> Olivier Debernard (Traducteur)

ISBN : 2070399184
Éditeur : Gallimard (2010)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 6 notes) Ajouter à mes livres
A Périmadeia, les affaires pénales se soldent par un duel à mort. Bardas Loredan est avocat; suffisamment bon pour être encore en vie après dix ans au service de la justice. Pourtant, la mort se rapproche un peu plus à chaque procès et l'heure de la retraite semble arri... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 3.00/5
    Par Walktapus, le 05 août 2010

    Walktapus
    (avis sur la trilogie)
    Un tripavé qui approche les 2000 pages au total. Je ne sais trop quoi mettre dans cette "critique". J'ai aimé puisque je l'ai terminé, mais je ne sais pas trop pourquoi. Voyons voir.
    On est dans un univers de fantasy très "light". Pas d'oreilles pointues, pas de sorciers, pas de barbares. On est dans un petit bout d'univers, qui se dévoile progressivement au long des trois tomes, avec des cités marchandes, un peuple nomade, un empire.
    Il y a la famille Loredan, dont on fait la connaissance petit à petit. Bardas Loredan, le personnage principal, passe par divers métiers en différents endroits : avocat-bretteur, général, sapeur, facteur d'arc, etc. C'est une personnalité complexe, désabusée. Il est poursuivi par son frère, qui est un personnage incroyable dont je me souviendrai longtemps, je crois. Il y a aussi la soeur, la nièce et deux autres frères.
    Et les personnages secondaires : toute une galerie de personnages qui restent à peu près les mêmes du début à la fin des trois livres, et qui sont attachants, même si leur personnalité est moins complexe que celle des Loredans.
    La guerre : il y a des batailles tout au long des trois tomes : sièges, escarmouches, qui se développent en grandes batailles dans le troisième. Toujours racontées avec un sens du détail plus qu'un souffle épique.
    N'oublions pas les artisans. L'auteure est une bricoleuse, et ça se voit. Dans le premier tome, on fabrique des trébuchets et on forge des épées. Dans le deuxième, on parle d'arcs. Dans le troisième c'est plutôt d'armures qu'il est question. Elle ne nous épargne aucun détail sur la fabrication.
    Et puis le Principe, qui donne l'élément sunaturel, si on veut, et dont les plus grands savants semblent être ceux qui le comprennent le moins. le Principe traverse les trois romans comme une énigme qui se dévoile (partiellement) petit à petit.
    L'humour, enfin, souvent ironique, est constant dans les trois tomes, généralement discret, jamais trop lourd.
    C'est la combinaison de tout ça, avec un sens de l'économie et de la progression qui m'ont fait aimer cette trilogie.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par kedrik, le 07 septembre 2011

