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Sincèrement, j'ai été surpris par ce livre. Il ne rentre absolument pas dans la sphère d'intérêt que je suis susceptible de manifester. Mais j'ai une connaissance qui développe une attitude, une vraie discipline centrée sur la non-violence, dans les actions et sur le contrôle de la parole associé à cette pratique. J'ai beaucoup de respect pour cette discipline même si je ne me sens pas capable d'y souscrire pleinement (en fait je ne pense pas qu'il puisse y avoir de changement profond de société sans un minimum de brutalité)
Alors, sans lui en parler, en voyant ce titre, je me le suis procuré.
Le coeur du livre : la Communication Non Violente : CNV.
Une partie initiale de blabla pseudo philosophique a failli m'arrêter. Puis, en entrant dans le vif du sujet, en passant aux exemples concrets, en faisant fi de l'emballage lénifiant, j'y ai trouvé un certain intérêt.
Les cas développés ne sont pas tous crédibles ; vocabulaire clairement réécrit (impossible de parler comme cela dans la vraie vie d'un français moyen, peut être chez les WASP ?), situations peu vraisemblables . . .
Mais...
Les enseignements décrits et mis en exergue rejoignent des observations communes à certaines réflexions philosophiques, à certaines introspections spirituelles.
Je me suis pris à réfléchir assez profondément aux points communs avec mes interrogations personnelles, à certains aspects qu'il me serait possible de développer . . .
Un exemple pour ceux que cela intéresse : « S'affranchir des anciens conditionnements » : nous avons assimilé des comportements que nous tenons de nos parents, professeurs, prêtres ou autres influenceurs souvent animés des meilleures intentions. C'est notre héritage culturel. Et nous n'en sommes plus conscients. Cela nous empêche de comprendre quels sont nos besoins. Ce conditionnement nous amène à fonctionner sous le registre de l'obéissance : aux rois, à l'autorité....
Et nous culpabilisons lorsque nous ne parvenons pas à le faire, ce qui arrange bien ceux à qui profite cette soumission. La prise de conscience de nos besoins en CNV est ainsi utile à la résolution des problèmes intérieurs et peut même permettre de sortir de la dépression. La définition proposée : « alternatives bloquées par la fonction cognitive » suggère que la dépression est un état d'aliénation de nos propres besoins.
Une participante à un stage de CNV de M. Rosenberg traversait ainsi une profonde dépression. On lui demanda de formuler ce qu'elle se disait lorsqu'elle était « au fond du trou ».
Voix 1 professionnelle : « Je devrais faire quelque chose de mieux de ma vie. Je suis en train de gâcher ma formation et mes talents »
Voix 2 maternelle. « Tu n'es pas réaliste, tu as déjà deux enfants et tu n'arrives pas à assurer cette responsabilité, comment veux-tu gérer autre chose «
Ces messages intérieurs sont truffés de termes et de tournures contenant des jugements implicites tel que :
« je devrais », « gâcher », « tu n'arrives déjà pas »
Avec la formulation CNV cela peut devenir en utilisant les items : « quand, je me sens, parce que, j'ai besoin de, par conséquent, Je voudrais maintenant » :
Voix 1 professionnelle : Quand je passe tout ce temps à la maison avec les enfants sans exercer ma profession, je me sens déprimée découragée parce que j'ai besoin de la satisfaction que me procurait mon métier. Par conséquent, je voudrais maintenant travailler à mi-temps dans ma spécialité.
Voix 2 maternelle : quand j'essaie d'aller travailler, je me sens effrayée parce que j'ai besoin de savoir que les enfants seront entre de bonnes mains. Par conséquent je devrais maintenant rechercher une garde de qualité pour mes enfants pendant que je travaillerais et trouver le moyen de garder assez de temps pour être avec eux sans être fatiguée.
En transformant par une écoute empathique nos chaînes culturelles en compréhension de nos besoins, il est possible d'agir sur nous même en conséquence et d'améliorer notre état d'esprit.
Ce n'est certainement pas la plus intéressante des idées développées dans ce livre puisque le fond est quand même axé sur la communication avec son prochain, mais cela donne une petite idée et peut inciter quelqu'un cherchant à se questionner sur les difficultés de la communication avec les autres à lire ce livre et entamer, prolonger, fortifier une réflexion.
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Un bouquin très intéressant, qui apprend beaucoup de choses sur la communication, et comment tout est lié dans les relations. Ceci dit, il n'est pas toujours évident à mettre en pratique, notamment face aux manipulateurs et, d'une façon générale, aux gens de mauvaise foi, qui, eux, méritent plutôt un bon coup de poêle à frire plutôt que notre bonne volonté bienveillante... (Référence au livre de S. Rose, "le guide des emmerdeurs, des cons et des importuns", je n'ai pas pu m'en empêcher, désolée...)

