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ISBN : 2505001375
Éditeur : Dargaud (2007)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 107 notes)
Résumé :
À l’heure où Rome et l'histoire antique suscitent à nouveau l’engouement du public, Marini seul aux commandes, nous propose une toute nouvelle série ancrée au coeur de l’Empire romain. Un récit initiatique où l'on retrouve les ingrédients des meilleures aventures : combats, obstacles, rivalité, amitiés, amour…

743 urbe condita (11 avant J.C)
« De tous les peuples de l’Empire, les Germains sont les plus braves » aurait pu déclarer Drusus, à qui ... >Voir plus
Critiques, Analyses & Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
TheWind
TheWind09 décembre 2014
  • Livres 4.00/5
Les Aigles de Rome ? Un véritable péplum !
Cette bande dessinée nous en met plein les yeux et j'ai eu nettement l'impression en lisant les quatre tomes voir défiler devant mes yeux les images d'une série télévisée à gros budget.
On tient là un véritable film historique mettant en scène deux héros beaux comme des dieux sur fond de décor antique à la fois politique, sanglant, érotique et musclé !

- Allez hop c'est parti, je vous dévoile tout ….
- Tout ? Vraiment ?
- Euh...ne vous méprenez pas là... et si vous tenez vraiment à en voir plus, je vous renvoie directement à la page 69 du tome IV.
- Chaque tome contient 58 pages..alors je fais comment ?
- Tsss, il suffit un peu d'imagination et voilà tout ! Donc, je disais :

