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ISBN : 2253029491
Éditeur : Le Livre de Poche


Note moyenne : 3.65/5 (sur 626 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Paris en 1941 n'est plus la capitale d'une terre d'asile qui arbore pour devise au fronton de ses mairies « Liberté, Egalité, Fraternité ». Paris est une ville occupée où l’ennemi nazi impose ses lois d'exception et le port de l'étoile jaune à tous les Juifs. Leur mère ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par lecassin, le 14 avril 2013

    lecassin
    Paris, 1941, les juifs sont pourchassés…Et parmi eux, Maurice et Joseph qui partiront rejoindre leurs frères à Menton. Joseph, dix ans, raconte…
    Il raconte leur départ de la gare d'Austerlitz vers le sud, et les difficultés rencontrées pour atteindre leur destination ; quelques affaires à régler et les parents les rejoindront plus tard… tout au moins en font-ils le projet…
    « Un sac de billes », c'est le roman de l'exil, plus touchant encore que beaucoup d'autres sur le même sujet : il s'agit d'enfants ; d'enfants plongés dans la tragédie à l'âge de l'insouciance, à l'âge ou on joue aux billes…
    « Un sac de billes » n'est sans doute pas le meilleur ouvrage sur le sujet. Il s'agit néanmoins d'un témoignage (un de plus diront les grognons) très largement autobiographique, et par conséquent très authentique ; touchant plein d'humour parfois… du vécu.
    Loin des propos moralisateurs, Joseph Joffo nous décrit une France qui s'est quelque peu perdue pendant cette période d'occupation qui reste une tache sur notre devise : « Liberté », « Egalité », mais surtout « Fraternité ».
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    • Livres 5.00/5
    Par MissMarty, le 22 mai 2012

    MissMarty
    Une belle autobiographie de Joseph Joffo qui raconte sa jeune existence de petit juif dont le jour où, son frère et lui, reçurent l'étoile jaune, fut celui qui marqua un tournant dans leurs vies. Les voici partis en cavale dans presque toute la France pour échapper aux nazis qui les traquaient.
    C'était la fin prématurée de leur enfance et de leur innocence et ils devaient faire face à toute sorte de dangers pour survivre.
    J'invite à tous ceux qui ne l'ont pas lu, à suivre les grandes cavales des frères Joffo, ballottés d'un bout à l'autre de la France, cachés en permanence des nazis, faisant des pieds et des mains pour s'en sortir.
    Quelques mots pour qualifier cette autobiographie : cash, cruelle, véridique, complète en informations du contexte historique, à lire absolument pour ceux qui veulent en savoir plus sur la vie pendant la seconde guerre mondiale !
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    • Livres 4.00/5
    Par Ellen-R, le 26 décembre 2012

    Ellen-R
    1941. Paris sous l'Occupation. Un enfant de 10 ans, Joseph, raconte.
    Son père tient un salon de coiffure. Un jour, lui et son frère Maurice, doivent porter l'étoile jaune avec l'inscription «Juif». A l'école Ferdinand Flocon, les autres se moquent d'eux et pendant la recréation, ils se battent avec quelques camarades. Joseph fait un échange avec un copain : L'étoile jaune contre Un sac de billes.
    Le soir, rentrés à la maison, leur père leur fait le récit de sa vie. Lorsqu'il était petit, il habitait en Russie. le tsar qui régnait à l'époque, envoyait des émissaires pour ramasser les petits garçons. Ils les emmenaient dans des camps pour qu'ils deviennent soldats. le père n'a pas voulu et il est parti. Il est arrivé à Paris où il a réussi à gagner de l'argent comme coiffeur. Maintenant c'est à eux, ses fils, de partir. Ils doivent s'enfuir à Menton en zone libre où leurs frères Henri et Albert vivent depuis le début de l'année. Les parents doivent encore régler quelques affaires avant de partir à leur tour. On leur dit de nier qu'ils sont juifs.
    Joseph et Maurice prennent alors l'argent et partent à la gare d'Austerlitz. Direction Dax. Ils passent sans embûches la ligne de démarcation à Hagetmau et après une longue route pleine de péripéties, ils retrouvent finalement leurs grands frères. Mais quatre mois plus tard, leurs parents sont arrêtés à Pau…
    Ce n'est que le début des pérégrinations de la famille Joffo qui, au gré des évènements de la guerre, va être dispersée puis réunie, de nouveau séparée et, à la Libération, retrouvée à Paris. Enfin presque : la tragédie est passée par là…
    On s'en doute, le récit est largement autobiographique. Tout est vu par les yeux innocents de Joseph. C'est l'originalité de ce livre. Ce qui permet de ressentir toute l'absurdité et l'horreur des situations (l'épisode avec la Gestapo niçoise) et surtout la peur, l'angoisse des jeunes héros.
    C'est un récit sensible, avec beaucoup de tendresse et même de l'humour malgré la tension palpable page après page. Un livre captivant, touchant, un cri d'amour pour une famille prise dans la tourmente nazie.
    Il faut savoir, pour être tout à fait juste, que Joseph Joffo a fait appel à un nègre littéraire qui a remanié et réécrit ce roman. Mais c'est tout de même une réussite.
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    • Livres 2.00/5
    Par Bunee, le 05 juin 2008

