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ISBN : 2226242996
Éditeur : Albin Michel (2012)


Note moyenne : 2.78/5 (sur 32 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Après un AVC, la vie d' Alphonse bascule. Figé dans un fauteuil roulant, impuissant, il est condamné à subir un quotidien qu' il s'apprêtait à quitter : sa femme Clarisse...
Comme derrière une vitre dépolie, Alphonse observe un monde sur lequel il n' a plus d'emp... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Kittiwake, le 14 octobre 2012

    Kittiwake
    Prêts à passer un sale quart d'heure? À s'en prendre plein la tronche? Malmené le lecteur? Pas autant que le narrateur... À quarante ans un AVC fait basculer le banal de sa vie dans une descente aux enfers menée tambour battant. Quand on n'a plus que la tête qui fonctionne, il en défile des idées : même un plafond est source de réflexions. le sens de l'observation est à son zénith et les comportements de l'entourage ne font pas illusion. Et tout ça sans pouvoir en exprimer la moindre bribe, prisonnier de ce corps dépendant et incapable. Il faut dire que côté entourage, pas vraiment verni, notre quadra : épouse fragile, obsessionnelle, se nourrissant du malheur et pis encore de la promesse du malheur, famille réduite à la portion congrue d'un frère délinquant, amis vite démissionnaires face au tragique de la maladie...heureusement il y a Annabelle, la jeunesse, l'espoir, la tendresse, même si elle est la reine des coups pourris...
    C'est court, mais dense. Pas de complaisance, pas de longues tirades explicatives sur le mal-être physique ou psychique consécutif à une déchéance brutale : tout est clair à travers le prisme du monologue intérieur du narrateur, dont c'est la seule échappatoire, de monologuer. La communication réduite à des grognements ou des ébauches de sourires se heurte à des murs d'incompréhension, intentionnellement ou non.
    Si on l'ignore, impossible de deviner que ce roman ait pu naître de l'imagination d'une jeune femme de vingt ans. Et quand on le sait...
    Merci à Babélio et aux éditions Albin-Michel pour m'avoir permis ce découvrir cette auteure pleine de promesses.



    Lien : http://kittylamouette.blogspot.fr/2012/10/les-affreux.html
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    • Livres 2.00/5
    Par Gwordia, le 02 août 2012

    Gwordia
    Après trois énormes coups de coeur (La vallée des masques de Tarun Tejpal chez Albin Michel, Ciseaux de Stéphane Michaka chez Fayard, Le jeu des ombres de Louise Erdrich une fois encore chez Albin Michel) et une très agréable découverte (La Vie de Régis de Sá Moreira chez Au Diable Vauvert), il devenait de plus en plus improbable d'enchaîner d'aussi heureux hasards pour cette rentrée littéraire. C'est donc avec Les affreux de Chloé Schmitt que je connais ma première déception dans les quelque 650 romans à venir.
    Entendons-nous bien, ce livre est relativement bien écrit - encore que je ne sois pas vraiment fan du style. Mais ma situation personnelle d'un point de vue médical m'a rendu la lecture pénible du fait d'une certaine identification au sort du personnage principal. Pour parachever le triste sujet, le narrateur, prisonnier de son corps, est entouré de personnes plus malveillantes les unes que les autres. C'est donc une histoire sinistre teintée de sordide que nous propose l'auteur. Or le noir et le désespéré ne sont vraiment pas ma tasse de thé du moment même si donner la parole à ceux qui ne l'ont plus et se faire l'expression de leurs souffrances, de l'atrocité de la dépendance est tout à fait louable.
    Soulignons toutefois que ce texte est le premier d'une toute jeune écrivain de 21 ans. L'on peut saluer la maturité de la plume de cette étudiante et regretter à la fois une telle gravité, un tel désenchantement là on l'on pourrait souhaiter un peu de fraîcheur dans une littérature française déjà bien sombre.
    Bref, je n'ai pas accroché mais ce n'est pas un four pour autant ; un simple manque d'affinités totalement subjectif tout au plus.

