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Critiques sur La Cucina (5)


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    • Livres 3.00/5
    Par Bill le 05/06/2009


    Hymne aux sens, au sexe, à la sensualité, aux bienfaits de la cuisine, défouloir et partage, ce roman touffu épique et joyeux jette un regard parfois critique sur la vie de la campagne sicilienne d'avant la seconde guerre mondiale.

    Mélant superstitions et vie rustique, préparation des plats - de l'abattage des bêtes à la confection des gâteaux, l'histoire de Rosa est déroulée de contraintes familiales, en fuite vers la ville avec omniprésente mais à peine évoquée l'ombre des Hommes de la Mafia qui dicte leurs lois, même de loin ...

    Pas un chef d'oeuvre, mais assez agréable à lire.

    Un regret : l'absence d'index des recettes et les explications détaillées des recettes qui émaillent ce roman

    critique de qualité ? (1 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par mirontaine le 15/10/2009


    Un très beau voyage dans la Sicile de mon enfance. Le livre de Lily Prior est une invitation au voyage et à la gastronomie. Le parcours de Rosa rappelle les moeurs et les coutumes de l'île avec beaucoup d'humour et d'ironie.
    C'est un roman très pantagruélique qui met en lumière la gastronomie sicilienne.
    C'est un peu dommage en effet que les recettes ne soient pas mises en index.;)
    Un très beau moment de lecture.
    Une jolie évocation de mon île!

    Lien : http://lemondedemirontaine.hautetfort.com/

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    • Livres 2.00/5
    Par Les-lectures-de-Cachou le 17/06/2009


    RESUME :

    Sexe et gastronomie, passion et désillusion, le tout saupoudré de mafia sicilienne : tels sont les ingrédients du premier roman sensuel et envoûtant de Lily Prior.

    Chant d’amour pour l’Italie, La Cucina est une célébration de la vie.

    Un roman irrésistible de parodie et de satire, farci d’images captivantes, de couleurs, d’odeurs et de saveurs intenses. Toutes les splendeurs d’une Sicile magique et troublante.





    MON AVIS :

    « La Cucina » m’a indirectement fait penser à « Chocolat » de Joanne Harris, qui avait réussi à mêler cuisine, poésie et conte de fée. Ce mélange délicieux est celui que je m’attendais à retrouver dans « La Cucina ». Cependant Lily Prior n’arrive pas à doser correctement les ingrédients et à nous offrir une histoire assez subtile et enchanteresse pour ravir nos sens.

    En fait, ce livre oscille toujours entre la légèreté et le ridicule. L’histoire de Lily Prior semble hésiter entre une belle analyse réflexive du lien entre cuisine et sensualité et une débauche de scènes qui frôlent tellement le ridicule que parfois elles passent du côté obscur de la force. Pour exemple, un extrait qui peut être aussi touchant que mièvre, selon la manière dont on le lit : « Signora, il te reste beaucoup à apprendre de la vie. Ce qui unit un homme et une femme est sans rapport avec le temps qu’ils ont pu passer ensemble, ni avec le fait qu’ils savent ce qui est arrivé à l’autre, où il est né, ce qu’il fait et s’il aime ou déteste les chats. ». C’est justement cette limite mal définie qui m’a le plus posé de problèmes. Parfois je m’attachais aux personnages, pour les trouver grotesques ou exaspérants deux pages après. Du coup, je n’ai pas réussi à apprécier l’histoire pleinement.

    En bref, un livre entre conte et satire qui aurait pu être délicieux s’il avait su mieux équilibrer ses composantes.





    RESTONS OBJECTIFS :

    L’histoire de Lily Prior n’est pas très « précise ». Il manque certains éléments dans le livre pour nous permettre de comprendre les choses correctement. Par exemple, le récit début par la détresse de l’héroïne après le meurtre de l’homme qu’elle aime. La manière dont est raconté ce passage nous laisse à croire que celle-ci est la meurtrière ou qu’en tout cas elle a assisté au meurtre, car elle n’arrête pas de parler du couteau qui a tranché la gorge de son bien-aimé, qui ressemble au couteau qu’elle est en train de manier pour cuisiner rageusement. Mais une centaine de pages après, on comprend qu’elle n’est pour rien dans la mort de ce jeune homme, et qu’elle n’est peut-être même pas sensée connaître les détails spécifiques de la mort de son bien-aimé. Il en va ainsi pour bon nombre de petites choses, ce qui est très gênant lors de la lecture.

    Maintenant, je ne tiens pas à cataloguer cette auteur pour autant, après tout il s’agit ici de son premier roman (d’autres ont été publiés depuis).





    Merci à Hachette Livre et à Babelio pour ce livre !

    Lien : http://leslecturesdecachou.over-blog.com/

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    • Livres 4.00/5
    Par noryane le 31/05/2009


    Reçu dans le cadre de Babelio masse critique.

    Un roman tout en sensualité où sexe et cuisine tiennent le rôle principal. La cuisine c'est la vie de Rosa surtout après la mort de son premier amour. Elle quitte la ferme familiale pour Palerme convaincue de ne plus aimer ni être aimée. 25 ans plus tard elle recontre un étranger qui lui la révèle à elle même.
    Une cuisine chaleureuse qui met l'eau à la bouche, on s'y croirait, on aimerait sentir les odeurs qui sortent de la fenêtre de l'appartement de Rosa. Une sexualité inexistant chez elle qui devient exacerbée grace à son amant.Une sensualité à fleur de peau tout le long du roman. Une mafia peu présente mais dont l'ombre plane vaguement sur le récit pour ne pas nous faire oublier que nous sommes tout de même en Sicile.
    Un roman plutot féminin selon moi, à découvrir .....


    Lien : http://noryane.canalblog.com/

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    • Livres 4.00/5
    Par Lune le 03/06/2008


    Ce livre est un délice mais si vous avez l'humour frileux, ne le lisez pas. Tout est dans l'outrance et l'on sait qu'elle se bâtit souvent sur un fond de vérité. Sicile mafieuse, sensualité et sexualité brutales et tendres à la fois, amoralité, immoralité, personnages monstrueux felliniens, excès du Sud dans les sentiments, les images, les situations, les odeurs, les goûts. Nous rions aux éclats devant l'énormité de cette Italie parodiée et des images en noir et blanc à la De Sica montent devant nos yeux, on le verrait bien adapter au cinéma ce livre, tant il est riche et visuel. Quatre saisons qui bâtissent l'héroïne et affirment la relation nourriture/frustration, nourriture/amour (ne dit-on pas dans le langage quotidien : "j'ai envie de te manger"...). Passion et nourriture vont de pair et constituent le fil conducteur de tout ce roman.

    "Ainsi, nous avions l'un et l'autre appris notre leçon : l'Inglese était passé maître dans l'art de la cuisine sicilienne et moi, la bibliothécaire, j'avais appris ce que c'était que d'aimer un homme et d'en être aimée. Et cela avait été un vrai festin des sens."

    Le festin est aussi pour nous, lecteurs et ce premier roman de Lily Prior (romancière anglaise) me donne envie de découvrir les suivants.

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