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ISBN : 2020999633
Éditeur : Editions du Seuil (2009)


Note moyenne : 3.71/5 (sur 7 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Fin 1939. Contraint à l’exil suite à un guet-apens tendu par son beau-père, Alvaro Diaz quitte l’Espagne fasciste pour la France, laissant derrière lui son épouse et ses deux enfants. Détenteur d’un carnet écrit par sa soeur où lui sont révélés ses origines juives et le... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Stemilou, le 16 novembre 2009

    Stemilou
    Mêlant l'Espagne fasciste et la guerre 39-45, l'auteur nous emporte dans une recherche de soi, d'un nom. Tout débute lorsqu'Alvaro est obligé de fuir l'Espagne et un beau père tyrannique en laissant femme et enfants derrière lui mais avant il retournera dans sa maison récupérer un objet précieux : un journal écrit par sa sœur Esther relatant la vie de son père et ses secrets. le plus grand de ses secrets est son nom Diaz, un nouveau nom pour une possible résurrection, pour oublier un passé douloureux et des origines à dissimuler. C'est une malédiction ! Quoi d'autre ? Comment un père et un fils peuvent –ils être tous deux à la recherche de leur identité ?
    Ce roman raconte sa fuite, échapper à son beau-père et à cette Espagne despotique mais échapper également à ses démons, ceux qui le poursuivent nuit et jour et troublent ses pensées jusqu'à ne plus savoir qui il est. Alvaro et ses deux comparses échappés du camp de Gurs vont se cacher en France. Tous trois vont se plonger dans le travail des champs pour oublier ce qu'ils ont vécus et finir par collaborer avec la résistance et aider des enfants juifs à franchir la frontière espagnole.
    Rencontre avec Alvaro Diaz en début de roman, cheminer avec Alvares, collaborer avec Jean et finir dans un wagon de déportés avec celui qui a pu retrouver son identité, effacer le passé et ouvrir les yeux sur ce père, Isaac, qui lui n'a pas su renaître.
    Constitué par de nombreux retour en arrière, le roman est basé sur un jour de 1944 celui de la déportation d'Alvaro qui se remémore son histoire, de l'Espagne à la France, de bandit à résistant, d'une fuite, de l'exode et des camps.

    J'ai débuté ce roman avec beaucoup de difficulté, ayant dû lire les 100 premières pages deux fois pour comprendre où l'auteur voulait en venir. Se plonger dans l'histoire d'Isaac et de sa descendance mêlée à une guerre absurde n'est pas chose facile. Puis on s'imprègne de l'époque et de ses difficultés, de l'exil d'Alvaro et de l'Histoire ; l'écriture de l'auteur est fluide, il nous rend des pans de l'Histoire simplement sans jugement et j'ai beaucoup apprécié même si certaines scènes sont assez crues telle la description des corps des six soldats espagnols ensanglantés tripes à l'air dans la montagne.
    Beau roman.

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    • Livres 4.00/5
    Par nanoucz, le 30 novembre 2009

    nanoucz
    Traqué par son beau-père, Alvaro Diaz n'a d'autre solution que d'abandonner sa femme et ses deux enfants et de fuir en France, traversant à pied les Pyrénées. Il emporte avec lui un carnet écrit par sa soeur Esther, qui retrace la vie de leur père, Isaac Diaz. Alvaro apprend ainsi que son père s'appelait en réalité Isaac Alvarez, qu'il a fui Tanger en abandonnant sa femme et qu'il s'est reconstruit une autre vie sous une identité nouvelle. Cette découverte, mise en parallèle avec sa propre vie, va profondément ébranler Alvaro dans sa fuite et le fragiliser lors de son séjour dans le camp de Gurs, en France, où l'ont conduit les autorités françaises après son arrestation à la frontière.
    J'avais noté ce livre d'Olivier Sebban à l'occasion de sa visite dans l'émission de Katleen Even sur France-Inter, l'Humeur vagabonde.
    Aussi, lorsque je l'ai découvert dans la liste de la 6ème édition de Masse Critique organisée par Babelio, je n'ai pas hésité à le choisir. Mais la lecture en a été assez ardue, pour plusieurs raisons.
    La première est sans doute mon état d'esprit à ce moment-là : tracassée par une ambiance professionnelle de plus en plus pénible, j'aurais eu besoin de légèreté et de fantaisie, tout le contraire de cette histoire !
    Les autres raisons sont liées à ce livre : d'abord, un récit qui navigue au gré de la mémoire d'Alvaro et de sa lecture du carnet. Il n'est pas toujours facile de s'y retrouver. Et puis, absolument aucun espoir ne surgit de cette histoire terrible, installée dans une période tourmentée, qui va de la guerre d'Espagne au conflit franco-allemand de 39-45, et qui transporte le lecteur de l'Espagne franquiste aux camps français où ont été parqués les exilés espagnols, puis dans la région toulousaine où le héros évadé rejoint un réseau de résistance.
    Malgré tout, j'ai quand même apprécié la réflexion sur l'identité qui occupe une grande place dans ce roman, suscitée par les questions que se pose Alvaro au fur et à mesure de la lecture du carnet écrit par sa soeur.
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    • Livres 4.00/5
    Par rvclaire, le 08 décembre 2009

