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Critiques sur L'Ombre du vent (189)


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    • Livres 5.00/5
    Par Alwenn le 15/01/2009


    « Vous prendrez bien un petit sugus au citron ? »

    Un sugus ? Qu'est-ce donc ? Un sugus est une friandise sucrée et aromatisée. Un bonbon quoi. Mais ce n'est pas n'importe quel bonbon. C'est celui que propose Fermin Romero de Torres, l'un des nombreux personnages de ce roman, au narrateur, Daniel Sempere (entre autres). Et le sugus au citron est ce qui définit pour moi le mieux le rapport que j'ai entretenu avec ce livre de Zafon, L'Ombre du vent. Un rapport sucré où la pointe d'acidité du citron n'a fait qu'en relever le goût.

    Que dire sur ce livre qui n'ait déjà été dit ? Il était dans ma PAL depuis un an au moins, et je ne sentais ni le besoin ni l'envie de l'ouvrir. Et puis il y a 4 jours, je l'ai finalement pris et j'ai commencé à lire les premières pages sans grande conviction. Et je me suis retrouvée comme happée dans ces pages. Je me suis enfoncée dans cette Barcelone inhabituelle, balayée par les vents, fouettée par les rafales, noyée dans les brumes automnales ou poudrée de la neige hivernale. Une Espagne de brouillard et de ruelles sombres, de villas en ruine ou d'établissement figés dans le temps émerge lentement de l'écriture de Zafon.

    J'ai eu l'impression de me retrouver dans une intrigue digne des feuilletons rocambolesques du XIXème siècle. le récit est baroque et l'on suit avec passion les aventures du narrateur, Daniel Sempere. Et tout commence dans un lieu mystérieux et romanesque, « le cimetière des livres oubliés ». le père de Daniel, libraire, désire le mettre dans le secret de cet endroit fantastique et unique, et lui faire adopter un livre pour l'occasion. Et c'est là où il va découvrir –et donc adopter- le roman d'un inconnu, Julian Carax, et dont le titre n'est justement que « L'Ombre du vent ».

    Daniel n'aura de cesse de percer le mystère de cet auteur, dont la vie est nimbée de mystères, tous les plus obscurs les uns les autres, et dont les rares livres sont aujourd'hui livrés aux flammes par un inquiétant personnage. Fantôme ? Diable ? L'ombre vengeresse de cet individu plane autour de Daniel.

    Sur 600 pages, le lecteur suit donc les aventures de Daniel, mais aussi de Julian Carax, à travers les différents témoignages que le jeune homme va rassembler. Les deux destins se croisent, s'entrecroisent, se mêlent et se construisent autour d'une galerie de personnages tous plus attachants les uns que les autres. Ma préférence est allée immédiatement vers Fermin Romero de Torres, personnage haut-en-couleur, le verbe haut et au cœur d'or.

    Et tous les éléments de l'intrigue prennent place avec toute l'infinie patience de l'auteur, et son savoir-faire d'orfèvre des mots et du romanesque. Les secrets se révèlent peu à peu et tels des matriochkas, les mystères voient le jour dans l'emboîtement parfait d'un puzzle immense qui parcourt le temps.

    Ce livre est un vrai bonheur. Un Roman avec un grand R. L'écriture de Zafon, au travers de la traduction, est fine et sensible, subtile et poignante. Un vrai souffle –sans mauvais jeu de mots- circule entre ces pages et les atmosphères sont envoûtantes.

    Je dois avouer qu'au départ, j'ai trouvé une petite ressemblance avec le Club Dumas de Perez-Reverte. Mais cette impression s'est vite effacée au profit de l'histoire propre de ce roman. Tout y est quête : quête de la vérité, quête de l'amour, quête de la reconnaissance, quête de l'histoire, y compris celle avec un grand H. Véritable parcours initiatique, l'enquête que va mener le narrateur le conduira à découvrir aussi sa propre vérité.

    Je pourrais en dire tellement plus sur l'histoire, mais ce serait déflorer une intrigue qui doit se laisser apprécier dans le flot fluide de la narration de Zafon. Que ceux qui ne l'ont pas encore lu se jettent dessus : un merveilleux et fascinant moment les attend. L'Ombre du vent est de ces romans que je regrette d'avoir lus, pour la simple et bonne raison que je n'aurai plus la saveur magnifique de le découvrir… Mais à la place, j'ai la sensation magique d'avoir vécu un instant unique.

