ISBN : 2253029491
Éditeur : Le Livre de Poche


Note moyenne : 3.58/5 (sur 271 notes) Ajouter à mes livres
Paris en 1941 n'est plus la capitale d'une terre d'asile qui arbore pour devise au fronton de ses mairies « Liberté, Egalité, Fraternité ». Paris est une ville occupée où l’ennemi nazi impose ses lois d'exception et le port de l'étoile jaune à tous les Juifs. Leur mère ... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (19)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par MissMarty, le 22 mai 2012

    MissMarty
    Une belle autobiographie de Joseph Joffo qui raconte sa jeune existence de petit juif dont le jour où, son frère et lui, reçurent l'étoile jaune, fut celui qui marqua un tournant dans leurs vies. Les voici partis en cavale dans presque toute la France pour échapper aux nazis qui les traquaient.
    C'était la fin prématurée de leur enfance et de leur innocence et ils devaient faire face à toute sorte de dangers pour survivre.
    J'invite à tous ceux qui ne l'ont pas lu, à suivre les grandes cavales des frères Joffo, ballottés d'un bout à l'autre de la France, cachés en permanence des nazis, faisant des pieds et des mains pour s'en sortir.
    Quelques mots pour qualifier cette autobiographie : cash, cruelle, véridique, complète en informations du contexte historique, à lire absolument pour ceux qui veulent en savoir plus sur la vie pendant la seconde guerre mondiale !
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (13 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par Bunee, le 05 juin 2008

    Bunee
    Un sac de billes" raconte l'enfance de Joseph Joffo, de confession juive, pendant la Seconde Guerre mondiale.
    Nous nous situons en en 1941. Les allemands occupent Paris et les juifs sont mis progressivement au ban de la société.
    A un tel point que Joseph et son frère ne sont même plus tolérés à l'école. Bientôt traqué leur père les envoie en cavale afin d'échapper aux persécutions.
    Après une course à travers la france occupée, émaillée de péripéties, nos héros passent en zone libre.
    Ils parviennent à retrouver de la famille à Nice, mais les lieux sont à leur tour envahis par les allemands quelques mois plus tard. Les arrestations se succèdent.
    A leur tour ils sont arrétés, mais ils parviennent à être libérés avec la complicité d'un homme d'église. Et à nouveau, la fuite.
    Après plusieurs années cachés, les enfants ils retournent à Paris. Mais le père est mort.
    Récit classique, émouvant mais plein d'humour, faisant partie du paysage de la mémoire.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (15 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par cicou45, le 17 août 2011

    cicou45
    C'est un magnifique récit autobiographue que nous livre ici Joseph Joffo. Il est âgé de 10 ans en 1941 lorsque le récit débute et que les Allemands, qui occupaient Paris à l'époque, imposent le port de l'étoile jaune pour les juifs, donc por Joseph et sa famille. Dernier d'une fratrie de 5 enfants, Joseph, qui ne comprend pas très bien ce que signifie cette étoile et surtout, en ayant marre d'être la risée de tous ses camarades de classe, finit par l'échanger à un autre élève contre Un sac de billes, d'où le nom du roman. S'ensuit une période très difficile pour le peuple juif en France et toute la famille Joffo se voit bientôt dans l'obligation de se séparer pour tenter de survivre. Durant ces trois années de guerre, jusqu'à la libération de Paris en août 1944, nous suivons les pérégrinations de la famille à travers tout le pays et les aides qu'ils ont reçues afin d'échapper à une mort certaine.
    Bien qu'ayant lu ce récit lorsque j'étais adolescente, je m'en remémore encore facilement certains passages qui m'ont fait tantôt rire, tantôt pleurer. L'histoire est bouuleversante, le récit magnifique bien que très dur et l'écriture prodigieuse. Que vous dire de plus pour vous inciter à venir découvrir ce livre ? Rien.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Amindara, le 23 février 2012

    Amindara
    Un sac de bille, c'est l'histoire de Joseph, un gamin de 10 ans, juif et qui vit à Paris en 1941. Avec l'arrivée des Allemands et la mise en place de leur politique antisémite, Joseph se retrouve à sillonner la France en compagnie de l'un de ses grands frères, Maurice.
    C'est impressionnant de voir avec quelle « facilité » deux gamins et 10 et 12 ans parviennent à se glisser entre les mailles du filet. Ils ont une capacité à inventer des mensonges crédibles qui leur sauvera la vie à plusieurs occasions. Et qu'est-ce qu'ils sont débrouillards ! Non seulement ils traversent la France tous seuls, mais en plus, ils arrivent à mettre en place, dans les différents endroits où ils sont allés, un petit trafic qui leur permet de gagner une jolie somme d'argent. Les enfants d'aujourd'hui arriveraient-ils à faire de même ?
    L'écriture de Joseph Joffo est fluide, familière, parsemée d'expression qu'on ne trouve pas souvent dans la littérature mais qui rendent le récit tellement plus… proche. C'est avec beaucoup d'humour que l'auteur, nous livre ici une partie de son histoire. Et c'est ce qui fait que ce témoignage sort du lot. Ce qui est intéressant aussi, c'est que l'auteur a su raconter son histoire telle qu'il l'a vécu, avec les mots et expressions d'un enfant de 10 ans.
    En résumé, c'est un très bon livre, à la portée de tous (je pense même que des enfants de 11/12 ans pourraient le lire sans trop de soucis) et surtout, qui mérite d'être connu.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par akialam, le 12 mai 2012

