AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Hélène Collon (Traducteur)
ISBN : 2258072654
Éditeur : Les Presses De La Cite (2007)

Note moyenne : 3.87/5 (sur 146 notes)
Résumé :
Eté 1924, dans la propriété de Riverton.
L'étoile montante de la poésie anglaise, lord Robert Hunter, se donne la mort au bord d'un lac, lors d'une soirée. Dès lors, les soeurs Emmeline et Hannah Hartford, seuls témoins de ce drame, ne se sont plus adressé la parole. Selon la rumeur, l'une était sa fiancée et l'autre son amante…

1999. Une jeune réalisatrice décide de faire un film autour de ce scandale et s'adresse au dernier témoin vivant, Gr... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.fr
Critiques, Analyses & Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
Ode
Ode26 septembre 2013
  • Livres 5.00/5
So romantic ! Après avoir découvert l'Australienne Kate Morton sur Babelio, c'est les yeux fermés que j'ai emporté Les brumes de Riverton dans mes lectures d'été. J'ai savouré ce roman historique comme une pâtisserie, à petites bouchées, certaine du plaisir qu'il allait me procurer.
Je lui décernerais bien l'AOC "vieilles demeures anglaises" si elle existait. J'ai adoré l'ambiance digne des Vestiges du Jour ou de Gosford Park, renforcée par une écriture imagée et précise, presque cinématographique. Filiation d'ailleurs revendiquée par l'auteur dans la postface, où elle clame sa passion pour l'Angleterre du début du XXe siècle, théâtre de profonds changements après l'ère victorienne.
Le domaine de Riverton, au centre de l'intrigue, a vu se jouer bien des drames : des amours contrariées, des morts prématurées et des secrets bien gardés. A l'occasion du tournage d'un film sur le suicide du jeune poète Robert Hunter au bord du lac en 1924, les fantômes du passé reprennent vie sous nos yeux.
C'est Grace, presque centenaire – et seulement 14 ans quand elle entra au service de la famille Hartford – qui nous ouvre les portes du domaine... et de sa mémoire. Quel phénomène que cette vielle dame facétieuse qui a eu l'audace de quitter la domesticité pour étudier et réaliser ses ambitions ! Kate Morton offre aussi une peinture juste et touchante du grand âge, vu de l'intérieur, lorsque le corps trahit celle dont l'esprit n'a rien perdu de sa fraîcheur.
Au fil des confidences de Grace se dissipent les brumes de Riverton, laissant apparaître la magie de l'enfance, les mystères de l'amour, la condition des domestiques, celle des femmes, la boucherie et les séquelles de la Grande Guerre, la fin des privilèges de l'aristocratie, les rivalités familiales, les ravages de culpabilité, le poids du secret et l'apaisement de la rédemption.
Pas de doute, les autres romans de Kate Morton auront une belle place dans mes prochaines lectures. Dépaysement et émotion assurés
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          350
missmolko1
missmolko118 février 2012
  • Livres 5.00/5
Il y a longtemps que je veux lire un livre de Kate Morton mais je n'avais encore jamais eu l'occasion d'en trouver un a la bibliothèque jusqu'à cette semaine.
Je me suis plongée dans les brumes de Riverton avec beaucoup de plaisir. Cette lecture m'a beaucoup rappelé la série événement du moment : Downton Abbey, a cause de l'époque et de ces deux classes de la société qui se côtoie. D'un coté une famille aristocrate anglaise et de l'autre les domestiques.
C'est Grace qui nous raconte ses souvenirs, elle a aujourd'hui 99 ans (nous sommes en 1999). Cette jeune fille est rentrée au service des Hartford en 1914 et relate sa vie au sein de la maison, ses relations avec la famille et les autres domestiques et surtout nous livre d'étonnants secrets qui présage un grand drame. Jusqu'au dernières pages, nous vivons avec elle, nous aimons les personnages et nous sommes transportés dans l'Angleterre des années 20, régit par les cotés de la haute société mais par cette irrésistible envie de vivre après ces années de guerre et surtout par le début d'un nouveau siècle qui se veut remplit de changement.
Grace est un personnage attachant, la grand mère que nous aurions tous pu avoir et qui nous raconte sa jeunesse pour nous transmettre quelque chose. Les soeurs Hatford m'ont beaucoup touché, elles voulaient fuir ce destin tout tracé pour les femmes de l'époque (de faire une beau mariage et de donner des enfants a leur époux) mais difficile de changer les mentalités.
