ISBN : 235593097X
Éditeur : Pascal Galodé Editions (2010)


Note moyenne : 2.5/5 (sur 2 notes) Ajouter à mes livres
Aller passer quinze jours de vacances dans sa belle famille à Noirmoutier, voilà qui est assommant quand on se sent débordé de travail. Pour n’avoir pas à subir, ne faut-il pas déconnecter ? Le peut-on, quand on est récupéré par les étés antérieurs, jusqu’à celui-là, qu... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 2.00/5
    Par luocine, le 10 mai 2010

    luocine
    Qui n'a pas été une fois dans sa vie saisi par l'angoisse d'avoir envoyé un mail ou un texto au mauvais moment, à la mauvaise personne ?
    C'est le point de départ du roman et aussi la fin.
    Thomas, l'employé modèle, a-t-il bien fait la veille des vacances d'été de répondre au siège de New-York et de s'engager à fournir une analyse de la plus grande importance pour sa boîte.
    L'été justement, où pour lui tout va si mal, car il se retrouve face aux souvenirs de tous ses échecs et de ses impuissances. Petit à petit, le romancier démêle les fils qui rendent Thomas si antipathique : la perte de son frère jumeau, sa lâcheté à l'annonce de la grossesse de son premier amour, tout cela s'est passé dans l'île de Noirmoutier. Comme dans tous les lieux de vacances traditionnels, les Français savent si bien reconnaître les origines sociales, tout en faisant mine de se libérer de toutes les contraintes de l'année de travail.
    Il y a de l'Étranger dans ce Thomas, avec ce clin d'œil un peu lourd( ?), il prononce la même phrase que Meursault :
    « Aujourd'hui maman est morte, ou peut-être hier, je ne sais pas. »
    Hélas ce n'est pas du tout, la même écriture !
    J'ai failli refermer à la première ligne
    « Attention Déconnage immédiat au fond du couloir ». J'aurais eu tort. le style m'a souvent gêné, on y « bouffe » on y « déconne » on « s'en fout » …mais le personnage avec tous ses enfermements est intéressant. La peinture de la France des classes aisées en vacances m'a fait sourire plus d'une fois. Ça manque, quand même, terriblement d'humour.
    Les auteurs français se complaisent à raconter les tensions familiales, c'est un trop petit monde : on a envie de lui conseiller de voyager un peu et de lâcher prise. Il le fait une fois lorsqu'il voit une enfant trisomique éclater de rire devant un spectacle de clowns. C'est pratiquement la seule note d'espoir du roman :
    « N'y avait-il pas une place pour chacun, voire pour lui-même ? Une toute petite place pour applaudir les clowns. Même s'ils n'étaient pas drôles, simplement parce qu'ils étaient là ».


    Lien : http://luocine.over-blog.com/
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17 # Christophe Mory
Christophe Mory, chroniqueur à Radio Notre Dame, enseigne à l'Institut de Civilisation française (Sorbonne) et partage son temps d'écriture entre romans («les Exilés de l'Archipel», le Rocher, 2007), biographies («Molière», Folio biographies, 2007) et pièces de théâtre («Certifs'», Art et comédie, 2008). Vient de paraître «Jean-Baptiste de la Salle: Rêver l'éducation?» (Pygmalion), en attendant son prochain roman, «Déconnexions» (Pascal Galodé éditeurs) prévu pour mai prochain.








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