Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

ISBN : 2246788943
Éditeur : Grasset (2012)


Note moyenne : 3.11/5 (sur 97 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
"Je me suis trompée.
Je me disais c'est trop facile, tu portes des sandales dorées, tu te complais dans des histoires d'amour impossible, tu aimes les bains dans la Méditerranée et tu crois qu'une fille comme toi peut écrire sur la Shoah? Car c'est bien de cela q... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (40)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 1.00/5
    Par canel, le 28 décembre 2012

    canel
    --- ABANDON ---
    Quand un auteur est en mal d'inspiration, il peut toujours parler de lui, de sa famille. Si ses ancêtres ont souffert, été martyrs de l'Histoire, voilà une raison supplémentaire pour se regarder le nombril, se trouver différent, et donc intéressant. Un prétexte pour prétendre apporter sa contribution à l'Histoire.
    Les ouvrages de qualité sur la Shoah abondent, plus ou moins romancés, écrits par des victimes, leurs descendants, et/ou des historiens. Pour moi, celui-ci est très loin d'en faire partie. Trop égocentrique, futile, vide, et construit de manière confuse, saturé de répétitions.
    Que dire de la quatrième de couverture racoleuse qui promet une révélation fracassante, sur un secret de famille, bien sûr : "Dans ce roman-vrai, C.S. remonte le temps et fouille les mémoires. Jusqu'à la découverte d'une vérité bouleversante."
    J'abandonne à la moitié...
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 17         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par Nadael, le 10 décembre 2012

    Nadael
    Colombe Schneck est née à Paris en 1966 dans une famille plutôt aisée. Bien qu'elle connaisse ses origines juives lithuaniennes, elle ne ressent ni l'envie ni le besoin d'en apprendre les détails, de mettre des noms sur des visages entrevus sur des photos, de compléter une généalogie obscure. Des années plus tard, il suffira d'un prénom pour qu'enfin elle se penche sur la question.
    En 2003 naît Salomé, sa fille. Bien après sa venue au monde, elle se souvient que sa mère, Hélène, lui avait soufflé ce prénom, évoquant à demi-mot que ce dernier avait été porté par sa petite cousine âgée de six ans à peine, gazée à Auchwitz.
    Un prénom qui ressurgit du passé, l'angoisse de le faire peser sur sa propre descendance, le désir de remonter le temps pour découvrir la vérité, le sort délivré à Salomé Bernstein morte en 1943 et les histoires de sa mère Raya, de sa tante Macha... Alors que la mère et la grand-mère de l'auteure se sont éteintes, savoir devient pour elle une nécessité, un devoir de mémoire.
    Débute alors une véritable investigation journalistique. L'auteure part à la rencontre de ses cousins aux Etats-Unis, en Israël, en Lithuanie. Elle étudie les archives photographiques, lit la correspondance, recueille leurs témoignages et reconstitue ainsi les pièces manquantes, les zones d'ombres. L'histoire des siens se tissent progressivement ; le ghetto de Kvono, l'effroyable sélection – les camps ou la mort –, le destin des mères et des enfants, le sacrifice, l'indicible choix, une vérité bouleversante.
    Un ouvrage sur la mémoire, la vie, le bienfait de la transmission, la culpabilité. Mais, comme le précise l'auteure elle-même au commencement, il est difficile de parler de la Shoah, surtout lorsqu'on vit confortablement aimant les plaisirs futiles. Elle s'est en effet attelée à une délicate entreprise en posant des mots sur son histoire familiale. Si on ne peut pas mettre en doute la sincérité de sa démarche, on sent des hésitations, de la pudeur, de la retenue. Une sensation d'inabouti fragilise le texte au thème pourtant fort en émotion. La forme se trouve alors quelque peu chahutée : une accumulation de répétitions, un manque d'organisation dans les propos et une écriture trop journalistique desservent la lecture.