Un vrai coup de coeur et même si la couverture ne le montre pas forcement ce livre est une pépite.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          350
Chaplum
Chaplum16 novembre 2013
  • Livres 4.00/5
Grace, à près de 100 ans, voit ses vieux souvenirs se raviver lorsque Ursula, une réalisatrice, lui écrit pour lui parler de son projet de film sur le suicide du poète Robbie Hunter dans la propriété de Riverton. Il n'en faut pas plus pour que Grace se retrouve projetée en 1914, lorsqu'elle a fait son entrée au service de la famille Hartford à Riverton, et qu'elle s'est attachée aux trois enfants : David, l'ainé, Hannah, quatorze ans comme elle et Emmeline, la plus jeune. A partir du jour où elle s'est faite leur complice pour qu'ils échappent à une leçon, elle est devenue de plus en plus proche de Hannah, jusqu'à un certain attachement implicite et silencieux, basé sur un quiproquo, secret à la source du malheur qui, insidieusement se frayera un chemin au point de semer la mort.
Grace, envahie par la culpabilité, préférera se lancer dans la vie à corps perdu, étudiant, vivant une vie d'universitaire qui l'éloignera de sa modeste condition de camériste jusqu'à cette année de 1999 où Ursula, involontairement, rouvre les vieilles blessures. Grace, qui sait que le temps lui est compté, décide de raconter la vérité sur les drames du passé à Marcus, son petit-fils, qui a lui-même choisi de prendre la fuite, après le décès de sa femme dont il se sent responsable. Alors elle enregistre son récit sur une cassette, en espérant soulager sa conscience et faire revenir Marcus.
Les brumes de Riverton est un roman qui m'a passionnée de bout en bout. J'avoue être très bon public pour ce genre de roman qui mêle secrets de famille, confession et ambiance anglaise des grandes familles du début du XXème siècle. Même si le récit peut souffrir de quelques imperfections, d'un peu d'eau de rose ou de trop de ressemblances avec d'autres oeuvres, j'avoue que tout cela ne m'a pas dérangé tant j'adore me plonger dans ces atmosphères qui, dès le départ, m'ont rappelée un de mes films favoris Gosford Park, avec d'un côté la vie des domestiques et de l'autre celle des aristocrates, qui ne se mélangent que peu et où chacun sait rester à sa place. le personnage de Hamilton, le majordome campe le chef de la domesticité, le plus respecté à la fois des autres employés mais aussi des maîtres. Toujours irréprochable, il veille à la bonne marche de la maison et garantit la respectabilité et la discrétion. Ce personnage ne peut que nous évoquer Monsieur Stevens, le majordome des Vestiges du jour de Kazuo Ishiguro, qui représentera à jamais, dans l'imaginaire collectif, le fervent attachement des domestiques de l'époque à leur maître.
La romancière s'est extrêmement bien documentée au sujet de l'époque, des habitations, des traumatismes causés par la première guerre mondiale, ce qui donne un roman foisonnant mais jamais soporifique malgré la longueur. La fluidité et le classicisme de l'écriture de Kate Morton, sans être une plume d'exception, permet de s'attacher au récit et de suivre avec avidité le destin de ces femmes : Hannah, Emmeline et Grace. Trois femmes de caractères, trois destins dans un siècle qui a vu les femmes s'émanciper.
L'intrigue m'a tenue en haleine au long des 700 pages. J'avais très envie de découvrir ce qui s'était réellement passé lors du fameux bal où Robbie Hunter s'était soi-disant donné la mort. Évidemment, le lecteur n'est pas dupe et comprend qu'autre chose s'est joué ce soir-là. Et que seule Grace connait ce secret. Et comme j'aime les romans qui utilisent le procédé du « récit dans le récit », j'ai adhéré à la plongée dans le passé de Grace, via ses souvenirs et ce qu'elle raconte à son petit fils sur des cassettes.
J'avoue malgré tout avoir tiqué lors d'un passage où la romancière place dans la bouche du compagnon de Grace, la réplique suivante : « Heureusement que tu es archéologue, comme ça, plus je vieillirai, plus tu t'intéresseras à moi »
Or, cette phrase est ressemble fortement à celle prononcée par Agatha Christie, dont le deuxième époux Max Mallowan, était plus jeune et archéologue : « Épousez un archéologue : plus vous vieillirez, plus il vous aimera ». Une telle reprise m'a quand même gênée. D'autant que je me souvenais que Niki avait souligné que la romancière maitrisait ses classiques au point de trop les reprendre dans son propre récit. Je me demande donc maintenant combien de « références » me sont passées au-dessus de la tête par méconnaissance.
