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> François Maspero (Traducteur)

ISBN : 2253114863
Éditeur : Le Livre de Poche

Existe en édition audio



Note moyenne : 4.13/5 (sur 3454 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Dans la Barcelone de l'après-guerre civile, " ville des prodiges " marquée par la défaite, la vie est difficile, les haines rôdent toujours.
un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon - Daniel Sempere, le narrateur - dans un lieu mystérieux du q... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par manU17, le 02 mars 2012

    manU17
    Je n'avais jamais entendu parler de Carlos Ruiz Zafon avant de le découvrir partout, sur tous les blogs et c'est une citation affichée sur mon site adoré www.pochetroc.fr qui a achevé de me convaincre. Je me suis donc intéressé à ce livre, son sujet, son ambiance. Il a donc fini par arriver dans ma boite à lettre, je me suis lancé, j'ai lu L'Ombre du vent.

    Sur mon édition, de poche bien sûr, on peut lire « Si vous avez le malheur de lire les trois premières pages de ce roman, vous n'avez aucune chance de lui échapper». La citation est extraite du magazine Lire. Je l'ai commencé un soir en allant me coucher. Avant de m'en être rendu compte, j'avais déjà lu quarante pages et quand j'ai éteins la lumière, j'en avais lu cent.

    En même temps que Daniel Sempere, le héros accompagné par son père, j'ai découvert le cimetière des livres oubliés. Cet endroit poussiéreux et encombré duquel Daniel va devoir sauver un livre, oublié, bien sûr. de là va partir toute l'histoire, de cette rencontre du jeune homme avec ce livre et de l'intérêt que va susciter en lui son auteur, Julian Carax…

    Cette découverte va également mettre sur son chemin Fermin Romero de Torres et toute une galerie de personnages tous plus pittoresques et attachants les uns que les autres. Chaque personnage est prétexte à l'évocation de son histoire, de sa vie, de ses particularités. Ces petites histoires enrichissent la grande, la nourrissent sans jamais en ralentir ou en alourdir le rythme malgré moult détails. On suit ces différents personnages à travers une succession de péripéties, de rebondissements, de coups de théâtre à travers une Barcelone d'ombres, nombreuses, et de lumières, plus rares, en cette période assez trouble de son histoire…

    Sans rien dévoiler de l'intrigue, pour ne pas gâcher le plaisir des futurs lecteurs, on peut tout de même dire qu'il est question de quête de vérité et de quête d'identités au pluriel…

    C'est foisonnant et rocambolesque comme un roman feuilleton, c'est parfois drôle, souvent émouvant notamment grâce au truculent Fermin Romero de Torres. Personnage secondaire plein d'humour et de spontanéité, il finit par voler la vedette aux personnages principaux, grâce à sa personnalité, sa délicatesse, sa prévenance, sa folie et ses fêlures qui en font le personnage le plus attachant du roman mais aussi le plus mémorable. Pour ma part, s'il me reste en mémoire un personnage de ce roman ce sera lui et pas le tourmenté Daniel Sempere, l'énigmatique Julian Carax ou le terrifiant policier Francesco Javier Fumero…

    Pour moi, L'Ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon est un roman friandise à déguster, comme Fermin dégusterait un sugus, c'est-à-dire avec gourmandise…



    Lien : http://bouquins-de-poches-en-poches.blogspot.com/2012/03/lombre-du-v..
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    • Livres 5.00/5
    Par Chrisdu26, le 11 février 2013