    Lien : http://lesmotsdelafin.wordpress.com/2012/12/10/la-reparation-colombe..
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 9         Page de la critique

    • Livres 2.00/5
    Par som, le 30 décembre 2012

    som
    L'histoire de la « Réparation » n'est pas très originale. On a malheureusement déjà lu de très nombreux romans sur la Shoah et les répercussions sur ceux qui en ont miraculeusement survécu, sur leurs enfants et maintenant leurs petits-enfants. A chaque fois, ces récits témoignent douloureusement de la difficulté, ou plutôt, de l'impossibilité de raconter, de dire l'indicible. Alors, en lieu et place de mots, ils transmettent, avec leur silence, des maux bien lourds à porter pour la famille qui hésite entre culpabilité et poids du non-dit.
    C'est donc un secret de famille, lié la mort de la petite Salomé, fille de la sœur de sa grand-mère, que Colombe Schneck tente d'éclaircir. Pour cela, il lui faudra faire parler les rares témoins encore vivants et revenir sur la terre de ses ancêtres, quelque part en Lituanie.
    Au fur et à mesure de ses découvertes, on fait la connaissance de Ginda, Raya et Macha, respectivement grand-mère et grands-tantes de l'auteur, de leurs trajectoires tragiques sous le joug nazi. Autant le dire tout net, c'est la partie la plus réussite de ce livre, tant ces femmes sont, chacune à leur façon, lumineuses, chaleureuses, généreuses, courageuses et fortes. du coup, la manière nombriliste dont l'auteur se met en scène nous la rend aussi insupportable qu'inintéressante. de plus, son écriture, plus proche de notes de reportages que d'un vrai travail littéraire, renforcées par d'abondantes répétitions finissent définitivement par agacer. N'est pas Daniel Mendelsohn qui veut ! Si les éditeurs ne font pas plus travailler leurs auteurs que cela, leurs lecteurs termineront par retourner vers les valeurs sûres comme Styron et son « Choix de Sophie ». Quel bonheur cela aurait pu être si Colombe Schneck avait été, un tant soit peu, à la hauteur de ses disparues.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 3         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par traversay, le 27 août 2012

    traversay
    Avec La réparation, Colombe Schneck dévoile un lourd secret familial dont la teneur n'est pas rappeler le choix de Sophie. Puisqu'il s'agit des siens, la romancière a décidé de s'impliquer, de raconter son enquête par le menu et notamment comment elle a réussi à passer outre les tabous et l'oubli volontaire des témoins et rescapés de cette période tragique. le contexte est celui d'un ghetto juif en Lituanie, liquidé en quasi totalité par les allemands. Colette Schneck, pour des raisons personnelles, s'attache en particulier au destin d'une petite fille prénommée Salomé, sacrifiée sur l'autel de la barbarie, comme tant d'autres. On sent bien la volonté d'être pudique, de dire les choses sans trémolos dans l'écriture, avec l'évidence des faits avérés. Cela donne un livre dont le style est celui d'un reportage, proche par le ton d'un documentaire de cinéma ou de télévision. Il ne s'agit pas de remettre en question la sincérité ou le courage de Colombe Schneck. Mais de s'interroger sur la façon dont un écrivain se "met en scène" dans cette reconstitution. le sujet est difficile, triste euphémisme, et l'auteure ne trouve pas, du moins pas toujours, l'équilibre entre la retenue et l'émotion. D'autant plus que la multitude de personnages, avec leur descendance, contribue à égarer un lecteur qui a le sentiment étrange d'être parfois pris au piège de la compassion forcée.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 4         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par angelita.manchado, le 20 avril 2014