Bref, je trouve que l'auteur est très optimiste. Cette méthode ne marche pas avec tout le monde, car il y a des gens dont l'unique préoccupation et plaisir est la destruction de l'autre, psychique (plus que physique, souvent, du moins dans un premier temps), plus qu'il ne l'admet. Et pour ceux qui n'en sont pas à ce point, juste faire ch*** les autres leur est un plaisir pour lequel ils ne sont pas prêts à lâcher quoi que ce soit de leur fonctionnement, même si en face on y met toute l'empathie du monde. Et quand la satisfaction des besoins de l'autre passe par notre mal-être (au mieux, au pire notre destruction), le mieux qu'il y ait à faire, c'est de prendre la fuite...
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Comment permettre un dialogue équilibré avec n'importe quel interlocuteur et en toute circonstance ? C'est le défi que se propose de relever Marshall Rosenberg dans cet essai clairement orienté vers la pratique.

Pourtant, être Américain et parvenir à calmer un Palestinien fou de rage parce qu'il reçoit régulièrement des grenades lacrymogènes estampillées « made in USA » ne va pas de soi, on s'en doute.

Or, en se « contentant » de reformuler les paroles de celui qui l'agresse verbalement pour lui permettre de laisser sortir sa frustration et sa colère, Rosenberg réussit non seulement à l'apaiser, mais il se fait même inviter à dîner chez lui une heure plus tard. Il faut le faire !

Mais, que se cache-t-il derrière un pareil succès ? En réalité, quitte à répondre comme un Normand (ou un Galicien espagnol), à la fois peu et beaucoup. Peu parce que les principes de la communication non violente (CNV) se résument en quelques lignes :

- Être très attentif à la situation telle que la perçoit son interlocuteur, en évitant tout jugement. Juste être présent et écouter avec un maximum d'empathie
- Laisser s'exprimer les sentiments de l'autre pour autant qu'ils ne se transforment pas en opinion, sinon s'enquérir frontalement de ce qu'il ressent sur le moment
- Saisir les besoins qui affleurent derrière le malheur ou la fureur
- Autoriser son allocutaire à verbaliser une revendication concrète permettant d'atténuer sa détresse ou sa frustration.

Beaucoup, car procéder de la sorte demande un incontestable altruisme et l'entraînement suffisant pour « accoucher » les attentes d'autrui en les reformulant avec un vocabulaire précis qui évite les doubles sens.

Que ceux qui commencent à douter se rassurent. Une telle démarche est à la portée de la plupart d'entre nous, car rien qu'en faisant les exercices proposés ici on parvient déjà à comprendre les mécanismes à l'oeuvre et on brûle de les tester avec son entourage !

J'irais encore plus loin : en regardant un épisode de la série TV des fameux « Meurtres à... » qui se passait à Aix-en-Provence, j'ai éprouvé un malaise croissant en percevant la violence et la stérilité du dialogue entre deux demi-soeurs qui semblaient tout faire pour... ne pas s'entendre alors qu'elles avaient besoin l'une de l'autre pour résoudre une énigme. J'ai même fini par zapper tant la négativité assumée qui émanait des protagonistes m'empoisonnait...

Pourtant, avant de connaître les préceptes de ce psychologue clinicien étasunien, je ne serais pas parvenu à identifier les erreurs de communication involontairement produites dans ce type de dispute banal auquel chacun a hélas ! participé un jour ou l'autre.