    Chrisdu26
    Cher Carlos Ruiz Zafon,
    Comme j'aurai aimé vous écrire cette lettre en espagnole, cette langue maternelle si chère à mon cœur. Les mots me manquent et me font défauts aujourd'hui, car j'oublie peu à peu. Avec le temps, avec le temps va…
    J'ai reçu votre livre par un ami et c'est avec joie que je découvre un nouvel auteur et de surcroît un compatriote. Quel voyage barcelonesque ! Au fil des pages, de fabuleux clichés me reviennent en mémoire et me replonge dans la capitale catalane de mon enfance. Souvenirs de vacances sous le soleil barcelonais, encore réchauffés par les voix chaudes de Montserrat Caballe et Freddy Mercury. C'est l'Espagne de mes parents que je redécouvre à travers les pages de votre roman, celle de Franco, une Espagne ravagée par la colère et la haine.
    Vous dépeignez une ville que j'ai tant arpentée, ma petite main dans celle de mon père, comme le faisait Daniel. Tout y est, il ne manque rien : La caravelle la «Santa Maria» de Cristobal Colomb dans le vieux port, Las Ramblas, avenue mythique qui sépare cette ville en deux et qui s'échoue à la mer. le quartier Montjuïc où il fait si bon pique-niquer et puis vous avez même pensé à ces célèbres Sugus qui guérissent de tout. Enfant, j'en avais plein mes poches. Vous faites un clin d'œil à Antonio Machin, crooner cubain en pleine gloire, l'idole de ma mère. Elle me chantonnait ses chansons en souvenir de son adolescence. Même Manolete, Dieu que j'en ai entendu parler de ce grand matador qui succombera sous les cornes de ce puissant taureau «Islero».
    L'histoire démarre dans une Espagne ravagée par la guerre. Bien souvent mon père me contait cette période de souffrance et de misère, qui a obligé mes grands-parents à fuir leurs racines. le général Franco va jeter en pâture son peuple à des fascistes, anarchistes, communistes et vont mettre le pays de Sancho Panza à feu et à sang. C'est dans cette ambiance que nous découvrons, le personnage principal : Daniel Sempere le narrateur, un jeune homme délicieux de tendresse et de romantisme.
    Un jour, son père le conduit au cimetière des livres oubliés et c'est le roman de Julian Carax «L'ombre du vent» qui vient à lui comme une évidence. Ce livre va bouleverser sa vie et dès lors il n'aura de cesse de 1945, âgé de 10 ans, à 1966 de partir sur les traces de Julian Carax. Il va, contre vents et marées, essayer de reconstituer son histoire et redonner un second souffle à cet auteur que la vie a trop vite oublié.
    Julian Carax, personnage étrange et mystérieux, Julian ce «J» majuscule, cette «Jota» fricative. Ce son guttural si nostalgique et délicieux dans ma gorge. Que j'aime ce son vibrant ! Juuulian… Julian, écrivain déchu et musicien à ses heures perdues pour survivre, disparait de Barcelone. Pourquoi, comment, où est sa pénélope, est-il toujours en vie ? Pourquoi son livre est-il condamné au cimetière des livres oubliés au risque d'être détruit par les flammes ?
    C'est à toutes ces interrogations que Daniel va essayer de répondre. Durant ce long pèlerinage, Daniel sera porté par l'amour que lui voue son père, un homme honnête et intègre, et Fermin, un personnage sage, loquace, drôle et tellement attachant. Tous deux vont l'aider dans cette recherche et le porter vers la vérité.
    Je vous remercie humblement, Monsieur RUIZ ZAFON, pour ce voyage intemporel au plus profond de mon âme et de mes souvenirs. Vous mêlez à merveille, suspense, amour, amitié, haine mais aussi le pardon et le secret de famille avec ces dits qui libèrent, ces non-dits qui mutilent et ces contre dits qui tuent.
    Et comme il est de coutume de dire en Espagne, que Dieu vous protège !
    Bien à vous et à très bientôt…
    Votre lectrice dévouée.
    Cristina

    A mi Padre Miguel, mi Madre Carmen, Michel y José.....

    A Toi, MERCI de m'avoir confié ce livre, cette rencontre, ce voyage dans mon Barcelona ensoleillé, et puis ces Sugus au goût si doux et acidulés dans ma bouche, un moment de grâce. Prépare ton sac à dos et allons sur les traces de Daniel, Fermin et Juuuuulian. Allons nous perdre dans ces ruelles gothiques et ces cimetières et puis nous enivrer avec ces merveilles qui guérissent de tout ;)

    Je ne pouvais finir ce billet sans dédicacer ce proverbe espagnol, patriotisme oblige, à une Catalane et son si bel accent du Sud ouest ...
    «Dale limonas mujer que no hay en la vida nada como la pena de ser ciego en Barcelona»




    Lien : http://marque-pages-buvard-post-it.blogspot.fr/
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    • Livres 5.00/5
    Par Eve-Yeshe, le 09 juillet 2013

