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> Hélène Collon (Traducteur)

ISBN : 2258072654
Éditeur : Les Presses De La Cite (2007)


Note moyenne : 3.85/5 (sur 86 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Eté 1924, dans la propriété de Riverton.
L'étoile montante de la poésie anglaise, lord Robert Hunter, se donne la mort au bord d'un lac, lors d'une soirée. Dès lors, les soeurs Emmeline et Hannah Hartford, seuls témoins de ce drame, ne se sont plus adressé la par... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par missmolko1, le 18 février 2012

    missmolko1
    Il y a longtemps que je veux lire un livre de Kate Morton mais je n'avais encore jamais eu l'occasion d'en trouver un a la bibliothèque jusqu'à cette semaine.
    Je me suis plongée dans Les brumes de Riverton avec beaucoup de plaisir. Cette lecture m'a beaucoup rappelé la série événement du moment : Downton Abbey, a cause de l'époque et de ces deux classes de la société qui se côtoie. D'un coté une famille aristocrate anglaise et de l'autre les domestiques.
    C'est Grace qui nous raconte ses souvenirs, elle a aujourd'hui 99 ans (nous sommes en 1999). Cette jeune fille est rentrée au service des Hartford en 1914 et relate sa vie au sein de la maison, ses relations avec la famille et les autres domestiques et surtout nous livre d'étonnants secrets qui présage un grand drame. Jusqu'au dernières pages, nous vivons avec elle, nous aimons les personnages et nous sommes transportés dans l'Angleterre des années 20, régit par les cotés de la haute société mais par cette irrésistible envie de vivre après ces années de guerre et surtout par le début d'un nouveau siècle qui se veut remplit de changement.
    Grace est un personnage attachant, la grand mère que nous aurions tous pu avoir et qui nous raconte sa jeunesse pour nous transmettre quelque chose. Les soeurs Hatford m'ont beaucoup touché, elles voulaient fuir ce destin tout tracé pour les femmes de l'époque (de faire une beau mariage et de donner des enfants a leur époux) mais difficile de changer les mentalités.
    Un vrai coup de cœur et même si la couverture ne le montre pas forcement ce livre est une pépite.
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    • Livres 5.00/5
    Par Ode, le 26 septembre 2013

    Ode
    So romantic ! Après avoir découvert l'Australienne Kate Morton sur Babelio, c'est les yeux fermés que j'ai emporté Les brumes de Riverton dans mes lectures d'été. J'ai savouré ce roman historique comme une pâtisserie, à petites bouchées, certaine du plaisir qu'il allait me procurer.
    Je lui décernerais bien l'AOC "vieilles demeures anglaises" si elle existait. J'ai adoré l'ambiance digne des Vestiges du Jour ou de Gosford Park, renforcée par une écriture imagée et précise, presque cinématographique. Filiation d'ailleurs revendiquée par l'auteur dans la postface, où elle clame sa passion pour l'Angleterre du début du XXe siècle, théâtre de profonds changements après l'ère victorienne.
    Le domaine de Riverton, au centre de l'intrigue, a vu se jouer bien des drames : des amours contrariées, des morts prématurées et des secrets bien gardés. A l'occasion du tournage d'un film sur le suicide du jeune poète Robert Hunter au bord du lac en 1924, les fantômes du passé reprennent vie sous nos yeux.
    C'est Grace, presque centenaire – et seulement 14 ans quand elle entra au service de la famille Hartford – qui nous ouvre les portes du domaine... et de sa mémoire. Quel phénomène que cette vielle dame facétieuse qui a eu l'audace de quitter la domesticité pour étudier et réaliser ses ambitions ! Kate Morton offre aussi une peinture juste et touchante du grand âge, vu de l'intérieur, lorsque le corps trahit celle dont l'esprit n'a rien perdu de sa fraîcheur.
    Au fil des confidences de Grace se dissipent Les brumes de Riverton, laissant apparaître la magie de l'enfance, les mystères de l'amour, la condition des domestiques, celle des femmes, la boucherie et les séquelles de la Grande Guerre, la fin des privilèges de l'aristocratie, les rivalités familiales, les ravages de culpabilité, le poids du secret et l'apaisement de la rédemption.
    Pas de doute, les autres romans de Kate Morton auront une belle place dans mes prochaines lectures. Dépaysement et émotion assurés
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    • Livres 4.00/5
    Par Chaplum, le 16 novembre 2013