Or, j'ai désormais pris conscience qu'il est possible de résoudre un différend de manière beaucoup plus sensée, sans tenter de triompher de son interlocuteur, mais en essayant plutôt de comprendre ses besoins sans pour autant renoncer aux siens !

Car, comme son nom de l'indique pas, la CNV est tout sauf réservée aux doux rêveurs. A contrario, il s'agit d'une technique idéale pour défendre ses convictions (aussi fortes soient-elles !), mais sans rabaisser ou agresser l'autre.

Autrement dit, à l'issue de ces trois-cents (trop) courtes pages on s'interroge : comment se fait-il qu'un savoir-faire hautement bénéfique soit à tel point ignoré dans les sociétés qui se prétendent développées ? C'est a priori juste inconcevable.

Alors, si « tuer des conflits dans l'oeuf » vous parle, n'hésitez pas à découvrir tout le potentiel de la CNV. Chacun des quatorze chapitres de ce livre mériterait à lui seul une critique !
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Voilà un livre tout à fait passionnant sur la communication non violente. A l'aide d'exemples, de petits exercices et d'arguments, l'auteur initie le lecteur à une communication bienveillante en donnant des outils simples. Au delà de cette communication, c'est tout un processus de recentrage, de connexion à soi. Si la théorie paraît simple; la pratique nécessite un entrainement du fait de notre éducation, de nos conditionnements ancrés et de notre propension à juger l'autre plutôt que de le comprendre avec respect.
En tout état de cause, le livre devrait être un livre de chevet pour ceux et celles dont la communication est centrale. Je pense aux politiques, aux enseignants, aux relations inter-professionnelles. Et plus généralement, ce livre est un véritable guide pour rétablir la communication au sens profond qui de nos jours tend à disparaître. Une méthode que chacun devrait appliquer pour tendre vers la paix.
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Ce livre va bien au delà des classiques vademecum pour "mieux vivre en société". Il propose une méthode générale pour communiquer avec autrui afin d'éviter ou apaiser les conflits ou bien de sortir de la soumission ou de l'impuissance. Si la méthode parait simple de prime abord, l'appliquer dans des situations réelles ne l'est pas et requiert un véritable apprentissage, auquel prépare ce livre en nous fournissant des dizaines d'exemples tirés de cas réels dans des contextes très différents les uns des autres. Une des clés étant de parvenir à exprimer nos besoins, ce que la plupart d'entre nous n'avons jamais appris à faire et ne savons pas faire de façon naturelle. Aussi l'enseignement de la CNV devrait à mon avis figurer parmi les missions de l'Education Nationale.
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Un livre donné dans un programme d'échange. D'après sa fiche Babelio, il s'agit d'un essai. Honnêtement, quand je l'ai lu, j'ai plutôt pensé à une sorte de manuel de communication (avec des exercices, des dialogues d'exemples, etc).

Il s'agit de découvrir une nouvelle manière de s'exprimer afin de renier toutes les communications ou représentations de la violence dans notre vie. On peut même utiliser la technique décrite dans le livre (la CNV = Communication Non Violente) avec nous-mêmes si on a tendance à se rabaisser continuellement, par exemple.

J'ai bien aimé l'écriture, en général. La première partie, dans laquelle on explique exactement les étapes de la CNV, est intéressante et m'a même parfois faite réfléchir alors que je ne m'attendais pas à me sentir si proche de ce que ce livre disait. La dernière partie, en revanche, ne m'a pas vraiment accrochée : il s'agit de la partie qui parle de l'empathie en général. D'après une de mes soeurs, je manque cruellement d'empathie (elle me le dit en rigolant, mais avec un fond de vérité) et c'est quelque chose que je n'ai pas envie d'avoir. La vie est assez dure comme ça sans devoir se soucier, en plus, des problèmes des autres !