    Mais alors quel rapport avec le sugus, me direz-vous ? Eh bien ce roman est du miel, qu'on lit avec gourmandise, sans avoir envie de se freiner. Et l'acidité du citron se distille dans l'histoire, troublante et amère. Un grand roman donc. Un cercle parfait.


    Terminé le 26 décembre 2008


    Lien : http://fabulabovarya.canalblog.com

    critique de qualité ? (32 votes positifs)



    • Livres 1.00/5
    Par Reka le 01/03/2009


    Une écrasante majorité de lecteurs placent ce roman sur un piédestal. Pour ma part, j'ai été totalement incapable d'apprécier ce roman, tant sur le fond que sur la forme.

    Voilà deux ans qu'on m'exhortait à découvrir ce livre tant il valait, paraissait-il, la peine d'être lu.

    Sur la toile, une quantité de lecteurs ne tarissent pas d'éloges à propos de "L'Ombre du vent" : ils vantent ce roman comme étant « une merveille », « un vrai bijou », « un livre grandiose », « le nouveau chef d'œuvre de la littérature espagnole ».

    Portée par ce vent d'optimisme, j'ai donc entamé cette brique de 630 pages avec curiosité et empressement.

    Mais voilà… Je me range parmi les détracteurs :
    Mauvaise traduction? L'écriture m'a paru sans relief, scolaire. J'y ai observé une foison d'adjectifs imprécis et inadéquats, tout juste capables d'encombrer le récit ; des comparaisons parasites ; des phrases longues dénuées de sensibilité. -Un style rococo indigeste.-
    Quant à l'univers, impalpable, il m'a ennuyée.
    Cette histoire n'en finissait pas, alors le livre m'est tombé des mains.

    Totalement hermétique à cette fiction, je ne parviens pas à saisir ce qui, dans ce livre, a tant séduit la foule.


    Lien : http://marecages.be/?p=321

    critique de qualité ? (24 votes positifs)



    • Livres 2.00/5
    Par Z3D le 16/11/2010


    Ce type de livre ne fait en général pas parti de mes cibles de choix mais il m'a été très vivement recommandé et aux dires des critiques je ne pouvais que me laisser convaincre. de plus, je ne connaissais aucun auteur espagnol contemporain et la perspective de découvrir une Barcelone post-guerre ne pouvait qu'être intéressant.
    Tout d'abord, la couverture du livre m'a un peu surpris (j'aimerais bien voir les éditions étrangères). On m'avait peint un livre entre fantastique et enquête et je me retrouve avec une couverture de livre évoquant la guerre (sentiment que je ne suis pas le seul à partager). L'éditeur, livre de poche, a eu l'étrange idée de faire de même avec le livre suivant du même auteur. Au passage, les éditeurs français sont à mille lieues de leurs homologues étrangers lorsqu'il s'agit des couvertures.
    Ceci étant dit, passons au second mensonge, le 4eme de couverture. Selon, le résumé, il s'agit de l'adoption d'un livre par un enfant dans un cimetière des livres situé, je cite « dans un lieu mystérieux », il s'agit d'un « étrange rituel qui se transmet de génération en génération ». A ces mots, je m'attendais donc à découvrir un livre fantastique et féerique. Si comme moi vous pensez cela, passez votre chemin, le fantastique n'est que dans le résumé et à la limite les 30 premières pages. La féerie se trouve plus ou moins dans le style de l'auteur.
    Malgré la couverture, les éloges dithyrambiques, le résumé au premier lieu prometteur ainsi que les recommandations me poussèrent à démarrer ma lecture.
    Chose étonnante pour un best-seller, le style est là, même si des fois il parait un peu ampoulé (peut-être est-ce dû à la traduction de l'espagnol), il y a un vocabulaire très fourni et une bonne alternance action-description qui font souvent défaut habituellement dans les livres populaires. Les descriptions des lieux de Barcelone sont très réussies et on pénètre facilement dans les décors.
    Si ces derniers sont plantés, je ne peux pas en dire autant des personnages. le père qui introduit l'histoire est un fantôme tout le long. le narrateur qui est également le personnage principal a le charisme d'un petit chien et ceci même en grandissant. Il est mignon, peureux et intimidé par tout et n'importe quoi. Il est tout de même un brin attachant pendant la lecture mais reste pas ad vitam aeternam dans les souvenirs de lecture. Ensuite, c'est le défilé des personnages caricaturaux (le beau parleur, la pieuse, l'extravagant, la sainte ni touche etc…) les gentils sont trop gentils et les méchants sont trop méchants, aucune subtilité. J'avais un espoir avec le personnage de Béatriz qui ne cesse de répéter : « tu ne me connais pas » faisant penser qu'elle cache un secret alors qu'il en est rien.
    En plus des personnages, il y a, selon moi, des comportements et des réactions de certains personnages qui sont incohérentes ou alors « capillotracté ». Citons pour exemple, l'entrée en scène de Fermin ou alors le choix de Nuria de rester dans une ville qui ne cesse de la détruire sans qu'elle n'y ait beaucoup d'attaches. Pour finir, ce livre est long, très long. Il fait 634 pages en poches et je pense que l'on pourrait faire une amputation de 150 à 200 pages que le livre ne s'en porterait que mieux. Pour finir avec les points négatifs, l'auteur détruit tout ce qu'il a installé au début du roman. le "lieu mystérieux" et «l' étrange rituel qui se transmet de génération en génération » devient complètement ridicule lorsque Daniel (le protagoniste) sur un coup de tête décide d'emmener Béatriz dans ce lieu secret juste pour l'impressionner.
    Je suis peut-être injuste avec ce livre dont l'auteur a un talent d'écrivain indéniable mais je pense qu'il n'a pas su créer un univers suffisamment cohérent et plein, il a juste rajouté des pages pour apporter une histoire au narrateur mais cela n'a fait qu'alourdir le livre sans que Daniel ne soit plus épais. Si ce livre n'avait pas autant suscité d'éloges, j'aurais été moins sévère mais de là à être un livre inoubliable pour certains, je me demande ce qu'ils ont bien pu lire avant.

