juifs, rafles et danger de mort. C'est avec beaucoup de courage que le père de Joseph et de Maurice, son grand frère, leur demande de partir rejoindre leurs deux grands frères, Henri et Albert en zone libre, à Menton, comme ce-dernier l'avait fait plus jeune, alors qu'il habitait en Russie, pour échapper au Tsar. Joseph nous raconte donc ici son histoire.
    Que vous dire sur ce récit à part que c'est un incontournable de la Seconde Guerre Mondiale ? Il faut savoir que c'est un livre de poche Jeunesse et donc qu'il est accessible à tous. Je me souviens l'avoir lu pour la première fois en CM2, pour l'école, seulement quelques passages, mais ma tentation d'en savoir plus avait pris le dessus, et je l'avais dévoré, pour la première fois. le fait que ce soit Joseph qui raconte son histoire, alors qu'il a seulement dix ans et donc encore toute son innocence au début du récit nous aide à nous identifier un peu plus à ce dernier quand on est enfant. Et je vous dirais même que quand on a 24 ans, c'est pareil…
    Comment un enfant de dix ans a pu trouver la force et le courage de partir comme ça, non sans crainte tout de même. L'aurais-je fait à son âge ? Aurais-je compris l'importance de ce voyage ? Je ne sais pas. Outre tous les « dégâts » que cette immonde deuxième guerre mondiale a pu causer, elle a aussi sorti de leur innocence des millions d'enfants, contraints de grandir beaucoup plus vite que la normale…
    Avec son récit et ses yeux d'enfants tout de même, on le voit au début, lorsque le port de l'étoile jaune avec la mention « Juif » dessus devient obligatoire, Joseph ne le comprend pas et ne l'accepte pas. Il devient la risée de ses camarades comme on peut le voir avec Zérati. du haut de ses dix ans, il ne comprend pas ce que ça change. Pourquoi ses camarades le traitent de Youd, de Youpin alors que rien n'a changé, lui est toujours le même, à une chose près, son étoile. C'est donc dans l'innocence la plus totale qu'il va échanger cette dernière contre un sac de billes, jeu qu'il adore par-dessus-tout et qui anime la cours de récréation.
    C'est un récit bouleversant et surtout merveilleusement bien écrit. Il nous fait ressentir plusieurs émotions, au fil des pages, on passe de l'angoisse, au rire, à la tristesse, et tant d'autres encore que vous découvrirez seulement le jour où vous aurez décidé d'ouvrir ce livre.
    En tout cas, je vous encourage à le faire, parce que le temps passe, les générations défilent et qu'il faut que l'on se souvienne, que cette période ne tombe pas dans l'oubli, pour que bien sûr, cela ne recommence jamais…
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    • Livres 5.00/5
    Par olivberne, le 17 septembre 2012

    olivberne
    Un livre référence de ma jeunesse. Je l'ai étudié en classe, sa lecture était facile et on s'identifie bien au jeune personnage principal. Les actions s'enchaînent rapidement, avec de beaux rebondissements et de bons sentiments. C'est un livre à recommander aux jeunes adolescents, mais je crains qu'il ait un peu vieilli, surtout que d'autres auteurs pour la jeunesse ont écrit depuis sur le même thème.
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Citations et extraits

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  • Par Alixone, le 29 août 2015