L'édition est bien. La couverture est jolie (un peu en arc-en-ciel). La lecture de ce livre ne m'a pas ennuyée, mais ne m'a pas ravie non plus ! Je le conseille pour celles et ceux qui en ont marre de leur agressivité, et qui savent, contrairement à moi, utiliser ce genre de manuel autodidacte !
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C'est la troisième fois que je lis un livre sur la communication non-violente ! J'ai déjà lu un livre de Jaques Salomé, et Thomas d'Ansembourg dont j'avais pratiquée leurs conseils en me rendant compte de la difficulté d'application. Après quelques années, je me suis dit que je pouvais réessayer, c'est ainsi qu'une amie m'a proposé celui-ci.
Dans ce livre, il est question de pouvoir s'exprimer de façon que notre conversation avec les autres soit basée sur l'intelligence sociale. Pour accéder à cette pratique, il y a diverses règles à appliquer dans un ordre précis qui nous permet de pouvoir communiqué sans violence.
Nous avons dans un premier temps, l'écoute afin de pouvoir reformuler de ce que nous avons entendu, puis de par l'observation des faits exprimer le ressentie émotionnel et les sensations physiques, pour pouvoir exprimer le besoin sous-jacent et ainsi pouvoir à clarifier la demande pour que la connexion se transforme en action.
De cette façon, la motivation de vouloir mieux communiquer permet de contribuer au bien-être de chacun en aillant de l'empathie, et de pouvoir parler sans jugement, ni exigence.
Il faut avouer, qu'il est une fois de plus très difficile de le mettre en pratique, si l'on n'est pas de base posée soi-même, que l'on ne réagisse pas au quart de tour et surtout que l'on est le temps de pouvoir s'exprimer assez rapidement pour que la personne d'en face ne perde pas patience. Je trouve aussi qu'il n'est pas évident de pouvoir être attentif dès le départ, histoire ne pas faire de la reformulation une interprétation, de saisir l'émotion suscitée d'emblée et de comprendre immédiatement le besoin de l'autre.
Ça reste un livre très intéressant, qui donne vraiment envie d'être pratiqué dans la vie quotidienne, mais c'est assez utopique, car le travail avant d'y parvenir est énorme. du moins, je travaille dans le public où il faut être réactif à la demande du client, dont certaines personne peuvent très vite devenir agressive, rester calme est essentiel, avoir du répondant l'est tout autant, mais sans jamais faire un faux pas. La communication non-violente est essentielle, mais pas forcément a porté de mains.
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Un bon livre pour les émotifs, les grandes "gueules", les managers, mais aussi pour chacun d'entre nous dans la vie quotidienne. La communication non violente apporte beaucoup. On peut voir aussi sur YouTube, les vidéos de Marshall Rosenberg quand il explique le langage chacal et le langage girafe.
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La Communication Non Violente ou communication bienveillante est un outil simple et puissant.
Marshall Rosenberg, son inventeur, s'est inspiré pour le créer des travaux de Carl Rogers et de l'attitude de Gandhi.

Il nous explique dans son ouvrage pourquoi nous sommes si mal équipés pour communiquer correctement et efficacement, dans la sérénité et la bienveillance. « Nous avons hérité un langage qui servait les rois et les élites au pouvoir dans les sociétés fondées sur la domination. Les masses, dissuadées de développer une conscience de leurs propres besoins, ont, au contraire, été éduquées à être dociles et soumises à l'autorité. »

C'est ainsi que, au lieu d'être à l'écoute de nos sentiments et de nos besoins, nous avons été éduqués, conditionnés, à émettre sans arrêt des jugements moralisateurs envers les autres (et envers nous-mêmes également). Cela favorise la violence qui, écrit-il, « émane d'un mode de pensée qui attribue la cause du conflit aux torts de l'adversaire et d'une incapacité à admettre sa propre vulnérabilité ou celle de l'autre – c'est-à-dire à percevoir ce qu'on peut ressentir, craindre, désirer, etc. »