    Lien : http://gwordia.hautetfort.com/archive/2012/08/01/rentree-litteraire-..
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    • Livres 5.00/5
    Par fee-tish, le 05 décembre 2012

    fee-tish
    C'est une jeune auteure de vingt-et-un ans qui nous propose ce premier roman d'une très grande force, qui allie cruauté et fatalité. J'ai entamé ce livre sans a priori, puisque je n'avais absolument rien entendu à son sujet.
    Ce roman, c'est l'histoire d'Alphonse, un homme d'une quarantaine d'années, dans la force de l'âge, qui a encore tout à vivre. Sauf que, dès les premières pages, notre narrateur est victime d'un AVC puissant, qui le marquera à jamais. En effet, lorsqu'il se réveille, il ne peut plus bouger que la main et le bras droits. Prisonnier de ce corps désormais impotent, Alphonse se rend compte qu'il ne pourra plus influer sur sa propre vie. Sa femme, Clarisse ne va pas fuir. Cela aurait dû le soulager si ce n'est qu'il allait justement prendre la décision de la quitter. Autant de situations qu'il va subir violemment. Sorte d'animal de compagnie dont il faut sans cesse essuyer la bave, le cerveau fonctionne malheureusement trop bien.
    Un roman d'une violence inouïe, qu'elle soit physique ou psychologique. Et surtout, un style d'écriture très particulier, presque argotique. Ce qui pourrait déplaire m'a au contraire touché. Il correspond à l'ambiance de l'histoire et rend parfaitement compte de la cruauté des attitudes, des paroles et des actes qu'il subit. Néanmoins, je ne cacherai pas que j'ai parfois trouvé les phrases trop hachées, à coup de points de suspension utilisés à profusion.
    Pour conclure, j'ai énormément apprécié cette lecture qui donne à réfléchir, incontestablement. Et puis, quelle promesse pour cette jeune écrivain. A suivre assurément.
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    • Livres 5.00/5
    Par chriskorchi, le 13 juin 2013

    chriskorchi
    dans ce texte-confession où elle prend la voix d'une sorte de légume conscient, pauvre hère victime d'un AVC, immobile et lucide, totalement dépendant des autres. Une situation d'autant plus pénible que ceux que l'on charge de veiller sur lui sont, comme le dit le titre, des « affreux » : sa femme Clarisse, mauvaise, grasse et pleine de rancœur, et son frère Patrick, violent, alcoolique et vicieux… Un quart-monde infect que le narrateur, prisonnier à l'intérieur (de cet environnement, mais aussi de son corps), commente avec un mélange de haine, d'impuissance et d'accablement, dans une langue rageuse et heurtée qui n'évite ni les clichés, ni les maladresses. le malaise vient peut-être de la complaisance de l'auteur à décrire la débâcle de son héros, en insistant sur sa crasse subie et son incontinence (ainsi que sur celle des autres : on évacue sans cesse dans ces 'Affreux', avant de revenir « moins lourd d'une pisse »…) À force d'excès, le tableau de la misère tourne au folklore, et le style au recueil de figures imposées. Restent malgré tout un ton et une forme d'audace, incontestablement.
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    • Livres 1.00/5
    Par seb76, le 19 janvier 2013