    Eve-Yeshe
    C'est le premier roman de Carlos RUIZ ZAFON que je lis et c'est une découverte fantastique. Je viens juste de le refermer et j'avoue que j'ai du mal à m'en détacher.
    Ce livre nous raconte l'histoire de Daniel SEMPERE qui se déroule dans Barcelone et débute en 1945. Il est orphelin de mère depuis qu'il est tout petit et aide son père qui tient une librairie. Ils s'aiment profondément tous les deux mais ont du mal à communiquer.
    Son père l'emmène dans une maison étrange, un vieil hôtel particulier, de style gothique, où se trouve un endroit appelé « le cimetière des livres oubliés ». Là, son père lui demande, comme c'est la tradition dans la famille, de choisir un livre, et de l'adopter en prenant soin de lui durant son existence. Après avoir erré dans un labyrinthe de couloirs, touché plusieurs ouvrages, sous l'œil bienveillant d'Isaac, gardien des lieux il trouve « son livre » : « L'ombre du vent « de Julian Carax. Il a dix ans et ce livre va bouleverser sa vie.
    Il le lit et fasciné par l'auteur autant que par le roman, il va essayer d'en savoir plus. Qui est Julian Carax ? a-t-il écrit d'autres romans ?
    Dans sa quête, il va rencontrer des personnages parfois truculents comme Fermin Romero de Torres, clochard rencontré dans la rue dont l'histoire est touchante et qui va venir travailler dans la librairie du père de Daniel, mais parfois horribles comme le sinistre policier Francesco Javier Fumero qui a collaboré dans toutes les affaires louches pendant la 2ème guerre mondiale et la guerre civile espagnole. Tout lui est prétexte à torturer.
    Peu à peu, on découvre cet homme mystérieux qu'est Julian, romancier et pianiste la nuit pour vivre. On découvre les amis d'enfance, son grand amour Pénélope, les petites trahisons des uns et des autres et on se rapproche du secret monstrueux qui a bouleversé sa vie et au fur et à mesure des découvertes, on se rend compte de certaines similitudes entre la vie de Daniel et celle de Julian. Leurs histoires se ressemblent, s'emmêlent parfois.
    On avance peu à peu avec Daniel dans sa recherche, ses rencontres dans des lieux bizarres que je vous laisse découvrir.

    Ce que j'en pense :
    Ce livre est remarquablement écrit, Carlos RUIZ-ZAFON entretient le suspens, il nous décrit l'évolution de Barcelone, les ramblas, les bâtiments anciens, l'architecture, la magie de cette ville qu'il aime et qui joue un rôle important dans le livre.
    Il se lit comme on déguste une friandise, telle celle que distribue Fermin aux personnes dans le chagrin, il se savoure avec gourmandise, chaque page amenant un autre évènement, un autre personnage et on le laisse avec regret, le temps passe si vite, qu'on ne voit pas passer les cinq cent pages. Certains pourraient être amputés de quelques pages car le récit s'étire, se perd dans des détails sans trop d'intérêt, celui-là non. Rien n'est superflu, tout est plaisir.
    L'idée qui sert de trame au roman est superbe, on est embarqué avec les personnages, on sent l'odeur de livres anciens, l'amour des personnages pour les livres. Bref, c'est un livre magnifique et je vais continuer à explorer l'univers de cet auteur que je ne connaissais pas et dans lequel les fidèles de Babelio m'ont donné envie de plonger.
    Si vous ne l'avez pas déjà lu, vous aurez compris que je vous le conseille vivement.
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    • Livres 5.00/5
    Par Alwenn, le 15 janvier 2009