Les Aigles de Rome, c'est tout d'abord un scénario qui tient bien la route, pavée de combats, de rivalités amoureuses, d'amitié, de trahisons et qui nous entraîne dans un rythme aussi endiablé que celui d'un cheval au galop.
C'est l'histoire de deux jeunes garçons au caractère bien trempé, l'un romain prénommé Marcus, l'autre barbare germain rebaptisé Arminius, offert en otage aux romains en gage d'alliance entre les Chérusques et Rome. Initiés à l'art de la guerre par l'intraitable père de Marcus, ces deux-là vont se haïr, puis s'unir par le sang, pour finalement, vous vous en doutez bien devenir les pires ennemis...
Et si toute ressemblance avec des personnages et des personnes existantes ou ayant existé vous interpelle, c'est normal ! Arminius a bel et bien existé. C'est un chef de guerre de la tribu des Chérusques qui a mis une belle pâtée aux armés romaines à la célèbre bataille de Teutobourg, il y a de cela 2000 ans.
Mais déjà, j'en dis trop..
Côté casting, j'hésite un peu. Enfin, non. En Arminius, je veux Brad Pitt ! Et personne d'autre !
Et je me fiche bien que mes filles se moquent de moi et hurlent : «  Mais il est trop vieux ! »
Pour Marcus, c'est plus difficile. Autant Brad s'impose. Que là, je ne sais pas... Tom Cruise conviendrait bien mais j'entends encore les huées d'ici : «  Trop vieux aussi ! »
Bon, tant pis...Vous avez compris l'idée générale que je me fais du profil de nos deux héros et ça ira très bien comme ça.
En ce qui concerne les dialogues, il y a des petites choses à revoir. Surtout pour les deux premiers tomes. Va falloir enlever les «  Tu me paieras ça petit connard » ou encore les «  Excuse-toi immédiatement ou tu te prends une raclée » et même les «  Oh pardon mais c'était à pisser de rire. »
Bon, après, si on se la joue à la Alexandre Astier, on peut tenter de garder voire persévérer dans le sens loufoque.
Par contre, on peut laisser : « Ta puerita est terminée ! » et aussi : «  Arrête de te plaindre, Marcus, et range ce couteau ! A cause de toi, nous risquons d'être emprisonné dans le tullianum ». On pourrait même glisser deux ou trois locutions latines, histoire de faire encore plus véridique. « Alta alatis patent » Elle est plutôt bien celle-là ! le ciel est ouvert à ceux qui ont des ailes. Trop la classe !
Pour les décors, on ne change rien. Ils sont surprenants de réalisme. Idem pour les costumes. C'est un vrai régal !
Voilà. On le tient, ce péplum ! Il ne manque plus que le tome 5 et la bataille tant attendue pour clore le tout et le haut de l'affiche sera atteint !
Euh..si je puis me permettre...une dernière chose...Faudra enlever les scènes de c** parce là c'est sûr je ne pourrais jamais partager mon enthousiasme avec mes filles !
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boudicca
boudicca11 octobre 2012
  • Livres 4.00/5
La mode est à la Rome antique en ce moment dans le milieu de la bande dessinée, entre « Murena » retraçant la montée au pouvoir de l'empereur Néron, « L'expédition » situant son action dans l'Égypte d'après la conquête, ou même plus récemment « Alix senator » reprenant le fameux personnage de Jacques Martin. Avec « Les aigles de Rome », Marini s'inscrit dans ce même mouvement et le résultat est des plus convainquant. Cette fois c'est le célèbre Arminius qui occupe le devant de la scène, ce « barbare » élevé à Rome mais fils d'un chef de guerre chérusque qui poussa ses compatriotes germains à la révolte et défit trois légions romaines en 9 avant JC dans la forêt de Teutobourg, ce qui eut pour conséquence de stopper pendant un certain temps l'avancée romaine dans la région. le choix est original et ne pouvait que ravir l'amatrice d'histoire ancienne que je suis, d'autant plus que le sujet est traité avec soin.
Ce premier album se concentre sur la jeunesse de notre héros et sur celle du second protagoniste de la série, Marcus, fils d'un important Romain proche de l'empereur. L'essentiel de l'action se déroule donc à Rome, Arminius y ayant été envoyé comme otage après la défaite infligée à son peuple. On suit avec beaucoup d'intérêt la relation complexe qui se noue peu à peu entre les deux jeunes garçons qui, bien qu'issus de deux milieux radicalement opposés, finissent par développer une forte amitié. le plus grand atout de cette nouvelle série reste cependant les graphismes qui nous offrent des aperçus de la ville de Rome bluffants et devant lesquels on prend plaisir à s'attarder. Ce premier tome de la collection « Les aigles de Rome » (qui devrait en compter cinq au total) est, en ce qui me concerne, une véritable réussite et ne manquera pas de séduire les amateurs d'Histoire comme de bandes-dessinées.
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sevm57
sevm5709 novembre 2015
  • Livres 3.00/5
J'avais envie de lire une BD se déroulant dans la Rome antique, et je suis tombée sur une critique sur Les aigles de Rome sur Babélio. Les dessins d'Enrico Marini étant gages de qualité, je n'ai pas hésité.
Effectivement, les dessins sont magnifiques, classiques et soignés comme je les aime, travaillés dans le détail tant pour les scènes de combats que pour les scènes de sexe.
L'histoire est peut-être un peu en retrait, mais disons qu'il s'agit dans ce premier tome d'une mise en place, et de nombreuses pistes sont ouvertes, laissant augurer une suite intéressante.
Les 3 étoiles sont une moyenne entre les dessins et l'histoire, et demandent à être confirmées dans le livre II.
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Parthenia
Parthenia05 février 2016
  • Livres 4.00/5
Titus Valerius Falco est un instructeur romain ayant combattu aux côtés de Germanicus et contribué à la défaite des Chérusques, qui doivent, en gage de leur bonne foi, livrer en otages des fils de chefs. Quelques années plus tard, il se voit confier par l'empereur l'éducation et l'instruction militaire d'un prince germain, Ermanamer, du même âge que son fils Marcus, issu d'un mariage imposé avec une princesse barbare. Ermananer reçoit la citoyenneté romaine et un nouveau nom, Gaïus Julius Arminius. Or, sa cohabitation avec l'héritier de Falco ne se déroule pas sans heurt ni horions, et les deux adolescents reçoivent régulièrement des corrections pour leur indiscipline. Face à l'autorité, la cruauté et la dureté implacable de Falco se forme un rapprochement entre les deux trublions. Leur amitié se construit autour d'une rivalité qui devient une complicité virile.
J'ai beaucoup ri de l'insolence des deux compères qui font tourner leur précepteur et leur instructeur en bourrique, et qui se provoquent beaucoup au début de leur rencontre.
J'ai beaucoup aimé également les personnages secondaires de Volcanus, l'ancien centurion-gladiateur et d'Ataï, le nouvel esclave sarmate.
Certains lecteurs ont été rebutés par le langage grossier, voire ordurier, des deux adolescents, personnellement cela ne m'a pas dérangée, je dirais même que cela découle du désir de transgression et de provocation propre à leur âge. Par contre, il est vrai que les dialogues sont d'une grande simplicité et manquent peut-être de profondeur.
D'une manière générale, j'ai trouvé le contexte historique bien exploité et plutôt respecté, même si, puisque l'histoire se déroule dans la Rome antique, nous avons droit aux passages obligés de scènes de sexe un peu orgiaques (même si je devine qu'elles ne sont peut-être pas aussi gratuites qu'elles en ont l'air en suggérant que la rivalité des deux frères de sang pourrait se déplacer sur le terrain de la jalousie amoureuse).
Par contre, il n'y a rien à reprocher aux illustrations qui sont tout simplement somptueuses et très soignées, avec un travail des couleurs magnifique.
Pour conclure, un tome d'introduction très agréable à lire, et même si l'intrigue est assez convenue, elle n'en reste pas moins très prenante, avec, parmi toute cette violence, des moments légers appréciables.