    seb76
    Le postulat semblait intéressant ; la vision et les réflexions d'une personne victime d'un accident vasculaire cérébral, spectateur et observateur de sa vie, qui ne peut plus bouger mais qui continue de penser.
    Le sort que l'auteur en a fait de ce postulat de base, c'est affaire de goût !
    J'ai lu, enfin essayé de lire, ce livre pour un comité de lecture. Je n'ai pas aimé du tout !
    C'est noir, pessimiste, il n'y a pas une once d'humour dans ce livre. Les personnages sont tous odieux, est-ce que cela revient à dire que seul le personnage principal a des valeurs ? Je ne sais pas mais en tous les cas, une chose est sûre, le style d'écriture employé par l'auteur reflète bien l'état psychologique du personnage principal ; un mal être indéniable, un ras le bol, une haine vis à vis du commun des mortels. D'accord, la vie n'est pas rose pour des personnes victimes d'un AVC, celles-ci sont elles totalement dépourvues d'humour comme ce personnage principal ? Mais pourquoi, en tant que lecteur, subir ce style familier, à la limite du grossier, un style très oral. Que la lecture fut pénible !!
    D'autant que tout ça pour quoi ?
    A en juger par la différence des notes et des appréciations, le style de Chloé Schmitt ne laisse pas indifférent. Est-ce à dire qu'on aime ou qu'on déteste ? Si c'est le cas, je me situe du côté de ceux qui détestent ce style. Je suis totalement resté hermétique à cette histoire...
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Critiques presse (1)


  • Actualitte , le 08 août 2012
    Les affreux, derrière sa surenchère, laisse entrevoir un véritable talent. Un talent qui a besoin de se recentrer sur ses forces, mais qui, sans nul doute, saura faire entendre sa voix, si forte, qui sait saisir, comme si peu savent le faire, les fragments essentiels d'une vie, les saillies vitales qui la composent
    Lire la critique sur le site : Actualitte

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Citations et extraits

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  • Par Gwordia, le 02 août 2012

    Faut avoir l'esprit collectif dans la mort, agoniser au fond de la tranchée, pourrir en ordre comme tous les autres cadavres, encore au garde-à-vous. Un AVC, petit à petit, c'est mal vu, ça voile de honte la famille. Qu'il ose pas sauter... Qu'il se raccroche... Des siècles de lâcheté familiale remontent en mémoire et on les plaque dans le bout de vie qui vous reste encore !... C'est comme naître, crever, d'un coup ça fascine, mais dès que ça se perd dans le douleur, le temps, c'est plus que du mou bien dégueulasse !... Même un clebs y fourrerait pas sa truffe !...

    (...) Avec l'AVC qui me tordait la gueule, j'étais plus présentable. Si seulement la tête était partie avec ! Le pire c'est pas ce qui s'est barré, c'est de vivre avec le reste !...
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  • Par Gwordia, le 02 août 2012

    La lèvre qui remonte, à gauche. La fourchette qui touille nerveuse attendant le froid. Elle se lève, le cul en arrière. La chaise qui racle le sol, elle qui racle sa gorge. Toujours deux mouchoirs, l'un sur l'autre, et l'éternuement aigu. Un air si prévenant que la gentillesse à venir fatigue d'avance. Les cheveux en plein visage qu'elle recoiffe, trois fois de suite. Le même parfum usé sous les rhumes des hivers. Les rougeurs derrière le fond de teint. Son genou boiteux qu'elle traîne et sa pantoufle chuintant contre le carrelage.

    Je dégueulais toutes ses manies. L'amour qui goutte jusqu'à dégoûter.
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  • Par Gwordia, le 02 août 2012

    J'en ai entendu des choses. On ne fait que ça, entendre, quand on est allongé sur un lit d'hosto. Les gens parlent, parlent beaucoup même. Et moi qui disais que c'est finalement ça une personne, une bouche qui finira par se fermer. La mienne n'était plus que bave, presque crevé. Pas encore assez pour plus les entendre...

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  • Par Gwordia, le 02 août 2012

    Les gens sont toujours au bord des révélations mais, au final, ils veulent rien lâcher, font plein de manières. Et parfois ils y tiennent plus, ça suinte tout seul. Faut saisir l'occasion, recueillir les bribes, reconstituer.

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  • Par Kittiwake, le 14 octobre 2012

    Quand on grandit, plus on se rapproche du plafond, moins il y a de place pour rêver

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