    Alwenn
    « Vous prendrez bien un petit sugus au citron ? »
    Un sugus ? Qu'est-ce donc ? Un sugus est une friandise sucrée et aromatisée. Un bonbon quoi. Mais ce n'est pas n'importe quel bonbon. C'est celui que propose Fermin Romero de Torres, l'un des nombreux personnages de ce roman, au narrateur, Daniel Sempere (entre autres). Et le sugus au citron est ce qui définit pour moi le mieux le rapport que j'ai entretenu avec ce livre de Zafon, L'Ombre du vent. Un rapport sucré où la pointe d'acidité du citron n'a fait qu'en relever le goût.
    Que dire sur ce livre qui n'ait déjà été dit ? Il était dans ma PAL depuis un an au moins, et je ne sentais ni le besoin ni l'envie de l'ouvrir. Et puis il y a 4 jours, je l'ai finalement pris et j'ai commencé à lire les premières pages sans grande conviction. Et je me suis retrouvée comme happée dans ces pages. Je me suis enfoncée dans cette Barcelone inhabituelle, balayée par les vents, fouettée par les rafales, noyée dans les brumes automnales ou poudrée de la neige hivernale. Une Espagne de brouillard et de ruelles sombres, de villas en ruine ou d'établissement figés dans le temps émerge lentement de l'écriture de Zafon.
    J'ai eu l'impression de me retrouver dans une intrigue digne des feuilletons rocambolesques du XIXème siècle. le récit est baroque et l'on suit avec passion les aventures du narrateur, Daniel Sempere. Et tout commence dans un lieu mystérieux et romanesque, « le cimetière des livres oubliés ». le père de Daniel, libraire, désire le mettre dans le secret de cet endroit fantastique et unique, et lui faire adopter un livre pour l'occasion. Et c'est là où il va découvrir –et donc adopter- le roman d'un inconnu, Julian Carax, et dont le titre n'est justement que « L'Ombre du vent ».
    Daniel n'aura de cesse de percer le mystère de cet auteur, dont la vie est nimbée de mystères, tous les plus obscurs les uns les autres, et dont les rares livres sont aujourd'hui livrés aux flammes par un inquiétant personnage. Fantôme ? Diable ? L'ombre vengeresse de cet individu plane autour de Daniel.
    Sur 600 pages, le lecteur suit donc les aventures de Daniel, mais aussi de Julian Carax, à travers les différents témoignages que le jeune homme va rassembler. Les deux destins se croisent, s'entrecroisent, se mêlent et se construisent autour d'une galerie de personnages tous plus attachants les uns que les autres. Ma préférence est allée immédiatement vers Fermin Romero de Torres, personnage haut-en-couleur, le verbe haut et au cœur d'or.
    Et tous les éléments de l'intrigue prennent place avec toute l'infinie patience de l'auteur, et son savoir-faire d'orfèvre des mots et du romanesque. Les secrets se révèlent peu à peu et tels des matriochkas, les mystères voient le jour dans l'emboîtement parfait d'un puzzle immense qui parcourt le temps.
    Ce livre est un vrai bonheur. Un Roman avec un grand R. L'écriture de Zafon, au travers de la traduction, est fine et sensible, subtile et poignante. Un vrai souffle –sans mauvais jeu de mots- circule entre ces pages et les atmosphères sont envoûtantes.
    Je dois avouer qu'au départ, j'ai trouvé une petite ressemblance avec le Club Dumas de Perez-Reverte. Mais cette impression s'est vite effacée au profit de l'histoire propre de ce roman. Tout y est quête : quête de la vérité, quête de l'amour, quête de la reconnaissance, quête de l'histoire, y compris celle avec un grand H. Véritable parcours initiatique, l'enquête que va mener le narrateur le conduira à découvrir aussi sa propre vérité.
    Je pourrais en dire tellement plus sur l'histoire, mais ce serait déflorer une intrigue qui doit se laisser apprécier dans le flot fluide de la narration de Zafon. Que ceux qui ne l'ont pas encore lu se jettent dessus : un merveilleux et fascinant moment les attend. L'Ombre du vent est de ces romans que je regrette d'avoir lus, pour la simple et bonne raison que je n'aurai plus la saveur magnifique de le découvrir… Mais à la place, j'ai la sensation magique d'avoir vécu un instant unique.
    Mais alors quel rapport avec le sugus, me direz-vous ? Eh bien ce roman est du miel, qu'on lit avec gourmandise, sans avoir envie de se freiner. Et l'acidité du citron se distille dans l'histoire, troublante et amère. Un grand roman donc. Un cercle parfait.

    Terminé le 26 décembre 2008

    Lien : http://fabulabovarya.canalblog.com
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    • Livres 2.00/5
    Par Z3D, le 16 novembre 2010