    Chaplum
    Grace, à près de 100 ans, voit ses vieux souvenirs se raviver lorsque Ursula, une réalisatrice, lui écrit pour lui parler de son projet de film sur le suicide du poète Robbie Hunter dans la propriété de Riverton. Il n'en faut pas plus pour que Grace se retrouve projetée en 1914, lorsqu'elle a fait son entrée au service de la famille Hartford à Riverton, et qu'elle s'est attachée aux trois enfants : David, l'ainé, Hannah, quatorze ans comme elle et Emmeline, la plus jeune. A partir du jour où elle s'est faite leur complice pour qu'ils échappent à une leçon, elle est devenue de plus en plus proche de Hannah, jusqu'à un certain attachement implicite et silencieux, basé sur un quiproquo, secret à la source du malheur qui, insidieusement se frayera un chemin au point de semer la mort.
    Grace, envahie par la culpabilité, préférera se lancer dans la vie à corps perdu, étudiant, vivant une vie d'universitaire qui l'éloignera de sa modeste condition de camériste jusqu'à cette année de 1999 où Ursula, involontairement, rouvre les vieilles blessures. Grace, qui sait que le temps lui est compté, décide de raconter la vérité sur les drames du passé à Marcus, son petit-fils, qui a lui-même choisi de prendre la fuite, après le décès de sa femme dont il se sent responsable. Alors elle enregistre son récit sur une cassette, en espérant soulager sa conscience et faire revenir Marcus.
    Les brumes de Riverton est un roman qui m'a passionnée de bout en bout. J'avoue être très bon public pour ce genre de roman qui mêle secrets de famille, confession et ambiance anglaise des grandes familles du début du XXème siècle. Même si le récit peut souffrir de quelques imperfections, d'un peu d'eau de rose ou de trop de ressemblances avec d'autres œuvres, j'avoue que tout cela ne m'a pas dérangé tant j'adore me plonger dans ces atmosphères qui, dès le départ, m'ont rappelée un de mes films favoris Gosford Park, avec d'un côté la vie des domestiques et de l'autre celle des aristocrates, qui ne se mélangent que peu et où chacun sait rester à sa place. le personnage de Hamilton, le majordome campe le chef de la domesticité, le plus respecté à la fois des autres employés mais aussi des maîtres. Toujours irréprochable, il veille à la bonne marche de la maison et garantit la respectabilité et la discrétion. Ce personnage ne peut que nous évoquer Monsieur Stevens, le majordome des Vestiges du jour de Kazuo Ishiguro, qui représentera à jamais, dans l'imaginaire collectif, le fervent attachement des domestiques de l'époque à leur maître.
    La romancière s'est extrêmement bien documentée au sujet de l'époque, des habitations, des traumatismes causés par la première guerre mondiale, ce qui donne un roman foisonnant mais jamais soporifique malgré la longueur. La fluidité et le classicisme de l'écriture de Kate Morton, sans être une plume d'exception, permet de s'attacher au récit et de suivre avec avidité le destin de ces femmes : Hannah, Emmeline et Grace. Trois femmes de caractères, trois destins dans un siècle qui a vu les femmes s'émanciper.
    L'intrigue m'a tenue en haleine au long des 700 pages. J'avais très envie de découvrir ce qui s'était réellement passé lors du fameux bal où Robbie Hunter s'était soi-disant donné la mort. Évidemment, le lecteur n'est pas dupe et comprend qu'autre chose s'est joué ce soir-là. Et que seule Grace connait ce secret. Et comme j'aime les romans qui utilisent le procédé du « récit dans le récit », j'ai adhéré à la plongée dans le passé de Grace, via ses souvenirs et ce qu'elle raconte à son petit fils sur des cassettes.
    J'avoue malgré tout avoir tiqué lors d'un passage où la romancière place dans la bouche du compagnon de Grace, la réplique suivante : « Heureusement que tu es archéologue, comme ça, plus je vieillirai, plus tu t'intéresseras à moi »
    Or, cette phrase est ressemble fortement à celle prononcée par Agatha Christie, dont le deuxième époux Max Mallowan, était plus jeune et archéologue : « Épousez un archéologue : plus vous vieillirez, plus il vous aimera ». Une telle reprise m'a quand même gênée. D'autant que je me souvenais que Niki avait souligné que la romancière maitrisait ses classiques au point de trop les reprendre dans son propre récit. Je me demande donc maintenant combien de « références » me sont passées au-dessus de la tête par méconnaissance.
    Mais bon, je ne vais pas faire la fine bouche car le plaisir a été au rendez-vous et je vais d'ors et déjà me procurer Le jardin des secrets, deuxième roman de l'auteur.