    critique de qualité ? (20 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Ozymandias le 30/11/2011


    Que dire sur L'ombre du vent ? Est-ce un récit initiatique ? Un roman historique ? Une enquête ? Un récit fantastique ?
    Inutile de s'attarder sur le déroulement de l'histoire. Tout ici se perd dans les méandres d'une multitude de destins croisés qui s'entremêlent et parfois se confondent.
    L'ombre du vent, c'est avant tout un ressenti. Par rapport à l'histoire, par rapport à ses personnages aussi, mais surtout par rapport au Livre en lui-même. Tout le récit s'appuie sur un simple événement : la rencontre entre le narrateur et un livre. Un simple objet oublié dans un labyrinthe poussiéreux, perdu parmi des milliers de ses semblables.
    Pas à pas, l'histoire se dévoile au gré des pages, tandis que le narrateur évolue dans une Barcelone d'après-guerre civile, poisseuse, inquiétante, embrumée. le lecteur est comme perdu dans ce sombre imbroglio, assailli de personnages dont il ne peut cerner la nature profonde tant ces derniers sont riches, réels. Seul Daniel, le narrateur, est juste assez transparent pour permettre au lecteur de se glisser discrètement dans sa peau afin de suivre au plus près les péripéties qui composent adroitement ce tableau qui ne se révèle que petit à petit.
    Alors finalement, L'ombre du vent, qu'est-ce que c'est ?
    Certainement qu'il existe autant de réponses que de lecteurs.

    critique de qualité ? (18 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Magicetincelle le 26/01/2012


    Comme beaucoup d'autres, j'ai commencé à lire ce roman suite à de nombreux avis positifs et « un cimetière des livres oubliés » dont il est question dans le résumé. Je trouvais ça particulièrement envoutant mais je ne savais pas que j'allais m'embarquer dans une histoire encore bien plus prenante.

    A n'en pas douter, L'Ombre du vent, est un des meilleurs romans des dernières années. J'espère que dans quelques décennies il sera classé au rang des classiques de la littérature.