    kedrik
    Quel dommage. Les couleurs de l'acier débutait pourtant si bien. le roman raconte les tribulations d'un avocat répondant au nom de Loredan qui, loi oblige, fait ses plaidoiries en se battant à l'épée contre l'avocat adverse, le plus souvent à mort. Bon, c'est rigolo comme idée, mais un système de justice aussi mortel est quand même assez débile à mettre en place. Enfin, ça permet de placer quelques scènes de duel. Et donc notre avocat décide de prendre sa retraite car il sent bien que sa profession ne produit pas beaucoup de retraités. Il devient alors professeur d'escrime pour former les prochaines générations d'avocats. Sauf que la cité dans laquelle il exerce est soudainement menacée par une invasion de barbares des plaines. Aussi les notables décident de placer notre ex-avocat à la tête de la défense militaire de la cité car il est en fait l'un des derniers survivants d'une bataille qui a autrefois opposé les barbares avec l'armée qui défendait la cité. Et donc, paf, combat.
    Pour complexifier l'affaire, il existe plusieurs sous-intrigues qui, à grands coups de hasard bien pratique pour l'auteur, viennent délayer le propos. Une histoire de vengeance, des magiciens invoquant des malédictions, une touriste qui possède des dons magiques hors norme... Et immanquablement quand on veut absolument pondre un volume de plus de 600 pages, l'intrigue finit par trainer en longueur pour cause de digressions. Les magiciens incompétents ont beau être aussi drôles que leurs homologues de chez Jack Vance, le bouquin patine dans la choucroute. Surtout que le héros est sympathique avec son mauvais caractère, mais le reste de la galerie de personnages n'est pas aussi réussie. En particulier le chef des barbares qui, après avoir passé quelques temps dans la cité pour étudier les défenses en place, rentre dans sa tribu pour apprendre sur le pouce à ses collègues comment construire 300 catapultes. Ben voyons, mon colon. du coup, l'invasion barbare est aussi crédible que les promesses d'un programme électoral, ce qui n'aide pas à avancer dans la lecture.
    Il m'aurait été facile d'invoquer Bob et d'aligner quelques bons mots pour descendre ce livre en flammes. Sauf que K. J. Parker a un réel talent pour foutre de multiples détails techniques dans son histoire. Elle explique comment sont forgées les épées, ce qu'utilisent les tanneurs pour obtenir telle teinte, quel bois est utilisé pour sculpter des flêches... C'est très efficace pour donner du corps à l'univers. On sent que cette femme est une "gosseuse de patente" (comme disent les Québécois), c'est à dire une bricoleuse éclairée. Son écriture respire l'artisanat, et c'est bon. Mais comme elle ne maîtrise pas son réçit, ses bonnes idées ne font pas long feu et la narration s'écroule sous son propre poids. Autre petit détail qui m'a agacé : elle utilise à un moment le mot "marketing" pour deviser sur le commerce local. Pour moi, ça brise autant la fameuse "suspension of disbelief" que si elle avait appelé un de ses personnages Lolo Ferrari.
    Les couleurs de l'acier n'est que le premier volume d'une trilogie. Déjà que c'est étouffe-chrétien comme roman, je ne vais certainement pas m'enfiler encore 1300 pages pour avoir le fin mot de l'histoire. D'autant que je n'ai pas l'impression que l'auteur sache où elle va. L'humour dont elle saupoudre son histoire ne rend malheureusement pas le bouquin assez digeste. C'est rageant, les 100 premières pages du roman m'avaient pourtant fait saliver.

    Lien : http://hu-mu.blogspot.com/2010/07/les-couleurs-de-lacier.html
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    • Livres 5.00/5
    Par Dadafolie, le 12 décembre 2010

    Dadafolie
    Etant tombée raide morte devant la couverture que je trouve magnifique, j'ai acheté ce premier tome après avoir lu le résumé qui m'intriguait.
    En effet, ce n'est pas tous les jours que l'ont tombe sur un livre de fantasy ayant trait à la justice, une justice d'ailleurs bien particulière.
    La cité de Périmadeia est décrite comme décadente, malgré une économie et une renommée sans fin. Dans cette cité de cette taille, les crimes et méfaits abondent. Pour les résoudre, les plaignants et les accusés mandent des avocats pour venir les défendre. Or, le talent recherché chez ces avocats n'est pas une belle prose, mais plutôt une lame bien affutée.
    Car la justice se règle par un duel à mort; le survivant fait gagner le procès au camp qu'il défend.
    L'histoire narre la vie de Bardas, un avocat de moyen-âge qui doit sa survie à une dose de chance phénoménale.
    Mais il est bientôt enrôlé dans la défense de la cité, assiégée par les hommes des plaines, et qui voit ses dirigeants mystiques incapables de la sauvegarder.
    Le style du récit est agréable à lire, car l'on suit quelques différents personnages dans leur quête de vengeance, de paix, ou de savoir, et l'on obtient comme ceci un aperçu des divers camps qui s'opposent, chacun persuadés d'être dans leur droit.
    Le rythme du récit est soutenu, et on s'y laisse emporter sans autre.
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