> Alzir Hella (Traducteur)

ISBN : 2253146692
Éditeur : LGF - Livre de Poche


Note moyenne : 4.09/5 (sur 104 notes) Ajouter à mes livres
Zweig s'est penché sur Marie-Antoinette en psychologue. Il ne la divinise pas. Il analyse la chimie d'une âme bouleversée par les événements, qui, sous le poids du malheur et de l'Histoire, se révèle à elle-même et se rachète, passant de l'ombre de la jouissance à la lu... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par nathys, le 11 janvier 2011

    nathys
    J'ai fini de lire Marie-Antoinette et j'ai adoré!! La biographie est un genre qui me plait bien décidément et quand c'est écrit par Stefan Zweig c'est encore mieux!
    Bon je dois quand même cette fois faire une critique sur le style que j'ai trouvé plus "lourd" que d'habitude: les phrases étaient parfois un peu pompeuse et surtout, il se répète énormément, beaucoup de phrases qui sont parfois presque les mêmes mot pour mot reviennent et comme ça me sautait aux yeux, ça m'a gênée
    Enfin ce défaut est largment compensé par cette biographie passionante, très fournie, très bien documentée, qui se dévore J'avoue que je ne connaissais pas la vie de Marie-Antoinette et de Louis XVI en dehors de ce que j'avais appris à l'école et pourrait se résumer à "c'était des méchants" Là j'ai découvert des personnages totalement différents, un Louis XVI bon, mais trop faible et totalement à contre-emploi en tant que Roi; une Marie-Antoinette plus inconsciente et frivole que méchante et égoiste.
    Bien sur elle a énormément de torts et durant tout le règne de son mari, elle s'est comportée en jeune fille capricieuse, pourrie gâtée, a profité sans songer au peuple, cherchant à assouvir ses besoins illimités de plaisirs festifs...et s'il est facile de la blâmer, en même temps elle a quand même beaucoup de circonstances atténuantes: on ne peut pas réaliser ce que c'est que de se marier à 15 ans, de passer 7 années sans que le mariage soit consommé, d'être séparée de sa famille, entourée d'inconnus...c'était une enfant ! Elle a toujours vécu dans ce monde d'opulence alors comment adolescente au moment où on ne veut que de l'amusement, peut-on exiger d'elle des charges aussi lourdes, qu'elle comprenne le peuple? C'est pareil pour son mari, mettre deux enfants sur un trône, c'est stupide
    C'est dommage quand même car à de nombreuses reprises, le couple royal a eu l'occasion de se racheter et n'a pas su le faire.
    C'est aussi triste de voir qu'une fois qu'ils sont déchus, ils auraient pu s'en sortir, mais ont toujours échoué au dernier moment, par manque d'organisation ou parce qu'un complice flanchait. La fuite à Varennes en est une bonne preuve, partir avec aussi peu de discrétions!
    J'ai beaucoup aimé aussi dans ce roman le traitement de l'Affaire du Collier (j'avais lu le roman de Dumas mais j'en ai tout oublié ) et de sa relation avec Axel de Fersen, Stefan Zweig, avant de répondre à la question "était-il son amant?" expose bien des idées, ses preuves, ses déductions et moi j'y crois!
    Je vais m'arrêter là mais pour conclure, moi qui avait de gros à priori sur Marie Antoinette, j'ai revu mon jugement et malgré ses erreurs, on ne peut nier que c'est une femme courageuse et qui a été vraiment digne dans ses dernières années
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    • Livres 5.00/5
    Par akialam, le 23 juillet 2008

    akialam
    Voici un ouvrage que j'avais acheté un peu par hasard, ignorant que Zweig avait été biographe, n'ayant lu que "Le Joueur d'échecs" lecture obligée de mes années lycée, et en ayant été plutôt déçue. Pourquoi donc ai-je soudain jeté mon dévolu sur cet ouvrage, moi qui n'avais pas aimé Zweig, et dont la biographie n'est pas forcément le genre de prédilection ? Je n'en sais toujours rien, mais bien m'en a pris! le style tisse habilement évènements historiques et évènements d'ordre privé, forcément liés lorsqu'il s'agit d'un personnage public. J'ignore si d'autres théories ont depuis été bâties quand à ce personnage, mais ce livre m'a semblé assez impartial, n'occultant ni qualités, ni défauts, s'attachant à reconstituer au plus près le caractère de cette reine. Tour à tour historien ou conteur, Zweig retrace les évènements et s'attache à raconter les évènements les plus marquants tout en nous faisant vivre ces années si légères, puis ces secondes, ces minutes, si angoissantes de la vie de Marie-Antoinette. Vraiment, un excellent bouquin, passionnant.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par athena1, le 11 décembre 2008

    athena1
    Ce livre nous réconcilie avec les biographies. Loin d'être trop dense, celle ci nous permet à la fois de saisir la personnalité de Marie Antoinette mais aussi de prendre une connaissance précise des évènements historiques. C'est bien la preuve qu'une biographie peut être romancée sans pour autant perdre de son intérêt historique. Les biographies de Fouché et Marie Stuart sont également exceptionnelles.
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    • Livres 5.00/5
    Par Elvira, le 13 novembre 2011

    Elvira
    Cette biographie est vraiment intéressante dans la mesure où Stefan Zweig cherche à réhabiliter la reine face à tous les clichés qui circulent sur elle. On assiste ici à un portrait fidèle et sans artifices, dans lequel l'auteur tente d'expliquer et d'analyser les raisons de ce qu'on lui a reproché au cours de son règne. Grâce à l'écriture enchanteresse de Stefan Zweig, on dévore le livre comme un roman et on s'attache vraiment à cette jeune femme, devenue reine par hasard et non par envie. Un livre exceptionnel d'un point de vue historique et littéraire.