    Carlos Ruiz Zafòn nous plonge dans l'univers d'une Barcelone post-guerre civile où la police est crainte comme la peste. Daniel Sempere, le héros, un jeune homme comme les autres de 18 ans part à la recherche du passé de son auteur favori, Julian Carax, dont de nombreux mystères inexpliqués entourent l'existence. Des livres disparus, un homme masqué, un amour maudit, une milice à l'affut et des tas de secrets enfuis sont autant de surprises qui l'attendent. Mais ce que Daniel ne sait pas c'est cette enquête « gêne ». En voulant découvrir la vérité sur cette affaire étonnante, il va être entrainé dans les méandres d'une Barcelone d'antan et d'une histoire digne des grands drames shakespeariens.

    Le tout est magistralement mené par une écriture extrêmement agréable et fluide, qui donne envie de ne jamais poser le livre. Aucune longueur ni moment de creux, les événements s'imbriquent les uns dans les autres sans laisser le temps de se lasser. L'auteur prend cependant son temps pour nous dérouler son histoire de vie au goût d'enquête policière et d'apprentissage du passage de la vie d'ado à adulte. le tout ne tombe jamais dans le too much et l'ambiance n'est ni suffocante ni oppressante. Egalement des notes d'humour qui m'ont fait sourire tout au long du roman, c'est juste ce qu'il faut pour garder un ton léger. Les personnages, de leur côté, crient de vérité.

    Le dernier tiers du livre est à mon avis le plus fort et le plus émouvant, de plus c'est celui qui lève le voile sur toutes les questions que Zafòn a semé au long du livre et auxquelles on attendait les réponses avec impatience.

    Un grand coup de cœur pour ma part qui aura réussi à m'arracher des rires et des larmes. A partir du moment où un roman me fait ressentir des sensations fortes, je ne peux que le saluer.

    Entre enquête, roman historique, et histoire du quotidien, je vous invite tous à livre le chef d'œuvre qu'est L'Ombre du vent, ou comment une histoire de vie ordinaire peut devenir extraordinaire.

    critique de qualité ? (17 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Val88 le 04/02/2012


    1945, dans la Barcelone de l'après-guerre civile, un homme emmène son jeune fils, Daniel, dans un endroit mystérieux du quartier gothique : "le Cimetière des livres oubliés". le jeune Daniel doit y adopter un livre parmi des centaine de milliers. Son choix se porte sur "L'Ombre du vent" de Julian Carax, un livre qui va changer sa vie...
    J'ai vraiment dévoré ce livre. Il est vrai qu'au début je m'attendais à une histoire plus irréelle et fantastique, mais au fil des pages, on suit progressivement l'évolution de Daniel dans sa propre vie mais aussi dans ce qui va devenir une quête pour découvrir qui est Julian Carax, l'auteur du livre qu'il a tant aimé. Des personnages en tout genre vont croiser son chemin et lui délivrer peu à peu des réponses. Fermín Romero de Torres m'a énormément plu par son discourt toujours positif et plein de poésie. Et puis, un petit Sugus guérit de tout... Ce livre m'a aussi permis de redécouvrir Barcelone, une ville que j'ai visité il y a de cela douze ans.

    critique de qualité ? (16 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par MissSugarTown le 17/09/2011


    ça faisait bien longtemps que je n'avais pas lu une vraie "histoire", vous savez une histoire qui vous transporte et à laquelle vous croyez. Une histoire que vous vivez comme un conte pour enfants, une histoire que vous lisez comme si vous n'aviez jamais grandi. C'est comme ça que j'ai lu "L'Ombre du vent", ou plutôt c'est comme ça qu'il m'a lue.

    Il y a des livres qu'on lit en étant conscients qu'on se fait "manipuler" par l'auteur, on le voit venir, on le voit faire, on sait où est-ce qu'il veut nous emmener, ce qu'il veut nous montrer, ce qu'il cherche à nous faire croire, le message de son livre... mais "L'Ombre du vent" c'est une autre histoire. Il vous rend à une époque où vous étiez encore assez innocents pour croire aux histoires. C'est un vrai livre, qui vous emmène faire un tour et vous dépose à la rive à la fin du voyage, sans prétention.

    J'ai passé un trop bon moment à le lire, et je ne sais pas quand est-ce que je revivrai ça à nouveau, parce que tous les livres aujourd'hui sont teintés d'une philosophie angoissée, ils sont trop liés à notre temps et on dirait que les auteurs aujourd'hui se font la course à vouloir nous prouver leur intelligence ou prétendre nous expliquer l'existence. C'est peut-être pour ça que j'ai autant adoré "L'Ombre du vent", parce qu'il m'a fait l'effet des Misérables quand je les regardais à 2 cm de la télé, avec les larmes aux yeux quand j'avais 6 ou 7 ans...

