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ISBN : 2800141131
Éditeur : Dupuis (2008)


Note moyenne : 3.78/5 (sur 18 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Minik, c'est l'histoire de la civilisation en marche. L'histoire d'un orphelin Inuit arraché de sa banquise et plongé au cœur de New York. L'histoire d'un drame, implacable comme du Dickens. Une histoire vraie. Biographes d'un enfant perdu, le ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Yggdrasil, le 13 mars 2014

    Yggdrasil
    le monde civilisé a soif de connaissances en cette fin de siècle. La science érigée en dogme, en religion suprême permet tout, excuse tout. A ce titre, un navire fend les eaux glacées en direction de New York avec à son bord des spécimens. Phénomènes de curiosité, bêtes de cirque, cobayes, voilà nos inuits condamnés à l'exil, à subir la loi du seigneur blanc. Mais très vite, Minik va se retrouver seul, involontairement abandonné par son père dont le grand tort aura été d'avoir cru les promesses d'un capitaine véreux.
    Contraste des civilisations, de culture, Minik est entouré par sa nouvelle famille, choyé mais peu à peu le mal du pays s'insère dans son cœur, l'absence de ce père bienveillant se fait elle aussi cruellement ressentir. Et un beau jour Minik disparaît.
    Richard Marazano transpose une histoire réelle, un de ces nombreux faits divers dû à l'avidité humaine, ce soi-disant besoin de découvertes, d'apprentissages qui pousse l'homme à faire fi de toute moralité. Minik et ses compagnons vont en faire l'amère expérience, une découverte dont on prévoit l'issue pour nombre d'entre eux.
    Dans un pastel énergique, Minik nous replonge dans cette épopée du sauvage dans le monde civilisé si souvent utilisée.
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    • Livres 4.00/5
    Par chocobogirl, le 22 juillet 2011

    chocobogirl
    Nous sommes en 1898. L'explorateur Peary est en pleine expédition dans l'antarctique. Les conditions sont difficiles et l'équipage se bat contre les éléments. Mais le commandant est heureux car ce qu'il ramène de son voyage va lui apporter la célébrité et surtout le financement pour repartir à nouveau.
    Son précieux chargement n'est autre qu'un groupe d'inuits. Confiés au museum d'histoire naturelle de New York, ces hommes considérés comme des sauvages par la population vont devenir l'attraction du moment. Malheureusement, les inuits vont rapidement tomber malade, touchés mortellement par la grippe. Seul le jeune Minik, désormais orphelin, en réchappera. Désormais sous la garde de Mr Wallace, père d'un fils du même âge et autrement plus réceptif à l'humanité de ce jeune garçon, Minik grandit paisiblement et découvre sa nouvelle culture. Jusqu'au jour où une découverte bouleversante le pousse à fuir et à retrouver ses racines inuit pour mieux se venger...
    L'histoire de Minik, vous le savez certainement, est un pan de notre histoire. Basé sur des faits réels, l'album reprend le destin tragique de ce jeune garçon, amené un peu malgré lui en Amérique. En échange de leur venue, Peary avait promis de fournir nourriture et équipement à leurs familles mais le poids de quelques inuits, rapidement décédés ne vaut pas grand chose face à l'excitation des découvertes et l'obsession de repartir.
    Ici, l'attitude de Peary est bien évidement dénoncé, tout autant que le "racisme" de l'époque qui considérait ces peuples inconnus de sauvages qui ne valent même pas la nourriture qu'on leur donne. On les tourne en ridicule, on leur jette des cacahuètes et on leur fait même visiter un zoo, à eux, chasseurs habitués à une faune libre. La bonté des autres cache un certain colonialisme et paternalisme.
    Le contraste est édifiant mais le petit Minik réussit tant bien que mal à s'adapter, non sans soupirer après sa vie d'autrefois. On découvre d'ailleurs par flash-back quelques scènes traditionnelles inuites au gré des souvenirs de Minik et de l'enterrement de son père qu'il célèbre selon ses rites. On partage le choc du jeune garçon quand... je vous laisse la surprise :) et on ne peut que comprendre la violence qui en découle.
    Au niveau du dessin, nous avons Hippolyte aux commandes qui nous offre de superbes aquarelles. Les bords de cases ne sont pas strictement délimités et cela accentue l'effet peinture. Les tons sont fort bien choisis : du bleu pour les scènes neigeuses, des couleurs plus chaudes pour les séquences intérieures ou citadines.
    Minik est un formidable album qui parle d'un peuple méconnu et un peu oublié qu'on a voulu exhiber comme des trophées. Il est aussi le récit initiatique d'un jeune garçon qui découvre la dureté et l'hypocrisie du monde par ses yeux d'enfant. Véritable plaidoyer pour la tolérance et la richesse de la diversité des peuples, il revient de manière salutaire sur un épisode peu glorieux de l'histoire mondiale des explorations.
    Un album très poignant à découvrir !