    Bunee
    Un sac de billes" raconte l'enfance de Joseph Joffo, de confession juive, pendant la Seconde Guerre mondiale.
    Nous nous situons en en 1941. Les allemands occupent Paris et les juifs sont mis progressivement au ban de la société.
    A un tel point que Joseph et son frère ne sont même plus tolérés à l'école. Bientôt traqué leur père les envoie en cavale afin d'échapper aux persécutions.
    Après une course à travers la france occupée, émaillée de péripéties, nos héros passent en zone libre.
    Ils parviennent à retrouver de la famille à Nice, mais les lieux sont à leur tour envahis par les allemands quelques mois plus tard. Les arrestations se succèdent.
    A leur tour ils sont arrétés, mais ils parviennent à être libérés avec la complicité d'un homme d'église. Et à nouveau, la fuite.
    Après plusieurs années cachés, les enfants ils retournent à Paris. Mais le père est mort.
    Récit classique, émouvant mais plein d'humour, faisant partie du paysage de la mémoire.
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    • Livres 5.00/5
    Par olivberne, le 17 septembre 2012

    olivberne
    Un livre référence de ma jeunesse. Je l'ai étudié en classe, sa lecture était facile et on s'identifie bien au jeune personnage principal. Les actions s'enchaînent rapidement, avec de beaux rebondissements et de bons sentiments. C'est un livre à recommander aux jeunes adolescents, mais je crains qu'il ait un peu vieilli, surtout que d'autres auteurs pour la jeunesse ont écrit depuis sur le même thème.
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Citations et extraits

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  • Par LydiaB, le 03 décembre 2010

    J'ai traîné un peu, ce qui n'était pas mon genre et je me suis placé derrière, à la queue de la file.
    On est entrés deux par deux devant le père Boulier et j'ai gagné ma place à côté de Zerati.
    La première heure c'était la géo. Ça faisait longtemps qu'il m'avait plus interrogé et j'avais un peu la trouille, j'étais sûr d'y passer. Il a promené son regard sur nous comme tous les matins mais il ne s'est pas arrêté sur moi, ses yeux ont glissé et c'est Raffard finalement qui est allé au tableau pour se ramasser sa bulle.
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  • Par Sidou-69, le 04 juillet 2011

    " - Hé ... Joffo!
    C'est Zerati qui m'appelle. C'est mon copain depuis le préparatoire... Il court pour me rattraper, son nez rouge de froid sort du passe-montagne. Il a des moufles et est engoncé dans la pèlerine grise que je lui ai toujours vue.
    - Salut.
    - Salut.
    Il me regarde, fixe ma poitrine et ses yeux s'arrondissent. J'avale ma salive.
    C'est long le silence quand on est petit.
    - Bon Dieu, murmure-t-il, t'as vachement du pot, ça fait chouette.
    Maurice rit et moi aussi, un sacré soulagement m'a envahit. Tous les trois nous pénétrons dans la cour.
    Zérati n'en revient pas.
    - Ça alors, dit-il, c'est comme une décoration. Vous avez vraiment du pot.
    J'ai envie de lui dire que je n'ai rien fait pour ça mais s réaction me rassure, au fond c'est vrai, c'est comme une grande médaille, ça ne brille pas mais ça se voit quand même. "
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  • Par Amindara, le 23 février 2012

    - Jo !
    On court après moi. C'est Zérati.
    Il est un peu essoufflé. Dans sa main, il a un sac de toile qui ferme avec un lacet. Il me le tend.
    - Je te fais l'échange.
    Je n'ai pas compris tout de suite.
    - Contre quoi ?
    D'un doigt éloquent, il désigne le revers de mon manteau.
    - Contre ton étoile.
    [...]
    Je me décide brusquement.
    - D'accord.
    C'est cousu à gros points et le fil n'est pas très solide. Je passe un doigt, puis deux et d'un coup sec je l'arrache.
    - Voilà.
    Les yeux de Zérati brillent.
    Mon étoile. Pour un sac de billes.
    Ce fut ma première affaire.
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  • Par LydiaB, le 03 décembre 2010

    M. Boulier m'a regardé et puis son regard est devenu vide comme si toutes ses pensées s'étaient envolées d'un coup. Lentement il a pris la grande règle sur son bureau et il en a placé l'extrémité sur la carte de France suspendue au mur. Il a montré une ligne qui descendait de Lyon jusqu'en Avignon et il a dit :
    - Le sillon rhodanien sépare les massifs anciens du Massif central des montagnes plus jeunes...
    La leçon était commencée et j'ai compris que pour moi, l'école était finie.
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  • Par nanet, le 21 mai 2011

    Peut-être ai-je cru jusqu'à présent me sortir indemne de dcette guerren mais c'est peut-être cela l'erreur. Ils ne m'ont pas pris ma vie, ils ont peut-être fait pire, ils me volant mon enfance, ils ont tué en moi l'enfant que je pouvais être...

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