Lien : http://parthenia01.eklablog.com/les-aigles-de-ro..
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Bequelune
Bequelune23 juillet 2013
  • Livres 5.00/5
Je connaissais Enrico Marini pour ses illustrations des séries Scorpion et Rapaces. Étant un grand fan des dessins du monsieur, dessins que je trouve à la fois très dynamiques et très sensuels, j'ai sauté sur le premier tome des Aigles de Rome quand j'ai appris que Marini en avait signé non seulement les illustrations mais aussi le scénario et les dialogues.
Marini vit en Suisse dans un canton où l'on parle l'allemand et, comme son nom l'indique, il a des origines italiennes. En racontant la rencontre historique entre le monde des Romains et celui des Germains, c'est donc aussi un peu de son histoire qu'il conte dans Les Aigles de Rome.
Pour un premier album solo, l'auteur a choisi de romancer l'histoire d'Arminius. C'est un personnage historique, un Germain qui a véritablement existé. Peu connu en France, c'est une sorte de Vercingétorix à l'allemande qui a causé de sérieuses défaites aux légions romaines. On connait assez mal son enfance et les raisons qui l'ont poussé à organiser la révolte germaine, on comprend alors que Marini se soit fait plaisir en « bouchant les trous » laissés vacant par L Histoire officielle pour nous raconter une histoire épique, faites de joutes guerrières, d'amitié indestructible et de scènes sensuelles.
Car, dans ce premier tome, ce n'est pas ce qui manque ! Marini a toujours eu un talent particulier pour dessiner des corps aux formes magnifiques, qu'ils soient masculins ou féminins. le livre I des Aigles de Rome est fidèle à cette tradition et le personnage de Morphea, « plus belle pute de Rome », vaut son pesant de cacahouètes niveau érotisme en BD.
Enfin, il faut saluer le travail du dessinateur sur les couleurs. En effet, l'histoire alterne entre des scènes au présent qui se passent en Italie romanisée, et des flash-back de l'enfance d'Arminius qui se passent dans les forêt de Germanie. Pour marquer le contraste, l'auteur joue sur les couleurs avec une Rome peinte de rouge, de jaune et de blanc quand les forêts du Nord sont marquées par un bleu-vert sombre.
En résumé, voilà un premier tome très enthousiasmant qui ravira les fans de Marini et les amateurs de combats antiques, même si la vision proposée de la Rome éternelle et des forêt germaines est plus proche des fantasmes que de la vérité historique.
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Citations & extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
Dionysos89Dionysos8913 juin 2012
Candidus : Mon lupanar est votre lupanar. Les plus belles louves de Rome se trouvent chez Candidus… Toutes des filles de Vénus…Je vous présente Cléopâtre, parente éloignée de la reine d'Egypte. Désirez-vous lever son voile ?... Gismara, du grand nord. Son cul est blanc comme la neige mais brûlant comme la lave… Eurydice, une fois qu'elle aura enveloppé ses cuisses autour de vos reins, vous ne pourrez plus lui échapper… Ou préférez-vous une vraie matrone romaine ? Voici ma femme Calpurnia. Elle n'a jamais quitté le quartier.

Marcus : Non merci…

Candidus : Vous avez raison, elle cuisine mieux qu'elle ne baise. Et entre nous, ses plats sont aussi infects.
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Dionysos89Dionysos8923 janvier 2012
GERMANIA

745 AB URBE CONDITA (9 av. J.-C.)



Après avoir glorieusement annexé la région des Alpes avec son frère Tiberius, Drusus fut envoyé en Germania.

Son beau-père, l'empereur Augustus, lui avait donné une tâche difficile : soumettre les tribus barbares et explorer leurs territoires inconnus sur lesquels les plus horribles légendes couraient à Rome.

Suivirent trois années de campagnes acharnées, jusqu'au jour où Sicambres, Tenctères, Usipiens et Chérusques furent battus par les légions de Drusus.
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boudiccaboudicca22 janvier 2012
Marcus, t'es un grand couillon, t'arrives pas à pisser tout droit, tu ne connais pas la différence entre une fille et un mouton et par miracle tu m'as sauvé la vie. Pourtant avec mon sang je fais le serment d'être ton frère pour toujours.
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Pixie-FlorePixie-Flore25 décembre 2013
Je vous pardonne votre comportement imbécile, mais votre adolescence se termine aujourd'hui. Désormais vous êtes des hommes, et ainsi vous serez traités avec toute la dureté nécessaire.
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MarquePageMarquePage05 décembre 2013
- As-tu peur ?

- Non ! Je... un romain n'a peur de rien ! Et moi... je ne sais pas.

- Crois-moi, chaque homme a peur de traverser le styx avant l'heure, peu importe qu'il soit romain, barbare ou esclave.
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Vidéo de Enrico Marini
Teaser pour le tome 4 de la série BD "Les Aigles de Rome".
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