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Critiques sur L'Ombre du vent (222)


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    • Livres 5.00/5
    Par manu17 le 02/03/2012


    Je n'avais jamais entendu parler de Carlos Ruiz Zafon avant de le découvrir partout, sur tous les blogs et c'est une citation affichée sur mon site adoré www.pochetroc.fr qui a achevé de me convaincre. Je me suis donc intéressé à ce livre, son sujet, son ambiance. Il a donc fini par arriver dans ma boite à lettre, je me suis lancé, j'ai lu L'Ombre du vent.


    Sur mon édition, de poche bien sûr, on peut lire « Si vous avez le malheur de lire les trois premières pages de ce roman, vous n'avez aucune chance de lui échapper». La citation est extraite du magazine Lire. Je l'ai commencé un soir en allant me coucher. Avant de m'en être rendu compte, j'avais déjà lu quarante pages et quand j'ai éteins la lumière, j'en avais lu cent.


    En même temps que Daniel Sempere, le héros accompagné par son père, j'ai découvert le cimetière des livres oubliés. Cet endroit poussiéreux et encombré duquel Daniel va devoir sauver un livre, oublié, bien sûr. de là va partir toute l'histoire, de cette rencontre du jeune homme avec ce livre et de l'intérêt que va susciter en lui son auteur, Julian Carax…


    Cette découverte va également mettre sur son chemin Fermin Romero de Torres et toute une galerie de personnages tous plus pittoresques et attachants les uns que les autres. Chaque personnage est prétexte à l'évocation de son histoire, de sa vie, de ses particularités. Ces petites histoires enrichissent la grande, la nourrissent sans jamais en ralentir ou en alourdir le rythme malgré moult détails. On suit ces différents personnages à travers une succession de péripéties, de rebondissements, de coups de théâtre à travers une Barcelone d'ombres, nombreuses, et de lumières, plus rares, en cette période assez trouble de son histoire…


    Sans rien dévoiler de l'intrigue, pour ne pas gâcher le plaisir des futurs lecteurs, on peut tout de même dire qu'il est question de quête de vérité et de quête d'identités au pluriel…


    C'est foisonnant et rocambolesque comme un roman feuilleton, c'est parfois drôle, souvent émouvant notamment grâce au truculent Fermin Romero de Torres. Personnage secondaire plein d'humour et de spontanéité, il finit par voler la vedette aux personnages principaux, grâce à sa personnalité, sa délicatesse, sa prévenance, sa folie et ses fêlures qui en font le personnage le plus attachant du roman mais aussi le plus mémorable. Pour ma part, s'il me reste en mémoire un personnage de ce roman ce sera lui et pas le tourmenté Daniel Sempere, l'énigmatique Julian Carax ou le terrifiant policier Francesco Javier Fumero…


    Pour moi, L'Ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon est un roman friandise à déguster, comme Fermin dégusterait un sugus, c'est-à-dire avec gourmandise…




    Lien : http://bouquins-de-poches-en-poches.blogspot.com/2012/03/lombre-du-v..

    critique de qualité ? (48 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Alwenn le 15/01/2009


    « Vous prendrez bien un petit sugus au citron ? »

    Un sugus ? Qu'est-ce donc ? Un sugus est une friandise sucrée et aromatisée. Un bonbon quoi. Mais ce n'est pas n'importe quel bonbon. C'est celui que propose Fermin Romero de Torres, l'un des nombreux personnages de ce roman, au narrateur, Daniel Sempere (entre autres). Et le sugus au citron est ce qui définit pour moi le mieux le rapport que j'ai entretenu avec ce livre de Zafon, L'Ombre du vent. Un rapport sucré où la pointe d'acidité du citron n'a fait qu'en relever le goût.

    Que dire sur ce livre qui n'ait déjà été dit ? Il était dans ma PAL depuis un an au moins, et je ne sentais ni le besoin ni l'envie de l'ouvrir. Et puis il y a 4 jours, je l'ai finalement pris et j'ai commencé à lire les premières pages sans grande conviction. Et je me suis retrouvée comme happée dans ces pages. Je me suis enfoncée dans cette Barcelone inhabituelle, balayée par les vents, fouettée par les rafales, noyée dans les brumes automnales ou poudrée de la neige hivernale. Une Espagne de brouillard et de ruelles sombres, de villas en ruine ou d'établissement figés dans le temps émerge lentement de l'écriture de Zafon.