    rvclaire
    Le jour de votre nom par Olivier Sebban, 2009, Seuil - Fuir un nom pour trouver une identité.
    Alvarès, Diaz,… , Jean Alvarès ? Espagnol, Français, républicain ici, résistant là-bas, toujours en combat et en recherche de soi, notre héros est un être à l'identité floue et flouée.
    Une identité flouée par son propre père dont le silence cachait un changement d'identité ou plutôt une double identité – la première n'étant jamais éloignée de la seconde. Une identité flouée par un père qui a cru faire le deuil de sa vie d'avant – celle d'un pied noir juif d'Algérie – en oubliant son nom, en refusant de le transmettre à des enfants nés de notre côté de la Méditerranée.
    Notre héros se perd dans des identités diverses et diffuses quand il découvre les confessions de ce père couchées dans un carnet qu'il ne veut et ne peut quitter, pour l'heure.
    Quel nom doit-il donc porter ? Qui est-il ? Mais avant d'être le fils de ce père mystérieux à qui seul un nom peut désormais le rattacher, ne doit-il pas penser qu'il est avant tout lui-même père, mari et homme tout simplement ?
    Notre héros sans nom, sans identité est un homme sans boussole, un homme trahi et traqué, tant dans l'Espagne de Franco que dans la France de Pétain. Dans les montagnes des Pyrénées, il est toujours poursuivi par son père, celui dont on ne sait avec certitude qu'une seule chose : son admiration pour la France dont on peut penser qu'il la renierait s'il voyait errer ainsi son fils, de camps en camps, réfugié espagnol ou juif.
    Ce fils ne vit – au fur et à mesure du temps – ni pour un nom, ni pour un pays, ni même pour une religion : profondément meurtri par son absence d'histoire, il semble déjà plus mort que vivant, sans repère aucun.
    Olivier Sebban nous entraîne avec talent à la suite de son héros, dans une histoire et une Histoire compliquée, à la recherche d'une identité qui se doit d'être aussi une fierté : Alvaro n'est-il pas simplement cet homme qui fait passer des enfants en Espagne, cet homme digne et fort ?
    L'identité qu'il se reconnaît triomphera-t-elle des traitements subis et endurés dans cette Europe dérangée ? Saura-t-il s'absoudre du carnet qu'un homme finalement inconnu lui a laissé en héritage ?
    L'auteur entretient jusqu'au bout l'incertitude en mêlant justement les épisodes : des bribes de récit sur le voyage de la déportation vers l'Allemagne s'intercalent au fur et à mesure de la fuite continuelle d'un héros terriblement fermé et sensible. Ces passages sont comme un référent, une menace dans l'escalade de l'horreur que subit Alvaro. Une menace qui, in fine, semble peu de chose face à la perte de l'identité. Une identité qui ne se réduit pas à un nom.
    Claire,
    Paris, le 6 décembre 2009.


    Lien : http://traindelivres.unblog.fr
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    • Livres 5.00/5
    Par nena, le 24 août 2011

    nena
    Ma critique : Olivier SEBBAN, français c'est son 2ème roman.
    1939: guerre d'Espagne. Alvaro enblème des réfugiés que la guerre a jeté sur la route. Interné dans le camp de Gurs en France.Le camp de concentration français créé selon l'un de ses dirigeants "pour servir de point. de chute pour ceux qui savent à peine d'où ils viennent et contaminent le reste de la population avec leurs hésitations". Mon père parlait de ces camps, je trouvais qu'il en dressait un tableau bien noir. Après la lecture de ce livre, sans doute avait-il raison, je retrouve les mêmes mots: la faim, la saleté, la violence...mais l'Europe entrait dans une période de chaos...Alvaro rejoindra les résistants, une vie d'homme perdu, dans un pays étranger, loin de ses proches, son passé le poursuivra toujours. Il faut un effort de concentration pour le lire, à chaque chapitre bien lire la date. Un livre qui m'a plu certainement pour des raisons personnelles. Nena
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    • Livres 3.00/5
    Par annie, le 23 novembre 2009

    annie
    Terminé hier soir... l'histoire au début m'a paru confuse, mais bien vite le sujet m'a semblé passionnant. Donc ravie d'avoir été sélectionnée pour lire ce livre. Grand merci à Babelio.
    .
    Un récit très dense qui découvre un pan de l'Histoire difficile et peu glorieux... et une histoire humaine.
    "C'est un roman familial, avec la Deuxième Guerre mondiale pour cadre. La famille, la mémoire sont mes thèmes privilégiés. On ne peut exister sans mémoire. » dit Olivier Sebban,
    Odyssée tragique d'un homme, un destin poignant de l'Espagne fasciste à la guerre 39-45.
    Parcours d'un homme déraciné auquel il ne reste plus rien, pas même son identité, les faits sont alignés les uns à la suite des autres, entassés les uns sur les autres...
    Alvaro est un juif espagnol, obligé de se réfugié dans France en guerre, laissant femme et enfants derrière lui, suite à la haine farouche de son beau-père, juif errant, condamné à se déplacer sans trêve.
    Interné dans le camp de Gurs, infamie des camps de concentration établis en France pendant la drôle de guerre, après avoir envahi la zone libre, les allemands boucleront les survivants dans des wagons plombés à destination d'Auschwitz.
    La fin ouvre le début de l'histoire. L'action se déroule de 1938 à 1944, de la fin de la guerre d'Espagne à la déportation en Pologne. En parallèle à l'Histoire, c'est la recherche de son identité, hanté par la vie de son père, que sa soeur relate dans un carnet qui ne le quitte pas et qui lui apprendra que Díaz n'est pas son vrai nom...

    Lien : http://mazel-livres.blogspot.com/
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