    Lien : http://legrenierdechoco.over-blog.com/article-minik-hippolyte-maraza..
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    • Livres 5.00/5
    Par jovidalens, le 29 mai 2013

    jovidalens
    Conte moderne qui prend pour prétexte de départ un fait réel. Qu'importe le point de départ, c'est la réfexion au sens tant de la pensée que de l'effet physique. Cette histoire est de notre temps comme du 19ème siècle. Au nom de la science, de la croissance, du profit, que de promesses non tenues.
    Mais ce n'est pas le plus grave. le plus grave c'est le mépris. Mépris envers n'importe quel être vivant, mépris soi-disant justifié par un manque supposé d'intelligence, d'émotions et par une auto-suffisance qui écrase tout. Et le mépris tue et il tue avec encore plus de fulgurence quand ce mépris est à l'encontre de ceux qu'on aime.
    Texte sans pathos, mise en page et scénographie efficace et un dessin aux traits si fins, que parfois ils semblent mal assurés, mais complètement enluminés par une palette tout en finesse.
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    • Livres 4.00/5
    Par Ladydede, le 02 février 2013

    Ladydede
    Je me suis tombée sur cette bande dessinée à la bibliothèque et la quatrième de couverture m'a tout de suite séduite.
    Les auteurs Hippolyte et Richard Marazano se sont intéressés à une histoire vraie : l'expédition de Robert E. Peary en 1897 qui a ramené du pôle nord une famille d'Inuits. Parmi eux, se trouve un garçon nommé Minik. À la suite d'une grippe, son père et les autres meurent. Minik est alors orphelin. Il est adopté par le responsable du muséum d'histoire naturelle de New York.
    Cette bande dessinée est très belle et sa force résiste surtout dans les aquarelles du dessinateur. J'ai beaucoup aimé cette histoire que je ne connaissais pas du tout. On y voit la peur de l'inconnu, les idées reçus sur les étrangers. Certains passages sont parfois longs mais cela reste une belle histoire.
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    • Livres 2.00/5
    Par Sejy, le 29 mai 2010

    Sejy
    Ébauche intéressante ou adaptation décevante ? Entre les deux, mon cœur balance. le parti pris narratif des auteurs semble évident : présenter la vérité historique sur un premier quart de l'album pour ensuite la laisser doucement glisser en filigrane et se rapprocher du désarroi de Minik. Donner la préférence à une émotion transsudant par la magie du pinceau d'Hippolyte.
    Malheureusement, ce réalisme romancé et intimiste n'a pas fonctionné avec moi. J'ai suivi la terrible destinée de ce petit inuit d'un regard distant, presque fataliste sans jamais ressentir la moindre empathie. L'ambiance m'est apparue beaucoup trop évasive, volontairement éthérée, comme pour maîtriser l'efficacité de quelques instants plus poignants qui m'ont finalement procuré la désagréable sensation d'un manque de liant. J'aurais préféré une tonalité plus dramatique et un scénario étirant davantage la corde du temps afin de mieux éprouver le mal-être de ce pauvre petit esquimau déraciné et me sentir ainsi impliqué.
    Je demeure bon client devant les crayonnés et aquarelles d'un graphisme captivant, mais ce n'est pas suffisant. S'il a pu m'attraper en quelques rares instants par des flashbacks émouvants ou autres cases silencieuses exprimant le primordial, le récit ne m'a jamais réellement vrillé le cœur. De plus, je me pose la question quant à la pertinence d'une adaptation dont l'approche est si romancée et qui expose le destin de Minik d'une manière tronquée, bien loin d'être mené à son terme historique réel. Une aventure entièrement imaginée aurait bien fait l'affaire…
    Trop lyrique et artificiel à mon goût.