    angelita.manchado
    Salomé, l'histoire d'une petite fille morte pendant la guerre 39-45, mais aussi une petite fille qui est bien vivante puisqu'enfant de Colombe Schneck.
    Des morts à Auschwitz, des morts dans les camps de Lituanie.
    Des morts dont la famille a tu l'histoire, la souffrance en cachant tous les éléments.
    Cette période de l'histoire, 39-45, m'a toujours intéressée, du plus loin que je me souvienne. Entre horreur et fascination. Et ce n'est pas fini. Dès que je peux, je lis des livres sur ce qui s'est passé, comment ont vécu ceux qui ont souffert de cette période, de l'internement, de la séparation.
    Sans faire d'amalgame, cela peut trouver un écho à ce qui peut se passer actuellement et cette peur qui peut nous tarauder lorsque la poussée de l'extrême droite est aussi poussée en Europe. Il semblerait que les gens n'ont rien compris, qu'il y a un sacré retour en arrière. Pourtant, à l'école, cette période est assez poussée. Mais il semblerait que le devoir de mémoire, au sein des familles, ne se fait plus.
    La réparation est une (auto)biographie. Colombe Schneck, part sur les traces de ce passé qui lui a été tu. Elle va tenter de savoir, en interrogeant sa famille, des histoires, ce qui a pu arriver à son arrière grand-mère et ses cousins, morts dans les camps, et en particulier sur cette petite fille, Salomé, qui porte le nom de sa fille.
    La réparation est l'histoire des Juifs de Lituanie. Sous le joug des Russes et également persécutés par les nazis. Les Juifs de Lituanie ont, eux aussi, connu l'antisémitisme avec les quotas.
    Réparer le mal fait par les Allemands. Ne pas en parler pour ajouter à la tristesse. Prendre sur soi la douleur alors que des femmes, jeunes, ont préféré vivre et laisser mourir leurs enfants. Elles connaissaient le sort réservé aux plus jeunes, aux personnages âgées.
    Tout faire pour éviter de se souvenir de l'horreur vécue. Il faut également que la famille ne sachent. Les enfants qui suivent ne doivent manquer de rien au niveau matériel, mais ils manqueront de l'essentiel, l'amour d'une mère car elle ne leur montrera pas. A-t-elle peur d'être séparée d'eux, de prendre une décision irrévocable ?
    Il semblerait que pour certains Juifs le devoir de mémoire soit trop lourd à porter, à supporter.
    Colombe Schneck nous entraîne sur les pas de sa famille. Une famille dont elle a entendu parler. Une famille dont elle ne s'est pas préoccupée pendant très longtemps. Mais le passé est trop lourd à porter lorsque l'on est une maman. Pourquoi toujours cette peur diffuse de voir son enfant mourir et de survivre. A quoi est-ce dû ? Elle arrivera à faire la lumière. Cela lui permettra de grandir et de ne plus sentir cette culpabilité latente. Une culpabilité ressentie par sa grand-mère et sa mère. Elle veut qu'elles reposent en paix, leur démontrer qu'il ne fallait pas qu'elles se sentent coupables de ce destin, de cette période de l'histoire qu'elles ont été obligées de subir.
    Les mots sont forts, durs, mais on ne tombe pas dans le mélodrame. C'est l'histoire avec toute son horreur. Mais c'est également une leçon de courage pour ces hommes et femmes qui ont survécu. C'est également un beau message d'espoir.
    Un petit livre des Editions J'ai Lu que je remercie. Il ne suffit pas de beaucoup de pages pour tout raconter, tout avouer et prendre le lecteur à la gorge.
    Par contre, je ne sais pas si ces enfants, même jeunes, n'ont jamais rien ressenti durant ces périodes, même si les parents ne montraient rien de ce qui arrivait. Les enfants sont sensibles et même s'ils ne comprennent pas tout, ils ont bien dû se rendre compte que rien n'allait.

    Lien : http://jelistulisillit.wordpress.com/2014/04/19/la-reparation-de-col..
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la critique


Critiques presse (4)


  • Lexpress , le 18 octobre 2012
    La Réparation, "roman vrai", dont l'honnêteté et la teneur toucheront les plus réfractaires à la patte de l'auteur de "Val de Grâce."
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • Bibliobs , le 07 septembre 2012
    Journaliste et écrivain, Colombe Schneck se lance dans une enquête qui évoque la démarche - en plus elliptique, plus concise - utilisée par Daniel Mendelsohn dans «les Disparus». [...] L'auteur se documente. Elle se rend aux Etats-Unis, en Israël, en Lituanie, interroge les descendants des rescapés. Elle finit par découvrir ce qu'elle cherche, une vérité inavouable, un secret tragique. On ne devient pas journaliste par hasard.
    Lire la critique sur le site : Bibliobs
  • Lexpress , le 28 août 2012
    Colombe Schneck […] semble un peu engluée dans son projet, si respectable soit-il, qui semble la dépasser.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • LePoint , le 23 juillet 2012
    Dans La réparation, Colombe Schneck remonte l'écheveau du passé familial pour comprendre l'histoire que sa fille porte, malgré elle, en héritage.
    Lire la critique sur le site : LePoint

> voir toutes (20)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par gean25, le 13 décembre 2012

