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ISBN : 2246737311
Éditeur : Grasset (2012)

Note moyenne : 3.45/5 (sur 29 notes)
Résumé :
"Vos quatre grands parents sont-ils français ? me demanda le-monsieur-de-derrière-le-comptoir."Cette question, on l'avait posée pour la dernière fois à des gens qui devaient bientôt monter dans un train, venant de Pithiviers, de Beaune-la-Rolande ou du Vel d'Hiv... et cela suffit à raviver en moi le souvenir de mon grand-père, Paul Rosenberg, ami et conseiller des peintres, dont la galerie se trouvait 21 rue La Boétie.

Attirée, malgré moi, par cette a... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Bigmammy
Bigmammy26 mars 2012
  • Livres 2.00/5
Reconnaissons volontiers à Anne Sinclair bien du courage pour avoir écrit ce livre dans une période particulièrement douloureuse de sa vie de femme.
Cet hommage à ses grands-parents vénérés lui a sans doute servi de catharsis pendant la tourmente qui la consigna à New York dans les circonstances que tout un chacun a pu suivre au jour le jour. Ceci étant, Anne Sinclair est journaliste et pas biographe. C'est en lisant rapidement son livre – en moins d'une journée – que je me suis souvenue à quel point j'avais apprécié LA biographie d'un autre grand marchand d'art, je veux parler du livre de Pierre Assouline, L'Homme de l'Art : D-H Kahnweiler, paru en 1989, et qui figure dans la bibliographie.
Anne Sinclair est ma contemporaine à deux ans près. Simplement, quand elle publie une photographie d'elle à 20 ans, elle est en compagnie de Pablo Picasso, qui la couve d'un regard attentif. Elle est née à New York dans une famille très riche qui a eu la possibilité de fuir la barbarie nazie, et en a payé le prix. Pas le prix du sang, certes, et personne ne saurait le leur reprocher, mais celui du courage puisque son père s'est engagé dans la 2ème DB du Général Leclerc, et celui de la spoliation des oeuvres d'art que son grand-père Paul Rosenberg avait choisies et acquises auprès de peintres majeurs du XXème siècle : Matisse, Braque, Léger et surtout Picasso, artistes auxquels il offrait de larges émoluments.
Ce livre est un hommage à Paul Rosenberg, homme nerveux, visionnaire, expert, anxieux, obstiné. Mécène aussi, qui fit don de splendides tableaux aux Musées de France et de cette Amérique qui l'avait accueilli. Elle eut bien de la chance d'avoir en partage le privilège d'être la petite-fille adorée d'un tel homme. Elle le raconte avec passion et humilité, en parcourant les archives familiales, les correspondances entretenues pendant de nombreuses années entre Paul et Picasso, son presque jumeau. C'est son patrimoine à elle, nul ne pourra le lui contester. Ce livre est aussi le manifeste d'une journaliste de talent, qui reprend sa carrière à zéro, à 63 ans.
La partie la plus intéressante du livre se trouve à la fin, lorsqu'elle décrit les patientesrecherchent de son grand-père pour retrouver partout en Europe ses tableaux volés par les Allemands, revendus par des marchands peu regardants sur leur origine, les procès qu'il intenta pour les récupérer – en très faible partie – son rebond professionnel à New York après la guerre.
C'est aussi, pour l'auteur, un pèlerinage aux sources de sa parentèle maternelle, avec toutes les surprises que l'on découvre souvent dans les histoires de familles. Une illustration de l'attitude lamentable de certains français pendant l'occupation vis-à-vis de leurs compatriotes, voisins, patrons – je pense au couple de concierges de l'immeuble sis au 21 rue La Boétie - qui se trouvaient être juifs.
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MicheleB
MicheleB07 avril 2012
  • Livres 3.00/5
Je suis né quelque part,
Laissez-moi ce repère
Ou je perds la mémoire...
Au fil de la lecture du texte d'Anne Sinclair j'ai gardé en oreille cette chanson de Maxime Leforestier. 
Au début quelque peu crispant, non par son contenu mais pas son écriture journalistiquement pas terrible, ce livre trouve une réelle force dans sa dernière partie. 
Au début, on attend une forme de biographie de Paul Rosenberg,  ce grand marchand de tableau qui côtoya Picasso, Braque, Matisse et tant d'autres grands peintres du siècle dernier et si proches de nous.
Au début, on espère apprendre beaucoup de cette relation entre peintres et marchand mais c'est d'abord l'écriture très moyenne qui irrite et prend presque le pas sur l'intérêt du texte.