    akialam
    Un témoignage tout simple et pourtant criant de vérité, sur la vie de l'auteur, alors enfant, pendant la seconde guerre mondiale. Fuyant les rafles et les arrestations nazies, le jeune garçon découvre la peur, apprend la débrouillardise, et surtout à taire son identité.
    Au-delà de la simple valeur historique de cet ouvrage, il y a simplement la valeur de témoignage de la vie quotidienne pendant la guerre, lorsque l'homme livre le meilleur ou le pire de lui-même. Néanmoins, et sans doute parce qu'il ne s'agit pas d'une fiction, l'auteur évite les écueils les plus courants des ouvrages traitant de la seconde guerre mondiale en ne portant aucun jugement sur les agissements de gens. Il exprime bien entendu de la gratitude, parfois de l'incompréhension, mais il ne donne pas de leçons au lecteur en lui montrant là où est le bien et le mal, dont les frontières se brouillent paradoxalement en temps de guerre.
    Avec une écriture simple et fluide, cet ouvrage peut se lire à tout âge, comme le témoignage qu'il est, avec une perspective historique, mais également comme une aventure initiatique, tout simplement.

    Lien : http://akialam.over-blog.com/article-un-sac-de-billes-105034538.html
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (10 votes positifs)

> voir toutes (6)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par marina53, le 23 mai 2012

    Dans le salon, dans le silence le plus intense que jamais sans doute salon de coiffure ait pu connaître, deux S.S. têtes de mort attendaient genoux joints au milieu des clients juifs de confier leur nuques à mon père juif ou à mes frères juifs.
    Dehors se gondolent deux petits Juifs.
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par Couperine, le 03 décembre 2010

    J'ai traîné un peu, ce qui n'était pas mon genre et je me suis placé derrière, à la queue de la file.
    On est entrés deux par deux devant le père Boulier et j'ai gagné ma place à côté de Zerati.
    La première heure c'était la géo. Ça faisait longtemps qu'il m'avait plus interrogé et j'avais un peu la trouille, j'étais sûr d'y passer. Il a promené son regard sur nous comme tous les matins mais il ne s'est pas arrêté sur moi, ses yeux ont glissé et c'est Raffard finalement qui est allé au tableau pour se ramasser sa bulle.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (11 votes positifs)
  • Par Amindara, le 23 février 2012

    - Jo !
    On court après moi. C'est Zérati.
    Il est un peu essoufflé. Dans sa main, il a un sac de toile qui ferme avec un lacet. Il me le tend.
    - Je te fais l'échange.
    Je n'ai pas compris tout de suite.
    - Contre quoi ?
    D'un doigt éloquent, il désigne le revers de mon manteau.
    - Contre ton étoile.
    [...]
    Je me décide brusquement.
    - D'accord.
    C'est cousu à gros points et le fil n'est pas très solide. Je passe un doigt, puis deux et d'un coup sec je l'arrache.
    - Voilà.
    Les yeux de Zérati brillent.
    Mon étoile. Pour un sac de billes.
    Ce fut ma première affaire.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (8 votes positifs)
  • Par Sidou-69, le 04 juillet 2011

    " - Hé ... Joffo!
    C'est Zerati qui m'appelle. C'est mon copain depuis le préparatoire... Il court pour me rattraper, son nez rouge de froid sort du passe-montagne. Il a des moufles et est engoncé dans la pèlerine grise que je lui ai toujours vue.
    - Salut.
    - Salut.
    Il me regarde, fixe ma poitrine et ses yeux s'arrondissent. J'avale ma salive.
    C'est long le silence quand on est petit.
    - Bon Dieu, murmure-t-il, t'as vachement du pot, ça fait chouette.
    Maurice rit et moi aussi, un sacré soulagement m'a envahit. Tous les trois nous pénétrons dans la cour.
    Zérati n'en revient pas.
    - Ça alors, dit-il, c'est comme une décoration. Vous avez vraiment du pot.
    J'ai envie de lui dire que je n'ai rien fait pour ça mais s réaction me rassure, au fond c'est vrai, c'est comme une grande médaille, ça ne brille pas mais ça se voit quand même. "
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par Couperine, le 03 décembre 2010

    M. Boulier m'a regardé et puis son regard est devenu vide comme si toutes ses pensées s'étaient envolées d'un coup. Lentement il a pris la grande règle sur son bureau et il en a placé l'extrémité sur la carte de France suspendue au mur. Il a montré une ligne qui descendait de Lyon jusqu'en Avignon et il a dit :
    - Le sillon rhodanien sépare les massifs anciens du Massif central des montagnes plus jeunes...
    La leçon était commencée et j'ai compris que pour moi, l'école était finie.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (9 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Un sac de billes par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (557)

> voir plus

Quiz