    Je peux marcher longtemps à présent, je n'ai plus d'ampoules. La plante de mes pieds, la peau de mes talons a dû durcir. [...] Grandi, durci, changé... Peut-être le coeur aussi s'est habitué, il s'est rodé aux catastrophes, peut-être est-il devenu incapable d'éprouver un chagrin profond... L'enfant que j'étais il y a dix-huit mois, ce garçon perdu dans le métro, dans le train qui l'emmenait à Dax, je sais qu'il n'est plus le même que celui d'aujourd'hui, qu'il s'est perdu à jamais dans un hallier de campagne, sur une route provençale, dans des couloirs d'un hôtel niçois, il s'est effrité un peu plus chaque jour de notre fuite... [...] je me demande si je suis encore un enfant... Il me semble que les osselets ne me tenteraient plus à présent, les billes non plus d'ailleurs, une partie de ballon peut-être, et encore... Pourtant ce sont là des choses de mon âge, après tout je n'ai pas tout à fait douze ans, cela devrait me faire envie... eh bien non. Peut-être ai-je cru jusqu'à présent me sortir indemne de cette guerre, mais c'est peut-être cela l'erreur. Ils ne m'ont pas pris ma vie, ils ont peut-être fait pire, ils me volent mon enfance, ils ont tué en moi l'enfant que je pouvais être... Peut-être suis-je déjà trop dur, trop méchant, quand ils ont arrêté papa, je n'ai même pas pleuré. IL y a un an, je n'en aurais même pas supporté l'idée.
    Demain je serai à Aix-les-Bains. Si cela ne va pas, si un obstacle quelconque surgit, nous irons ailleurs, plus loin, à l'est, à l'ouest, au sud, n'importe où. Cela m’indiffère. Je m'en fous.
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  • Par genou, le 23 août 2015

    C’était un coin rêvé pour des gosses. Aujourd’hui, ça m’étonne toujours les « réalisations pour enfants » dont parlent les architectes, il y a dans les nouveaux squares des nouveaux immeubles des bacs à sable, des toboggans, des balançoires, des tas de trucs. Conçus exprès, pour eux, par des experts possédant trois cent mille licences de psychologie enfantine. Et ça ne marche pas. Les enfants s’ennuient, le dimanche et les autres jours
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  • Par genou, le 23 août 2015

    Il est un vieux monsieur que j'admire beaucoup : Einstein.

    Il a écrit de très savantes choses, il a dit qu'entre cinq minutes passées sur la plaque rouge d'une cuisinière et cinq minutes dans les bras d'une belle fille, il y avait, malgré l'égalité de temps, l'intervalle qui sépare la seconde de l'éternité.

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  • Par genou, le 23 août 2015

    Derrière les vitrines, malgré les reflets, j'aperçois Albert, il coiffe. Derrière lui, Henri manie le balai. J'ai déjà vu maman. J'ai vu aussi que papa n'était plus là, j'ai compris qu'il n'y serait jamais plus... C'en était fini des belles histoires contées le soir à la lumière verte de l'abat-jour.

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  • Par tbeloeil, le 23 mai 2014

    Je voudrais te demander : qu'est ce que c'est qu'un Juif ? [...] - Eh bien, ça m'embête un peu de te le dire, Joseph, mais au fond, je ne sais pas bien.

    Pour que les hommes puissent vivre tranquilles, c'est extrêmement simple, il faut tuer tout les Juifs et tous les cordonniers.
    - Mais pourquoi les cordonniers ?
    Je demandais : Mais pourquoi aussi les Juifs ?

    J'ai l'impression que le rêve de sa vie aurait été de m'enfoncer dans le mur et je me pose la question : Pourquoi , Je suis donc son ennemi ? On ne s'est jamais vus, je ne lui ai rien fait et il veut me tuer.

    Peut-être ai-je cru jusqu'à présent me sortir indemne de cette guerre, mais c'est peut-être cela l'erreur. Ils ne m'ont pas pris ma vie, ils ont peut-être fait pire, ils me volent mon enfance, ils ont tué l'enfant que je pouvais être ...

    Je préfère raconter la suite au présent, cela rendra peut-être l'aventure plus anodine, lui retirera cette aura de sacré que confèrent les temps passés, de l'imparfait au passé simple. Le présent est le temps sans surprise, un temps ingénu, celui où l'on vit les choses comme elles arrivent, elles sont neuves encore vivantes, c'est le temps de l'enfance, celui qui me convenait.

    J'ai vu que papa n'était plus là, j'ai compris qu'il n'y serait jamais plus ... C'en était fini des belles histoires contées le soir à la lueur verte de l'abat jour. Finalement Hitler aura été plus cruel que le Tsar. C'est vrai j'ai grandi.
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