    J'ai eu l'impression de me retrouver dans une intrigue digne des feuilletons rocambolesques du XIXème siècle. le récit est baroque et l'on suit avec passion les aventures du narrateur, Daniel Sempere. Et tout commence dans un lieu mystérieux et romanesque, « le cimetière des livres oubliés ». le père de Daniel, libraire, désire le mettre dans le secret de cet endroit fantastique et unique, et lui faire adopter un livre pour l'occasion. Et c'est là où il va découvrir –et donc adopter- le roman d'un inconnu, Julian Carax, et dont le titre n'est justement que « L'Ombre du vent ».

    Daniel n'aura de cesse de percer le mystère de cet auteur, dont la vie est nimbée de mystères, tous les plus obscurs les uns les autres, et dont les rares livres sont aujourd'hui livrés aux flammes par un inquiétant personnage. Fantôme ? Diable ? L'ombre vengeresse de cet individu plane autour de Daniel.

    Sur 600 pages, le lecteur suit donc les aventures de Daniel, mais aussi de Julian Carax, à travers les différents témoignages que le jeune homme va rassembler. Les deux destins se croisent, s'entrecroisent, se mêlent et se construisent autour d'une galerie de personnages tous plus attachants les uns que les autres. Ma préférence est allée immédiatement vers Fermin Romero de Torres, personnage haut-en-couleur, le verbe haut et au cœur d'or.

    Et tous les éléments de l'intrigue prennent place avec toute l'infinie patience de l'auteur, et son savoir-faire d'orfèvre des mots et du romanesque. Les secrets se révèlent peu à peu et tels des matriochkas, les mystères voient le jour dans l'emboîtement parfait d'un puzzle immense qui parcourt le temps.

    Ce livre est un vrai bonheur. Un Roman avec un grand R. L'écriture de Zafon, au travers de la traduction, est fine et sensible, subtile et poignante. Un vrai souffle –sans mauvais jeu de mots- circule entre ces pages et les atmosphères sont envoûtantes.

    Je dois avouer qu'au départ, j'ai trouvé une petite ressemblance avec le Club Dumas de Perez-Reverte. Mais cette impression s'est vite effacée au profit de l'histoire propre de ce roman. Tout y est quête : quête de la vérité, quête de l'amour, quête de la reconnaissance, quête de l'histoire, y compris celle avec un grand H. Véritable parcours initiatique, l'enquête que va mener le narrateur le conduira à découvrir aussi sa propre vérité.

    Je pourrais en dire tellement plus sur l'histoire, mais ce serait déflorer une intrigue qui doit se laisser apprécier dans le flot fluide de la narration de Zafon. Que ceux qui ne l'ont pas encore lu se jettent dessus : un merveilleux et fascinant moment les attend. L'Ombre du vent est de ces romans que je regrette d'avoir lus, pour la simple et bonne raison que je n'aurai plus la saveur magnifique de le découvrir… Mais à la place, j'ai la sensation magique d'avoir vécu un instant unique.

    Mais alors quel rapport avec le sugus, me direz-vous ? Eh bien ce roman est du miel, qu'on lit avec gourmandise, sans avoir envie de se freiner. Et l'acidité du citron se distille dans l'histoire, troublante et amère. Un grand roman donc. Un cercle parfait.


    Terminé le 26 décembre 2008


    Lien : http://fabulabovarya.canalblog.com

    critique de qualité ? (38 votes positifs)