    Lien : http://www.bdtheque.com/main.php?bdid=7641&action=6
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Critiques presse (1)


  • Lecturejeune , le 01 décembre 2008
    Lecture jeune, n°128 - L’histoire de Minik est vraie. Dans cette bande dessinée, nous découvrons la vie d’un jeune inuit et de sa famille ramenés à New York, en 1897, par l’explorateur Robert Peary. À cette époque, seuls comptent le progrès scientifique et le profit. La famille est victime de la curiosité avide de la population et de l’intérêt des scientifiques. Rapidement, tous meurent de la grippe sauf le jeune Minik, adopté par un couple généreux. Le petit inuit découvre alors l’étrange mode de vie des new-yorkais. Mais rien ne peut le consoler de la perte des siens. Sa vie bascule quand il les retrouve tous... dans les galeries du Muséum, transformés en objet de curiosité. Fuyant ceux qui ont trahi sa confiance, il apprend à survivre parmi les laissés-pour-compte de la société capitaliste.

    Ce récit complexe est illustré avec un graphisme nerveux et mouvementé, capable de fixer les émotions et le désespoir de l’enfant. Cette oeuvre rappelle l’immoralité et les drames humains de la colonisation. Des interrogations surgissent du regard posé sur autrui et sur ce qui est différent. Existe-t-il une civilisation supérieure aux autres ? Qu’est-ce qu’un peuple primitif ? Les progrès de la connaissance ethnologique justifient-ils le non-respect des individus ? Autant d’interrogations qui restent d’actualité et qui passionneront tous ceux qui s’intéressent à l’évolution de nos sociétés.

    Colette Broutin

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Citations et extraits

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  • Par mandarine43, le 04 novembre 2011

    - Avec quoi les nourrit-on ?
    - J'ai entendu dire qu'ils mangent de la viande crue ? Sont-ils à ce point arriérés ?
    - Pensez-vous que vous parviendrez à en faire des civilisés ?
    - Après tout, si ça n'a pas marché avec les indiens, il n'y a pas de raisons que ça marche avec des eskimos, n'est-ce pas ?
    - J'ai entendu dire que le maire est prêt à leur octroyer la nationalité américaine.
    - Ont-ils conscience de la chance qu'ils ont ?
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  • Par Yggdrasil, le 07 mars 2014

    " - Wallace! Faites ce que vous voulez de leur progéniture, ils sont trop ignorants pour nous être vraiment utiles. Ce sont des spécimens adultes que je veux garder culturellement vierges..." ( page 22)

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  • Par LionBD, le 05 mai 2011

    -Capitaine ? Etait-il vraiment nécessaire de les ramener à New York ?
    -Dites-moi, Gordon... Souhaitez-vous retenter l'aventure avec nous l'anée prochaine ?
    -Mais...mais bien sûr, Capitaine !
    -Alors, ménagez-les plus que notre équipage ! Car eux seuls peuvent nous garantir les financements nécessaires à une nouvelle expédition"
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  • Par Ladydede, le 02 février 2013

    - Hep, les gars! Regardez ce qu'il y a derrière ce bazar !
    - Hey, c'est dingue ce truc !
    - C'est quoi ce bordel ?!
    - J'sais pas ! Mis c'est pas naturel...
    - C'est p´t'être un castor qu'a fait ça...
    - ... Ou une loutre !
    [...]
    - Hey, regardez ! Ça bouge !
    - Attention ! Si c'est un castor, y doit être énorme !
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  • Par mandarine43, le 04 novembre 2011

    - Ah ! Ah ! Ah ! Ils viennent d'un pays où il fait toujours froid et c'est à New York qu'ils attrapent un rhume ! Quelle ironie !

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