    Z3D
    Ce type de livre ne fait en général pas parti de mes cibles de choix mais il m'a été très vivement recommandé et aux dires des critiques je ne pouvais que me laisser convaincre. de plus, je ne connaissais aucun auteur espagnol contemporain et la perspective de découvrir une Barcelone post-guerre ne pouvait qu'être intéressant.
    Tout d'abord, la couverture du livre m'a un peu surpris (j'aimerais bien voir les éditions étrangères). On m'avait peint un livre entre fantastique et enquête et je me retrouve avec une couverture de livre évoquant la guerre (sentiment que je ne suis pas le seul à partager). L'éditeur, livre de poche, a eu l'étrange idée de faire de même avec le livre suivant du même auteur. Au passage, les éditeurs français sont à mille lieues de leurs homologues étrangers lorsqu'il s'agit des couvertures.
    Ceci étant dit, passons au second mensonge, le 4eme de couverture. Selon, le résumé, il s'agit de l'adoption d'un livre par un enfant dans un cimetière des livres situé, je cite « dans un lieu mystérieux », il s'agit d'un « étrange rituel qui se transmet de génération en génération ». A ces mots, je m'attendais donc à découvrir un livre fantastique et féerique. Si comme moi vous pensez cela, passez votre chemin, le fantastique n'est que dans le résumé et à la limite les 30 premières pages. La féerie se trouve plus ou moins dans le style de l'auteur.
    Malgré la couverture, les éloges dithyrambiques, le résumé au premier lieu prometteur ainsi que les recommandations me poussèrent à démarrer ma lecture.
    Chose étonnante pour un best-seller, le style est là, même si des fois il parait un peu ampoulé (peut-être est-ce dû à la traduction de l'espagnol), il y a un vocabulaire très fourni et une bonne alternance action-description qui font souvent défaut habituellement dans les livres populaires. Les descriptions des lieux de Barcelone sont très réussies et on pénètre facilement dans les décors.
    Si ces derniers sont plantés, je ne peux pas en dire autant des personnages. le père qui introduit l'histoire est un fantôme tout le long. le narrateur qui est également le personnage principal a le charisme d'un petit chien et ceci même en grandissant. Il est mignon, peureux et intimidé par tout et n'importe quoi. Il est tout de même un brin attachant pendant la lecture mais reste pas ad vitam aeternam dans les souvenirs de lecture. Ensuite, c'est le défilé des personnages caricaturaux (le beau parleur, la pieuse, l'extravagant, la sainte ni touche etc…) les gentils sont trop gentils et les méchants sont trop méchants, aucune subtilité. J'avais un espoir avec le personnage de Béatriz qui ne cesse de répéter : « tu ne me connais pas » faisant penser qu'elle cache un secret alors qu'il en est rien.
    En plus des personnages, il y a, selon moi, des comportements et des réactions de certains personnages qui sont incohérentes ou alors « capillotracté ». Citons pour exemple, l'entrée en scène de Fermin ou alors le choix de Nuria de rester dans une ville qui ne cesse de la détruire sans qu'elle n'y ait beaucoup d'attaches. Pour finir, ce livre est long, très long. Il fait 634 pages en poches et je pense que l'on pourrait faire une amputation de 150 à 200 pages que le livre ne s'en porterait que mieux. Pour finir avec les points négatifs, l'auteur détruit tout ce qu'il a installé au début du roman. le "lieu mystérieux" et «l' étrange rituel qui se transmet de génération en génération » devient complètement ridicule lorsque Daniel (le protagoniste) sur un coup de tête décide d'emmener Béatriz dans ce lieu secret juste pour l'impressionner.
    Je suis peut-être injuste avec ce livre dont l'auteur a un talent d'écrivain indéniable mais je pense qu'il n'a pas su créer un univers suffisamment cohérent et plein, il a juste rajouté des pages pour apporter une histoire au narrateur mais cela n'a fait qu'alourdir le livre sans que Daniel ne soit plus épais. Si ce livre n'avait pas autant suscité d'éloges, j'aurais été moins sévère mais de là à être un livre inoubliable pour certains, je me demande ce qu'ils ont bien pu lire avant.
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Citations et extraits

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  • Par laltess, le 05 septembre 2014

    Le poète se souvient de l'avenir

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  • Par Elyse, le 03 novembre 2008


    «Rien ne marque autant un lecteur que le premier livre qui s'ouvre vraiment un chemin jusqu'à notre coeur. Ces premières images, l'écho de ces premiers mots que nous croyons avoir laissés derrière nous, nous accompagnent toute notre vie et sculptent dans notre mémoire un palais ou tôt ou tard - et peu importe le nombre de livres que nous lisons, combien d'univers nous découvrons-, nous reviendrons un jour.»
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  • Par soniamorea, le 26 février 2014

    -Abrégez, je vous en prie, protesta Fermin, parce qu'avec tous vos envols métaphoriques vous allez finir par me donner la colique.

    -Ne faites pas attention à cet animal, monsieur le professeur, s'interposa Merceditas, moi j'aime beaucoup comme vous causez. On dirait les actualités du cinéma.