    Enfin, Carlos Ruiz Zafon est un auteur qui sait nous emmener ailleurs, nous débarrasse de nos grands airs d'adultes et nous rend notre innocence d'enfants et tout ce qui va avec, le temps de 636 pages de bonheur.


    Lien : http://laculturehajarienne.blogspot.com/2011/01/lombre-du-vent-carlo..

    critique de qualité ? (13 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par nanou2572 le 16/12/2011


    Sur la couverture, une critique du magazine Lire stipule "Si vous avez le malheur de lire les trois premières pages de ce roman, vous n'avez plus aucune chance de lui échapper". Aucune chance de lui échapper, certes, mais un peu plus loin de 3 pages pour moi. Carlos Ruiz Zafon vous emmène à ses côtés au coeur d'une superbe histoire d'amour, amour des livres, indiscutable, amour d'une ville meurtrie, amour filial et paternel, amour / amitié. le tout avec une écriture poétique, recherchée, imagée. Vous ne lisez pas ce roman, vous le vivez. Chaque phrase impose une image, sans que vous ayez besoin de la chercher. Les personnages sont terriblement attachants, au coeur d'une Histoire qui les malmène, les bouscule, les blesse, parfois dramatiquement. Carlos Ruiz Zafon y ajoute une dimension fantastique mais non impossible, un sens du mystère dont vous ne pouvez plus décrocher. Et qui vous tient en haleine jusqu'à la fin. du début du XXè siècle à l'Espagne de Franco, un très beau voyage que vous ne voudrez pas voir s'arrêter.


    Lien : http://sensdencre.canalblog.com

    critique de qualité ? (12 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Mlle_Lily le 20/06/2011


    Il y a de ces livres qui, une fois terminé, vous laisse vidée, nostalgique et qui vous marquent... C'est le cas de celui-ci.


    Lien : http://lilysnotebook.over-blog.com/article-l-ombre-du-vent-77307279...

    critique de qualité ? (11 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe le 03/06/2011


    "Nous marchions dans les rues d'une Barcelone écrasée sous un ciel de cendre et un soleil fuligineux qui se répandait sur cette ville comme une coulée de cuivre".
    Le ton est donné dés le début et imperceptiblement, nous nous glissons à la suite de Carlos Ruiz Zafon, comme en prière, souffle retenu pour franchir le sésame de son imaginaire empreint de poésie.
    Ayant moi même visité les vieux quartiers de Barcelone, ceux qui cachent leurs cryptes mystérieuses aux abords de la cathédrale, leurs jardins de séraphins fleuris d'orangers endimanchés, leurs cours des miracles plus pernicieuses j'ai poussé la porte du Cimetière des livres oubliés comme on entrebaille celle de l'enfance effacée émergeant peu à peu des entrailles du temps.
    Voilà le talent de l'auteur connu pour ses écrits sublimes dont "Le jeu de l'ange", permettre au lecteur une identification, un envoutement qui le téléporte en 1945 date historique, au coeur du fantastique, celle de l'histoire de Daniel Sempere, enfant sans mère dont le silence hurle et dont le père libraire lui permet d'adopter un livre, un livre ami qui restera toujours vivant. Ce livre "L'Ombre du vent" de Julian Carax va démultiplier son existence et l'entrainer sur les traces d'un auteur dont les livres ont été brulés sur fond de trahisons, de tragédies et d'angoisse, dont il est peut être la réincarnation, dans une enquête dangereuse où les indices se contredisent,dans une partie d'échec véritable parcours initiatique vers un statut d'adulte où il luttera ponctuellement avec un personnage diabolique.
    Un livre étrange qui touche au surréalisme et dont les fleurs peuvent se faner en l'espace de quelques minutes.
    Un livre théatre où les personnages rentrent en scène un à un. Attachants, détachés ou entachés.Le père libraire.Le meilleur ami Tomas. Béa sa soeur. Clara l'aveugle mélomane de dix ans plus agée qui suscite ses premiers émois.Bernarda la bonne maternelle et pieuse Et bien d'autres à découvrir au fil des pages.Mais surtout Julian Carax, l'initiateur aux mystères de la vie.

    critique de qualité ? (11 votes positifs)






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