Et peu à peu, on entre dans la grande histoire, on ressent  la vie de tous ceux qui ont vécu les deux guerres, on est certes, bien ancré dans la peau d'un riche marchand d'art juif mais Anne Sinclair réussit -en bonne journaliste ? - à le faire revivre pour elle d'abord puis pour ses lecteurs au fil des pages. La vie de Paul Rosenberg, retracée, certes, à la lumière de ses relations avec Picasso, est surtout revisitée à la lumière de sa relation avec l'Amérique, son exil, la spoliation de ses biens par les nazis et sa soif de justice pour les retrouver. Et en toile de fond, c'est surtout Anne Sinclair, elle-même, qui est en scène avec ses visites des lieux de sa mémoire profondément enfouis pour vivre sa propre vie. 
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Monikkka
Monikkka03 juillet 2012
  • Livres 4.00/5
Du début à la fin, j'ai éprouvé un réel plaisir à lire l'histoire de Paul Rosenberg telle que racontée par Anne Sinclair.
L'heureux découpage des chapitres, le ton naturel de celle qui cherche à savoir et qui rend simplement compte de ce qu'elle sait, ce rappel de l'histoire du point de vue de l'art en cette période particulière, les extraits de lettres qui mettent en évidence des points singuliers, tout cela constitue un regard qui nous semble extrêmement juste sur une époque connue et souvent réinterprétée.
Merci pour ce beau livre, Anne Sinclair.
Dommage que vous ayez senti le besoin d'ajouter un prologue qui fait référence aux événements de l'été dernier.
Pour ma part, j'ai lu ce livre en pensant uniquement à Paul Rosenberg et à sa petite-fille.
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sweetie9
sweetie908 novembre 2014
  • Livres 5.00/5
"Vos quatre grads-parents sont-ils français?" me demanda le-monsieur -de-derrrière-le-comptoir
Cette question,on l'avait posée pour la dernière fois à ceux qui devaient bientôt monter dans le train venant de pithiviers,de Beaune la Rolande ou du Vel d'Hiv...et cela suffit à raviver en moi le souvenir de mon grand-père,ami et conseiller des peintres,dont la galerie se trouvait au 2&,rue de la Boétie.
Ce livre raconte l'histoire du grand-père d'Anne Sinclair qui,indirectement est la sienne.
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mpierre76
mpierre7609 juillet 2013
  • Livres 3.00/5
Un livre bien documenté (et pour cause) sur le métier de marchand d'art au début du XX ème siècle ainsi que sur le pillage de nos collections tant privées que publiques pendant la guerre.Comme toujours l'auteur reste très fidèle aux faits et s'implique le moins possible ce qui en fait un très bon témoignage.
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Les critiques presse (3)
LaLibreBelgique27 mars 2012
Renouant avec son métier de journaliste, Anne Sinclair a l’art de susciter l’intérêt pour un homme et une époque à travers une écriture claire, rapide, parfois répétitive mais toujours directe.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LeMonde23 mars 2012
Le pillage de sa collection à Paris et Libourne, la déchéance de la nationalité française en 1942, la bataille pour obtenir restitution de ses biens après 1945 : autant de faits qu'Anne Sinclair détaille tantôt avec ironie, tantôt avec indignation.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Lexpress08 mars 2012
Le grand marchand d'art Paul Rosenberg, intime de Picasso, connut la gloire et l'exil. Sa petite-fille Anne Sinclair lui rend un hommage attendri mêlé d'introspection.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations & extraits (4) Ajouter une citation
livralinelivraline10 janvier 2015
Et il écrit à Picasso : "Votre exposition est un grand succès, et comme tous les succès, on ne vend absolument rien ! Il faut être fou comme moi, ou illuminé comme moi pour entreprendre pareille affaire."
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MicheleBMicheleB16 mars 2012
Comme dans tout régime totalitaire qui prétend définir un "homme nouveau", l'art était une priorité pour les apôtres du national-socialisme, et l'obsession des nazis fut de faire de l'art un instrument de propagande.
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MicheleBMicheleB23 mars 2012
On rencontre toujours ses propres limites dans l'appréciation qu'on porte sur la modernité.
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MicheleBMicheleB07 avril 2012
je ne m'attendais pas à ce que ces pages, ouvertes sur une identité déniée en France, s'achèvent sur un séjour triste et forcé en Amérique.
Chaos de la réalité qui trébuche sur les souvenirs sucrés de l'enfance. Si j'étais journaliste, j'en ferais peut-être un livre...
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Videos de Anne Sinclair (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Anne Sinclair
Masterclass Exceptionnelle 15 Nov 2014
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