    -Merci ma fille, mais je ne suis qu'un humble enseignant. Donc, je vais au fait, sans détour, préambule ni fioritures. Il semble que l'horloger, qui au moment de son arrestation se produisait sous le nom de scène de " la Nina De los Peines , a déjà été arrêté dans des circonstances similaires en plusieurs occasions qui figurent dans les annales criminelles des gardiens de la paix.

    - Dites plutôt des malfrats galonnés, cracha Fermin.

    - Je ne me mêle pas de politique. Mais je puis vous dire qu'après l'avoir descendu de scène à coups de bottes bien ajustés, ils l'ont conduit au commissariat de la rue Layetana. En d'autres circonstances et la chance aidant, les choses ne seraient probablement pas allées plus loin que quelques claques et/ou vexations sans gravité, mais un funeste coup du sort a fait que, hier soir, le célèbre inspecteur Fumero se trouvait là.

    ...

    -Lui même. comme je le disais, le champion de la sécurité de cette cité, revenant tout juste d'une rafle triomphale dans un tripot illégale de Paris sur les courses de cafards sis rue Vigatans, a été mis au courant des faits par la mère éplorée d'un des dévoyés de l'hospice, cerveau présumé de la fugue, Pepet Guardiola. Là dessus, le célèbre inspecteur, qui semble-t-il, s'était envoyé derrière la cravate douze cafés arrosés d'anis depuis le diner, a décidé de prendre l'affaire en main. Après avoir étudié les circonstances aggravantes du délit, Fumero a notifié au sergent de garde qu'une telle (et malgré la présence d'une demoiselle , je cite le vocable dans sa plus stricte littéralité à cause de sa valeur documentaire dans mon exposé des faits) tantouzerie méritait un châtiment exemplaire et que l'horloger (...) devez pour son bien et celui de l'âme immortelle des garnements mongoloïdes dont la présence dans l'affaire était accessoire mais déterminante, passer la nuit dans la cellule commune des sous-sols de l'institution en compagnie d'une assemblée choisie de voyous. Comme vous le savez probablement, ladite cellule est célèbre dans l'élément criminel pour ses conditions sanitaires inhospitalières et précaires, et l'intrusion d'un citoyen respectable au milieu de ses hôtes habituels y est toujours un motif d'allégresse par ce qu'elle comporte de ludique et d'inédit dans la vie carcérale .
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  • Par Chrisdu26, le 03 février 2013

    Il y a des rustres qui s'imaginent que s'ils mettent la main au cul d'une femme et qu'elle ne proteste pas, l'affaire est dans le sac. Ce sont des ignares. Le coeur de la femme est un labyrinthe de subtilités qui défie l'esprit grossier du mâle à l'affût. Si vous voulez vraiment posséder une femme, il faut d'abord penser comme elle, et la première chose est de conquérir son âme.

    Le reste, le réduit douillet et chaud qui vous fait perdre les sens et la vertu, vous est donné de surcroît.
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  • Par cecilit, le 29 mai 2014

    Dans ma famille, on a toujours eu le métabolisme rapide. Ma soeur Jesusa, qu'elle repose en paix, était capable d'engloutir pour son goûter une omelette de six oeufs au boudin et à l'ail doux, et de se conduire ensuite au dîner comme un cosaque. On l'appelait "Pâté de foie" parce qu'elle avait l'haleine fétide. Elle était comme moi, vous savez ? Même figure et même corps secs en plus maigre. Un docteur de Cáceres a dit un jour à ma mère que les Romero de Torres étaient le chaînon manquant entre l'homme et le requin-marteau, parce que notre organisme est constitué à quatre-vingt-dix pour cent de cartilage, concentré majoritairement dans le nez et le pavillon auditif. Au village, on nous confondait souvent, Jesusa et moi parce que la pauvre n'a jamais réussi à avoir de la poitrine et a commencé à se raser avant moi. Elle est morte de phtisie à vingt-deux ans, vierge jusqu'à sa dernière heure et amoureuse en secret d'un faux-jeton de curé qui, quand il la croisait dans la rue, lui disait toujours : "Bonjour, Firmin, te voilà devenu un vrai petit homme". Ironies de la vie.
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Interview Carlos Ruiz Zafon
Interview Carlos Ruiz Zafon à l'occasion de la parution du Prisonnier du ciel, la suite de L'Ombre du vent, aux Éditions Robert Laffont.











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