    • Livres 2.00/5
    Par Z3D le 16/11/2010


    Ce type de livre ne fait en général pas parti de mes cibles de choix mais il m'a été très vivement recommandé et aux dires des critiques je ne pouvais que me laisser convaincre. de plus, je ne connaissais aucun auteur espagnol contemporain et la perspective de découvrir une Barcelone post-guerre ne pouvait qu'être intéressant.
    Tout d'abord, la couverture du livre m'a un peu surpris (j'aimerais bien voir les éditions étrangères). On m'avait peint un livre entre fantastique et enquête et je me retrouve avec une couverture de livre évoquant la guerre (sentiment que je ne suis pas le seul à partager). L'éditeur, livre de poche, a eu l'étrange idée de faire de même avec le livre suivant du même auteur. Au passage, les éditeurs français sont à mille lieues de leurs homologues étrangers lorsqu'il s'agit des couvertures.
    Ceci étant dit, passons au second mensonge, le 4eme de couverture. Selon, le résumé, il s'agit de l'adoption d'un livre par un enfant dans un cimetière des livres situé, je cite « dans un lieu mystérieux », il s'agit d'un « étrange rituel qui se transmet de génération en génération ». A ces mots, je m'attendais donc à découvrir un livre fantastique et féerique. Si comme moi vous pensez cela, passez votre chemin, le fantastique n'est que dans le résumé et à la limite les 30 premières pages. La féerie se trouve plus ou moins dans le style de l'auteur.
    Malgré la couverture, les éloges dithyrambiques, le résumé au premier lieu prometteur ainsi que les recommandations me poussèrent à démarrer ma lecture.
    Chose étonnante pour un best-seller, le style est là, même si des fois il parait un peu ampoulé (peut-être est-ce dû à la traduction de l'espagnol), il y a un vocabulaire très fourni et une bonne alternance action-description qui font souvent défaut habituellement dans les livres populaires. Les descriptions des lieux de Barcelone sont très réussies et on pénètre facilement dans les décors.
    Si ces derniers sont plantés, je ne peux pas en dire autant des personnages. le père qui introduit l'histoire est un fantôme tout le long. le narrateur qui est également le personnage principal a le charisme d'un petit chien et ceci même en grandissant. Il est mignon, peureux et intimidé par tout et n'importe quoi. Il est tout de même un brin attachant pendant la lecture mais reste pas ad vitam aeternam dans les souvenirs de lecture. Ensuite, c'est le défilé des personnages caricaturaux (le beau parleur, la pieuse, l'extravagant, la sainte ni touche etc…) les gentils sont trop gentils et les méchants sont trop méchants, aucune subtilité. J'avais un espoir avec le personnage de Béatriz qui ne cesse de répéter : « tu ne me connais pas » faisant penser qu'elle cache un secret alors qu'il en est rien.
    En plus des personnages, il y a, selon moi, des comportements et des réactions de certains personnages qui sont incohérentes ou alors « capillotracté ». Citons pour exemple, l'entrée en scène de Fermin ou alors le choix de Nuria de rester dans une ville qui ne cesse de la détruire sans qu'elle n'y ait beaucoup d'attaches. Pour finir, ce livre est long, très long. Il fait 634 pages en poches et je pense que l'on pourrait faire une amputation de 150 à 200 pages que le livre ne s'en porterait que mieux. Pour finir avec les points négatifs, l'auteur détruit tout ce qu'il a installé au début du roman. le "lieu mystérieux" et «l' étrange rituel qui se transmet de génération en génération » devient complètement ridicule lorsque Daniel (le protagoniste) sur un coup de tête décide d'emmener Béatriz dans ce lieu secret juste pour l'impressionner.
    Je suis peut-être injuste avec ce livre dont l'auteur a un talent d'écrivain indéniable mais je pense qu'il n'a pas su créer un univers suffisamment cohérent et plein, il a juste rajouté des pages pour apporter une histoire au narrateur mais cela n'a fait qu'alourdir le livre sans que Daniel ne soit plus épais. Si ce livre n'avait pas autant suscité d'éloges, j'aurais été moins sévère mais de là à être un livre inoubliable pour certains, je me demande ce qu'ils ont bien pu lire avant.

    critique de qualité ? (28 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette le 17/05/2012


    Daniel est encore un enfant quand son père l'emmène au Cimetière des Livres. Là, il adopte un livre. Un livre de Julien Carax. Dès lors, toute son existence est vouée à la découverte de cet auteur. Quelle est son histoire? Qui est l'homme qui détruit tous les livres de Carax? Daniel retrace une vie dans la Barcelone de la guerre d'Espagne, à ses risques et périls.

    Une grande réussite! Une enquête au coeur même de la littérature, mâtinée d'un peu de surnaturel. L'intrigue est haletante, les personnages sont admirablement écrits. Je n'ose pas en dire trop! Pas question de dévoiler les arcanes de ce texte aux futurs lecteurs!

    critique de qualité ? (25 votes positifs)



    • Livres 1.00/5
    Par Reka le 01/03/2009


    Une écrasante majorité de lecteurs placent ce roman sur un piédestal. Pour ma part, j'ai été totalement incapable d'apprécier ce roman, tant sur le fond que sur la forme.

    Voilà deux ans qu'on m'exhortait à découvrir ce livre tant il valait, paraissait-il, la peine d'être lu.

    Sur la toile, une quantité de lecteurs ne tarissent pas d'éloges à propos de "L'Ombre du vent" : ils vantent ce roman comme étant « une merveille », « un vrai bijou », « un livre grandiose », « le nouveau chef d'œuvre de la littérature espagnole ».

    Portée par ce vent d'optimisme, j'ai donc entamé cette brique de 630 pages avec curiosité et empressement.