Mais bon, je ne vais pas faire la fine bouche car le plaisir a été au rendez-vous et je vais d'ors et déjà me procurer le jardin des secrets, deuxième roman de l'auteur.
Lien : http://www.chaplum.com/les-b..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
Marcellina
Marcellina24 août 2015
  • Livres 5.00/5
Ma première impression se confirme…
Beaucoup d'émotions à la lecture de ce premier roman de Kate Morton qui me fait penser à la série « Downtown Abbey » par bien des côtés.
L'auteure avec beaucoup de finesse nous fait découvrir la haute société anglaise et l'envers du miroir. Une société toute en règles et conventions, où deux mondes bien distincts et surtout distants se côtoient chaque jour sans presque jamais interférer ; le côte chic, policé, guindé d'une aristocratie vieillissante avec son armée invisible d'esclaves à demeure, heureux et surtout, honorés de servir.
Et le vingtième siècle va tout faire basculer, la première guerre mondiale va lisser les différences de classes et quand, enfin, la paix sera revenue, les anciens serviteurs prendront une place de plus en plus importante dans la vie politique et social du pays et les jeunes de la Haute auront d'autres aspirations que celles dictées par leur bible ancestrale.
Une maîtrise approfondie du sujet ainsi qu'une fine analyse psychologique de l'humain donne à l'auteure une belle plume pour transcrire l'évolution des personnages du roman au fil de ce temps qui va modifier profondément la société anglaise.
Un vocabulaire riche et coloré, un récit qui joue sur le temps, un rythme qui suit la progression de l'histoire, un mystère qui ne se dévoile qu'à la dernière page et surtout, beaucoup d'amour ; voilà pour moi, les ingrédients d'un tout bon roman :-)
Belle découverte donc et sans attendre, je vais me plonger dans le roman suivant « Les Heures lointaines » pour rester encore un peu dans l'atmosphère toute particulière de Kate Morton :-)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
Josepha_Anh
Josepha_Anh09 août 2014
  • Livres 4.00/5
Challenge PAVES 2014-2015
1/5
Je viens de passer un très bon moment avec mon premier roman de Kate Morton. Il m'était très difficile d'interrompre ma lecture et il m'a même rendue quelque peu asociale pendant quelques jours lors de mes pauses au travail !
Le récit se déroule sur deux époques différentes. On y est introduit par le personnage de Grace, bientôt 100 ans, ancienne bonne au service de la famille Hartford et notamment auprès des deux jeunes soeurs Hannah et Emmeline. A l'occasion de la sortie d'un film, Grace va se replonger dans ses souvenirs de son arrivée au château de Riverton jusqu'à la nuit tragique durant laquelle le poète Robert Hunter s'est donné la mort.
Je ne tiens pas à en raconter davantage car "Les Brumes de Riverton" est un roman qui doit se laisser découvrir avec son drame et ses secrets. Et, si l'histoire et les personnages restent conventionnels, la fin - comme pour tout bon roman d'atmosphère - laisse véritablement pantois et même un peu mélancolique.
Ainsi, même si la facture de son roman reste classique, Kate Morton a réussi à ficeler une histoire bien construite, prenante, au style très fluide. Parfait pour évader son esprit !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
Citations & extraits (39) Voir plus Ajouter une citation
missmolko1missmolko113 février 2012
- Maman ? Ursula te parle.
- Excusez-moi, je n'ai pas entendu.
- Maman est un peu dur d'oreille. A son âge, ce n'est pas étonnant. J'ai bien essayé de l'emmener chez l'ORL, mais elle est têtue.
Têtue, ça, je veux bien l'admettre. En revanche, je ne suis pas dure d'oreille, et je n'aime pas qu'on me croie sourde ; je n'y vois rien sans mes lunettes, je me fatigue facilement, j'ai perdu toutes mes dents et je ne tiens le coup que grâce à un tas de médicaments, d'accord, mais j'entends toujours aussi bien. C'est juste qu'avec l'âge j'ai appris à n'écouter que ce que j'ai envie d'entendre.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          150
OdeOde01 mars 2014
Où s'en vont donc les souvenirs d'enfance ? Il doit y en avoir tant ! Toutes ces choses vécues qui nous apparaissent sur le moment neuves et parées de couleurs vives… Les enfants sont-ils tellement absorbés par l'instant, justement, qu'ils n'ont ni le loisir ni le désir de mémoriser ces images ?