    Lien : http://metamorphoses-de-psyche.cowblog.fr
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par iti1801, le 12 décembre 2010

    iti1801
    En attendant de voir la Marie-Antoinette de Sofia COPPOLA (oui, je sais, ça fait un – long – moment que je ne suis plus à la page cinématographiquement parlant…), je me suis lancé dans celle de Stefan ZWEIG.
    Ayant particulièrement apprécié son ERASME, je reconnais que je n'ai pas pris de grand risque. Et c'est encore avec grand plaisir que je me suis plongé dans la vie de cette reine dont, il faut l'avouer, je ne connaissais pratiquement rien. Plaisir dû à l'écriture de ZWEIG d'une part dont j'apprécie le charme désuet du début du siècle dernier, sans oublier l'élégance de la tournure des phrases. Et bien souvent les dernières des chapitres sont de pures délices, comme :
    (…) parce qu'elle voulut être trop seule dans son bonheur, elle sera solitaire dans son malheur et devra payer ce jouet frivole de sa couronne et de sa vie.
    Mais surtout j'ai découvert cette reine sous un autre jour que celui qu'on nous avait montré à l'école. Pour moi, dans mon imaginaire, elle restait « l'Autrichienne » traîtresse qui, lors de la Révolution, avait collaboré avec les ennemis monarchistes et qui méritait d'être guillotinée ! La faute à mon professeur de 4ème, qui aimait aussi raconter la petite histoire à sa manière… Heureusement que je me suis plongé dans cette biographie, qui balaye tout. du mariage arrangé de Marie-Antoinette par sa mère Marie-Thérèse d'Autriche afin de stabiliser le continent et d'éviter des guerres futures à son exécution, en passant par les événements connus comme l'affaire du collier ou la fuite à Varennes, ou encore la réputation de princesse du rococo de la reine, sa futilité et son désintérêt de la chose publique…

    Lien : http://www.iti1801.net/blog/2010/12/12/marie-antoinette/
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Citations et extraits

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  • Par Nanne, le 09 juin 2010

    C'est pour elle quelque chose de merveilleux que d'être acclamée par cette foule ardente, aimée par ce peuple inconnu : désormais elle jouit de l'amour de ces vingt millions d'hommes comme s'il lui revenait de droit, sans se douter qu'un droit comporte des devoirs et que l'amour le plus pur finit par se lasser quand il n'est pas réciproque.
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  • Par Nanne, le 09 juin 2010

    Pendant des siècles, sur d'innombrables, champs de bataille allemands, italiens et flamands, les Habsbourgs et les Bourbons se sont disputé jusqu'à épuisement l'hégémonie de l'Europe. Enfin, les vieux rivaux reconnaissent que leur jalousie insatiable n'a fait que frayer la voie à d'autres maisons régnantes ; déjà, de l'île anglaise, un peuple hérétique tend la main vers l'empire du monde ; déjà la marche protestante de Brandebourg devient un puissant royaume ; déjà la Russie à demi païenne s'apprête à étendre sa sphère à l'infini : ne vaudrait-il pas mieux faire la paix, finissent par se demander - trop tard, comme toujours - les souverains et leurs diplomates, que de renouveler sans cesse le jeu fatal de la guerre, pour le grand profit de mécréants et de parvenus ?
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  • Par iti1801, le 08 décembre 2010

    Car à l'instant même où il ne lui est plus donné de vivre en reine, où elle n'a plus qu'à mourir dans l'épisode tragique de cette pastorale, elle atteint sa véritable mesure. C'est seulement lorsque le jeu devient grave et que la couronne lui est enlevée que Marie-Antoinette acquiert l'âme d'une reine.
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  • Par mayaauger, le 21 janvier 2012

    C'est avec Marie Antoinette que j'ai découvert Zweig le biographe historien, et quelle belle découverte! Très bien écrit, très bien documenté, sans complaisance mais non dénué d'humanité. J'hésitais à le commencer mais je n'ai pas pu m'en séparer jusqu'à la dernière ligne. A lire absolument.
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  • Par iti1801, le 08 décembre 2010

    (...) parce qu'elle voulut être trop seule dans son bonheur, elle sera solitaire dans son malheur et devra payer ce jouet frivole de sa couronne et de sa vie.
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Zweig, autopsie d'un suicide par Dominique Frischer
Le soir du 22 février 1942, Stefan Zweig et sa seconde épouse Lotte Altman, de 28 ans sa cadette, se donnent la mort dans leur demeure au Brésil. Rien ne laissait présager cette fin tragique, que Dominique Frischer tente d'élucider dans « Stefan Sweig -- Autopsie d'un suicide » (Écriture, 345 p., 21 €). Psychosociologue de formation, auteur notamment de deux essais remarqués, « Les Analysés parlent » (Stock, 1977) et « le Moïse des Amériques » (Grasset, 2002, prix du Livre d'Histoire et de Recherches juives), et de films documentaires, elle met à nu la pensée de l'humaniste autrichien et ses motivations secrètes en se basant sur l'analyse de son journal, de sa Correspondance et de ses ultimes biographies et écrits romanesques, abordant ainsi son suicide sous un angle nouveau. Elle livre ses conclusions devant la caméra de Joseph Vebret











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