    Mais voilà… Je me range parmi les détracteurs :
    Mauvaise traduction? L'écriture m'a paru sans relief, scolaire. J'y ai observé une foison d'adjectifs imprécis et inadéquats, tout juste capables d'encombrer le récit ; des comparaisons parasites ; des phrases longues dénuées de sensibilité. -Un style rococo indigeste.-
    Quant à l'univers, impalpable, il m'a ennuyée.
    Cette histoire n'en finissait pas, alors le livre m'est tombé des mains.

    Totalement hermétique à cette fiction, je ne parviens pas à saisir ce qui, dans ce livre, a tant séduit la foule.


    Lien : http://marecages.be/?p=321

    critique de qualité ? (25 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par gargamel00 le 02/05/2012


    En bibliovore convaincue, la 4ème de couverture ne pouvait que me tenter!
    Quelle étrange et délicieuse plongée dans la Barcelone d'après guerre. J'ai toujours pensé que j'étais faite pour vivre dans la 1ère moitié du 20ème siècle et cet auteur m'en a de nouveau persuadée. J'ai aimé l'atmosphère dans laquelle il parvient si facilement à nous plonger, j'ai frissonné, été impatiente, énervée, attendrie et révoltée. Je connais très peu d'auteurs espagnols, mais j'ai été charmée par cette écriture sans prétention qui parvient à nous transporter dans un autre monde, une autre époque qui n'est pourtant pas si loin de nous.

    critique de qualité ? (22 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par CyrielF le 08/03/2012


    Ce roman a tout de suite su prendre sa place dans la liste de mes coups de coeur littéraires. C'est un de ces livres que l'on ouvre en ne sachant pas trop à quoi s'attendre, et qu'on n'est plus capable de refermer. Je me suis très rapidement prise dans le tourbillon de cette belle histoire, mystérieuse et romantique. On y trouve deux histoires parallèles : celle de Daniel, le narrateur, à travers lequel on revit nos premier émois d'adolescents, et celle de Julian Carax, le mystérieux auteur de L'Ombre du vent, qui nous entraîne dans la tragédie des histoires d'amour impossibles. le parallèle entre ces deux destins est très bien mené, on ne s'y perd pas, et Zafon parvient très facilement à titiller notre esprit avide de sensations avec d'incroyables rebondissements tout au long du récit. L'écriture est fluide et le vocabulaire choisi ainsi que la tournure des phrases ne manquent pas de nos arracher quelques sourires. En lisant ce roman, il est inévitable que le lecteur traverse la gamme de toutes les émotions possibles : on passe très facilement du rire aux larmes et on se met aisément à la place des personnages, criants de vérité. Les 200 dernières pages sont particulièrement fortes et émouvantes, puisqu'elles nous offrent les réponses à toutes les questions que le jeune Daniel s'est posées durant son aventure à la recherche de Julain Carax. Lire ce roman m'a donné la même sensation que lorsque je suis devant un bon film : mon coeur n'a pas cessé de sauter et chaque fois que j'étais forcée de m'arracher à ma lecture, je n'avais qu'une envie : la reprendre. L'Ombre du vent est donc pour moi un roman incontournable qui conviendra à tous les styles de lecteurs et que je ne cesserai de conseiller !

    critique de qualité ? (22 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par PerdreUnePlume le 09/05/2012


    Après Le jeu de l'Ange c'est avec plaisir qu'on replonge dans cette Barcelone de Zafon, à la découverte cette fois d'un autre personnage : le petit-fils du libraire Semper évoqué dans cette première lecture.

    Déjà dans cet autre roman on été pris d'affection pour ce vieux libraire éminemment humain et passionné des livres qu'était le grand-père Semper et sur son fils étrange dont le destin (parce qu'il épouse la fille de l'épicier du Jeu de l'ange si liée à l'écrivain narrateur)était croisé à celui du romancier, c'est donc avec curiosité et envie qu'on se penche sur sa vie familiale et le parcours de son fils trop jeune orphelin par sa mère.
    On a le sentiment de suivre les personnages de longue date via cette interaction avec le premier roman et c'est un sentiment agréable, tout comme on est désormais bien familiarisé avec le décor et cette Barcelone de l'après-guerre d'Espagne.
    Pour autant et mis à part ce confort de lecture, les deux tomes sont totalement indépendants et l'on peut tout à fait lire L'OMBRE DU VENT sans avoir lu Le jeu de l'Ange

    Au final j'ai plus apprécié cette lecture, Daniel est un narrateur auquel on s'attache vite, il est vif et intelligent, sensible et lui aussi amoureux des livres !
    On le sent évoluer tout au long du roman, grandir et prendre de l'assurance, se faire des alliés et affronter les épreuves et le lecteur devient supporter ;)
    A cette toile de fond historique et la trame de vie du narrateur s'ajoute le fond fantastique / policier autour d'un roman et d'un auteur maudit, le mystère plane et nous tient en haleine jusqu'à son dénouement explosif.