    Lien : http://www.chaplum.com/les-brumes-de-riverton-de-kate-morton-4626
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    • Livres 4.00/5
    Par Josepha_Anh, le 09 août 2014

    Josepha_Anh
    Challenge PAVES 2014-2015
    1/5
    Je viens de passer un très bon moment avec mon premier roman de Kate Morton. Il m'était très difficile d'interrompre ma lecture et il m'a même rendue quelque peu asociale pendant quelques jours lors de mes pauses au travail !
    Le récit se déroule sur deux époques différentes. On y est introduit par le personnage de Grace, bientôt 100 ans, ancienne bonne au service de la famille Hartford et notamment auprès des deux jeunes soeurs Hannah et Emmeline. A l'occasion de la sortie d'un film, Grace va se replonger dans ses souvenirs de son arrivée au château de Riverton jusqu'à la nuit tragique durant laquelle le poète Robert Hunter s'est donné la mort.
    Je ne tiens pas à en raconter davantage car "Les Brumes de Riverton" est un roman qui doit se laisser découvrir avec son drame et ses secrets. Et, si l'histoire et les personnages restent conventionnels, la fin - comme pour tout bon roman d'atmosphère - laisse véritablement pantois et même un peu mélancolique.
    Ainsi, même si la facture de son roman reste classique, Kate Morton a réussi à ficeler une histoire bien construite, prenante, au style très fluide. Parfait pour évader son esprit !
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    • Livres 4.00/5
    Par lisabeth, le 03 janvier 2012

    lisabeth
    Un délice. Une perle. Un voyage entre le présent et le passé, une immersion dans les souvenirs d'une vieille dame qui représente l'évolution de l'aristocratie anglaise et des petits personnels de maison tout au long du 20ème siècle.
    C'est tellement bien documentés qu'on croirait une histoire vraie ! Une réussite, passionnant !
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Citations et extraits

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  • Par danniedauber, le 12 septembre 2014

    Grâce explique comment elle a enregistré son premier message, qu'elle souhaite léguer à son petit fils qu'elle ne voit plus :
    "Et puis, j'ai évoqué les souvenirs qui me reviennent. Enfin, pas tous. Je me suis donné une but, qui n'est pas de t'assommer avec de vieilles histoires qui ne regardent que moi. Au lieu de cela, j'ai préféré te décrire la curieuse sensation que j'éprouve : ces souvenirs qui deviennent tout à coup plus réels que ma vie actuelle et dans lesquels je m'évade sans préambule ; j'ai dit qu'en rouvrant les yeux j'étais déçue de me retrouver ici et maintenant, que la substance même du temps était en train de changer, que je commençais à me sentir chez moi dans le passé, alors que, dans le lieu étrange et fade qu'on s'accorde à appeler le présent, je me sens dans la peau d'une visiteuse"
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  • Par danniedauber, le 12 septembre 2014

    "...Je n'ai pu me défaire d'une curieuse sensation, comme si j'évoluais dans le brouillard. Mes pensées ne font qu'effleurer la surface de mon esprit, comme un caillou qui ricoche à la surface de l'eau, elles se présentent tout d'un bloc, nettes et achevées, puis m'échappent aussitôt, sans que j'aie le temps de me les approprier. Comme si j'allais à la chasse aux papillons."

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  • Par danniedauber, le 12 septembre 2014

    Grace vient se remémorer un souvenir :
    "Une présence toute proche me rappelle à l'orée du long tunnel de la mémoire où je me suis engouffrée. Je me tourne vers la jeune femme qui se tient à mes côtés. Je mets un moment avant de reconnaître la serveuse. Elle me regarde, semblant attendre ma réaction. Je bats des paupières, le temps de m'ancrer dans le présent".

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  • Par danniedauber, le 12 septembre 2014

    "Le temps a l'art de gommer la réalité des existences pour n'en laisser que de pâles empreintes, et ce phénomène m'intéresse ; je dirais même qu'il m'intrigue. Le sang s'efface, comme l'esprit du temps ; il ne reste bientôt plus que des noms et des dates"

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  • Par danniedauber, le 12 septembre 2014

    "Le temps est le maître de la perspective. Un maître insensible, mais d'une efficacité à couper le souffle."

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Les sources d'inspiration de Kate Morton, auteur de "La scène des souvenirs"
Découvrez les sources d'inspiration de Kate Morton à l'occasion de la parution de son roman "La scène des souvenirs" le 4 avril 2013 aux éditions Presses de ...








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