M. Rosenberg propose un changement radical de nos habitudes de critiques et autres analyses pour parvenir :
- à séparer l'observation de l'évaluation ; nous ne devrions plus dire « Untel n'est jamais à l'heure », qui porte un jugement, mais plutôt « Untel est arrivé 3 fois en retard cette semaine », simple observation
- à identifier et exprimer nos sentiments, en distinguant bien les sentiments réels des mots qui expriment des jugements ou des interprétations ; plutôt dire « je me sens exaspéré quand tu fais cela » que « tu es exaspérant »
- à identifier les besoins qui ont provoqué ces sentiments ; « les actes et les paroles des autres peuvent être des facteurs déclenchants, mais jamais la cause de nos sentiments. Face à un message négatif, nous pouvons choisir de réagir de quatre façons : 1. nous juger fautif ; 2. rejeter la faute sur les autres ; 3. identifier nos propres sentiments et besoins ; 4. identifier les sentiments et besoins qui se cachent derrière le message négatif de l'autre. »
- à formuler des demandes claires et précises, des demandes, pas des exigences, car la CNV n'a pas pour but de manipuler ou changer les autres, mais de mieux communiquer ; au lieu de dire « je voudrais que tu respectes ma vie privée », préférer « je voudrais que tu acceptes de frapper avant d'entrer dans mon bureau. »

Il suggère aussi de développer notre empathie, se contenter d'être là et d'écouter l'autre de tout son être, au lieu de proposer des solutions, des paroles de consolation, des conseils, interroger, dévier sur des anecdotes, …

Un remarquable ouvrage, qui donne envie de se mettre à la tâche - tâche de toute une vie, mais qui ne peut qu'améliorer nos relations familiales, professionnelles et nous aider à résoudre des conflits de toutes sortes.
M. Rosenberg a écrit une version courte de ce livre, peut-être plus facile à aborder, La Communication Non Violente au quotidien, éditions Jouvence.

M. Rosenberg a bien sûr fait des adeptes. Je ne citerai que Thomas d'Ansembourg, pour son livre Cessez d'être gentil, soyez vrai, qu'il commente, dans une conférence passionnante, sur internet.
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Nous n'avons pas été fabriqués pour se connecter à nos besoins. du moins, nous avons perdu cette conscience d'aller chercher en nous les solutions à nos tourments, les réponses à nos questions qui nous angoissent. Non tout cela est devenu bien trop difficile, un chemin trop long, trop exigent alors que la peur, la colère est la, toujours à portée de mains, c'est tellement plus facile à utiliser lorsque nous faisons face à une situation extrême.

Dans ce livre, Marshall B Rosenberg nous réapprend à aller trouver en nous nos besoins fondamentaux. Les débusquer, les cerner, les observer afin de mieux nous comprendre et donc de mieux contrôler nos émotions.

Aime toi avant d'aimer les autres. Ce livre est un humble guide pour nous aider à y parvenir.

Pour cela, l'auteur à créer la CNV pour Communication Non Violente. Concrètement cette technique nous propose de passer par plusieurs étapes clés dans le but de formuler une demande claire à nous même ou une tierce personne en étant relier à nos besoins.
En gros, avant d'aboyer sur les autres, essaie de comprendre quels sont tes besoins non assouvis qui te font aboyer comme cela à la moindre occasion. Si tu ne formule pas de demandes, les autres ne comprendront jamais ce dont tu as besoin et tu seras condamné à aboyer toujours plus fort pour te faire entendre.. avec le lot de souffrances que cela comprend.

J'ai particulièrement apprécié le passage sur la gestion de la colère avec la distinction entre la cause d'une colère (un besoin non exprimé, besoin de calme par exemple) et le fait déclencheur (ta fille de trois ans qui vient hurler à tes oreilles qu'elle veut du chocolat avec ses pates)
Ma fille déclenche ma colère mais en est -elle vraiment la cause? Encore maintenant je travail à reconnaître cette distinction.

En plus de la théorie, l'auteur à eu la riche idée d'illustrer son propos d'exemples tirés de ces nombreuses conférences. Cela crédibilise son propos et rend l'ensemble beaucoup plus digeste.

Bref je pourrai en parler des heures, signe qui ne trompe pas quand à la qualité de ce livre. Un livre précurseur , abordable, riche... Un coup de coeur que je recommande chaleureusement.

Respect Marshall
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