    C'est donc à nouveau un roman riche que nous livre Zafon, qui mêle Histoire, fantastique et littérature avec une poésie et une justesse rares et je dirais même précieuses !
    On savoure véritablement ce récit de bout en bout, c'est un sans faute. C'est rythmé et bien équilibre, il y a de l'action, de l'amour, du suspens, du mystère... le tout extrêmement bien dosé et structuré dans une intrigue solide.
    C'est même avec regret qu'on quitte Barcelone. Si la fin est moins ardue que pour Le jeu de l'Ange, plus que doux-amer c'est cette fois un goût de "encore" qui nous hante une fois la dernière page refermée...


    Lien : http://www.perdreuneplume.com/index.php?post/2012/05/09/L-ombre-du-v..

    critique de qualité ? (20 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par itzamna le 01/05/2012


    Cela faisait longtemps qu'un livre ne m'avait pas captivée à ce point ! Longtemps que je n'avais pas mis à profit chaque instant d'insomnie pour me plonger dans un livre : au risque d'ailleurs de provoquer l'insomnie. Immédiatement, j'ai été sous le charme de la plume de Carlos Zafon : précise, poignante, poétique et tellement littéraire. Un bonheur. L'enchevêtrement des histoires ensuite vous plonge progressivement et toujours plus intensément dans le coeur de l'histoire. Puis petit à petit, sans s'en rendre compte, on plonge dans les ténèbres, la noirceur de Barcelone, pour finir au coeur de cette maison si mystérieuse, envoûtante, terrifiante, ... Les ombres glissent à travers chaque pages pour vous serrez le coeur ...
    Un vrai régal !


    Lien : http://itzamna.over-blog.fr/article-l-ombre-du-vent-carlos-ruiz-zafo..

    critique de qualité ? (20 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Magicetincelle le 26/01/2012


    Comme beaucoup d'autres, j'ai commencé à lire ce roman suite à de nombreux avis positifs et « un cimetière des livres oubliés » dont il est question dans le résumé. Je trouvais ça particulièrement envoutant mais je ne savais pas que j'allais m'embarquer dans une histoire encore bien plus prenante.

    A n'en pas douter, L'Ombre du vent, est un des meilleurs romans des dernières années. J'espère que dans quelques décennies il sera classé au rang des classiques de la littérature.

    Carlos Ruiz Zafòn nous plonge dans l'univers d'une Barcelone post-guerre civile où la police est crainte comme la peste. Daniel Sempere, le héros, un jeune homme comme les autres de 18 ans part à la recherche du passé de son auteur favori, Julian Carax, dont de nombreux mystères inexpliqués entourent l'existence. Des livres disparus, un homme masqué, un amour maudit, une milice à l'affut et des tas de secrets enfuis sont autant de surprises qui l'attendent. Mais ce que Daniel ne sait pas c'est cette enquête « gêne ». En voulant découvrir la vérité sur cette affaire étonnante, il va être entrainé dans les méandres d'une Barcelone d'antan et d'une histoire digne des grands drames shakespeariens.

    Le tout est magistralement mené par une écriture extrêmement agréable et fluide, qui donne envie de ne jamais poser le livre. Aucune longueur ni moment de creux, les événements s'imbriquent les uns dans les autres sans laisser le temps de se lasser. L'auteur prend cependant son temps pour nous dérouler son histoire de vie au goût d'enquête policière et d'apprentissage du passage de la vie d'ado à adulte. le tout ne tombe jamais dans le too much et l'ambiance n'est ni suffocante ni oppressante. Egalement des notes d'humour qui m'ont fait sourire tout au long du roman, c'est juste ce qu'il faut pour garder un ton léger. Les personnages, de leur côté, crient de vérité.

    Le dernier tiers du livre est à mon avis le plus fort et le plus émouvant, de plus c'est celui qui lève le voile sur toutes les questions que Zafòn a semé au long du livre et auxquelles on attendait les réponses avec impatience.

    Un grand coup de cœur pour ma part qui aura réussi à m'arracher des rires et des larmes. A partir du moment où un roman me fait ressentir des sensations fortes, je ne peux que le saluer.

    Entre enquête, roman historique, et histoire du quotidien, je vous invite tous à livre le chef d'œuvre qu'est L'Ombre du vent, ou comment une histoire de vie ordinaire peut devenir extraordinaire.

    critique de qualité ? (20 votes positifs)






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