    Colombe Schneck ne voulais pas écrire cette histoire parce que " trop douloureuse " mais,, à un moment donné, elle n'a plus eu le choix.
    C'est ainsi que " La réparation " a vu le jour.
    Etant enceinte, sa mère lui avait proposé : " Si c'est une fille, tu pourrais lui donner en deuxième prénom ; Salomé ? "
    Ce livre retrace sa quête dans la recherche du funeste sort de Salomé dont " il ne reste rien, même pas une photo ", lui avait dit sa mère.
    Peu à peu nous découvrons ce qu'il s'est passé dans le ghetto de Kovno en Lituanie, et ce jour du 26 octobre 1943, lors de la deuxième " sélection ".
    Il est alors question du camp de Klooga en Estonie et du Sthutoff en Pologne.
    C'est ce jour là que certain ont choisis le chemin de la mort pour que d'autres puissent vivre. Ainsi ,Salomé ,la petite fille, a été emmenée du " mauvais côté ".
    Malgré toutes les douleurs et les réticences l'auteure a voulu aller jusqu'au bout de ses recherches et a découvert " le secret " de Salomé. Elle a pu ainsi ,enfin en faire le deuil.
    Un livre plein d'émotions,pouvant servir de témoignage.
    A lire absolument.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 5         Page de la citation

  • Par canel, le 28 décembre 2012

    Qu'est-ce qu'il y a de juif en moi ? (...) J'ai peur. J'ai tout le temps peur qu'il arrive quelque chose à mes enfants, je ne suis pas croyante mais tous les soirs je m'endors en priant, pitié qu'il ne leur arrive rien. S'il leur arrivait quelque chose, je mourrais. (p. 65-66)
    [Heum... N'est-ce pas la terreur de la plupart des mères, quels que soient leur religion, leurs origines, le passé de leurs ancêtres ??]
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 13         Page de la citation

  • Par Nadael, le 10 décembre 2012

    Le prénom de Salomé, la fille de Raya, je ne l'avais jamais entendu. Quand le 1er février 2003, ma fille Salomé est née, Ginda avait quatre-vingt-dix-huit ans, elle était dans la détresse d'avoir perdu sa fille Hélène. Elle est venue embrasser son arrière-petite fille. Salomé criait. Ginda ne semblait pas entendre. Elle la trouvait ravissante malgré ses pleurs. Je n'ai pas interrogé Ginda sur Salomé, la première Salomé, sur ses soeurs Raya et Macha. Ginda aurait peut-être été enfin prête, c'était le moment où jamais, le moment de ce qui aurait pu ressembler à une réparation. Une nouvelle Salomé venait de naître, elle hurlait, elle était ravissante, elle était vivante.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 6         Page de la citation

  • Par Lea25, le 03 novembre 2012

    Ma grand-mère mentionne un chèque qu'elle a reçu d'Allemagne en "réparation". Elle me propose, j'ai huit ans, d'aller aux Galeries Lafayette " acheter la plus belle poupée". On prend le bus, on traverse la Seine, on va dans ce grand magasin. Au rayon Jouets, des dizaines de poupées, rondes, blondes, aux lèvres roses sont alignées. Aucune ne me plaît. Je me mets à pleurer, je ne veux aucune poupée. Je n'arrive pas à faire plaisir à ma grand-mère, choisir la plus belle poupée, payée par les Allemands, avec l'argent de la "réparation". Je les trouve toutes laides ces poupées. Nous rentrons toutes les deux, elle me tient la main. Elle ne me demande pas pourquoi je ne voulais pas de poupée, je ne lui demande pas pourquoi les Allemands veulent la " réparer". Rien ne pourra réparer sa détresse. Sa main tiède ne quitte pas la mienne.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 4         Page de la citation

  • Par Griffe, le 19 décembre 2012

    Elle a quatre-vingt-douze ans, elle joue à cache-cache avec mon fils qui en a trois. Elle rit, elle rit, elle ne peut pas s'arrêter. Elle ne paraît jamais fatiguée, je lui fais traverser le jardin du Luxembourg, je ne me rends pas compte qu'elle peine. Nous nous asseyons à une terrasse de café, elle commande un Schweppes. Elle m'avoue : "Je suis épuisée." Je la ramène en taxi. J'ai honte, je la croyais indestructible.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 6         Page de la citation

> voir toutes (14)

Videos de Colombe Schneck

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Colombe Schneck

Colombe Schneck - Mai 67 .
Colombe Schneck vous présente son ouvrage "Mai 67" aux éditions Robert Laffont. http://www.mollat.com/livres/schneck-colombe-mai-67-9782221114421.html Notes de Musique : Compilations/Nouvelle Vague (Chansons Et Musiques de Films) v a/3-23 le Mépris.








Sur Amazon
à partir de :
14,00 € (neuf)
11,90 € (occasion)

   

Faire découvrir La réparation par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (165)

  • Ils veulent l'échanger (1)

> voir plus

Quiz