Commenter  J’apprécie          180
OdeOde10 février 2014
Cachée derrière le grand fauteuil, occupée à balayer les pétales séchés qui jonchaient le sol, j'essayais de me représenter ce que c'était d'avoir des frères et sœurs. J'en avais toujours rêvé. Je l'avais même dit un jour à ma mère ; j'avais demandé si je pouvais avoir une sœur, quelqu'un avec qui échanger des potins, échafauder des intrigues, partager rêves et murmures. Elle avait ri, mais d'un rire sans joie, puis avait répondu qu'elle ne commettrait pas deux fois la même erreur.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
OdeOde26 septembre 2013
L'étoile montante de la poésie anglaise qui se donne la mort une nuit, au bord d'un lac, lors d'une grande soirée offerte par la haute société, avec pour seuls témoins deux sœurs ravissantes qui ne se sont plus jamais adressé la parole ! L'une étant sa fiancée et l'autre son amante, si l'on en croit la rumeur. Quoi de plus romantique ?
Commenter  J’apprécie          120
OdeOde23 février 2014
Au début, les histoires d'amour ne se préoccupent que du présent. Mais il y a toujours un moment — à la faveur d'un événement, d'un échange, d'un invisible facteur déclenchant — où passé et avenir entrent à nouveau dans le champ de conscience des amants.
Commenter  J’apprécie          90
Videos de Kate Morton (42) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Kate Morton
Retour sur les moments forts du dernier salon Saint-Maur en Poche 2016 qui s'est déroulé les 18 & 19 juin 2016 sur la Place des Marronniers à Saint-Maur-des-Fossés? Gérard Collard réunit sur la scène de la Griffe Noire l'australienne Kate Morton et la britannique Susan Fletcher, deux de ses coups de c?ur...
L'Enfant du lac de Kate Morton et Anne-Sylvie Homassel aux éditions Presses de la Cité
1933. Comment Theo Edevane, adorable poupon de onze mois, a-t-il pu disparaître durant la nuit de la Saint-Jean ? Les enquêteurs remuent ciel et terre, mais l'enfant demeure introuvable. Pour les parents comme pour les filles Edevane, la vie ne sera plus jamais la même après ce drame. La maison du lac, la propriété tant aimée, est fermée et laissée à l'abandon. Soixante-dix ans plus tard, Sadie Sparrow, jeune détective londonienne en vacances dans les Cornouailles, curieuse et momentanément dés?uvrée, s'intéresse à cette mystérieuse disparition. Elle reprend l'enquête, au grand dam de l'une des s?urs aînées de Theo, Alice, devenue écrivain à succès.
http://www.lagriffenoire.com/35538-divers-polar-l-enfant-du-lac.html
Un bûcher sous la neige de Susan Fletcher et Suzanne-V Mayoux aux éditions J'ai Lu
Au coeur de l'Ecosse du XVe siècle, Corrag, jeune fille accusée de sorcellerie, attend le bûcher. Dans le clair-obscur d'une prison putride, le révérend Charles Leslie, venu d'Irlande, l'interroge sur les massacres dont elle a été témoin. Mais, depuis sa geôle, la voix de Corrag s'élève au-dessus des légendes de sorcières et raconte les Highlands enneigés, les cascades où elle lave sa peau poussiéreuse. Jour après jour, la créature maudite s'efface. Et du coin de sa cellule émane une lumière, une grâce, qui vient semer le trouble dans l'esprit de Charles.
http://www.lagriffenoire.com/24295-pile-poche-un-bucher-sous-la-neige.html
Les reflets d'argent de Susan Fletcher et Stéphane Roques aux éditions J'ai Lu
Les caprices de la mer ont toujours rythmé la vie des habitants de l'île de Parla. C'est ainsi depuis la nuit des temps et cela ne changera pas. Pour les familles Bundy et Lovegrove qui résident sur cette île depuis des générations, il n'y a rien d'autre à faire que d'accepter la routine et la perte des êtres chers qui s'en vont un à un. Un jour pourtant, un homme mystérieux s'échoue sur la plage de Sye, un homme qui ressemble étrangement à l'homme-poisson porteur d'espoir dont parle le livre qui rassemble les mythes de l'île. Cette découverte, que tous voient comme un signe de renouveau, va réveiller l'âme de cette communauté pour mieux la faire renaître.
http://www.lagriffenoire.com/24313-divers-litterature-les-reflets-d-argent.html
Vous pouvez commander sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com
+ Lire la suite
autres livres classés : littérature australienneVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Quelle guerre ?

Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

la guerre hispano américaine
la guerre d'indépendance américaine
la guerre de sécession
la guerre des pâtissiers

12 questions
569 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , histoire militaire , histoireCréer un quiz sur ce livre